Récit de la course : Les Traversées de Tatihou 2010, par the dude

L'auteur : the dude

La course : Les Traversées de Tatihou

Date : 8/8/2010

Lieu : St Vaast La Hougue (Manche)

Affichage : 1316 vues

Distance : 7.4km

Objectif : Pas d'objectif

5 commentaires

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Ainsi Vaast La Hougue

   Mi-homme mi-viking, le Normand aime l’eau c’est bien connu. A tel point qu’au lieu de s’installer dans une région montagneuse et ensoleillée comme nous les trailers normaux, il a préféré un endroit plat et pluvieux en bord de mer. Là, il s’adonne à diverses activités incongrues telles l’élevage des huîtres en sac, les balades en bateau avec des roues (ou en voiture qui flotte, difficile de savoir) et la fabrication de différents alcools à base de pomme (quelques originaux utilisent néanmoins de la poire).

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moi je dirai que c'est plus une voiture qui flotte
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 l'huître en sac, animal de compagnie préféré du Normand
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 un beau champ d'huîtres en sac, que nous traverserons

 

            Et même lorsqu’il s’adonne à notre sport favori, il le pratique d’étrange manière: point de longues courses empruntant les routes campagnardes et les nombreux chemins vallonés qui sillonnent la région ; non monsieur, fidèle à lui-même quand le Normand court, il court dans l’eau !

 

 

 

 

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le Dude guette l'horizon, prêt à partir au large guerroyer le hareng ...ah pardon j'essaie juste de repèrer le ravito
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l'île de Tatihou
  

 

   De passage dans la région et pour tenter de m’intégrer parmi cette étrange peuplade dont j’ai eu le bonheur d’épouser une fière descendante, me voila donc inscrit à ces Traversées de Tatihou.

   L’idée en est fort simple, on part de la plage, on va sur une île, on fait le tour et on revient.

Euh ouais attend y a quand même un truc qu’est pas clair, là : la course sur la plage, je vois bien, le tour de l’île en courant, OK, par contre entre les 2 y a un passage qui m’échappe un peu.

T’inquiète tu verras bien.

 

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le tracé vu du ciel...à marée haute
 
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ambiance d'avant course... 

   Je suis donc prêt à affronter les éléments, malgré un état de forme très moyen. Déjà tout mon début de saison a été focalisé sur la prépa du Grand Duc, autant dire que ce n'est pas tout à fait le même type d'effort qui m'attend - ça me fait d'ailleurs réaliser que je vais enchaîner directement la plus longue course de ma vie et la plus courte, un rapport 10 dans le kilométrage, quant au dénivelé il faudrait multiplier celui d'aujourd'hui par environ 700 - mais le cardio lui va devoir monter dans les tours,  ensuite depuis le Grand Duc justement je me suis bien laissé aller, j'ai pris 2 kg et très peu couru, bah tant pis après tout je suis là surtout pour le dépaysement.

 

 

 

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C'est au km 4 que les purs grimpeurs vont se régaler!

 

 

 

 Comme on pouvait s'y attendre ça part à 200 à l'heure sur la plage, je suis autour de 17km/h mais je ne double quasiment personne, puis au bout de 500m virage à droite et on fonce droit dans la mer.

La marée étant en train de descendre une bande de sable mouillé nous permet de progresser au milieu des parcs à huîtres, mais plus on avance plus le chemin devient étroit, les flaques nombreuses et profondes, jusqu' à ce qu'on n'ait plus le choix et qu'on se jette à l'eau!!!

 

 

 

 

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   Au début j'arrive à courir en levant les pieds au-dessus de l'eau, puis l'eau m'arrive aux genoux et surtout je commence à fatiguer donc je continue à courir en ramant comme un galérien. Au passage: que celui qui se plaint du poids de ses chaussures essaie de courir après avoir soigneusement imbibé une bonne vieille paire de Trabucco, il comprendra ce que "lourd" veut dire!  

 

   Après 500m de barbotage on atteint enfin l'île, dont nous allons faire le tour en passant notamment par du sable sec qui me ferait presque regretter l'eau, puis un chemin d'herbe molle et spongieuse et de pierres sur lequel je double qques concurrents car j'arrive enfin à retrouver un peu de jus, le passage  à gué m'avait vraiment entamé.

   Au bout de pile 4km, soit un peu plus la mi-course, on entre dans le fort Vauban, j’avoue que je goûte peu la visite, j’essaie surtout de profiter du bon chemin en terre bien tassée pour reprendre un peu de vitesse et doubler encore quelques coureurs, il faut dire que nous sommes plus de 800 sur ce petit parcours, donc la densité de population est assez élevée. Je zappe le ravito dans le fort et repart vers la mer, nous reprenons le même chemin qu’à l’aller et j’avoue que j’appréhende un peu car c’était vraiment usant.

   Heureusement, beauté de la nature, la marée a continué à descendre et cette fois nous n’avons plus que de l’eau jusqu’aux chevilles, fastoche ! Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, j’ai trouvé un type qui a le même rythme que moi, on relance à tour de rôle ça oblige à maintenir l’allure.

   Enfin de retour sur la plage, ça va de nouveau très vite, je souffre mais ça sent l’écurie, au bout de la plage on monte sur la cale, c’est là qu’est le gros dénivelé de la course au moins 2m, bon je fait le malin aujourd’hui mais le jour J ça a bien failli m’achever.

   Après cela il reste 500m à plat histoire de finir de lâcher tout ce qui reste, à 200 m de l’arrivée un Espoir me passe comme une fusée, je ne contre-attaque pas mais le garde en ligne de mire et à 50m alors qu’il croit avoir terminé, je place une ultime estocade et le dépose sans qu’il n’ait le temps de réagir, je sais c’est salaud mais c’est pour son bien : « la course n’est finie qu’APRES la ligne, petit scarabé » et puis ça flatte toujours de finir en trombe devant la petite famille venue acclamer le héro, non ?

 

 

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   Comme prévu le résultat est moyen 157 ième en 31 :38 –le premier met 24 :30 – mais peu importe c’était vraiment plaisant – et éprouvant – de pouvoir vivre une telle course au moins une fois.

 

   Le Normand aime l’eau disais-je en intro, mais il ne manque pas d’humour puisqu’en cadeau on nous remet un superbe parapluie aux couleurs de la course.

  Seul bémol, il semblerait que les organisateurs aient eu un peu de mal à gérer le flot des arrivants, puisque seuls les 400 premiers ont été chronométrés et classés (voir le  récit de Razouille). Dommage car tout le reste était vraiment nickel, et ce concept de course au milieu de la mer est vraiment génial et dépaysant.

   Voila maintenant fin des vacances retour à la maison et petite remise en forme en prévision des courses au saucisson locales qui nous attendent en septembre et octobre.

 

5 commentaires

Commentaire de laulau posté le 17-08-2010 à 22:22:00

merci pour ce récit d'une course vraiment atypique. A garder dans un coin de mémoire !

Commentaire de domi81 posté le 18-08-2010 à 05:21:00

merci pour ce CR qui nous fait découvrir un autre style de course !
belles photos et chrono honorable...
au plaisir.

Commentaire de Eponyme posté le 18-08-2010 à 13:14:00

Excelente course, l'ambiance devait être sympa !
Je crois que le même principe existe sur l'île de Noirmoutier et son passage du Gois...

Merci pour ce CR.

Commentaire de CROCS-MAN posté le 18-08-2010 à 13:39:00

Super récit, BRAVO et merci

Commentaire de BOUK honte-du-sport posté le 18-08-2010 à 17:10:00

Le retour du Dude !!!! Loins de nos terrains de jeu...
Trop fort ton finish, tu 'mas bien fait rire ! Epreuve originale en tout cas !

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