Récit de la course : Le Clair de Lune 2006, par thunder

L'auteur : thunder

La course : Le Clair de Lune

Date : 4/11/2006

Lieu : Romans Sur Isère (Drôme)

Affichage : 1030 vues

Distance : 50km

Matos : Sac rlight avec couverture de survie, poche à eau lafuma et polaire lafuma
tikka, bonnet lafuma, polo lafuma, cuisard long asics, trabucco et xsocks

Objectif : Balade

5 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

6 autres récits :

Le récit

Le Clair de Lune Romans sur Isère le 4 novembre 2006


La découverte


Vous l'avez partagé en direct grâce au post de Rodo.


La préparation


Pour le physique heu comment dire bof pas grand chose cf mon carnet d'entraînement.

Pour la logistique alors là y'a du gros (non pas moi, l'organisation), des dizaines de pm et de mails entre les différents protagonistes. Il y a répartition des tâches :

Rodo à la météo il joue le sherpa local

Baobab à la cuisine

Biru à la conduite et au fromage

Thunder pour le dessert et la picole

J'angoisse un peu devant certains pm de Baobab : « 

Je vais préparer un accompagnement à base d'aubergines frites, ail, oignon, muscade. Il devrait y avoir du fromage aussi.

 »

A l'approche de la sortie la pression (pas la bière, l'autre) monte.

Mercredi sortie vélo et voilà t'y pas que je me casse la gueule les pieds toujours accrochés au vélo. Le genou droit déjà fragile s'allège de quelques grammes de peau sur le bitume.

Jeudi soir petite séance de répétitions dans les côtes de Fourvière il fait froid mais je suis bien équipé. Pendant que j'en bave dans les escaliers je percute que dimanche je vais me taper plus d'un marathon avec du dénivelé et de nuit par dessus tout. Tout ça au milieu d'un programme d'entraînement visant à arriver en top condition à la saintélyon pour faire 8 heures ou moins.

Oula je dois devenir fondu ou peut être même bien ultrafondu :roll:

Vendredi 12 bornes de vélo pour aller voir Raideur qui me donne ses derniers conseils ma nouvelle poches à eau et qui commence à regretter son inscription au Toussitrail (d'ailleurs un petit CR détaillé ça serait pas mal)

Samedi passages répétés à la pharmacie (arnica, glace gel de froid, smecta...) petite courses à Casino (gerblé amande, chocolat, eau gazeuse...)


L'avant course


1)la rencontre


Samedi après midi


Je suis en retard en cours pas grave je vais préparer mon sac et faire une sieste.

15 heures une petite dose d'arnica et roule marcel.

Entre la bouffe les affaires pour courir je me trouve avec un sac de voyage remplit à déborder plus mon sac de course avec la poche à eau remplit à l'isostar.

16h15 je quitte mon appart un peu angoissé mais pas tant que ça.

16h34 d'après le texto envoyé je suis dans le T1 direction montrochet, Baobab fonce vers la Part Dieu

16h52 arrêt Mont Rochet terminus du tram texto à Biru. Un mec avec un béret orange est assis, il a l'air d'un randonneur mais le béret pourrait cacher un membre du zoo (naan pas eux c'est déjà le bon bordel s'ils viennent on va se faire vider par les orgas). Je m'affale sur un banc en attendant et voilà un type pas très épais avec une tête joyeuse et des merrel aux pieds qui arrive. Contact établi avec le Biru. On se dirige vers sa voiture qui deviendra la kikouroumobile. Deux jolies blonde à la voie rocailleuse sont limite assises sur son capot. :mrgreen:

Retour au tram

Voilà un mec qui descend avec le sac de rando, plus un sac de voyage et un bonnet violet c'est le baobab, il se retourne vers l'homme au béret. Oulala Toute la bande est au complet :

Biru Baobab Benoit et l'intrus Thunder.


2 ) Le voyage


On charge notre foutoir dans la kikouroumobile. :mrgreen:

Et on the road again, enfin après 500 mètres on se tape un bouchon pour sortir de Lyon donc on y va molo.

Nous voilà lancé sur l'autoroute ça papote sec, les papas échangent conseils et astuces (creme nok ou spécifique pour le bébé, entraînement nocturne avec ravito biberon toutes les deux heures). :mrgreen:

Vienne mon ancien chez moi je montre mes parcours d'entraînement. On continue la descente vers le sud, on papote toujours.


Sortie Chanas direction Anneyron pour le magasin Lafuma, pas cette fois non vraiment on va à Romans z'êtes sur les gars en plus c'est pas pour du shopping? On sort pas de l'autoroute oki bon d'accord j'insiste pas.


Aire d'isardrome arrêt pipi on lâche les fauves, on sort les bouteilles du coffres, certaines ont de drôles de couleurs.


Sortie à Tain l'Hermitage la fabrique Valrona est juste à coté, on s'arrete pas nan? Bon toujours direction Romans.


Sur notre droite le centre hospitalier, puis Romans centre.

A ce moment on sent la grosse organisation. :mrgreen:

qui a pris l'itinéraire?

Personne pas grave ça doit être fléché, non?

Bon ça doit au moins être indiqué sur les cartes des arrêts de bus?

Alors on envoie le thunder vérifier, en réalité on me jette au coin d'un arrêts de bus. Le portable tombe de la voiture au passage sous les rires des compères prévenus quelques minutes auparavant de la capacité antichoc du tel.

Trouver la carte sur l'arrêt de bus, ok mais quelle carte? Et quoi sur la carte? échec critique pas grave on va demander au gens, ha non personne connaît, c'est fichu on est perdu (ça ressemble de plus en plus à une chanson de bénabar). Mais non finalement une charmante autochtone nous indique le chemin et puis le balisage apparaît.

Nous arrivons tant bien que mal (enfin plutôt mal que bien) au gymnase.


  1. Kikourou team dans la place


Nous entrons enfin dans le gymnase. Un charmant local nous indique le lieu de retrait des dossards. Inscriptions pour certains, retraits des carnets de routes pour d'autre et correction des bulletins pour Baobab. Tout est bien organisé ça roule pour nous. Benoît sympathise avec un joli canidé. Quand soudain on se fait interpeller par un kikoureur, zut j'avais oublié qu'on avait rendez vous avec un local.

Rodo nous présente le parcours, nous explique les difficultés à prévoir. Bon les gars le temps file il est 7 heures passées si on veut avoir nos 3 heures il va falloir se magner de grailler.

Rodo part retrouver la belle famille


  1. Kikourou team à table


On s'installe dans l'entrée de la salle, il y'a une table et des chaises de quoi faire notre bonheur

Alors là c'est le gros morceau, on m'avait prévenu que les kikoureurs étaient des sauvages mais quand même à ce point.

C'est maintenant qu'on vérifie que l'orga a bien tourné.

Alors Biru a le gruyère pardon « le beaufort rapé frais de ce matin »,

Benoit a ramené une portion individuelle pour chaque personne de pâtes fraîches aux différents bleus « préparée avec amour »

Thunder a le gato sport au chocolat

Et le dernier non des moindre Baobab sort une essoreuse à salade scotchée remplie de pâtes au oignons et aux herbes et des pots de sauce tomate

Les deux réchaud sont posé sur la table, chacun a sa petite boisson miracle.

On s'active sur les fourneaux

Pendant que ça chauffe on déguste en entrée les pâtes de Benoît

Puis on passe au plat de résistance, les pâtes de Baobab, miam une bonne dose de sauce tomate une poignée de gru. Puis on remet ça, au bout du 4ème tour on lève le pied, je commence à caler (maintenant je manque d'endurance pour les grosses bouffes)

Le dessert Gato sport à haute digestibilité pour faire descendre le tout. Benoît ce fourbe n'a pas touché aux pâtesmais se rattrape légèrement sur la gateau. Si avec tout ça on se fait une hypoglycémie.

Petite vaisselle expresse aux toilettes. Puis préparation mentale.


  1. les préparatifs


Par avance je nie l'existence de tout cliché parlant d'une épave allongée dans la salle Aragon. Pour mon fan club féminin la personne avachie que vous voyez sur les photos ne peut être le fringuant jeune homme que je suis. :mrgreen:


Me méfiant des voyages en voiture je m'allonge dans le hall sur le sol les jambes posées sur le radiateur qui chauffe pas. Il fait froid dans ce hall, en plus les petits vieux parle bien fort. Un paparazi me tourne autour, j'ai oublié mon duvet et je suis excité comme une puce, le baobab est en pleine conversation avec Benoit juste a coté. Bref ça va pas. Baobab contre un tapis de sol me prête son duvet « 1945 qui a fait la guerre » c'est presque chaud mais les vieux parlent toujours shreugneu

20h14 faut que je dorme

2h17 faut au moins que je me détende

20h34 le temps passe quand même

20h40 wake up je rejoins le groupe on commence à parler matos, Biru exhibe ses « chaussures de chantier ».


La kikourou team s'expatrie en plusieurs voyages dans un vestiaire (c'est dingue le bordel qu'on se trimballe). On se retrouve dans un vestiaire. Nous sommes seul avec deux chiottes pour nous. Ce lieu reste le coin de brassage des cultures on réunit un traileur, un coureur sur route néo traileur, un randonneur et un ancêtre coureur sur route. Chacun y va de sa petite technique et apprend de l'autre. Certain partirais couvert pour traverser le pôle sud, certains squattent les sacs à dos des copains, d'autres friment avec leur veste Rlight super légère et certains parlent de vaseline.

D'ailleurs sur 4 kikoureurs dans le vestiaire l'un utilise de la nok le second un restant de vaseline, le troisième de la crème pour bébé et le dernier de la bande anti frottement.

Biru offre des plaques de compeed pour tous. Parfait juste sur mon genou rapé comme ça je glisse la genouillère dessus. Petite passage aux toilettes pour chacun histoire de se vider des pâtes, et comme une buse je suis le seul a ne plus avoir de PQ, pas grave j'ai un rouleau dans le sac (je nie évidement toutes les témoignages sur ma posture ridicule à ce moment).

Le père Rodo débarque il paraît qu'il y'a foule dans le gymnase pourtant personne n'est venu embêter notre bande de sauvages. On recharge nos affaires dans le kikouroumobile ça pince sur le parking. Petite séance photo à la fraiche. On retourne se mettre au « chaud » dans le gymnase. Petite séance d'étirements et de déconne dans notre coin du gymnase, la kikourouteam est chaude comme la braise. On commence a faire les répérages de la concurrence, il y'a un grand nombre de randonneurs du très sportif au beaucoup moins sportif. D'ailleurs je crois que j'irais bien traîner avec une jeune femme mais non les copains on va pas aller se peler dehors et zut. Nous voilà vers le départ derrière la voiture radio qui nous lâche ses gaz d'échappement dans le nez (zut pour l'oxygénation).


La course


Le départ


On se met derrière la voiture Baobab se fait appeler par sa femme. C'est le joyeux foutoir ça déconne sec et tout d'un coup coup de sifflet et les sauvages sont lachés après un moment d'hésitations. Pour une fois les kikoureurs sont en tête, nous servons de meneur d'allure pendant les 500 premiers mètres, le cardio tourne bien 150 bpm et puis quelques sauvages prennent de la distance.

Nous tournons dans un petit lotissement. Nous croisons quelques voitures mais rien de bien méchant. Nous déconnons sec dans le peloton (peut être un moyen de masquer l'appréhension). :oops:

Sortie de Romans sur Isère la randonnée emprunte une sorte de piste cyclable c'est roulant et plat pas mal pour se chauffer. Premiers arrêts pipi pour certains.

La machine monte en régime premiers faux plat montant et sortie du bitume. Un chien nous surprend par ses aboiements. Tout d'un coup un groupe de sauvage bruyant arrive fort par derrière et nous demande de façon peu urbaine le chemin. Ils s'éloignent dans la nuit, ils avancent en peloton et ça a l'air de rouler, le matos n'est pas top mais ça roule sec devant. On a l'air ridicule avec notre top matos raid light et nos allures d'escargots. Mais on est pas là pour le chrono alors be cool. :twisted:


1 er tronçons


Les souvenirs sont plus très net alors il y'a peut êtres des passages du deuxième tronçons qui se balade mais les collègues me corrigeront.


Les kikoureurs avancent cool. On profite, c'est plat alors on s'échauffe, on traverse quelques routes les signaleurs sont bien présents pour assurer notre sécurité. Les cardio tourne vers 160 et ça monte pas. Tout va bien. On reste relax. Quelques faux plats montant mais rien de bien méchant. Finalement on attaque une petite côtes la machine chauffe j'enlève ma veste.

Deux personnes en survet ,basket à la virgule de frime et sac à dos nous fument pendant ce ralentissement Ma mère m'appelle tout va bien j'ai un peu le nez pris ce qui vaut encore des fous rires de la part de mes collègues. En effet le mucus étant un peu épais les tentatives pour se moucher sont inefficaces, d'ailleurs je suis bien embarrassé quand ma mère m'appelle elle trouve que j'ai le souffle court.

Le premier coup de cul vu notre allure peinarde me fait regretter les battons mais ça dure même pas 50 mètres. Puis nous arrivons sur une piste forestière super roulante alors on éteint les frontales et on déroule. Enfin l'allure reste modeste mais on se chauffe. Avant d'attaquer une descente des signaleurs au milieu des bois ont allumé un feu on échange quelques mots à la volée mais les bouteilles sur les tables nous donnerais presque envie de nous arrêter. A ce moment je débute mon apprentissage de trailer nocturne. On attaque une descente en sous bois. Le Biru qui se dit pas descendeur maitrise son affaire. Alors je le suis discreto après un arret pipi. Le pur routier galère un peu mais il a un genou foireux. Le randonneur randonne bref on avance tranquillou. La descente se prolonge avec un peu de hors piste, nous doublons un coureur avec deux superbes chiens. Nous passons à coté d'un élevage de volaille. La descente se finit on arrive à une intersection, le véhicules des signaleurs est bien visible et on attaque une longue côtes en bitume. Donc la kikourou team marche on roule diesel nous. En haut de cette rampe le ravito nous attend.


1 er ravito Le chalon 17 km


L'ambiance, nous arrivons dans le village endormis. Le ravito est dans la cours d'une école. C'est magique après la solitude de la nuit de débarquer à la lumière de rencontrer des gens. On commence à faire pointer nos carnets de route puis on essaye de la jouer civilisé devant les charmantes secouristes

Alors là on fait toutes les erreurs à faire, d'abord on ne se couvre pas, ensuite on se prend tous un chocolat chaud et y'a pas tortiller le lait c'est bof pour finir la digestion des pâtes de baobab.

Mise en garde : si baboab vous propose une pasta party parlez de la reproduction hermaphrodite des escargots.

Bref détournez la conversation, les pâtes du Baobab sont dotées de qualités détonantes http://yelims.free.fr/IPB/Invision-Board-France-630.gif

Ensuite je teste le ravito de la poche à eau mais c'est dingue comme l'ouverture facile ne facilite pas le rechargement rapide. Bref on repart tant bien que mal.


2eme tronçons


Tentative d'arrêt pipi en plein village de Benoit. Une voiture de bénévoles masque les marquage au sol (c'est gens là devrait pas être sur les courses ils gênent tous le monde), bref on rappelle à l'ordre une concurrente qui aurait put partir pour un 100 bornes. Le chemin descend et on se caille. Très vite en sent l'effet négatif du cacao. La kikourou team devient la kikourou gaz team et ça ne s'arrêtera pas avant l'arrivée. Le tracé passe sur un pont. A force de discuter et de pas regarder où je vais j'ai failli passer à coté ou par dessus la balustrade. Petite pause pipi après le pont et on relance pour attraper les sauvages qui ont pris de l'avance dans la montée. Dans un champs sur la bas coté il y' a une épave qui pourrit.

Même si plein d'images de la nuit restent je n'arrive plus à les localiser. Je me souviens juste de la musique de la free party, de quelques ruines et de chemins roulant, de fermes au milieu de nul part. En plus ma frontale faiblit sérieusement

Rodo nous avait annoncé un terrain sec et manque de bol je ne vois pas mais je fout le pied dans une belle flaque de boue. Certains chemins sont un peu piégeurs : beaucoup de feuilles mortes et des grosses pierres en dessous qui veulent s'attaquer à nos chevilles. Peu de temps avant le descendre vers le 2eme ravito la lassitude me fait brancher le baladeur. La techno me redonne un peu la patate, je commence à bouger mon corps, d'où chambrage. Rodo commence à perdre les pédales il ne reconnaît plus le paysage pourtant nous ne sommes pas perdu alors on continue.

Nous nous retrouvons sur une route plus large alors nous faisons front au lieu de serrer à droite. Devant nous un coureur solitaire est au milieu de la route c'est vraiment une superbe image. Soudain petite bifurcation sur la gauche nous fait quitter la route juste au moment où Benoit se sent bien. Sur ma gauche le Biru lance une accélération alors je me prend au jeu et je lâche les jambes mais ce fourbe de Biru stop tout de suite son effort. Rien à battre le ravito est au bout alors je me fais un petit plaisir solitaire. Ce petit raidillons en graviers avec des escaliers pour rentrer dans le village me fait très plaisir. C'est magnifique la village est assez ancien il se dégage une atmosphère particulière. Arrivé dans le village je me trouve un peu tout con à chercher la ravito.


2eme ravito Montmirail 25 km


En redescendant dans le village on y arrive. Rodo nous avez mis en garde contre le confort de ce ravito et de la risque de perte de temps.

Pointage à l'entrée de la salle pour commencer. Ensuite on enlève des couches histoire de pas trop souffrir en sortant. Le reste de la bande débarque. Nous retrouvons dans le gymnase certaines personnes qui nous ont dépassé au début, certains sont cuits mais d'autres ont du continuer . Une trailleuse décide comme prévu de s'arrêter ici pour être en forme pour la saintélyon.

Des bénévoles prépare la soupe et les boisons chaudes. La soupe nous attend, c'est bon et ça fait du bien au moral, une ou deux madeleines quelques étirements et un changement de piles pour la frontale, Benoît charge les mules. Rodo prend le large. On finit de boucler nos sacs .Quelques palabres plus tard nous revoilà dehors. Ndlr j'ai laissé mon bol sur la table au lieu de la rapporter aux bénévoles, j'en suis vraiment désolé mais j'ai dans l'excitation du départ oublié de rapporter ma vaisselle salle


3eme tronçons


Selon Rodo il y'a 10 km jusqu'au prochain ravito.

On sort à peine et pour rejoindre la route une marche de 40 cm. De suite ça monte alors on adopte la technique diesel même nombre de tours mais variation d'allure en fonction de la pente. La route suit plus ou moins une crête, avec le ciel éclairé on y voit quasiment comme en plein jour. C'est que du bonheur. Au loin une silhouette solitaire sur la route, on utilise nos sifflets, le grossier personnage se retourne mais continue son chemin. Finalement on refait la jonction avec Rodo. La gaz team est au complet. Au sommet de la cote on quitte le bitume pour du chemin. C'est sympa on se trouve sur la ligne de crête on descend gentiment. J'en profite pour perdre la pipette de ma poche à eau ce qui me permet de prendre une pause. Tout d'un coup nous revenons dans une descente un peu raide en bitume. Là ça casse. Baobab commence à avoir mal de façon diffuse et mon genou se réveille. On lève le pied. On décide d'avancer chacun à notre allure. Baobab traine un peu derrière. Je colle le train et la douleur passe ouf. On remonte pour arriver sur une crête en face le Vercors. J'essaye de prendre une photo mais bof. La balade continue nous descendons vers le 3 ème ravito


Le 3eme ravito Triors, 38 km 5 heures de courses.


L'arrivée au ravito est étrange. Au moment où nous arrivons dans le village un bénévole réajuste le balisage (ça fait un peu impro). La salle des fêtes nous attends. Même routine tamponnage sans tampon du carnet de route (selon le tamponneur environs 30 coureurs sont passés avant nous), boire un coup, manger un morceaux, rincer la pipette qui est tombée, étirements, vidange et repartir. Baobab arrive avec quelques minutes de retards. Biru teste les anti crampe d'isostar, ça à au moins le mérite de le réveiller, commentaire du testeur « c'est pas possible mais chez isostar ils doivent avoir des testeur pour le goût dégueulasse » Rodo avait passé pas mal de temps par le passé mais cette année on ne traîne pas. L'ambiance est étrange. Il y' a moins de monde. On dirait une fin de soirée. Bref l'ambiance au ravito va en se dégradant.On repart.


3eme tronçons


Maintenant il nous reste une douzaine de kilo pour finir. On avance à quatre. Biru mène le train d'une main de maître. On s'économise. J'essaye de mener le train mais derrière ça suit pas alors je me remet dans le peloton. Devant nous il y a quelques silhouettes qui avancent. On arrive à leur niveau. Le chemin est au fond d'un ravin et il y a des maisons troglodytes. Nous arrivons dans un champs nous dépassons quelques coureurs.

A un moment le parcours passe dans une champs labouré en voulant indiquer un trou à Rodo je manque de ma casser la gueule. Face aux appuie fuyant j'accélère involontairement le rythme. A la sortie du champs Rodo demande une pause. Pas de problème on s'arrête tous. Le routier râle contre le parcours, Rodo souffle et je simule le bonheur. Nous reprenons la route. Puis un passage de gué alors le Biru traileur basique se jette à l'eau on suit alors qu'à moins de 2 mètres une passerelle nous aurait permis un passage facile « on est traileur ou on l'est pas » 'spèce de brut biru!

La balade se continue nous arrivons à une intersection selon Rodo les signaleurs devrait être présent mais personne nous attend. Nous retrouvons les chemins. Nous venons probablement de franchir le kilo 43 nous sommes une fois de plus marathonien. Virage à gauche et chute à l'arrière du peloton. Benoît fait un roulez boulet alors que le chemin semble presque lisse. On s'arrête mais l'ancêtre à l'air en pleine forme malgré l'impact sur son genou défaillant. Le groupe repart un autre vétéran se joins à nous. Rodo m'indique des flaques sur la gauche alors je bondis à droite et droit dans les flaques. Tien Rodo connaît pas sa droite et sa gauche, heureusement on fait pas de la CO. :mrgreen:

Dans mon esprit je commence à trouver le temps long. En plus Biru cherche à nous ménager donc on marche de plus en plus on va finir par pas y 'arriver à ce rythme les kilomètres passe plus lentement. On se balade dans le sable mais les racines, les cailloux et les marchent dépassent alors le peloton les signale mais ça n'évite pas la chute du vétéran qui nous suit. Nous arrivons dans un village, je ravitaille la personne qui m'a confié sa bouteille et elle la dépose là au milieu du village. Je suis peut être un néo traileur mais si je laisse cette bouteille en place je crois que ça va me poser un problème de conscience. (ce qui est marrant c'est qu'en course sur route ça me pose moins de problème de tout larguer après un ravito). Donc je me retourne pour récupérer la bouteille malgré l'incompréhension de la personne qui l'a abandonnée. Je demande à Biru de me la mettre dans le sac mais il la garde à la main. Pas frais le bonhomme. Maintenant il nous reste moins de 5 kilomètres sur la route, on traverse un village. C'est le calme plat. Je sais pas ce que Benoît vient d'avaler mais il cavale. Maintenant la salle Aragon n'est plus loin. C'est bientôt la fin et soudain le drame Rodo a un début de crampe. Nous sommes à moins de deux kilomètres de la fin c'est trop injuste.Tant bien que mal notre convoi repart. Nous arrivons sans encombre on laisse passer Rodo devant, il accélère sur le parking. Nous rentrons dans la salle.

6h45 c'est fini. Nous faisons pointer notre carnet de route. Nous sommes dans le top 30, c'est la 1ere fois pour nous tous.


La fin


On se retourne un peu. Je suis officiellement coureur d'ultra et je deviens traileur. J'ai vu ce qu'il y'a au delà du marathon. C'est que du bonheur. Le vétéran qui est tombé est accueillit par sa famille. Il a le sourire malgré son visage râpé. Bref c'est la joie.

Nous sommes dans le gymnase. Bonne douche chaude, joyeuse déconne (un coureur changeant de vestiaire à poil). Chacun y va de son produit de récup. Pour éliminer les petites douleurs. Baobab arrive quand nous sortons de la douche soit 7 heures après être parti.

On fait un petit somme dans le gymnase puis on va profiter du ravito final. Pogne à volonté et boissons chaude. Je sors le cidre ramené de Normandie et on arrose notre balade et notre accession à l'ultra pour Benoît et moi, et aussi le chrono de Rodo et surtout cette rencontre de kikoureurs. Les gens nous regardent bizarrement et se demandent comment nous faisons pour carburer au vin blanc peu de temps après notre arrivée.On essaye de recharger la voiture mais le gel bloque la serrure du coffre. En sortant du parking un bus dépose les abandons. On aperçoit notre équipe survet et belle baskets, leur démarche de cowboy pourrait être risible mais en même temps je trouve ça toujours un peu triste.


L'après course


10 heures de sommeil plus tard :

Même pas mal. Quelques petites douleur mais 3 fois rien. Au niveau des pieds quelques soucis : un ongle fragilisé et un peu chaud sous un pied.


Le bilan


Superbe sortie d'entraînement, des milliers d'images, des odeurs par dizaines (quoique une prédominance de d'hydrogènes sulfuré), mais surtout beaucoup de plaisir, sur un parcours relativement facile. Une ambiance pas mal mais comme l'évoquait Matthias nous avons du raté le gros de la fête avec notre arrivée précoce.


Remerciements



  • les bénévoles présent tout au long de la nuit pour que nous puissions assouvir notre vice

  • Les kikoureurs pour leur joie et leur bonne humeurs : Rodo comme guide local, Biru comme meneur d'allure et conducteur, Baobab pour l'intendance lourde



Edit les photos de biru :

à table

Là c'est sérieux on MANGE:!:



no comment

tentative de récupération



gaz team

de gauche à droite : thunder, rodo, biru, baobab

la kikourou dream team

ou

la kikourou gaz team :wink:

5 commentaires

Commentaire de L'Castor Junior posté le 10-11-2006 à 16:54:00

Très chouette CR thunder !
Ah, les premiers émois de l'ultratraileur / ultraraideur !
Bon, je n'ai pas compté les pauses-pipi et autres dégazages de méthaniers, mais on sent surtout que vous vous êtes vraiment éclatés, et c'est bien ça l'essentiel !
On se retrouve de toute façon à la Saintélyon !

Commentaire de Baobab posté le 10-11-2006 à 22:10:00

m'enfin !!!! Mes pâtes au méthane ???? On m'aurait menti !!!


Excellent ce CR. Je démarre le week end heureux et positif. Un pur moment de fraîcheur.

Je te rebaptiserais bien Thunder, l'ultra rédacteur (2 dans la semaine, enlevez lui les piiiiiles !!!!)

Commentaire de NoNo l'esc@rgot posté le 10-11-2006 à 23:44:00

Wouais ! très sympa ce CR, et très drôle !
Pas une minute de répit dans tout ça ...
Je te reconnais bien là, Thunder, toujours à donf...
Bravo au rédacteur et à la Kikourou-team !

Commentaire de raideur69 posté le 12-11-2006 à 22:15:00

Bravo!!!! thunder,je ne suis pas étonné de ton CR,une aisance verbale qui se retrouve à l'écrit,quant aux propos que tu me prête sur les dames,je te tiens pour seul responsable de ton verbe mon jeune garçon.
A bientôt et bravo..

Commentaire de rodo26 posté le 19-11-2006 à 10:57:00

Bravo Thunder pour ce CR qui relate bien l'ambiance de cette nuit. Petite rectification le feu de bois de signaleur était dans le 2° tronçons. Je valide ton CR, je n'aurais pas fais mieux.
Merci pour cette nuit inoubliable.
A l'année prochaine, côté Bourg de Péage !!!!!!

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Votre annonce ici !

Accueil - Haut de page - Aide - Contact - Mentions légales - Version mobile - 0.18 sec
Kikouroù est un site de course à pied, trail, marathon. Vous trouvez des récits, résultats, photos, vidéos de course, un calendrier, un forum... Bonne visite !