Récit de la course : Trail des Trois Dents - 40 km 2006, par Mathias

L'auteur : Mathias

La course : Trail des Trois Dents - 40 km

Date : 3/9/2006

Lieu : Veranne (Loire)

Affichage : 2064 vues

Distance : 40km

Objectif : Pas d'objectif

5 commentaires

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Ouille ouille ouille


Je suis un peu long à terminer mon récit de l’UTMB. Faut dire que j’ai préféré laisser reposer un peu (beaucoup) ! Ne parlons pas de l’Oisans ou de la Corse ! Alors en attendant, voici le petit récit de ma balade du WE dernier !

Après avoir bouclé l’UTMB en relativement bon état, je me suis imposé 1 semaine de repos total. Sauf que hms (Henri-Maxime pour les intimes) me rappelle qu’il y a le trail des 3 dents dimanche, à Véranne, au milieu du pilat. Je jette un œil au parcours : bon sang, mais c’est bien sûr, c’est le trail qui passe aux crêts de l’Oeillon et de la Perdrix (point culminant du Pilat à 1434m). Ces noms ne vous diront peut être rien, si vous n’avez pas l’habitude, comme moi, de vous balader régulièrement dans le Pilat, autour du Bessat…

J’ai du mal à évaluer ma récup’ de l’UTMB. Je suis surtout inquiet à propos de la tendinite au genou droit qui m’a handicapé sur la fin de l’UTMB. Je me demande si elle va se manifester à nouveau… Sinon, si je cale sur le physique, je pourrai toujours terminer la course en configuration rando. Je ne peux quand même pas rater une course qui se déroule en partie sur mes parcours d’entraînements !
Je me présente donc au départ, ce matin à Véranne. 9h15 ça va, c’est humain comme horaire. Je choisis à la dernière minute un porte bidon à la place de la poche à eau, et mes chaussures de bitume à la place de mes Salomon de trail. En effet, ces dernières me font toujours mal au pied gauche, au même endroit qu’à la fin de l’UTMB.

Nous avons le choix entre un parcours de 20 kms et un autre de 40 kms (1500m D+). Si je suis raisonnable, je choisis le plus court. Oui mais, si je veux passer au crêt de la Perdrix, il faudra opter pour le 40… Je repousse ce choix cornélien à plus tard, au km 13,5, là où les 2 circuits se séparent…

Après avoir récupéré ma bouteille de jus de pomme, salué quelques connaissances (dont le kikoureur raideur69 que je n’avais jamais rencontré auparavant), je pars relativement cool, plutôt en queue de peloton, en papotant tranquillement avec hms.
Le parcours du 40 kms semble de prime abord relativement simple : on monte au crêt de la Perdrix, et on redescend tout d’un bloc. En réalité, c’est plus varié que ça : les montées alternent avec les descentes et les faux plats. Le tout est très roulant ! Mais… dans l’ensemble, il y a beaucoup de montées au début et beaucoup de descentes à la fin. Je me dis qu’il faudrait peut être que je force un peu à la montée, car ma tendinite risque de me ralentir à la descente.

Au bout d’un petit moment, hms me dit qu’il va ralentir. Après 30-45min, c’est le moment d’accélérer un petit peu. Je double pas mal de coureurs. Je me sens bien. J’arrive en pleine forme à la Chapelle Saint-Sabin, premier point haut du parcours. La vue sur la vallée du Rhône et les Alpes est magnifique. Mais je ne m’y attarde pas, je connais bien cet endroit.

La bifurcation entre les 2 parcours arrive juste après, au ravito n°1, après une petite descente qui me provoque déjà de bonnes douleurs dans le genou. Déjà 13,5kms et près de la moitié du dénivelé, en 1h21 (et tout de même 171 de FCMoy !). Les bénévoles m’incitent à choisir le 40 kms, mais j’hésite encore. A force de tergiverser, je me rends compte que j’allais repartir avec mon bidon vide. Je fais donc le plein d’eau, et allez zou, c’est décidé, je prends à gauche, direction crêt de la Perdrix. On verra bien ce que ça va donner.

Je tiens toujours le même rythme, correct, mais je double déjà beaucoup moins.
Je suis en train de me dire que le choix du porte bidon est une erreur. C’est pratique un porte bidon, ça ne prend pas de place et on recharge facilement. Oui mais, avec les flemmards comme moi, y’a pas photo : on boit beaucoup moins qu’avec une poche à eau. Et, même si on est en sous-bois la plupart du temps, il fait assez chaud aujourd’hui… je bois 30 ou 40cl pour 1h30 ce n’est pas assez, je vais le payer plus tard :-(

On passe en contrebas des radars du col de l’Oeillon. On n’est pas très loin. Dans 1 heure je serai là-haut, après avoir poussé jusqu’au crêt de la Perdrix. Le parcours est sympa, principalement en sous-bois, et les montées / descentes ne sont pas trop violentes.
Je souffre quand même du genou, dès que le terrain est accidenté, en descente ou sur le plat.
Mais c’est toujours relativement tranquillement que j’arrive au ravito n°2 (à la route qui mène à la Jasserie). A partir de là et jusqu’au crêt de la Perdrix, je retrouve un de mes parcours d’entraînement favoris.

Je suis au sommet 10 minutes plus tard, au bout de 2h31 de course. Je ne m’attarde pas pour admirer le panorama, que je connais bien. On m’annonce dans les 20 premiers, mais j’ai déjà compris que ça n’allait pas durer. En temps normal, ça devrait bien se passer pour moi sur la fin du parcours, j’aime bien les fins de course en descente, quand c’est alterné avec du faux plat ça permet « d’envoyer du gros » ;-)
Oui mais, j’ai mal au genou. La douleur s’est étendue à toute la jambe, ça me lance. J’ai les cuisses dures et douloureuses. Et, je ne sais pas si c’est lié, mais j’ai aussi des flash douloureux dans le bas du dos, à chaque fois qu’une secousse ou un accident de terrain me fait bouger un peu le dos. Pas glop.

Un peu de descente sous les bois, et on remonte aussi sec au crêt de la Chèvre. Encore une vue magnifique, et on plonge sur l’auberge de la Jasserie, pour ensuite remonter la dernière petite pente jusqu’au crêt de l’Oeillon.

J’y trouve le 3ème ravito, au km 30. Ouf, 3h08 de course (toujours autour de 170 de FCMoy). Plus que 10kms, et il ne reste presque plus de D+ ! Mais une grande descente de 700m de D- s’annonce. J’appréhende. Et j’ai raison. Je dois ralentir sérieusement. Cela fait quelques kms que je n’ai doublé personne, c’est à mon tour maintenant de me faire doubler.

Le passage des 3 dents est superbe. Je suis ravi, je me rends compte que je ne suis jamais venu par ici. Mais, c’est accidenté, et j’ai mal partout. La descente après les 3 dents est pire encore. Alors qu’habituellement je me serais élancé en courant dans cette descente à travers les gros blocs de rocher, j’en suis réduit à avancer précautionneusement, pas après pas, pour ne pas tirer sur la jambe, plier le genou ou bouger le dos ! Pauvre de moi ! ;-)

Et c’est tout boîteux que j’arrive au panneau « km 35 », en 3h50.
La fin de la descente est un calvaire. J’avance à petits pas. Je me fais doubler par des hordes de coureurs, dont la 1ère féminine. La plupart m’encouragent, me demandent si ça va, certains me proposent même à boire !

Km 37 en 4h04, ouf la descente est presque terminée, encore 2 kms de plat et un petit km de descente. C’est pire ! J’ai même plus envie de courir sur le plat, je me fais même doubler par des randonneurs que je viens à peine de doubler ! Pour couronner le tout, j’ai des crampes aux mollets depuis quelques kms… Et ben ! C’est pas la grande forme ! Ca faisait longtemps que je n’avais pas terminé une course dans cet état là !

J’en termine, enfin, lentement mais sûrement, en 4h28 (Gilles Guichard gagne en 3h07).
En passant la ligne, le speaker observe mon tee shirt et se demande ce que peut bien vouloir dire Kikouroù.net. Je vais lui donner quelques explications pour faire un peu de pub, et j’en profite pour lui proposer d’envoyer les résultats à l’adresse resultats@kikourou.net … ce qui sera fait dans l’après midi !

Je prends le temps de manger, de bien boire, de papoter, il fait beau, il fait chaud, on est bien, tout le monde est sympa par ici… puis je vais profiter de la présence des kiné de Saint Michel (Saint Etienne) pour détendre mes cuisses douloureuses… et c’est frais et dispo (ou presque !), en tout cas très détendu, que je vais glandouiller le reste du dimanche, plein d’endorphines… ;-)

Bon … moi qui visais les 4h, je suis assez loin du compte. Mais qu’importe ! J’ai réussi à boucler ces 40 kms, sans trop aggraver ma tendinite. En effet, sur la fin de la course, les cuisses et le dos me faisaient plus souffrir que le genou ! Bon, je vais encore boîter pendant quelques jours, mais ça ne semble pas très grave. Un peu de repos sera le bienvenu maintenant, après cet été bien rempli ! Objectif : je ne sais pas… éviter de reprendre10 kgs cet hiver, comme chaque année ou presque ? ;-)

5 commentaires

Commentaire de nicou2000 posté le 07-09-2006 à 08:29:00

enchainer un trail de 40 bornes qui n'a rien d'une ballade une semaine après l'utmb, ça force le respect!!! encore bravo et bonne récup!

Commentaire de le_kéké posté le 07-09-2006 à 10:04:00

Super Mathias, un mini trail de 40km après l'UTMB, trop facile
Bravo, pense à te reposer un peu quand même ou tu vas finir par être tout cassé

Commentaire de riri51 posté le 07-09-2006 à 15:07:00

L'utmb + 40 km dans le pilat et pourquoi pas les 100 km de Millau? non, sérieusement, félicitations mathias pour l'ensemble de ton été, mais pense à te reposer!!!

Commentaire de PhilKiKou posté le 10-09-2006 à 23:32:00

on a du se croiser sur les beaux sentiers cassants du Pilat....utmb+pilat j'hésite entre grand respect et folie d'un drogué de trail...je n'ai pas lu si terminé l'utmb...mais chapeau et bon repos...

Commentaire de josecoureur posté le 11-09-2006 à 19:05:00

Bravo pour ton l'ultra MB + le Pilat .mais gaffe quand même à ta récup.
josecoureur

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