Récit de la course : Le Balcon de Belledonne 2003, par serge

L'auteur : serge

La course : Le Balcon de Belledonne

Date : 13/4/2003

Lieu : Allevard (Isère)

Affichage : 2100 vues

Distance : 65km

Objectif : Pas d'objectif

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Le récit

Après mon abandon aux 100 bornes de St-Nazaire, j'ai récupéré assez vite.
Quelques sorties longues avec du dénivelé et deux sorties vélo me permettent
de retrouver la forme à une semaine de Belledonne.

La course part d'Allevard, traverse le massif de Belledonne et arrive à
Uriage, soit un parcours de 65 km avec 1400 m de dénivelé positif. L'
organisateur n'ayant pas prévu de navette le dimanche soir pour revenir à
Allevard, je me présente samedi après-midi à Uriage pour prendre un car nous
menant à Allevard. Installation dans le gymnase et pot d'accueil. Je prends
connaissance du nouveau parcours de l'ultra marathon du Salève, les
organisateurs et coureurs étant présents. Pasta party en musique puis une
nuit où je dors très peu.

Dimanche matin, je mange tranquillement 2 cookies Punch Power et me prépare.
La journée s'annonce très belle mais le thermomètre restera proche du zéro
degré en début de course (départ à 7h). Je m'habille comme à St-Nazaire :
collant long, deux maillots techniques, un manche courte et un longue, veste
légère de vélo, gants et bonnet. Premier essai de mon nouveau cardio qui me
permettra de connaître l'altitude en plus de la fréquence cardiaque.
Etirements et je me présente sur la ligne de départ. Cela ne se bouscule pas
pour être devant et je ne vois même pas Vincent Delebarre de Chamonix, il me
doublera peu après.

Coup de feu et c'est parti. Les premiers loupent le premier virage pour
faire un tour du village. Je pars très tranquille pour m'échauffer. Les 4
premiers kilomètres sont plats avant d'attaquer le premier col. Je connais
un peu la région, ayant fait une course cycliste à St-Pierre d'Allevard, le
prochain village traversé, et une autre course sur une bonne partie du
parcours mais dans le sens inverse. A la sortie d'Allevard, nous longeons le
lac du barrage EDF et une première superbe image avec le bout de la dent de
Crolle ? ? se reflétant dans l'eau. Tout le parcours sera émaillé de points
de vue sur le massif de Belledonne enneigé, la vallée du Grésivaudan, le
massif de la Chartreuse et du Vercors, ainsi que la ville de Grenoble.

Je zappe le premier ravito dans St-Pierre d'Allevard, ayant mon camel back,
des barres et gels. 23'16 pour ces premiers 3.8 km. Début de la montée du
col du Barioz. Je prends un bon rythme et remonte nombre de coureurs tout en
restant assez facile. Un ravito au km 7.8, je marche un peu et repars. Je m'
enflamme un peu sur un replat où les jambes accélèrent toutes seules. La
montée de 8.5 km n'est pas trop pentue. Passage au km 10 en 57'05, j'ai bien
vu le panneau du km 5 mais n'étant pas sur que ce soit un panneau de la
course, je n'ai pas pris mon temps de passage. Au ravito du sommet de col
(1041m), je prends un gel, marche et bois de l'eau.

C'est parti pour 430m de dénivelé négatif. Je prends une bonne allure,
répété à l'entraînement, des petits pas tout en gardant une bonne vitesse.
Je reprends des coureurs s'étant arrêté moins de temps au ravito. Km 15,
1h18'15. Je suis bien au début de la descente mais vers la fin, j'ai bien
envie que cela s'arrête. J'atteins le village de Theys et son ravito (km
17.3, 615m) en 1h25'56. Un peu d'eau, mouvements de décontraction et je
repars avec un coureur pour la montée du col des Ayes. Un panneau indiquant
Uriage à 45 km me donne un coup au moral. Je prends les commandes et lâche
le coureur, je reviens sur deux autres coureurs dans ce col plus pentu et
sans replat pour récupérer. Cardio entre 165 et 170. Km 20 en 1h42'42. Col
des Ayes, km 21.3, 944m, 1h49'24. Je m'assois au ravito pour refaire un
lacet s'étant défait à cause de la descente précédente. De l'eau et je
repars pour une descente, à nouveau je double des coureurs qui ont profité
du ravito pour me passer.

Un coup de cul suivi d'une très courte descente et cela remonte quelques
kilomètres. Je profite de ces montées pour admirer la majesté des montagnes
qui me domine. Etant juste au pied, on se sent très petit devant de si
hautes montagnes. D'après ma courbe de fréquence cardiaque, il y avait un
ravito dans cette montée où j'ai du marcher et boire mais je n'en ai plus
aucun souvenir. Km 25 en 2h09'46. Cela redescend, pulsations entre 140 et
145. Puis la monté du col des Mouilles, cardio en 160 et 165. Pas de
problèmes de cuisse cette fois, les mollets commencent à tirer, plus en
descente qu'en montée. Arrêt pipi peu avant le sommet.

Arrivée au col des Mouilles, km 27.8, 1016m, 2h26'17. C'est ici que les
couples passent le relais à leur partenaire. Je récupère un sac où j'ai
laissé de quoi remplir mon camel back de ma boisson préférée. Il n'est pas
loin d'être vide, c'est bien vu que j'ai en plus bu de l'eau aux ravitos. Ce
long arrêt permet à mon coeur de redescendre à 115 pulsations. Je mange une
barre et laisse ma veste de vélo, mon bonnet et mes gants au ravito et
repars pour une longue descente. Je vais moins vite à cause de mes mollets
mais reprends quand même des coureurs. La route est assez étroite et
beaucoup de voitures montent au point de relais, pas très agréable comparé
au reste du parcours où les voitures sont rares. Km 30 en 2h36'40.

Commence une partie beaucoup plus plate. Mes mollets me posent problèmes
alors je ne suis facile du tout pour conserver un rythme correct. C'est dans
ces moments que je comprends vraiment les souffrances de l'ultra, on n'est
pas bien, il reste de nombreux kilomètres mais on continue. Km 35 en 2h58'
50. Un ravito est la bienvenue car j'en avais marre. Je m'étire les mollets,
marche et repars.

Km 40 en 3h17'53. Leurs indications kilométriques doivent être fausses car
je suis sur que je n'ai pas mis 19'03 pour faire ces 5 kilomètres. Allez
courage, bientôt le marathon et il ne restera plus qu'un semi. Ravito,
étirements mollet, eau. Km 42.195 en 3h32'53. Les pulsations sur le plat
restent basses. Les mollets préfèrent nettement les montées. Un ravito,
étirements mollets, eau, gel. Un coureur est revenu sur moi mais je repars
avant lui. Km 45 en 3h48'23. Une montée, pulsations qui remontent entre
160-165. Je distance le coureur. Je marche un peu à un ravito proposé par
des enfants.

Une alerte au niveau du tendon d'Achille et une autre au genou me font
marcher mais cela passe vite. Descente sur un ravito, je ne vais guère plus
vite que dans la montée. Eau, étirements. Je repars avec le coureur. Un
spectateur nous annonce 6 et 7ème. Cette place me remonte le moral et je me
dis que j'arriverais bien à conserver une place dans les 10.

J'arrive à accélérer un peu pour me placer derrière le coureur. On discute
un peu. Km 50 en 4h19'24. Une montée aux pourcentages variables commence. Je
perds par moment quelques mètres et parvient à recoller. Pulsations vers
150. Courte descente avant la fin de la montée. Un passage plus pentu, il
marche alors je fais de même bien que pouvant continuer à courir. Je relance
le premier. Plus loin, il marche à nouveau mais cette fois, je continue vu
que la pente n'est pas trop forte. Il me rejoindra au prochain ravito.

Km 55, 4h45'34, allez plus que 10 bornes. Je reprends la roue jusqu'au
prochain ravito qui marque le début de la descente finale. Je repars avec un
peu de retard sur le coureur mais je m'arrête ayant oublié de m'étirer. Je
le reverrais au loin quelques virages plus bas. J'effectue cette dernière
descente doucement, sans couper les virages à cause des voitures plus
nombreuses.

Km 60 en 5h07'08, leur indication sont vraiment aléatoires. Passage sur la
ligne de départ du trail Belledonne 2000 à St-Martin d'Uriage. Nous quittons
la route classique au fort trafic pour prendre des petites rues et chemin.
Je vois Uriage en contrebas. Allez, encore quelques mètres à descendre et ce
sera fini. Je jette un coup d'oil de temps en temps derrière moi pour
vérifier que je ne suis pas rejoint par un individuel. J'ai été doublé par
un coureur d'un couple et part des coureurs locaux qui courent pour leur
village, mais sans conséquence pour mon classement.

Enfin, l'aire et la ligne d'arrivée. C'est bizarre, je ne vois pas comment
rejoindre directement l'arche d'arrivée à cause de barrières. Il faut faire
un tour du parc sur de l'herbe et du chemin. J'entends qu'une féminine est
derrière moi, j'accélère un peu et fini devant sans l'avoir vue. J'arrête
mon chrono sur 5h25'46.

Je vais au ravito, bois un coca et retrouve le coureur qui m'a bien aidé sur
la fin. Je vais aux thermes pour me doucher et profiter de la piscine. J'ai
la flemme d'attendre pour le massage alors je sors et vais me changer. Un
coup d'oil sur les résultats, 9ème et 3ème senior, satisfaisant. Je retourne
au ralenti à ma voiture garée à l'autre bout du parking. Je peux marcher
sans douleur à condition d'aller tout doucement. Je laisse mes affaires et
prends le minimum pour le reste de l'après-midi. Je profite du beau temps,
de la douceur et de la pelouse pour m'allonger et prendre des coups de
soleil. Remise des prix vers 18h. Pas de podiums complets par catégorie mais
j'aurais droit à un lot en tant que benjamin de l'épreuve individuelle.

Conclusion : le long sur bitume, cela me casse bien. Mon erreur de vitesse
dans les premières descentes n'a pas arrangé les choses. Je vais voir si je
finis autant cassé un trail pour décider si je refais du long sur bitume l'
année prochaine ou si j'attends de m'être endurci.

Juste une gêne sur la fin à un doigt de pied mais bizarrement pas à cause d'
une ampoule. Pas de problèmes gastriques du à ma boisson, gel et barre. Je n
'ai pas eu de fringale ni coup de pompe, cela aurait-il été la même chose
avec le ravito proposé par les organisateurs, je ne saurais le dire.

Très bonne ambiance et organisation dans un décor de toute beauté.

A noter des coureurs d'un club spiridon qui parlent bien fort alors que d'
autres coureurs essaient de dormir, jouent avec les lumières du gymnase et
ne réteignent pas une lumière gênante allumée inutilement, et le pire font
du bruit avec des pétards dans le gymnase à 5h du matin. Bravo pour le
respect des autres.


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