Récit de la course : Trail Valendro Saint Christophe 2011, par fulgurex

L'auteur : fulgurex

La course : Trail Valendro Saint Christophe

Date : 13/3/2011

Lieu : Meursault (Côte-d'Or)

Affichage : 794 vues

Distance : 15km

Objectif : Pas d'objectif

4 commentaires

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Pas d'autre récit pour cette course.

Qui ne fait pas ce trail, meurt sot.

13 MARS 2011

 

Arrivé à Meursault, les 25 km de la semaine dernière sont encore dans les pattes!

J'ai tout fait ce qu'il fallait pour ne pas récupérer: pas d'électrostimulation après la course, pas d'hydratation (rupture de St Yorre à la cave), peu de sommeil (une semaine à faire des allers retours à Paris avec le premier train et presque le dernier), pas de marche (j'étais en stage, mes seuls déplacements étaient pour rejoindre les toilettes, on nous a même amené des plateaux repas à midi pour qu'on puisse rester dans la salle)... bref, il a fallu attendre vendredi pour que mes « sensations » aux mollets disparaissent.

Égoïstement, je suis soulagé d'apprendre que Mame et Jean Christophe (l'organisateur du jour) ont aussi dégusté.

 

Alors, pour s'en remettre, je m'échauffe un peu, 50 m pour aller de la voiture à la tente de l'orga...et retour. Ça me fait tout bizarre!

C'est sûr que j'ai du retard sur l'échauffement de Vincent qui est venu de Dijon en vélo ce matin (50 km!).

 

Bon, il pleut! Veste de pluie ou pas veste de pluie? Mon dieu, que la vie est difficile! Bon, aller! Pas veste de pluie, pas d'appareil photo...mais casquette kikourou!

 

On tourne dans le sens des aiguilles d'une montre autour du mont Mélian

 

Le départ est en côte. Je me place dans le milieu du peloton pour essayer de ne pas partir trop vite. Mais le départ donné, je regrette déjà de ne pas dérouler comme je veux. Alors, je double. Déjà? (j'ai un petit tidgi assis sur mon épaule gauche qui me souffle: « tu pars trop vite! ») alors, je l'écoute. Surtout que j'ai une sensation bizarre dans le mollet gauche.

 

La première montée (1,5 km) sur le goudron avalée, on rejoint une piste que nous avions empruntée dans l'autre sens avec Mame le mois dernier lors de notre reco UTCO. Je retrouve mon tas de bois, moins joli sous la pluie que sous le soleil. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les premiers sont déjà hors de vue. La première aussi...et ça, en bon macho, j'aime moins!

 

Un peu plus de 2 km de passé, on tourne à gauche pour prendre le petit sentier de balcon, encore l'UTCO. Avec la pluie qui tombe depuis hier, on a plusieurs choix pour poser les pieds:

  • soit on glisse sur les pierres saillantes

  • soit on glisse dans la boue

  • soit on glisse dans les flaques d'eau

difficile d'avoir de la poussée et d'évoluer à une vitesse qui me satisfasse.

ça, c'est ce qu'on vous montrait lors de notre reco UTCO

 

Mais comment font ceux de devant? Enfin, loin devant, parce que juste devant et juste derrière, le rythme ressemble au mien.

 

3,5 km. On échappe à l'UTCO pour la première descente. J'essaye de ne pas couper trop le cerveau. Comme l'a rappelé Jean Christophe avant le départ, c'est le début de la saison, pas la peine de se faire une entorse. En plus, je sens que je ne suis pas dans un grand jour. Toujours cette sensation bizarre dans le mollet gauche et une impression de ne pas poser correctement le pied gauche.

 

5,5 km, après un bout de chemin blanc,une deuxième montée, de nouveau en single. La pente est forte, je marche pour la première fois. Mais pas longtemps, j'essaye aussi de travailler ma foulée en montée. Christian, un coureur de Plombières me double, je m'accroche, ignorant les allers retours de Gérald qui est venu travailler les côtes et accompagner son collègue... Sera t il sur le podium de la transmontagne dans 2 semaines?

Sur le plat, Christian et moi continuons notre « bagarre » seuls.

 

Deuxième descente, je m'accroche pour rester « dans la roue » de Christian, mais il me faut déconnecter le cerveau plusieurs fois...

 

Troisième montée, je prends un rythme très légèrement supérieur à Christian et j'arrive avant lui au sommet de la côte, heureusement qu'elle est longue. Je me bats sang et ongle pour rester devant. Cette trace est assez technique et glissante, mais ça passe.

 

En bas, un virage en épingle à cheveux permet de contrôler nos poursuivants. On a pas mal d'avance! Je reprends mon rythme de grimpée. Le chemin est large, on croise des marcheurs en pèlerine. J'ai bien fait de ne pas prendre ma veste de pluie: je suis incapable de dire s'il a plu ou si je suis mouillé.

 

Faux plat et troisième descente. Je reconnais l'endroit d'où nous sommes sortis du bois avec Mame lors de notre tentative de reco du coin... le tumulus gaulois est toujours intact. 

 

le tumulus

 

Je sais que je vais retrouver les vignes, puis un bout de route et j'en déduis qu'il faudra tourner à droite pour prendre ce GR que nous n'avons pas trouvé le mois dernier. Ça m'aide à ne pas me perdre.

On l'avait repéré avec Mame

 

Christian est derrière moi, il m'a vu tourner, tout va bien.

Je suis surpris de voir que le GR est très étroit, très pentu et très glissant.

 

On voit bien la trace de l'oppidum qui se dessine dans la forêt

 

Quatrième montée. Christian n'est pas loin, je force dans cette première partie pentue et je suis content de voir un bout de plat. Je m'arrache pour relancer et ne pas m'endormir. Il faut que j'arrive rapidement à la pente forte qui permet de regagner l'oppidum gaulois sur notre droite. Je vois la rubalise, je tourne, mais n'aperçois plus Christian. YES!

 

Devant moi, la corde placée par Jean-Christophe. La bien venue! Je m'agrippe. Arrivé au bout des 10 mètres de corde, il reste encore à monter. Le sol est gras, les racines sont glissantes, mais les spectatrices sont aimables. C'est sous les encouragements de Mamette que je gravis tant bien que mal les derniers mètres. Merci!

Le photographe s'est caché dans les buissons, mais je le vois assez tôt pour faire semblant de courir sur les photos.

http://www.jingoo.com/

 

Je débouche bientôt sur le chemin où nous avions cherché en vain cette entrée. Je me retourne: comment avons nous fait notre compte? L'entrée est pourtant visible. Mame devait encore me raconter sa vie! Quel bavard ce Mame! ;o)

 

 

Traversées de l'esplanade...sans me recueillir devant la statue de St Christophe, patron des voyageurs. Une petite descente technique permet de regagner la route. Il reste un peu plus d'un kilomètre de descente goudronnée à faire. Faut accélérer. Mais mon prédécesseur est si loin que je ne le voit plus. Mon poursuivant est lui aussi invisible. Je pense qu'il a claqué dans la côte. (plus tard, j'apprendrai qu'il a continué tout droit et s'est retrouvé dans les vignes, avant de faire demi tour pour retrouver la grosse montée).

 

Et c'est à 18 km/h que je fini cette course. Enfin, là je ments un peu, parce que les derniers trente mètres sont en montée.

 

Jean Christophe m'attend avec le chrono, m'annonce mon temps...que j'oublie immédiatement. Je suis si pressé de tailler la bavette avec lui que j'oublie aussi d'arrêter mon chrono.... il me faudra deux jours pour connaître mon temps et ma place.

 

J'ai déjà fait pas mal de trails du challenge BEN organisé par Jean-Christophe. En général, les parcours sont intéressants, celui ci ne dénote pas. Merci Jean-Christophe.

 

4 commentaires

Commentaire de Mustang posté le 20-03-2011 à 10:10:00

encore un récit bien plaisant, bien illustré!!!

belle course mais de là à dire que ce fut un meursault de bravoure, y a plus d'un pas !

Commentaire de Mame posté le 21-03-2011 à 14:42:00

J'ai bien aimé ce parcours en boucle qui resssemble étrangement à un tétras lyre : cot, cot, coooot

Commentaire de Land Kikour posté le 21-03-2011 à 16:44:00

Merci pour ce Cr bien agréable à lire, le Meursault j'en avais une autre image :)
Bonne continuation,

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 22-03-2011 à 07:48:00

Merdu ! Comment j'vais pouvoir faire un jeu de mots laids !

Bon, ben t'es plaisant comme dit le cheval mais t'es moins joli que la Jupette, na !

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