Récit de la course : Glacier 3000 Run 2009, par Duvi

L'auteur : Duvi

La course : Glacier 3000 Run

Date : 2/8/2009

Lieu : Gstaad (Suisse)

Affichage : 586 vues

Distance : 26km

Objectif : Balade

2 commentaires

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Pas d'autre récit pour cette course.

Glacier 3000

C'est mon 2e week-end de célib (ma femme et mes enfants sont en Italie pour 2 semaines). Donc c'est la foire la semaine et la course le week-end. Ce week-end j'ai décidé de faire 2 courses: Glacier 3000 et Sierre-Zinal, afin de tester ma capacité à enchainer 2 courses à la suite et de tester ma récupération suite à ma grosse course de dimanche passé (trail des Fiz, 65km/5300D+) ... car tout ceci m'amènera ,si tout va bien, à des trails à étapes (3 à 6 jours de trail à la suite), ce que je souhaiterais faire peut-être l'année prochaine.

Ce week-end, je me la joue écolo et tranquille (quoique c'est plus d'organisation), je décide de me la jouer 100% transports publiques. Faut dire qu'avec le billet à 35 CHF de la commune, j'ai pu relier Genève-Gstaad et Gstaad-Grimentz. Pô mal ! Donc réveil à 5h15 du mat samedi, je mange les restes du Gatosport de la semaine passée, et hop je saute dans le tram de 5h56. 20min plus tard me voici à la gare et je file pour Gstaad, en prenant depuis Montreux le train panoramique. Super wagon avec les côtés du toit vitré, superbe vue sur les nuages et le brouillard ... et oui, il faut un temps de chiotte, comme d'hab quand je vais courir ces derniers temps (sur 4 trails cette année, c'est le 3e sous la flotte, je vais bientôt me transformer en crapeau, croa, croa !).

Gstaad est un magnifique village de luxe, mais l'endroit est très sympathique. Je retire mon dossard, me change, dépose mon sac pour l'arrivée, tout cela selon un planning chronométré (entre l'arrivée du train et l'heure du retrait du dossard et la dépose du sac, le petit caca et l'échauffement ... pas une minute à perdre ! taillo taillo). Je m'échauffe jusqu'à 3min avant le départ .... et c'est parti mon kiki.

On traverse la rue principale, entre les montres, les bijoux et les gouttes d'eau qui tombent du ciel. Mais je me suis équipé .... collant long, 2 vestes de pluie, 1 gilet, 2 t-shirts et 1 mini bonnet, tout ça dans mon sac de trail. Faut dire qu'ils annoncent (selon la météo de la veille) des orages ... et à 3000m, c'est la neige et le vent assuré ! Mais visiblement, je suis le seul a avoir regardé la météo ... ou à avoir couru sous la pluie. Je suis le seul à avoir un sac de trail (aller on est 2 ou 3 ...). La plupart a juste une petite veste, mais beaucoup n'ont rien d'autre qu'un short court et un .... marcel comme t-shirt !!! (tarés les mecs !!!!). A l'arrivée il ne faisait guerre plus de 3 degrés et on a eu un bol monstre, pas d'orage, pas de pluie battante et surtout pas de vent ! On était à 2 doigts de se refaire le drame du Mercantour. Y’a même un coureur qui s'est foutu de ma gueule au départ ... attend mon coco, quand il fera 15° de moins la haut, on en reparlera ! Et effectivement lorsqu'on est redescendu en téléphérique, au retour, la cabine vibrait tellement il y avait de coureurs qui grelottaient ... et moi j'avais bien chaud ! J'ai écris à l'orga pour leur suggérer d'imposer un minimum de matériel obligatoire (couverture de survie et veste) ...

Revenons à la course. Elle me rappelle à 100% le marathon de la Jungfrau. Plat sur la 1ere partie et grosse montée jusqu'à la fin. Très joli paysage. On longe un fond de vallée en traversant 1 ou 2 villages (ce qui crée de jolis bouchons, vive la voiture !), le tout sur des chemins carrossables, routes à 1 voie et sentiers. Mais voilà, au 16e km, ça change et la grimpette commence pour les 10 derniers km. Heureusement que ça monte, car c'est plutôt mon point fort ... car au plat, je me suis fait dépasser du début à la fin. J'en reviens pas, pourtant je suis assez en forme, sans être dans un jour exceptionnel, mais je paie peut-être la course de dimanche passé. Bref, je vais à mon rythme, et je me dis que je vais tous me les refaire à la montée.

Donc c'est parti pour la montée, 4km de piste carrossable.... chiant ! Bon le paysage est bien bucolique, avec une jolie cascade, mais on ne voit pas les sommets, ça coupe quand même un peu la beauté du lieu. J'ai un bon rythme ... mais j'arrive quand même à me faire dépasser ... BORDEL, y zont tous pris de l'EPO ou quoi ! Ah ces suisses toto ... dingues, Gstaad est à 3km de la barrière francophone, l'arrivée est en suisse romande (originale), mais quasiment pas un seul romand dans cette course ..... zarbi. Les suisses toto font Glacier 3000, les suisses romands fond Sierre-Zinal ... et moi je fais les 2 (je viens de Mars d’après ma femme, mais elle, elle viens de Vénus … hihi --> cf un certain bouquin sur le sujet), c'est vrai que je pense avoir un peu la mentalité suisse-allemande, car contrairement à tous les welches, je les admire plus que je les critique (chez eux ça roule plutôt que ça râle !).

La piste carrossable nous amène presque à l'arrivée d'un téléphérique, et de là part un vrai sentier de montagne ... comme j'aime. Fini le tronçon roulant, on va voir maintenant de quel bois je me chauffe. Et c'est parti mon kiki (2e départ), je mets le turbo, je fais chauffer un peu les mollets (pour la petite histoire, je suis aller plonger au lac hier, reprise depuis une année, ce qui devait être une plongée de remise à l'eau fut une plongée depuis un bateau dans de l'eau trouble jusqu'à 18m et nous sommes descendu à 35m, dans les pires conditions de sécurité ... une cata. Brif bref, je voulais juste en venir que je me suis fais des petites crampes aux mollets la veille pendant la plongée et que je n'en suis pas encore remis).

Je monte et je dépasse .... ENFIN !!! Plus rien de m'arrête, je continue sous un bon rythme constant, et je commence à croiser les cuits. En tout cas j'aurai gagné une quarantaine de places dans cette montée. Une fois le télésiège passé, on emprunte un joli sentier dans un terrain glacière composé de cailloux, gris et austères, mais une ambiance de haute-montagne comme j'aime. ça monte sec, et on arrive au glacier ... et ho surprise, on cours carrément dessus. Splendide, courir sur un glacier, ça c'est original ... manque juste le soleil ... mais on reviendra ! Après environ 600 à 800m de glacier on attaque la dernière montée sur une crête hyper boueuse, les baskets collent un peu, et c'est l'arrivée au terminal du téléférique. On nous accueille chaleureusement et chaudement (avec une couverture), c'est vraiment bien organisé ! Le classement est moyen, au milieu à peu près en 3h28, mais au moins je suis bien et ça devrait aller demain à Sierre-Zinal. Petit cadeau souvenir: gants et bonnet techniques, qu'on s'empresse d'enfiler. Je me change et hop je saute dans la cabine (toute neuve et immense). C'est super ces courses où on ne fait que de monter, quel plaisir d'être dans cette cabine à refaire marche arrière sans effort. Au col du Pillon, la navette nous attend, et c'est le retour à Gstaad. Tout va bien, je suis en pleine forme. Je me douche/change, juste pas le temps pour un massage car le train n'attend pas, et mon week-end continue dimanche pour Sierre-Zinal. Lire la suite dans le récit de Sierre-Zinal 2009.

Cédric Delavy

2 commentaires

Commentaire de Mustang posté le 17-08-2009 à 13:47:00

bravo pour ta course, bonne remarque sur l'équipement trop léger des coureurs

Commentaire de Claudius posté le 22-08-2009 à 22:05:00

Une course tout en montée , je devrais adorer .Bravo pour la perf et ton bon sens.

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