Récit de la course : 24 heures de L'Écho du Pas-de-Calais 2018, par Rag'

L'auteur : Rag'

La course : 24 heures de L'Écho du Pas-de-Calais

Date : 23/6/2018

Lieu : Olhain (Pas-de-Calais)

Affichage : 561 vues

Distance : 300km

Objectif : Se dépenser

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300 ou presque

300

… ou presque

 

Tous les ans, fin juin, se déroulent les 6h/24h du Pas-de-Calais, une épreuve, que dis-je, une fête dans le parc d’Olhain qui attire nombre de coureurs et spectateurs. On y retrouve des sportifs, des fêtards, des curieux voire les trois à la fois. En 2016, sentant que ma condition physique pouvait enfin me laisser prétendre à ce genre d’effort, j’inscrivis quatre membres du JCW (Xavier, Laurent, Flo et moi) sur les 6 heures par équipe. Même si ce fut une expérience en tout point satisfaisante d’un point vue sportif et humain, je gardai en bouche un goût de « trop peu ». J’avais envie de plus. Plus longtemps. Plus « pimenté ». Se sentir porter par l’équipe, ressentir l’ambiance propre aux courses horaires, apprivoiser, dompter l’arène que devient, tour après tour, heure après heure, ce parcours, vaincre la monotonie, la fatigue, repousser les limites. Vingt-quatre heures durant.

Il y a quelques semaines, au sortir du Nord Trail des Monts de Flandre (80 km) pour trois d’entre nous et des 100 km de Steenwerck pour le quatrième, se profile la possibilité d’aligner une équipe motivée sur les 24 heures du Pas-de-Calais. Nul besoin de convaincre quiconque, Bruno, Mickaël et Flo répondent d’un seul homme à la proposition. L’objectif principal est clair : 1-découvrir l’effort circadien, même si c’est un relais, 2-prendre du plaisir, 3-ne pas se blesser. Ma modeste expérience sur une épreuve de 6 heures m’a prouvé que ce genre d’effort nécessite de l’humilité et ne pardonne pas les excès de confiance. Ainsi, aux prévisions utopiques (280 km) d’un ami coureur, Guillaume pour ne pas le nommer, je réponds sagement que 240 km serait une marque possible, et déjà fort honorable et qu’il se pourrait que nous atteignions les 260 bornes dans un bon jour… La suite me donnera tort.

Samedi 23 juillet, 15h15. Nous arrivons sur le site du parc d’Olhain. Force est de constater que nous sommes parmi les derniers à arriver sur place, le parking est bondé. Comme la voiture qui nous emmène. À vouloir tout prévoir, nous nous retrouvons chargés comme des mules : tente 6 places qui pèse un âne mort, sacs de couchage, matelas gonflables, matos de course, BBQ, eaux plate et gazeuse, tancarville (pour faire sécher les fringues, indispensable !), trois ou quatre glacières débordant de victuailles riches en glucides, protides et lipides), rien n’est laissé au hasard, même la bière ! À l’heure où certains prônent un minimalisme salvateur, il faut bien se rendre à l’évidence que nous avons opté pour le maximalisme prudent. Rien que l’idée de tout devoir transporter à dos d’homme me donne des suées, il n’est pas 16h et on va déjà entamer notre capital « fraîcheur » … Sauf que. Partenaire principal de l’épreuve, le Conseil Général du Pas-de-Calais a prévu, à notre grand soulagement, des navettes électriques entre le parking et le site de la course. Ouf, sinon, c’étaient quelques centaines de mètres à parcourir dont 30 m de dénivelé en guise d’accueil ! Cinq minutes plus tard, un chauffeur de navette nous dépose, non sans nous avoir dégôté un emplacement libre dans le camping. En effet, le parcours que nous emprunterons, du samedi 16h au dimanche 16h, serpente dans le parc de la forêt d’Olhain, et traverse un camping verdoyant, longe un mini-golf, une piscine, une piste de luge d’été, et un parcours d’accrobranche, autant d’activités qui drainent un nombre conséquent de familles. Un des rares emplacements vacants est coincé entre les sanitaires et une multitude de tentes individuelles, pas le temps de faire la fine bouche, nous nous résignons à installer notre campement là. Quelques heures plus tard, il faudra bien avouer que notre situation « stratégique » nous dévoilera beaucoup plus d’avantages que d’inconvénients… Proche des sanitaires (WC et douche), proche de la zone de départ (150 m), des espaces bitumés où nous installerons notre bivouac et enfin le fait de se situer dans une boucle du parcours, où nous pourrons voir arriver les coureurs trente secondes avant qu’ils ne passent devant notre tente, très pratique pour s’annoncer et passer les relais !

Comme le hasard fait bien les choses, j’aperçois, devant une des tentes contiguës à la nôtre, Vivien, centbornard patenté, qui va se frotter à l’épreuve en solo. Nous nous saluons, échangeons quelques amabilités et nous souhaitons « bonne chance ». On va de toute manière se croiser de nombreuses fois en 24 heures.

15h45, juste le temps de récupérer les dossards et la puce électronique qu’il faudra faire « vivre » durant 24h et nous devons d’ores et déjà prendre une décision « capitale » : qui prendra le premier relais et se trouvera alors empêtré dans la masse des coureurs du 24 heures ? Pragmatiques, nous désignons Bruno car il est le plus aguerri, le plus expérimenté, le plus sage, le plus… bah non, en fait, il est le seul qui soit déjà en tenue alors, bim, c’est pour sa pomme !

Une soixantaine d’équipes et cent-vingt-trois coureurs solo sont au départ de cette édition. L’organisation aux petits oignons n’a rien laissé au hasard : un écran géant qui retransmettra les images de la course mais surtout le classement en temps réel, des animations en tout genre que nous n’aurons évidemment pas l’occasion d’apprécier, à part les danseuses brésiliennes dont j’ai failli exploser une représentante lors d’un passage de relais (y’a failli avoir du string à paillettes et des plumes d’autruches sur mon beau maillot du club…), et, à notre grand plaisir (sic), un animateur professionnel qui aura tenu le « crachoir » pendant un certain temps. Non content de commenter la course et d’informer les spectateurs sur les évènements en temps réel, M. Micro possède une palette d’éléments de langage et de vannes dont nous avons pu apprécier les limites… Faut dire qu’il est très difficile de se renouveler quand on déblatère tout un week-end, qu’il est parfois « facile » de recycler une bonne grosse vanne qu’on a sortie six heures auparavant, ni vu ni connu… Sauf que j’ai une bonne mémoire des vannes pourries. Durant 24 h, je fus partagé entre admiration pour une telle performance « logorrhéesque » et l’irrépressible envie de commettre un meurtre en hurlant : « TAAAAA GUEUUUULEEEEEEU ! MAIS FERME-LA, PUTAIN, TA GRANDE GUEU-LEUUU ! J’VAIS TE L’FAIRE BOUFFER TON MICRO ET T’ENFONCER TES FICHES PAR Où TU PENSES ! J’EN PEUX PLUUUUUS !»

16h00, le départ est donné. Bruno s’élance sur la boucle de 2,5 km et 80 m de dénivelé cumulé. Le parcours, très verdoyant au demeurant, est exigeant : beaucoup de relances, des faux-plats, des parties goudronnées ou bétonnées et une section « cahoteuse » où il faudra rester attentif sous peine d’entorses, notamment après quelques heures de course, où la fatigue et la monotonie auront raison de notre vigilance.

Afin de vous immerger complétement dans la course, je vous offre une description en « scripto-imagination », faites un effort :

- départ sous l’arche, 200 m de plat dans le camping, légère courbe à gauche

- virage à droite avec petite descente avant d’enchainer une courbe plate à gauche (150 m)

- BIM ! La difficulté du parcours, le MUR : un gros S où on se bouffe en 200 mètres une vingtaine de mètres de D+. Sur un tour, ça peut faire sourire mais quand vous devez vous le farcir 24 heures durant, ça finit par être LE juge de paix, un bon indicateur de notre forme physique et de notre mental…

- Arrivé en haut de cette « côtelette », 90° à gauche et on replonge à droite dans une courbe relativement serrée en descente qui, elle aussi, entamera nos cuissots.

- 200 m de plat toujours dans le camping, au passage, on salue, à gauche, la tente de massage des élèves en école de kinésithérapie. On arrive dans la boucle en faux plat montant où notre camp de base se situe, ce faux-plat, pas si faux que ça…, nous fait sortir du camping et nous nous retrouvons dans la partie roulante du circuit, celle où l’on imprime le rythme de la boucle. Quelques centaines de mètres où l’on passe devant un groupe de musiciens, sous une gigantesque toile d’araignée, excroissance du parcours d’accrobranche et où l’on longe la piscine et le golf miniature.

- Petit mouvement de terrain et la forêt nous avale une nouvelle fois sur quelques centaines de mètres de dalles bétonnées (faux plat montant) puis on descend par un sentier où affleurent pierres et cailloux et où l’eau a raviné et creusé de petites rigoles piégeuses à souhait. Après 300 ou 400 mètres, ça remonte légèrement et finit en faux plat montant, on tourne à droite et on se retrouve sur une large voie bitumée, l’arrivée est à 300 m. On passe au « détecteur de puce » et bim, virage sec à gauche et grimpette avant de passer devant le car-podium et l’écran géant. Tour terminé.

Bon, je sais pas si le compte kilométrique y est mais j’ai fait de mon mieux pour retranscrire mes sensations lors des 29 tours que j’ai parcourus.

Notre plan de course prévoit, pour le moment, d’enchainer chacun 2 tours à une vitesse raisonnable. « Raisonnable » ? Tout le monde n’en a pas la même définition… J’ai très vite compris que je pouvais m’asseoir sur le plan tant mes coéquipiers n’en avaient strictement rien à branler ! James Dean Style ! À fond, à fond, courir vite, mourir jeune… Moi qui pensais pouvoir imprimer un rythme de 5’45’’/km, voire 5’30’’ dans des accès d’euphorie, j’ai cédé misérablement aux sirènes du YOLO… Bruno et Flo enchainent les tours à 13-13,5 km/h, Mick, quant à lui, nous fait péter un tour en 15 km/h ! Je me laisse porter par l’enthousiasme ambiant et me cale sur un rythme de 12,5 km/h (4’45’’/km) en espérant que ma frilosité ne pénalise pas trop l’équipe à l’heure où il faudra faire les comptes. Le fait est que je ne souhaite pas me voir m’éteindre à petit feu au fur et à mesure que l’horloge tournera, je désire être régulier le plus longtemps possible.

Après les 2 premiers relais, nous sommes en 3ème position (je pouffe de rire, on est partis BOOOOO-COUP trop vite !) et ma prise de relais nous fait vite redescendre à une 5ème place (ça reste encore une place inespérée si on tient 23 heures…) Pendant près de 5 heures, nous continuons sur ce rythme-là, confirmons notre 3ème place « temporaire », cependant, les écarts derrière nous sont infimes, quelques minutes, un tour tout au plus. Une défaillance de l’un d’entre nous, une baisse de régime globale, une blessure et l’on va très vite dégringoler au classement.

Un tour nous prenant entre 11 et 12 minutes, nos sessions de 2 tours nous permettent de nous détendre et de nous sustenter. Cela nous offre une bonne heure entre chaque relais. Tout a été prévu, fruits secs, fruits frais, pain d’épices, cacahuètes, chips, TUC, saucisson, eau plate, eau gazeuse, cola, etc. De plus, nous en profitons pour adopter la « relaxation attitude » qui consiste à s’allonger et coller les jambes au mur des sanitaires, ça aide au retour veineux, détend les ischios et le dos, l’idéal pour bichonner la mécanique en attendant son tour. On gêne, on intrigue, on s’en tape.

Vers 21h, les choses sérieuses commencent. Il faut allumer le BBQ ! Ou plutôt la plancha que Fabien et Angélique nous ont gentiment prêtée : ça fonctionne au gaz, facile à allumer, nickel, nous sommes comme des coqs en pâte : saucisses, pilons et merguez accompagnés d’une salade de pâtes sont au menu. S’ensuit une farandole de desserts : gâteau au chocolat, tartes et salade de fruits ! Quel festin ! Je ne me prive pas car je ne suis généralement pas sujet aux problèmes de digestion, en tout cas, courir le ventre plein ne me gêne pas plus que ça.

22h, il est temps d’adapter notre rythme à la nuit qui va tomber. Nous décidons d’enchainer des relais de 4 tours soit 50 minutes. Ainsi chacun peut dormir, ou du moins, tenter de dormir tant il est difficile, d’une part, de fermer l’œil 15 minutes après avoir galopé à une vitesse plus qu’honorable et d’autre part, se glisser dans les bras de Morphée avec M. Micro qui persiste inlassablement à commenter tout ce qu’il voit et un mémorable feu d’artifice dont je n’aurai pas vu une seule étincelle. Vers minuit, la nuit reprend ses droits et la torpeur s’empare de la forêt. Toute l’équipe tend à faire fonctionner cette mécanique bien huilée, on court 4 tours (10 km, 48 minutes en moyenne), on se repose 2 heures et on repart. Je profite de cette longue pause pour aller faire un tour dans la tente des élèves Kiné, je sens que le TDA droit siffle et que les ischio-jambiers sont de plus en plus raides, un petit massage ne sera pas superflu physiquement et psychologiquement. Mick et moi jetons régulièrement un œil au classement provisoire et le fait est que notre place de 3ème se consolide, les poursuivants ont connu de légères défaillances et l’écart se compte alors en tours. Si nous tenons le rythme, il se pourrait bien que nous finissions sur le podium, j’ai du mal à y croire alors qu’il nous reste encore plus de 10 h à courir…

Comme je l’avais pressenti, la nuit use l’organisme, mine le moral, j’ai beau garder une cadence satisfaisante, il me faut redoubler de vigilance pour éviter les embuches : la partie « sentier en sous-bois » pourrait se révéler fatale, doubler des concurrents sans les toucher tant je rechigne à modifier brusquement ma ligne de course, jeter un œil régulièrement à la montre. Même Flo et Bruno montre des signes de fatigue, le premier n’a pas la même aisance que durant les premières heures, le deuxième a la sagesse de donner le relais un peu plus tôt tant il se sent dans le « dur ». Mick, quant à lui, enquille les kilomètres sans broncher. De 2 à 6 h du mat’, c’est le Money Time à n’en pas douter. Pas seulement pour nous…

Lors d’une énième consultation du classement provisoire, nous remarquons que l’équipe qui caracolait joyeusement en tête (plus de 4 tours d’avance me semble-t-il) rétrograde brusquement en 2ème position ! Elle n’est plus qu’à un tour devant nous. C’est peu et beaucoup à la fois mais sait-on jamais ? En décortiquant les temps de passage respectifs des équipes, on se rend vite compte qu’il y a un problème avec cette équipe : elle vient d’enchainer des tours en 23 minutes voire plus ! C’est-à-dire qu’à chaque tour, nous leur reprenons un tour. Un de leurs coéquipiers est à la peine, à l’agonie. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, notre équipe est propulsée à la deuxième place ! Je n’y crois pas, et l’écart n’en finit pas de se creuser. « Oublie que t’as aucune chance, fonce ! Sur un malentendu, on sait jamais... » dirait J-C Duss, je reste sidéré, abasourdi par cet alignement des planètes, ébahi par ce qui se trame dans les coulisses du destin. Les Parques nous filent une bien belle destinée en ce jour de juin.

5h00, le jour se lève et la douce lumière matinale nous ragaillardit. Nous émergeons de cette courte mais éprouvante nuit avec une certitude : nous serons sur le podium ! Seul et unique podium de ma carrière de coureur, qui l’eût cru ? Nous profitons de ce regain d’énergie pour raccourcir les relais, il sera plus difficile de fermer les yeux par cette chaleur qui s’installe au fur et à mesure le Soleil se lève et réveille toute la forêt. Il nous reste 8 heures à tenir et aucune fatigue excessive n’est à déplorer parmi nos rangs, on serrera les dents. Ce podium qui nous tend les bras est une opportunité que nous devons honorer, c’est aujourd’hui ou jamais !

Vers 9h00, arrive la deuxième équipe du JCW qui courra sur l’épreuve de 6 heures : ils ont suivi nos pérégrinations assez tard dans la nuit et je suis heureux de partager avec eux cette douce folie qui nous tient en haleine depuis plus de 17 heures maintenant. Une dernière difficulté se dresse devant nous : sur le parcours, plusieurs centaines de coureurs vont brusquement venir s’ajouter de 10h à 16h. Cela ajoute évidemment un surplus d’ambiance à la course, relance de l’intérêt mais il s’agit durant ces dernières 6 heures de ne pas s’emmêler les pinceaux dans le trafic. Les heures s’égrènent et les écarts se stabilisent, aucune défaillance de l’équipe en tête, pas de résurrection de la part de nos poursuivants, nous sommes sereins et commençons à profiter de, appelons un chat un chat, notre petit exploit ! Les deux dernières heures, nous nous relayons tous les tours et encourageons nos amis, Arnaud, Guillaume et Antoine sur le 6 heures qui ne sont apparemment pas là en touristes… Eux-aussi ne laisseront pas leur part aux chiens ! Quel plaisir de partager ces émotions, de créer ces moments particuliers, inoubliables : la course à pied offre malgré tout assez peu d’occasions de célébrer de tels instants en équipe !

16 heures 00 minutes 06 secondes, nous passons pour la dernière fois la ligne d’arrivée tous ensemble, main dans la main. Euphoriques. Premier bémol, une erreur de calcul nous a fait croire jusqu’au bout que nous ne pourrions pas atteindre les 300 bornes et, de ce fait, avons expressément ralenti lors du dernier tour pensant qu’il serait inutile de repartir sur une dernière boucle. Sauf que… nous mourrons à un tour de la barre symbolique des 300 kilomètres en 24 heures alors que le temps et l’énergie ne nous manquait pas. Merdum.

Deuxième bémol : seuls les premiers des classements étaient mis à l’honneur. Ce qui nous fait quitter cette épreuve avec un sentiment ambivalent : de la fierté mais de l’amertume. Il nous manquait ce podium, cette petite minute de reconnaissance qui flatte l’ego. Ça me fait chier.

Merci à toute l’équipe des Ponitos, Bruno, Flo, Mick, à l’équipe des Ponitos Dos, Arnaud, Guillaume (t’avais raison, mon cochon ! 300 bornes, pfiou…), Antoine, à Sylvie et Jeanne d’être venu nous soutenir, et surtout à tout le JCW pour le soutien tout au long de cette épreuve. J’ai l’intime conviction que l’on aurait pu créer 3, 4, 5 équipes voire plus tout en gardant cette ambiance bienveillante, cette motivation, cette bonne humeur qui fait la force de notre club. Longue vie au JCW, longue vie aux Ponitos !

 

Mail envoyé à l’organisation et resté, à ce jour, sans réponse :

« Bonjour, Notre équipe "Los Ponitos" tenait à vous féliciter pour l'organisation de cette épreuve à la fois sportive et festive. Tout a été pensé pour le confort des coureurs et des spectateurs notamment au niveau du respect de l'environnement. De plus, le soutien à un projet par l'intermédiaire de l'inscription est un signal fort. Félicitations ! Toutefois je tenais à vous faire part de notre déception en ce qui concerne le choix de ne "récompenser" que les premiers de chaque catégorie. J'ai conscience que ce choix est dicté par des impératifs organisationnels qui, certainement, me dépassent. Nous nous étions inscrits sans aucune prétention kilométrique, dans l'unique objectif de découvrir l'épreuve sur 24h et de prendre du plaisir. Quelle ne fut pas notre surprise lorsqu'au bout de 10 h de course, nous nous retrouvions en 3ème position, classement totalement improbable voire incongru au regard de nos niveaux respectifs ! Les choses allaient bien vite rentrer dans l'ordre, cela ne pouvait en être autrement. La stratégie des équipes derrière nous allait se mettre en branle et nous faire rejoindre une place en adéquation avec notre niveau de milieu de classement... Il fallait bien atterrir à un moment ou à un autre. Trois ou quatre heures plus tard, nous n'étions effectivement plus à la troisième place. Mais à la deuxième place ! Le délire continuait. Nous avons commencé à y croire, totalement abasourdis du déroulement de la journée. Aucun d'entre nous n'a jamais effleuré le doux espoir de se retrouver sur un podium (et on en fait des courses...) et nous étions sur le point de réaliser la performance de notre vie de coureurs. Je peux vous assurer que la sidération qui nous frappait s'est peu à peu transformée en euphorie au fur et à mesure que l'horloge tournait et que l'écart se creusait avec nos poursuivants. Nous allions monter sur un podium ! Pour la seule et unique fois de notre carrière sportive, sans aucun doute. Vous imaginez notre déception lorsque nous avons appris que seuls les premiers de chaque catégorie seraient mis à l'honneur. C'est d'autant plus rageant que l'équipe qui termine première au scratch est également récompensée en tant que première de sa catégorie. Nous n'attendions aucune récompense, seulement de la reconnaissance. Nous ne courons pas pour cela bien évidemment, encore que... Nous souhaitions faire partager ce bonheur inespéré. J'espère que vous comprenez notre désarroi et l'amertume qui est à la conclusion de cette journée mémorable. Nous espérons que d'autres coureurs pourront vivre une telle expérience et seront, cette fois-ci, reconnus. Sportivement, Yannick Decroo »

 

PS : c’est un peu écrit à la louche, désolé.

 

 

                                                                                                                                                                        

2 commentaires

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 25-07-2018 à 08:35:23

C'est vrai qu'une petite médaille ne coûte pas cher, c'est comme les courses qui ne récompensent que les vétérans 1, laissant les autres de côté. Bravo à toute l'équipe. Ça me rappelle un 24heures en équipe sur le circuit du Mans. Ça fait plaisir d'avoir des nouvelles du Rag.

Commentaire de Rag' posté le 26-07-2018 à 11:36:18

Salut Lutin,
Cela arrive régulièrement (pas souvent) qu'un organisateur oublie de récompenser une catégorie. C'est profondément regrettable et il y a encore du boulot auprès de certain(e)s de nos concitoyen(ne)s, je le conçois.
En ce qui me-nous concerne, toutes les catégories participant aux 6h/24h ont été citées - un paquet!- mais le fait de ne reconnaître que les "vainqueurs" m'interpelle encore plus. Seule la victoire est belle...? Je m'en tapais royalement d'une médaille ou d'un quelconque trophée, comme un gamin, je souhaitais plus que tout monter sur le podium avec mes potes et profiter de ce bref instant de gloire, partager la surprise. D'aucuns parleront de fierté mal placée, peut-être... c'est possible. Cependant la reconnaissance par ses pairs est un des besoins de l'être humain (cf. Maslow)
Au plaisir!

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