Récit de la course : Trail givré de Montanay - 23 km 2018, par guillaume_crozet

L'auteur : guillaume_crozet

La course : Trail givré de Montanay - 23 km

Date : 4/2/2018

Lieu : Montanay (Rhône)

Affichage : 682 vues

Distance : 23km

Objectif : Pas d'objectif

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Gros plateau à Montanay pour ma course de reprise !

Trail Givré de Montanay

Montanay, le 4 février 2018 à 9H15

23 km / 400m D+

Manche du TTN Court

 

RDV à Montanay ce dimanche matin pour le premier dossard de l’année.

Une vraie reprise depuis ma dernière course le 8 octobre de l’an dernier au cross des châtaignes à Bresson et après presque 3 mois de coupure avec l’arrivée précoce de la neige à Saint Hilaire et une activité professionnelle bien chargée.

J’ai néanmoins pu reprendre la course à pied un peu plus régulièrement depuis 1 mois, avec des petites sorties de plat le midi sur les quais de l’Isère, et quelques sorties trail en descendant dans la vallée les weekends. J’arrive à Montanay avec une moyenne de 3 sorties pour 30km par semaine sur les 8 dernières semaines. J’ai une sortie « longue » de 21 km au compteur il y a un mois, sinon du 10 km. Pas de gros volume donc mais pour 23 km presque plats ça devrait passer. 

La stratégie : partir relativement doucement pour tenir le rythme sur la 2ème partie de course. Je me dis ça à chaque fois, puis en général je pars comme une balle et j’explose au bout de quelques km. Cette fois je me suis promis d’être raisonnable.

 

Il y a du monde à Montanay ce dimanche matin : 1500 coureurs entre le 9km et le 23km TTN Court, dont plus de 800 sur le 23km.

Et du beau monde ! Je reconnais Manu Meyssat, Romain Buissart, Arnaud Bonin, Renaud Jaillardon, Robin Cattet entre autres… Sans compter les copains du TTT (Taillefer Trail Team), qui sont venus en nombre. Les avions de chasse sont là : Thomas, récent champion de France espoir de Trail Long, et qui peut jouer la gagne, Nico (mais il reprend juste et a encore moins d’entraînement que moi : seulement 2 semaines), Joris (mais qui fera la course « cool » pour accompagner Marie), Sylvain… et j’en passe…

Certains ont parlé d’un plateau digne d’un championnat de France, c’est sans doute exagéré, mais la densité de très bons coureurs est indiscutable.

Après avoir récupéré mon dossard et refusé le sac en plastique offert aux participants, je pars avec les objectifs suivants en tête : essayer de rentrer dans le top 20, et me classer dans les 3 meilleurs du club pour contribuer au classement par équipe (et pour le plaisir de tirer la bourre avec les potes !).

 

J’essaie de bien me positionner sur la ligne de départ, mais comme à chaque fois tout le monde veut être devant, et c’est la foire d’empoigne. Les organisateurs n’arrivent pas à faire reculer les coureurs derrière la ligne de départ, ça traîne. Je me résigne à reculer de quelques lignes de coureurs et je me retrouve pas loin de la 100ème place. Ca veut dire du temps perdu au départ, de l’énergie gaspillée à remonter et l’impossibilité d’accrocher les bonnes roues. Mais surtout, un risque accru de chute dans les premiers hectomètres…

Coup de départ, ça bloque devant, je dois patienter et je vois la tête de la course s’éloigner. Je remonte petit à petit mais sans me cramer. Le 1er km à 20km/h pour remonter, j’ai déjà donné par le passé, et d’expérience je sais que ça se paie plus tard…

Pendant les 5 premiers km, je double pas mal de coureurs pour me retrouver autour de la 20ème place.  J’aperçois la tête de la course, le parcours étant plat on voit loin... Je vois que Thomas et Nico sont aux avant-postes et prennent même la tête à certains moments. Ils ont la gnaque les copains !

En lisant le compte-rendu de Manu Meyssat quelques jours pus tard, je n’aurai aucun regret de ne pas avoir pu accrocher le groupe de tête : les 10 premiers km en 33 min, je n’aurais pas pu tenir… Pour ma part je boucle ces 10 km en 35’22, ça fait déjà un gros écart encaissé, qui va grossir de presque 4 min supplémentaires pour finir à 6’15… Ca calme !!!

La course se passe de façon régulière, je garde mon rythme tout le long sans me mettre dans le rouge et je fais ma course sans m’occuper des autres. Je double quelques coureurs et me fait doubler aussi parfois, mais sans changer de rythme, ni de position globalement. La 2ème moitié de course est plus pentue que la première.

Dans la principale difficulté je me fais doubler par Laurent Vicente, sans réaliser que nous sommes en concurrence pour la 1ère place V1 (je n’ai toujours pas intégré que j’ai 40 ans). Je finirai à presque une minute. Pas de regret, d'autant que c'est le scratch qu im'intéresse.

Sur la fin, je me fais doubler par un grand type en blanc qui était avec moi depuis un bon moment, pareil il met une accélération, puis se remet à son (notre) rythme. Il a seulement pris quelques mètres, je finis à 6 secondes. Mon seul regret aura été de ne pas avoir essayer d’aller le chercher. D’autant que je finis la course plutôt en bon état pour une fois, pas de crampes, pas à l’agonie ni en souffrance, j’aurais pu m’arracher un peu plus. Mais entre une 19ème et une 18ème place, ce n’est pas la même motivation que d’aller chercher un top 10 ou un podium, et j’ai un peu manqué de mental sur ce coup-là…

Au final, je termine en 19ème position, en 1h26’47, soit environ 15,9 km/h de moyenne. C’est satisfaisant, les sensations ont été bonnes. Par rapport à l’an dernier, j’améliore mon temps de 4 minutes, mais pourtant je perds 8 places (!). L’explication est double : D’une part, les conditions météo étaient plus favorables cette année, donc je pense que c’est une performance en réalité équivalente. D’autre part, la densité de bons coureurs a augmenté cette année, et me repousse au classement à performance équivalente. CQFD.

A l’arrivée, j’ai droit à quelques blagues sur mon Camelbak, qui me donne le look d’un ultra traileur ou d’un randonneur plutôt que d’un coureur du TTN. En effet, je suis le seul du groupe à avoir pris un sac à dos, la majorité des coureurs privilégiant la légèreté en n’emportant pas de sac, voire pas d’eau ou juste une flasque. Personnellement, je cours toujours avec mon sac et ses 1,5 litres d’eau dès que je pars en balade ou à l’entraînement, et en course dès que la distance dépasse 15km, qu’il fasse chaud ou froid. J’ai mon téléphone, quelques pâtes de fruit et mon k-way. J’avais aussi pris 2 gels au cas où, mais comme d’habitude je ne les ai pas utilisés, sur des distances inférieures à 25km je n’ai jamais faim. En revanche j’aime pouvoir boire de l’eau fraîche tout au long de la course pour « refroidir le moteur ».

On échange sur nos courses respectives, Thomas finit au pied du podium pour 30 secondes, et à 1’20 seulement du 1er, alors qu’il n’est pas du tout spécialiste de ce format. Satisfait de cette médaille en chocolat donc.  Nico est parti fort mais a subi un gros coup de moins bien sur la fin à cause de son manque d’entraînement et finit en 29ème place. Je n’ai pas pu beaucoup échanger avec lui lorsque je l’ai rejoint pendant la course, il est forcément un peu déçu mais j’estime qu’avec si peu d’entraînement il a réalisé une perf très correcte, et dans quelques semaines il jouera de nouveau le podium sur ce genre de course. 

Une douche bien chaude, un sweat-shirt confortable, et me voici de retour au gymnase pour saluer François, le « boss » du TTT et tous les membres. La remise des prix a lieu rapidement, du coup je reste récupérer ma coupe, mais je suis seul sur le podium V1. Laurent, comme moi, n’a pas dû réaliser qu’il était V1 :)

On discute des prochaines échéances, certains enchaînent les courses, pour moi RDV est pris pour le trail Drôme à Buis-les-Baronnies mi-avril dans ces magnifiques paysages de la Drôme provençale. Et entre-temps, peut-être les Cabornis dans un mois, à quelques km d’ici, pour un remake avec sans doute en bonne partie les mêmes coureurs. Je ne suis pas encore décidé…

 

Si vous hésitez à vous inscrire au Trail Givré de Montanay l’an prochain, voici les pour et les contre de mon point de vue :

Les « contre » :

-          C’est plat…

-          Le parcours n’a pas beaucoup d’intérêt, les paysages sont monotones

Les « pour » :

-          Très bien organisé (bravo à l’orga, rien à redire)

-          Ambiance très sympa et bénévoles qui ont le sourire et la patate (merci à vous !!!)

-          Plateau de très bon niveau, pour ceux qui veulent évaluer leur niveau de forme en début de saison

-          Compte pour le TTN et permet de s’inscrire aux championnats de France, pour ceux que ça intéresse

-          Pas beaucoup d’autres trails à cette période de l’année…

 

Suggestions pour l’organisation :

-          Un sas pour les meilleurs coureurs en fonction de leur classement aux éditions précédentes (ou au TTN, ou en cote ITRA, ou autre…) ?

-          Sinon c’est tout bon, merci et à l’année prochaine !

1 commentaire

Commentaire de centori posté le 27-02-2018 à 14:32:44

un si beau résultat avec aussi peu d'entrainement ça fait rêver

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