Récit de la course : Triathlon des Neiges de Pau 2015, par laulau

L'auteur : laulau

La course : Triathlon des Neiges de Pau

Date : 22/3/2015

Lieu : Pau (Pyrénées-Atlantiques)

Affichage : 489 vues

Distance : 60km

Matos : tout ce qu'il faut pour un tri des neiges !

Objectif : Pas d'objectif

4 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

Pas d'autre récit pour cette course.

ça y est, je l'ai fait !!

Voilà, j'ai enfin fait cette fameuse Pyrénéa. Pour la préparer, j’ai pas mal couru sur la route, fait des distances courtes, fractionner… mais pour ce qui est du vélo, c’est resté très maigre et pour le ski de rando, c’est un peu pareil ! Une montée en vélo à Larrau avec Cédric sous la pluie, la grêle puis la neige avec les pieds congelés puis un enchaînement Arette-La Pierre saint Martin et ski de rando jusqu’au Soum-Couy. Voilà l’essentiel de mon entraînement.

J-1 préparation du matériel, c’est plus compliqué que pour un ultra trail ! Les différents sacs pour la partie vélo, la partie ski et puis, comme personne ne nous suit (à Cédric et à moi) toute l’organisation pour le départ à Pau et le retour depuis Gourette est à penser !

Sauf que, à Rébénacq, quand je vois le casque de vélo de Cédric, ça me fait un gros tilt dans la tête !! J’ai oublié le mien à la maison ! Et c’est bien marqué en gras et grosses lettres, le casque rigide est obligatoire !

La météo qui s’annonçait pourtant mauvaise, passe au second plan, il me faut à tout prix trouver un pu…..n de casque. Je demande à tous ceux que je connais (et j’en connais du monde !!) s’ils n’ont pas un casque en rab. Tous me regarde d’un air désolé parce que « pas de casque, pas de Pyrénéa » Au bout de nombreuses demandes, un copain à Fred Pouy file à son fourgon me prendre un casque d'escalade...je suis sauvé !

On peut prendre le bus peinards jusqu’à Pau. Léger échauffement autour du palais Beaumont puis c’est parti…


et là je vois mon Cédric remonter tout le monde par le côté et s’installer dans le groupe de tête dès le boulevard des Pyrénées. Je garde un bon rythme tout en faisant attention à ne pas me griller. Je rattrape du monde entre Gan et Rébénacq sans accélérer.


Je trouve ça un peu longuet, ces 19km mais ça se passe bien. A l’arrivée à Rébénacq, je suis en 16ème position en 1h15mn06.

parc vélo à Rébénacq

La transition est un peu longue, j'ai pas l'habitude et puis, je passe du temps à mettre les gants, j'y mets même les dents, gants qui s'avèreront être finalement ceux de ma femme ! Je quitte l’aire de transition en même temps que Pauline Damiens, qui finira 1ère féminine, alors qu’elle y est arrivée plus de 3mn après moi ! On n’a pas eu la même technique pour se changer ! Cédric est reparti quand j’arrivais, il a l’air bien le bougre ! Le début en vélo se passe pas mal, je n’ai pas de crampes alors que c’est relativement courant.  Je me fais doubler mais je ne suis pas à l’arrache quand même. Les copains sont sympas, ils m’encouragent en passant. Je lève la tête, ils prennent vite 10, 20, 30m….d’avance sur moi. C’est beau à voir, un gars qui fait bien du vélo. J’ai le temps d’admirer ! Mais déjà, le mal aux reins pointe son museau.

Peu après le départ vélo

Et comme prévu, ça se gâte après Laruns, j'ai de plus en plus mal au dos, le mal aux cuisses s'y mettant aussi aux Eaux-Bonnes. Je me fais doubler sans arrêt, je suis au ralenti, debout, assis, debout, assis ….ça me double par paquets, des individuels, des « par équipe ». Je suis sur mon plus petit développement depuis un moment, je mets toutes mes forces pour avancer.

J'suis pas beau sur mon vélo avec mon casque d'escalade ?

Au passage des derniers paravalanches avant Gourette et,  dans un ultime effort, je double enfin mon premier coureur et même un deuxième. Un infime moment, je me prends pour Nairo Quintana, le prince colombien du cyclisme. Je ne sais pas encore comment je vais arriver à me changer alors que j’ai le dos en compote et les cuisses en bois.
2ème transition, on marche dans la neige mollasse pour arriver à ses skis, les sacs sont couverts de gouttes d’eau et il faut essayer de pas en mettre à l’intérieur. C'est un peu compliqué de changer les chaussettes et d'enfiler les chaussures sans trop se plier. Je finis pieds nus dans la neige ! Je ne pense même pas à serrer les lacets des chaussons. Avec ces gants que je n'arrive pas à enlever, c'est du temps perdu !! Départ à ski, un peu de plat…et là, des crampes de CHEZ CRAMPES m'arrivent aux 2 cuisses, c'est horrible comme des crampes.

 Le premier s'équipe pour la partie ski de rando

Mais les crampes et moi, c’est une longue histoire d’amour (ou de désamour) et donc je gère ! Je continue à monter doucement et elles finissent par partir. Je monte toujours doucement mais finalement à la même allure que les autres donc je serre les dents, j'éteins le cerveau… et j'arrive en haut de Cinto. Je ne pensais pas que le mur de Cotch était si rude et raide  à remonter. Heureusement, le brouillard cachait cette longue pente uniforme. la transition se passe assez vite sans crampes, je mets les peaux sous le maillot et hop, descente en mode "j'évite les crampes". C’est dur pour les cuisses, la visibilité est réduite car les organisateurs ont eu la gentillesse de rajouter du brouillard et de la neige pour nous faciliter la descente.  Enfin, j’aperçois les premiers bâtiments, il faut enlever les skis, marcher et descendre des escaliers pour passer l'arrivée ….au bout de 4h27 en 69ème position sur 250 inscrits ( ? partants)

Excellente surprise, ma femme et ma petite dernière sont là à m’attendre avec les copains déjà arrivés. Evidemment, remarque qui vient assez vite : « Qu’est-ce que tu fais avec mes gants ?? Ben, euh, ils sont justes noirs comme les miens… Par contre, je ne lui dis pas que j’ai fini de les enfiler avec les dents et qu’ils ont un peu morflé dans l’histoire !

Cédric arrive un quart d’heure après et il me raconte sa pyrénéa qui a été aussi plutôt mouvementée.

En conclusion :

Belle épreuve où il faut arriver frais mais préparé surtout pour le vélo à mon avis. Ambiance sympa tout au long de la course grâce aux amis et familles des concurrents qui peuvent suivre la course facilement. Un grand merci à tous ceux qui m'ont encouragé. Mais comme je le pensais, il faut, je pense, d'abord être cycliste si on veut être un bon Pyrénéaniste !

4 commentaires

Commentaire de Berty09 posté le 27-03-2015 à 21:33:50

Cet été tu pars à l'assaut des cols sur ton vélo! C'est la seule solution. Sinon casque + gants...t'avais la tête ailleurs, Laulau. Bravo quand même pour l'aventure.

Commentaire de laulau posté le 27-03-2015 à 22:52:05

C'est une bonne idée les cols à vélo et même un bon entraînement pour l'ultra, paraît-il ! Pour le reste, c'est un classique chez moi dès qu'il y a trop de matos à préparer !

Commentaire de brague spirit posté le 28-03-2015 à 13:50:22

Cuissard et pompes ski de rando,c'est pas banal.

Tu es pret,pour la promgelas le 08/05.Vélo-ski

Commentaire de laulau posté le 31-03-2015 à 10:33:42

La Promgelas, c'est un peu loin ! mais le coin est très beau.

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Votre annonce ici !

Accueil - Haut de page - Aide - Contact - Mentions légales - Version mobile - 0.28 sec
Kikouroù est un site de course à pied, trail, marathon. Vous trouvez des récits, résultats, photos, vidéos de course, un calendrier, un forum... Bonne visite !