Récit de la course : Les Foulées de Brasparts 2011, par Mustang

L'auteur : Mustang

La course : Les Foulées de Brasparts

Date : 13/8/2011

Lieu : Brasparts (Finistère)

Affichage : 695 vues

Distance : 16.5km

Objectif : Pas d'objectif

5 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

3 autres récits :

Les foulées des Monts de Brasparts

Les Foulées des Monts de Brasparts

Après l’Hérault, après  les Pyrénées,  la Bretagne ! 6 jours en chambre d’hôtes  à Cléder. Cléder, Cléder ? Ça sent  le  100 km !  Mes deux  participations  à Roscoff to Roscoff m’avaient donné envie de connaître  un  peu  mieux  la région avec  mon épouse.  Incorrigible ! Juste  un  œil sur  le calendrier pour  ne  pas  perdre  la main, euh  non,  le  pied… tiens, tiens,  un  petit trail  à Brasparts !  En fin de  journée avec  un repas ensuite…. humm, ça laisse  la  journée libre pour assumer sa fonction de touriste ! Allez,  va  pour Brasparts ! Mais rien d’autres ! Promis, juré ! La  preuve,  je  n’irai  pas voir  le départ de  la Transgaule  à Roscoff !

 

La Bretagne  ça  peut  être ça

 

 

 

 

                mais c'est aussi  ça:

 

 

 

 

 

 

Ce samedi 13 août, c’est  le  jour  où la  météo a été  la  plus exécrable de ce  mois d’août en Bretagne ! Si, si !! En arrivant sur  les  lieux, le plafond est tellement bas  que  le Mont-Saint-Michel de Brasparts - 380 m- a disparu dans  les  nuages. Ben voyons,  ça  me rappelle bien  les Pyrénées ! Ambiance !  Nous  nous garons au  plus  près de  la zone de départ et  je vais retirer  mon dossard. Je regarde  le  profil et  l’itinéraire. Les ravitos sont quasiment tous  les cinq  kilomètres !  Malgré le crachin breton qui  menace,  je  m’habille  léger, t-shirt  et  short.  J’ai  préparé  mon camel-back  mais ma tendre  me dissuade de  l’emporter si  bien que  je  pars sans rien,  même  pas  une casquette ! Si, le buff Kikouroù !  C’est  une course en  ligne de  16km.  Départ  à 17h.  Au vu de  la  liste des engagés, rares sont les coureurs  hors du  29 ! Je  prends  la première  navette qui  nous conduit au Mont-Saint-Michel  et  nous dépose au  premier  parking ( Les autres  navettes  irons  jusqu’en  haut !!!!). Il  pleut !  Quelques centaines de  mètres pour s’échauffer en  montant. J’ai  revêtu  un sac  poubelle  pour  me  protéger. Sur  l’aire de départ,  je  me  plaque  le  long d’une camionnette  pour  m’abriter  un  peu du vent frisquet. Bien sûr,  la visibilité est  nulle !!!! Grrrrrrr !!! A  une demi-heure du départ,  je  pars m’échauffer  un  peu en gravissant  le chemin qui  monte au sommet. Une chapelle couronne  ce sommet des Monts d’Arrée. Elle est  pleine  à  craquer  par  les coureurs qui  s’y sont réfugiés pas vraiment  par pitié ! Les  nuées   s’effilochent  un  peu  pour  me permettre d’apercevoir  le  lac en contrebas et  le sinistre dôme de béton de Brennilis. Je redescends  par  le chemin en escalier. Humm,  mes tendons   n’ont  pas  l’air de couiner !

17h, les coureurs se rassemblent. Je  me  place en  milieu de  peloton. Et c’est parti ! On descend  d’abord  par  la route ce qui  permet de  bien étirer  le  peloton  puis   on oblique  à droite, vers  le sud,  pour  prendre  un chemin assez caillouteux, toujours en descente. Ça va vite ! Le sentier est  gras  à souhait avec de  belles  flaques d’eau. Je  pars  un  peu vite,  pris dans  l’ambiance ! On va d’abord  faire  un tour  au  pied du  mont  pour  y revenir par  le  nord-ouest. Voilà,  au  bout d’un  km, on  repart dans  l’autre sens. Le ciel s’est  un  peu dégagé mais  on reste dans  un camaïeu de gris ! Nous évoluons dans   ce  paysage caractéristique de  lande désolée, ajoncs et  bruyères.  Ça cavale dur dans  le chemin qui remonte doucement. J’ai  l’impression que toute  la dernière  moitié de coureurs est en train de  me  passer !  Il faut bien calculer sa trajectoire entre  les  pierres,  les ornières,  les flaques,  la boue. Je ne  me  plains  pas,  mes Trabucco accrochent  bien.  Encore  un virage serré à droite  pour rejoindre  le  mont. La  file des coureurs s’est  bien étirée. J’aperçois  les  premiers qui sont déjà en  haut.  J’y vais  mollo. J’ai quasiment  pas d’entraînement dans les  jambes.  Voilà,  j’attaque  la  montée… euh  en  marchant !!  Un  petit verre d’eau et c’est reparti   sur  le  même tracé.

Devant  moi,  un gars dans  mes âges  patine allègrement,  il est chaussé de runnings route, aucune accroche ! Il a  pourtant  la  pêche  mais  il est  obligé de ralentir tellement  il a  peu d’appui dans  la boue !

Cette fois,  on va tout droit. On quitte  la  lande  pour  longer des champs puis  des  bois sombres de sapins. A  un  moment, afin de  nous éviter  un chemin inondé,  l’itinéraire nous fait  pénétrer dans ces bois sombres. C’est  impressionnant d’évoluer entre  les  magnifiques fûts verticaux tout en  foulant  un  moelleux tapis d’aiguilles.  J’en suis quasiment  à mi-course,  les  positions de chacun se sont stabilisées. J’ai  une  petite allure. Nous quittons  les  bois  pour un  large chemin vallonné,  bordé de  murs de  pierres. Encore  un coude et  là,  il s’agit de remonter par  un bon chemin creux. Je retrouve  les bois sombres que  nous traversons à nouveau. L’impression est toujours aussi forte. J’ignore  les champignons que  j’aperçois du coin de  l’œil !!!

A  leur sortie,  je retrouve  une partie empruntée tout  à l’heure et ensuite, c’est  plein sud, tout en descente  jusqu’à Brasparts ! 5 km de descente !!! J’en connais un qui serait ravi.    Je traverse  la route  bien  protégé  par les signaleurs puis c’est  un  long chemin encaissé bien grassouillet, en descente pour  une belle  illusion de vitesse. Les organisateurs  nous ont  mis en garde sur  la caractère glissant  mais  ça passe bien sauf  deux trois  pierres  plates que  je  négocie au ralenti. Je débouche sur  une route pour quelques  centaines de  mètres et  j’oblique  à droite  pour reprendre  un chemin à couvert dans  un  petit bois de feuillus. La  pente s’est adoucie et  le sentier serpente dans  un fond de vallée.  Ce  parcours est  très  ludique ! Nous empruntons des  petites  passerelles recouvertes de tapis afin de  ne  pas glisser. Par ailleurs,  les  organisateurs  ont  là aussi bien fait  les choses en donnant  un coup de  peinture  orange sur  les racines sournoises. 

Le  parcours doit se terminer selon  le  kilométrage indiqué mais  ça  ne correspond  pas  aux données de  mon GPS ! Je débouche du   bois dans  une zone  découverte de champs bocagers. Le  panneau  16 km est  bien  là mais pas de Brasparts ???? Qu’est-ce-à-dire ?  Et  bien,  il reste  un monotrace  bien raide,  bien encaissé et  bien boueux  à gravir !  Et c’est  mains sur  les  hanches que  j’y vais. Un  nerveux  pressé de  gagner  une  place me demande de  m’écarter ; pas de souci,  mon brave !!! Voilà, j’émerge au  niveau des  premières  maisons. Je soigne  ma foulée  pour  les spectateurs  présents.  Mireille  arrive  à me  photographier.  J’en termine en 1h28 pour  les  16 km,  mais  rien de  glorieux dans  le classement dont  j’explore  le fond !!!

 

 

Un verre d’eau, une tranche de gâteau et direction  les douches. Ah,  où sont  les douches ?  Il  n’y a qu’à suivre  les  panneaux  obligeamment  mis.  Je descends  un chemin,  un gros bâtiment. Non, pas  là,   le fléchage continue…. euh… ah,   il faut quitter  le village !  Effectivement, sur  la route des coureurs marchent sur  la route. Avec  un,  je  pars en petites foulées  avec  un coureur sur la route qui descend  vers  le terrain de foot situé  à 1500 m du village !!!! Douche tiède  mais  c’est bon de se décrasser. Pour  le retour, je tends  le  pouce et des anglais en voiture me remontent au village ! Une bonne  bière et ce sera ensuite  le repas : six cochons  ont grillé toute  la  journée.

 

Pas de  lots  pour  les coureurs, tout  l’engagement est passé dans  le repas et dans  l’animation avec  un chanteur ! Par contre  le tirage au sort  à 23h30, ça ne le fait  pas,  il  me reste  une  heure de route  pour rentrer ! Dommage ! Les cadeaux seront  pour  les  locaux !

Cela dit,  le parcours est  bien sympa, avec  un D - !!!!,  une très bonne  organisation. Kénavo !

 

 

 


 

 

5 commentaires

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 19-08-2011 à 09:55:26

Il fait quoi Benos sur la broche ?

16 km !!! Depuis quand tu cours ces distances ? Heureusement que je n'étais pas là sinon, tu aurais attrapé un rhume !

Commentaire de BENIBENI posté le 19-08-2011 à 11:04:06

Bonne petite course qui m'a l'air bien sympa !
Quant à toi, petit maigrichon, j'aurai ta peau et c'est pas une broche mais un rondin que je vais t'enfoncer dans le c...

Commentaire de Olycos posté le 19-08-2011 à 13:24:49

Je me rapelle bien de cette coursette...
Couru avec Karine il y a quelques années... nous étions jeunes et beaux...


Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 20-08-2011 à 10:26:12

A Benos : Oh oui !!!!

A Oly : Karine est encore jeune et belle...., elle !

Commentaire de robin posté le 23-08-2011 à 15:06:27

Oh j'avais loupé ton C.R.
En 2012, prépare toi , les 100 km de Cléder repartent de nouveau !

Merci pour le CR

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Votre annonce ici !

Accueil de kikouroù - Haut de page - Aide - Contact - Mentions légales - Version mobile - 0.15 sec
Kikouroù est un site de course à pied, trail, marathon. Vous trouvez des récits, résultats, photos, vidéos de course, un calendrier, un forum... Bonne visite !