Récit de la course : Le Clair de Lune 2006, par Tortue géniale

L'auteur : Tortue géniale

La course : Le Clair de Lune

Date : 4/11/2006

Lieu : Romans Sur Isère (Drôme)

Affichage : 783 vues

Distance : 50km

Matos : Bonnet ODLO.
T- shirt manches longues silk PATAGONIA.
T- shirt thermique ODLO.
Veste RAIDLIGHT MP+.
Sac RAIDLIGHT ENDURANCE.
Collant ODLO thermique.
Chaussettes FALKE trail.
Chaussures MONTRAIL HIGHLINE.

Objectif : Balade

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CLAIR DE LUNE 2006 : LE ROMAN DE ROMANS

Samedi 04/11/2006, 16h40, je pars de la maison pour me rendre à l’arrêt Montrochet dans le 2ème arrondissement de LYON afin de cueillir Baobab, Thunder et un 3ème acolyte pour nous rendre à Romans sur Isère.
Je me gare 10 minutes plus tard sur le cours Charlemagne, à 10m de 2 personnes sur le trottoir visiblement présentes pour donner du plaisir à la gente masculine … viendez à Lyon cours Charlemagne, vous verrez !…
Bref, je m‘approche de l’arrêt en question à pied et découvre un Thunder allongé sur un muret qui m’attendait. Une fois les présentations faites ( merci Kikourou ! ) nous patientons 10 minutes avant que se joigne à nous notre Baobab national avec lequel je fais connaissance ( re- merci Kikourou ! ), ce dernier nous présente alors à un pote qui était en fait assis à côté de nous, en la personne de Benoît, 50 ans, porteur d’un bérêt polaire orange à faire pâlir de jalousie tout Hollandais aimant le froid du Grand Nord…
Nous nous rendons par la suite à ma bagnole baptisée pour la sortie « Kikouroumobile » et nous voilà partis pour Romans sur Isère, enfin pas pour longtemps vu qu’un bouchon nous empêche de quitter Lyon rapidement.
Quelques minutes plus tard, on the road again ! on fait connaissance, on papote, on se marre.
Aire de Saint Rambert d’Albon : arrêt pipi pour tous, le stress d’avant- course je suppose, où Baobab nous présente une de ses portions magiques à base de miel, sel, eau et autre kloug de Sofia…
Une bonne demie heure plus tard, nous entrons dans Romans sur Isère…
Ne connaissant pas parfaitement l’endroit du départ, nous nous dirigeons d’abord vers le centre- ville où nous passons à côté des magasins d’usine ( snif ! ) avant de nous déclarer égarés, pas perdus, mais bien égarés ! Grâce à un autochtone, nous parvenons à retrouver la salle Aragon et arrivons sur site vers 18h30- 18h45 alors que la nuit pose son voile sur la ville… ( c’est zouli ça ! )
En entrant dans les lieux, je demande mon chemin à un badaud qui me fait alors aller dans la grande salle où les inscriptions se font. Une joyeuse équipe nous accueille et nous percevons alors un joli T- shirt et une carte de route qui devra être tamponnée à tous les points de passage.
Après quelques minutes de discussion, se présente une nouvelle fois à nous notre fameux badaud de l’entrée qui s’avère être notre Rodo ! Sherpa local avec lequel nous avons tant conversé sur Kikourou pour nous rencontrer en cette belle soirée.
Les présentations faites, Rodo s’excuse de nous laisser car obligations familiales obligent, il part manger à la maison avec ses beaux- parents… veinard !
Et là, c’est le drame… la pasta party d’avant- course va commencer…

-MOI : Bon, ben voilà le bon Beaufort que je vous avais promis, fraîchement râpé du matin.
-THUNDER : Voilà le dessert, un bon gatosport FENIOUX de 4 millions de calories par part ( oups ! )
-BENOIT : Je vous ai ramené une part à chacun de pâtes au fromage cuisinées par mes soins, voilà voilà ! ( re- oups !!! )
-BAOBAB : Ben de mon côté, voilà les pâtes du plat principal ! ( Et là, imaginez un Tupperware taille XXL avec du scotch à Mac Gyver tout autour renfermant après ouverture 1 KILO DE PATES CUITES POUR 4 !!! et si c’était que ça ! avec dedans des morceaux que j’identifie rapidement comme étant DES OIGNONS FRITS ! damned ! dire qu’ils ne me connaissent que depuis quelques heures…
( Dans un même temps, une des parties des plus intimes de mon anatomie prend attache avec moi en me disant que si j’avale ça, ça va ch…, pardon, que je risque j’avoir des problèmes dans un futur proche laissant penser qu’à la clair de lune, je risque de la montrer ma lune sur les chemins ! )

Sur ses entrefaits, nous commençons tous par l’entrée, donc des pâtes, qui passent plutôt bien.
Vient ensuite le plat principal, toujours des pâtes, mais celles de Baobab… chacun se sert dans la gamelle posée sur le réchaud. Un malheur n’arrivant jamais sans un autre, je me sers 3 fois, faut bien vivre quoi !
Le coup de grâce nous est ensuite donné par Thunder avec son gatosport, où je réussi après un ultime effort à manger un bon morceau.
Baobab et Thunder de leur côté se baffrent aussi, Benoît quant à lui se contente de 3 parts de Gatosport, sûrement dégoûté d’avoir assisté à une telle orgie de pâtes en si peu de temps !
Le repas terminé, je passe un coup de fil à ma femme pour lui prouver que je suis toujours vivant puis nous papotons de matos avec mes amis kikoureurs… où j’apprends que Benoît s’est pointé sur notre rando- course de nuit sans lampe de poche et sans ravito perso ( ! ) Je lui file alors ma lampe à main, la lune étant magnifique et le ciel sans nuage, je pense alors que je pourrai m’en passer.
Par la suite, nous nous reposons un peu comme nous pouvons, Thunder adoptant de son côté le look SDF entrée du métro station les Halles, couché comme une merde sur son matelas avec je ne sais quels vêtements sur la tronche afin qu’il dorme un chouia…
Vers 20h30, nous commençons à nous diriger vers les immenses vestiaires que nous occupons à 4 jusqu’au bout !
Dès lors, chacun s’habille à sa manière, Thunder profitant de la bonne ambiance pour aller aux toilettes afin de se délester… en ayant oublié son PQ… devinez qui le ramène alors ?… oh tristesse ! quelle vue…
A 21h20, nous voilà tous habillés et maquillés.
La salle est alors blindée de monde, on devine alors la présence d’autres coureurs vu leur tenue vestimentaire et Rodo nous revient dans un même temps, vivant !
Nous restons alors dans un coin de la salle puis vers 21h45, je décide d’aller dehors histoire de voir un peu quelle est le temps : ça pince un peu !
Ensuite : photo souvenir pour marquer l’instant puis les minutes s’égrènent rapidement ...( désolé, c'est flou mais c'est pas moi qui l'ai prise ! )
21h55, nous nous présentons tous les 05 vers le rond point du départ où un véhicule nous attend… 21h58, 21h59, pas une personne nous donner le départ et à 22h00, une espèce de trompette ou je ne sais quoi retentit. La bagnole quitte alors le rond point. Nous nous regardons alors l’air un peu ébêté et constatons que le départ vient en fait d’être donné !
Bon, ben en avant Guingamp !
Nous trottinons alors à allure tranquille dans les rues, traversons un lotissement avant de croiser une route puis nous nous retrouvons sur une piste cyclable. Pas besoin d’allumer le frontale, il fait super clair. On papote, le rythme est bien cool, le cardio est bon, bref, tout va bien !
Les premiers kil’ se font sur du plat, où je me sens extraordinairement bien, j’ai d’ailleurs cette drôle de sensation, celle de me retrouver meneur d’allure dans un des premiers groupes, ça, ça fait quelque chose ! ( larmes de joie … )
A moment donné, nous nous faisons doubler par des personnes vêtues comme si elles allaient au Lycée ou pique- niquer avec des bouteilles de rouge dans le sac…
Thunder et moi gardons la même allure, les autres étant à 10 mètres devant nous.
Le parcours s’élève tout doucement, ou automatiquement nous en profitons pour marcher à bonne allure histoire de garder le même rythme sans nous mettre dans le rouge.
Les chemins sont bien roulants, où nous évoluons entre ombre et crépuscule, c’est vraiment génial !
Nous nous retrouvons ensuite dans une forêt où le chemin s’élève encore, puis dégringole dans une vallée où de l’asphalte nous accueille. Arrivés tout en bas, la route s’élève rapidement vers un village où le 1er ravito nous attend au kilomètre 16…
Sur les lieux, quel bonheur ! plein de choses à boire, à manger, une ambiance très sympa… on s’attarde un peu. Thunder et moi avons la grande idée de boire un chocolat au lait chaud…
Nous repartons tous les 05 en pleine forme… jusqu’à ce que mon bide me fasse savoir que les pâtes aux oignons c’était moyen, mais le coup du chocolat chaud… oui, je le dis, je commence à flatuler lourd ! ( je lève les tabous moi Môôssssieur ! )
Une fois que l’odorama en pleine nature se met en place, je reprends de ma verve naturelle et profite du profil pour papoter avec les amis.
Chemin faisant, nous évoluons sur un profil peu cassant, notre chemin croise à un moment une espèce de rave- party avec une bonne musique de tarés qui casse un peu le calme de la nuit, puis nous croisons des personnes de l’organisation sur le chemin, arrêtées sur notre gauche en train de se réchauffer autour d’un joli feu de bois.
Par la suite, le chemin dégringole pour arriver sur une route où nous courons tous de front sur la gauche de la route, avec la lune dans l’axe : c’est vraiment magique ! Nous bifurquons ensuite sur la gauche vers un petit chemin qui
monte rapidement vers un village, où je place ma première attaque sur 3,50 mètres … Thunder fin énervé en profite pour bomber de son côté ! Nous tournons ensuite à droite pour nous retrouver sur la rue principale du village, laquelle donne ensuite sur un chemin à gauche qui nous mène au 02ème ravito, celui du 28ème kil’, yes !
Nous entrons dans une salle des fêtes où plein de personnes super gentilles aux petits soins pour nous nous donnent quasiment tout ce qu’on veut. De nombreuses rangées de tables avec assiettes et couverts me laisse penser qu’un bon repas se prépare… j’en profite pour enlever mes vêtements du haut pour ne laisser que mon T-shirt, histoire de ne pas me faire avoir une seconde fois à la sortie… je me sers alors 03 bols d’une bonne soupe bien chaude qui me font un bien fou puis nous repartons une dizaine de minutes plus tard au top !
Le chemin monte alors puis nous nous retrouvons en ligne de crête où nous surplombons toute une vallée à gauche et à droite, toujours sous le clair de lune. Inutile d’allumer la frontale, on voit super bien ! Les kilomètres défilent très rapidement malgré notre allure… puis Baobab ressent une vive douleur au niveau de la jambe gauche. Prudence ! nous ralentissons un peu puis lâchons tout doucement notre compère qui préfère opter pour de la marche rapide par endroit. Le chemin descend ensuite rapidement, se stagne puis remonte brusquement, histoire d’appuyer un peu sur nos jambes. Quelques minutes plus tard, nous nous retrouvons sur un chemin bien roulant qui donne alors dans un village où nous attend le dernier ravito avant l’arrivée.
Nous entrons dans la salle des fêtes où règne une ambiance un peu glauque, style bar à pochtrons à l’heure de fermeture… Je pointe ma fiche de course et bois quelques rasades de thé. Là, Rodo à la bonne idée de me filer un truc d’ISOSTAR à base de sel qui me fout à moitié la gerbe dès qu’il est avalé : mon bide déjà bien défoncé n’en demandait pas tant ! Baobab nous ayant rejoints entretemps, nous repartons de plus belle dans la campagne.
Nous évoluons alors sur des petits chemins qui montent petit à petit pour nous retrouver à moment sur des portions sablonneuses, beurk ! ça fait pousser sur les jambes ! Thunder toujours en forme en profite pour pousser sa machine, où Benoît le suit. De mon côté, le dieseliste sur des longues distances préfère faire le choix de la sagesse en gardant mon allure de base. Nous nous rejoignons tous par la suite et après un certain temps, un panneau annonçant ROMANS : 10 km nous fait douter car nous pensions vraiment avoir fait plus de chemin que cela !
Les kilomètres défilent ensuite avec un peu plus de difficulté, où nous nous retrouvons le long d’un champ sur des chemins très étroits et cabossés… les chevilles n’aiment pas ! puis nous progressons en traversant un gué, où une passerelle située juste à côté nous tend la main ! quel naze ! nous courons ensuite sur une petite route de campagne puis nous empruntons un sentier très ombragé que Rodo connaît puis AAAAAAHHHHHHHHH ! je me retourne et constate que Benoît est à terre après visiblement un roulé- boulé de toute beauté ! Il se relève et nous repartons sur ce chemin qui nous amène dans une pinède. On traverse le bois en surplombant à un moment un canyon sur notre gauche puis nous nous retrouvons quelques hectomètres plus loin dans un village… ça sent l’arrivée !
Le village passé, une interminable route nous mène à l’entrée de Romans, où Rodo est victime d’une bonne crampe à la jambe ! aïe ! ça va passer… nous attendons quelques instants et repartons pour rentrer dans Romans quelques minutes plus tard, où Rodo nous annonce que l’arrivée est vraiment très proche.
Je devine la salle des sports un peu plus loin sur la gauche et nous forçons l’allure pour emprunter les dernières rues puis l’entrée du parking avant de nous retrouver devant l’entrée du gymnase ! YOUPI, c’est fait !
Nous pénêtrons dans la salle où un silence règne alors que nous sommes tous heureux d’avoir fini.
Nous attendons quelques minutes pour faire baisser la pression puis nous prenons nos affaires pour la douche bienfaitrice… et quel bonheur ! on se marre, on fait le point, tous émerveillés d’avoir fini sans aucun ennui de santé !
Baobab nous rejoint quelques minutes plus tard puis nous nous retrouvons dans la salle plongée dans le noir pour nous étirer un peu et nous reposer quelques minutes sur des matelas de sport … jusqu’à ce que je découvre qu’on sert des boissons chaudes à l’entrée avec de la pogne, sorte de brioche du coin avec de l’eau de fleur d’oranger à l’intérieur ! miam !
Nous partageons ensuite le verre de l’amitié des kikoureurs avec un cidre ramené par Thunder puis nous regagnons ma kikourou mobile pour le trajet du retour après avoir fait nos adieux à Rodo… trajet beaucoup plus calme que l’aller d’ailleurs !
Je lâche ensuite Thunder et Baobab puis raccompagne Benoît devant chez lui.
Je rentre chez moi en plein jour et me couche alors à 08h00 pour 03 SUPERBES HEURES DE SOMMEIL ! AAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHH !!! ras le bol de dormir aussi peu !
Bref, la journée du dimanche se passe sans encombre puis aucune trace de ce périple n’apparaît le lendemain ! quoi ? un entraînement de 50 bornes, c’est plus rien maintenant ! ( estime de soi +++ avant la Saintélyon ! )
Les jours suivants, no problem, mes jambes ne me font pas du tout souffrir et ma gnac se renforce à l’approche du 03 décembre !
Bref, cette sortie « en endurance » n’a été que du pur plaisir du début à la fin ! mes détracteurs diront que des odeurs à certains endroits proches de ma personne étaient à la limite du supportable, mais je dois dire qu’à ma décharge, certaines de ces personnes ont tourné avec moi depuis ! na !

4 commentaires

Commentaire de thunder posté le 19-11-2006 à 16:57:00

J'avais déjà des courbatures aux abdos mais je dois reconnaitre que ça fait un bien fou de revivre ces fabuleux moments
@+

Commentaire de Baobab posté le 19-11-2006 à 20:27:00

Grand plaisir de te lire Biru.
Merci pour ton CR, c'est vraiment intéressant d'avoir tes impressions. A bientôt pour la Saintélyon !

Commentaire de Zeb posté le 20-11-2006 à 16:24:00

Super sympa ce CR !! au plaisir de ce voir à la lOCO avec les autres Kikoureurs...et si par hasard, ils servent des pâtes aux oignons à la Loco et que l'on se croise sur le parcours, je prendrais soin d'être légérement en retrait....

Commentaire de Zeb posté le 20-11-2006 à 16:25:00

Super sympa ce CR !! au plaisir de ce voir à la lOCO avec les autres Kikoureurs...et si par hasard, ils servent des pâtes aux oignons à la Loco et que l'on se croise sur le parcours, je prendrais soin d'être légérement en retrait....

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