Récit de la course : L'Origole 50 2021, par Patricia.B

L'auteur : Patricia.B

La course : L'Origole 50

Date : 4/12/2021

Lieu : Le Perray En Yvelines (Yvelines)

Affichage : 683 vues

Distance : 50km

Matos : Asics Trabuco 9 GTX

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

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Petit récit Origolesque

Arrivée au Perray en Yvelines vers 18h20, il y a un peu d'attente, sous une pluie bien froide, pour rentrer dans le gymnase et le contrôle est très strict, seuls les coureurs présentant leur CNI, le pass sanitaire et le QR code de leur dossard peuvent passer.

Je récupère mon dossard, la grande salle du gymnase est quasi bouclée et je me prépare, comme d'autres, dans le couloir qui y mène. Seuls les coureurs du 75 et du 100 ont droit à un espace dans la grande salle.

Les bénévoles sont un peu à cran. Ne restez pas là ! Sortez dès que vous avez fini !

L’organisateur s'en expliquera lors du briefing du départ. Ils ont failli être contraint à l'annulation de la course 48h avant le départ, seul le protocole drastique que nous vivons a permis son maintien.

Je patiente dehors, la pluie glaciale a cessé. On ne la reverra plus jusqu'à la fin de la course. Je retrouve Claude qui était aux reconnaissances de l'Origole. Je ne vois aucun des autres copains inscrits difficile de se retrouver dans une zone de départ non éclairée.

Le départ des 75 et 100km est lancé avec ¼ d'heure de retard. Ce protocole anti-Covid a provoqué du retard à la remise des dossards.

Les 25 et 50 partiront donc vers 20h05 au lieu de 19h50.

Briefing, musique, lumière et tout le monde s'élance pour rejoindre Auffargis. Au premier chemin de terre avant Auffargis ça bouchonne à cause des flaques boueuse que certains hésitent à franchir allégremment. A Auffargis première côte après le foyer rural. Sans surprise nous sommes passés par là lors des recos.

Première descente et de nouveau bouchon, le terrain est glissant beaucoup sont très prudents pour ne pas glisser.

Côte et de nouveau bouchon pour la descente. J'en profite pour enlever mon coupe-vent. Petit panneau marqué « Attention Danger » au début de la descente. Nous en verrons plusieurs de ces petits panneaux dans les passages où la vigilance est de mise pour ne passer faire de glissade.

Un peu de plat dans le fond des vaux permet au peloton de s'étirer davantage. Il n'y aura plus de bouchons.

Le tracé ne suit pas celui que nous avons fait pour les recos, j'ai l'impression qu'il l'ont simplifié avec un peu moins de côtes/descentes. Il y a de belles zones de plat, assez grasses, qui permettent d'augmenter la foulée.

Premier pointage dossard au 12ème avant de traverser la route et de revenir à Auffargis par l'autre versant 9 km et quelques côtes plus loin.

Fin de la première boucle à un peu plus du 21éme. J'enlève mes gants et je tâte mon tee-shirt manches longues. Il est trempé d'humidité, heureusement la sous-couche technique fait le job et m'empêche d'être frigorifiée mais il ne faut pas que je m'éternise. Un peu de coca, des tucs, remplir le camelback et c'est reparti pour la seconde boucle par les mêmes côtes que la première.

Dans le première côte un coureur me rejoint. Il reste derrière moi pendant une paire de kilomètres. Je lui demande si ça va et il me répond que c'est moi qui le tire. Il a un peu de mal.

Au 25 je me fais un soleil dans un faux-plat descendant. Tête la première dans la boue. Je n'ai pas vu la racine noyée dans la boue bien grasse. Il m'aide à me relever, et on repart.

Ensuite un groupe de 3 jeunes nous doublent. L'un d'eux à une enceinte bluetooth et diffuse de la musique. Mais quel besoin en pleine nature, de nuit d'écouter de la musique et d'en faire profiter les autres...

Avec mon suiveur, Christian, on sympathise même si on parle peu, la vigilance reste de mise : Un œil sur les balises, un œil sur le chemin pour détecter à la lumière de la frontale la racine traîtresse, le caillou sournois, la dalle rocheuse propice à la glissade. La paysage est magnifique, on l'a vu lors des recos mais en pleine nuit on n'a pas les moyens de s'extasier sur la beauté des lieux.

Christian est alsacien et a fait 500 bornes pour venir « souffrir » dans les vaux de Cernay. Il n'imaginait pas que ce serait aussi dur ce à quoi je lui réponds avec une pointe d'humour que cette édition est plutôt soft : Pas de neige, pas de pluie, pas de rigole à franchir, pas de verglas et beaucoup de plat.

Au 29ème on rattrape 3 coureurs du 100 km. L'un d'eux est mal en point et vomit tous les kilomètres. Cette boucle est plus longue de 8km. L'organisation les a trouvé dans une zone plutôt sablonneuse avec quelques pentes relativement faciles.

Au 36ème nous franchirons le dernier point de contrôle. C'est le signe du retour.

Le premier coureur du 75 ou du 100 nous rattrapera au 37ème. A ce moment Christian doit changer la batterie de sa frontale. Je lui propose de l'attendre mais il préfère que je continue. Je me dis qu'il n'en peux plus et qu'il va suivre son rythme. Il reste une douzaine de kilomètres. Je me sens bien, pas de crampes, juste les quadris qui grognent dans les montées mais ça s'est normal.

Le retour se passe sans surprise. Plat, côte, descente, boue etc.... Je rattrape 2 coureurs du 50 et je me mets plusieurs fois sur le côté pour laisser passer les rares premiers coureurs du 75 et du 100.

A auffargis bifurcation vers Le Perray. Il reste 4 kilomètres. Pas fâchée que ça se termine. La fatigue est quand même bien là et le marathon de la semaine dernière n'est pas là pour faciliter les choses.

Au 47ème sur l'une des rares portions de bitume plate et roulante Christian me rejoint. Il était à 200 m derrière moi depuis son changement de batterie. Il se cale derrière moi pour les dernières bornes

Dans les dernières côtes j'accuse un peu le coup. Crampes aux cuisses en fin de montée. Je dois même m'arrêter quelques secondes dans la dernière côte pour calmer les muscles. Christian prend alors le lead sur quelques centaines de mètres.

Nous arrivons au Perray, le gymnase est à 1500m. Nous courrons tous les deux de front et franchirons la ligne d'arrivée main dans la main. Il me remercie de lui avoir permis de faire la seconde boucle à une bonne allure.

L'organisateur me dit que je suis première V3. Donc podium. Les marches sont hautes mais ça reste toujours un plaisir de recevoir un trophée. Philippe qui vient d'arriver 8ème sur le 75 et est 1er V3 sur ce format aura la gentillesse de me prendre en photo.

On a droit à un repas chaud. Saucisse et purée. Ça fait du bien. Je me change, pas de bobo aux pieds et je marche normalement. Je suis moins entamée qu'après le marathon de la Rochelle néanmoins avec les crampes aux cuisses une troisième boucle n'aurait pas été possible Il y faut encore de l'entraînement pour me lancer sur les grandes distances.

Je discute avec les coureurs présents. Et à 5h45 je rejoins ma voiture à 400m du gymnase. Ça pique. Le pare-brise est gelé. Je serai à la maison à 7h00 pour une bonne douche et quelques heures de sommeil.

La grande Origole, qui a lieu tous les 2 ans, reste l'un des trails les plus difficiles, sinon le plus difficile de la région en raison du terrain et de la date.

 

 

 

2 commentaires

Commentaire de bubulle posté le 06-12-2021 à 11:29:27

Ils sont bien, ces Christians, quand même...;-)

Content pour toi de cette belle course, qui laisse augurer d'un beau Raid 28!

Commentaire de Patricia.B posté le 06-12-2021 à 23:47:38

LE Raid28 ça va être une belle partie de plaisir. Au moins y'aura de quoi se laver les pieds, ça manquait un peu de rigole cet Origole ;)

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