L'auteur : oufti
La course : Tor des Géants
Date : 11/9/2011
Lieu : Courmayeur (Italie)
Affichage : 731 vues
Distance : 321km
Objectif : Pas d'objectif
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Ceci n’est pas un récit comme ceux que j’ai pu écrire précédemment. Je vais plutôt insister sur ma gestion du sommeil (ce qui pourrait intéresser ceux qui voudraient se lancer dans l’aventure), sur la nécessité de courir avec un objectif en tête et d’en trouver vite un autre lorsque le premier s’échappe sous peine d’abandon immédiat et enfin je vais vous raconter ma fin de course incroyable.
GESTION DU SOMMEIL
Pour la gestion du sommeil, j’avais prévu de dormir un cycle complet chaque jour soit 1h30 en fin de nuit lorsque le sommeil se fait vraiment sentir. J’ai ainsi dormi la première nuit à Eaux Rousses, la seconde au refuge Coda, la troisième à Valtournenche et la quatrième à Ollomont. La dernière nuit n’avait pas été programmée…
Pour la première nuit à Eaux Rousses, le timing a été parfait : arrivée à 4h30 et réveil vers 6h00 pour démarrer l’ascension du col Loson culminant à 3299m le point haut du parcours. De plus, j’ai dormi dans une chambre grand luxe, ce qui m’a permis d’avoir un sommeil très réparateur. Beaucoup de coureurs zappent la première nuit et je pense que cela peut être préjudiciable pour la suite… l’idée est d’imprimer un rythme de sommeil régulier à l’organisme.
Pour la deuxième nuit, j’avais prévu de la passer au refuge Coda plutôt qu’à la base vie de Donnas. Mais lorsque j’arrive à Donnas vers 21h30, je suis bien entamé et je m’offre un repos de 30 min avant d’entamer l’ascension vers Coda. Après coup, je suis satisfait d’avoir dormi un peu à Donnas, cela m’a permis de monter vers Coda en pleine forme d’autant plus que la montée du côté de l’Etoile du Berger est très rude. J’arrive à Coda vers 4h30 et je me réveille vers 6h00 comme prévu. Nuit un peu froide dans la chambre du refuge mais un sommeil très réparateur comme lors de la première nuit.
Bref 2 nuits parfaites.
Pour la troisième nuit, j’avais prévu de passer Gressoney et d’aller le plus loin possible vers Valtournenche. J’arrive à Gressoney vers 16h30, je fais ma sieste de 30 min et je repars sur la 5ème section. J’aimerais ne pas m’arrêter avant Valtournenche mais arrivé à Crest, je suis très fatigué et je m’écroule dans le refuge pour un sommeil de 30 min. Les bénévoles rigolent parce que je me suis écroulé par terre dans le refuge sur une couverture sans même chercher un lit. Je m’endors en 3 sec top chrono je pense. Ce sera le seul arrêt non planifié de ma course. Ensuite, j’arriverai à Valtournenche vers 6h30 où je passerai la nuit (enfin un cycle de 1h30). C’est un peu trop tard à cause de mon arrêt à Crest, ce qui va m’obliger à repartir plus tard dans la matinée vers 8h45. Et cela aura son importance sur une étape très longue et très chaude vers Ollomont.
Pour la quatrième nuit, j’arrive à Ollomont vers 1h00 du matin et normalement je dois dormir 1h30 et filer ensuite vers Courmayeur mais ce sera pour moi un très long arrêt à cause d’une infection au pied. Je serai même contraint de passer une cinquième nuit dehors mais je vous raconterai cela plus tard…
J’oubliais 2 pauses de sommeil de 5 min chacune. Une quelque part vers le refuge Cuney couché au bord du sentier et réveillé par des bruits de bâtons et une autre au col Brison dans la cabane à côté du chien. On se sent vraiment mieux après mais bon pas toujours pour très longtemps…
Conclusion de ma gestion du sommeil : je n’avais aucune expérience sur le sujet et je suis très satisfait de la manière dont je m’en suis sorti. J’avais planifié 1h30 pendant la nuit et 30 min pendant la journée et cela aura très bien marché pour moi. C’est à chacun de trouver le rythme qui lui convient mais l’important est de garder le contrôle sur la course et le sommeil. C’est vous qui devez contrôler votre course et non l’inverse. Je pense aussi qu’il est important de conserver certaines habitudes de sommeil comme dormir la nuit et faire une sieste l’apm pour ne pas perturber trop l’organisme. C’est pour cela qu’il ne faut pas nécessairement dormir aux bases vie mais plutôt dormir à la bonne heure.
OBJECTIF 1
Faut-il courir avec un objectif sur ce genre de course ? Pour ma part, je n’avais aucune expérience et ma distance la plus longue était à ce jour un CCC en 2009 et un UTMB avorté cette année à Arnuva soit 95km. Je n’avais donc jamais franchi la barre des 100km avant le TOR !!! Donc il aurait été normal de partir sans objectif et de courir au feeling. Mais pourtant j’aime bien avoir des repères sur une course, cela me permet de savoir où j’en suis. J’avais donc sur moi le profil altimétrique de la course avec des indications de temps aux différents ravitos et bases vie. Je pensais pouvoir approcher les 100h de course dans la version très optimiste, c’est pourquoi je suis parti sur cette base en sachant bien que je serais certainement au-delà au moindre pépin. Ce qui est incroyable c’est que sans le chercher, j’ai toujours été très près de cette estimation :
Valgrisenche : estimation : 20h00 et je sors à 20h30
Cogne : estimation : 12h00 et je sors à 12h03 !!!
Donnas : estimation : 23h30 et je sors à 22h47
Gressoney : estimation : 20h00 et je sors à 18h19
Valtournenche : estimation : 7h30 et je sors à 8h44
Ollomont : estimation : 00h30 et je rentre à 00h52, mais je vais en sortir à 8h22 !!!
Courmayeur : estimation : 14h00 et j’arrive à 11h16 mais le lendemain !!!
Sur toutes les bases vie, je suis dans le planning, excepté Courmayeur… A Gressoney, je suis presque 2h en avance, preuve que j’ai bien géré cette section grâce à ma nuit au refuge Coda. A Ollomont, il me reste 13h pour terminer en 100h, ce qui était parfaitement jouable si je n’avais pas eu de pépin physique.
DURILLON ET AMPOULES
Dans la descente vers Valtournenche, je sens que les choses se compliquent pour moi. Normal après 230 bornes… J’ai des ampoules qui poussent de partout et qui commencent vraiment à me faire mal. A Valtournenche, je me fais soigner par des infirmières qui m’appliquent des pansements sur les ampoules. La section suivante vers Ollomont sera la plus difficile. De nouvelles ampoules apparaissent sans cesse, en particulier sur les talons, ce qui rend les descentes très douloureuses. Ce n’est qu’à Ollomont que je vais m’apercevoir que mes semelles ont remonté dans mes chaussures me provoquant les ampoules au talon. J’ai assez mal géré ce problème et réagi trop tard, de plus les pansements n’ont servi à rien et peut-être même m’ont-ils fait du tort...
A Ollomont, je décide de dormir 1h30, on verra bien si les pieds vont récupérer on non. A mon réveil, c’est pire, j’ai les pieds tout dur et une grosse boule est apparue à l’avant : un durillon que j’ai depuis des années commence à s’infecter à cause d’une ampoule juste à côté. C’est le tournant de la course. Je sais que mon objectif 100h est en train de s’envoler. Pourtant le bénévole m’annonce : « si tu pars maintenant, tu es 13ème !!! » Waouw c’est tentant mais je sais que je ne pourrai pas tenir le rythme. Il me faut trouver une autre motivation.
OBJECTIF 2
Ma nouvelle motivation est toute trouvée. La Souris est derrière moi. 6h d’écart à Closé. Comme cela fait déjà 2h que je suis ici, il me reste 4h à attendre. Cela me réjouit et je demande à l’orga de me réveiller lorsqu’elle arrivera à la base vie. Après une bonne nuit, la Souris arrive au petit matin. Je suis content de cette décision. Il nous reste une section à faire ensemble et une arrivée commune serait pour moi un bonheur tout aussi grand que celui d’avoir réussi mon objectif premier. Mais je sens que je vais galérer et je commence à me dire que je ne vais pas arriver à suivre la Souris. C’est pourquoi je pars 30 min avant elle. La montée vers le col Champillon confirme mes craintes. Le durillon me fait très mal. Je m’arrête au refuge pour faire un bain de pied. J’entame la descente et la douleur est pire, normal puisque j’appuie maintenant sur le devant du pied. La Souris me rejoint dans la descente et nous descendons ensemble vers Bosses. Je propose à la Souris de partir seule mais elle est fatiguée et préfère se reposer ainsi en suivant mon rythme. Un plus loin, la fatigue est telle que nous allons nous écrouler sur le sentier pour faire une petite sieste. Arrivés à Bosses, je me fais soigner les ampoules pendant que la Souris essaie de dormir un peu et nous repartons ensemble pour attaquer le col Malatra haut de ses 2936m. Très vite la Souris a des fourmis dans les jambes et nous convenons qu’elle parte finalement seule. Un peu plus loin, elle change d’avis et m’attend à nouveau. Je commence alors à en avoir assez de me trainer, je prends le couteau entre les dents et je trace tout droit vers le refuge à Tsa de Merdeu (oui c’est pas toujours poétique la montagne…) en coupant les lacets et en faisant 50% du travail avec les bâtons. Arrivés au refuge, nous aimerions nous reposer mais le seul endroit pour dormir est le fond de la cabane sans lit avec juste une couverture par terre et en plus il fait froid. Le berger qui nous écoute nous propose le gîte. On téléphone à l’orga pour autorisation. Verdict : « OK mais pas plus de 2h ». Nous nous dirigeons donc dans la bergerie. Notre berger bienveillant va nous servir une bonne soupe du terroir avec fromage du matin et le pain. Miam miam !!! Ensuite un bon sommeil réparateur dans la chambre des amis. A notre réveil, nous nous apercevons qu’il s’agit en fait de la chambre familiale et nous dormons donc à côté du berger, de sa femme et enfants. Sans faire trop de bruit (pas facile avec tout le matos dans le noir…), nous sortons récupérer nos chaussures laissées dans la cuisine sous le poële à bois par notre berger bienveilant. Cet épisode dans la course restera comme un de mes meilleurs souvenirs et un énorme témoignage de la gentillesse des habitants de la vallée d’Aoste !!! La suite est plus difficile : il faut maintenant sortir dehors, il fait pas très chaud et il nous reste encore +600m avant d’atteindre le col. Comme ma progression est très lente, nous prenons vite froid et la Souris sort même sa couverture de survie et l’enroule autour d’elle. Arrivés au sommet avec la lune, la vue est splendide mais la descente qui nous attend me fait peur. Effectivement, elle va s’avérer comme le pire moment de la course. Elle est très longue et chaque pas devient un supplice pour moi. En plus, pas question de s’arrêter, il fait bien trop froid, donc il faut continuer jusque Bonatti coûte que coûte. La douleur devient si forte que j’ai des nausées sur la fin de la descente. J’ai l’impression que je vais tout abandonner. Heureusement que je peux compter sur la Souris pour me soutenir. Il nous faudra 11h pour rejoindre Bonatti depuis Bosses !!! Soit le temps que j’avais prévu pour faire toute la section…
OBJECTIF 3
Arrivés à Bonatti, nous croisons dans le refuge Alex qui n’était pas à son meilleur niveau cette semaine mais qui s’en va néanmoins chercher une place sur le podium senior. C’est aussi à Bonatti que j’apprends ce qui est arrivé à Ultrasteph. Quelle déception !!! C’est pas ça qui va me remonter le moral… Je demande un médecin, évidemment il n’y a pas de médecin à 3h du matin à Bonatti !!! Je me demande si je ne vais pas appeler l’hélico, je ne sais plus quoi faire mais une chose est sûre, je ne veux plus continuer ainsi. La Souris me propose de dormir 2h et d’aviser ensuite. Nous convenons qu’elle reparte seule pour qu’elle en finisse. De toute façon, elle ne pourra plus m’aider. En effet, pour passer le col de Malatra, sa présence était rassurante mais maintenant il suffit de se laisser glisser jusqu’à Courmayeur (plus facile à dire qu’à faire). C’est difficile pour moi parce que mon objectif premier des 100h s’est envolé depuis longtemps et maintenant mon arrivée avec la Souris s’envole aussi. Dur dur dans la tête… Pourquoi encore continuer dans ces conditions tout seul. Pour ma veste de finisher ? Non cela ne suffit plus… Il me faut donc trouver un nouvel objectif (oui j’ai toujours besoin d’un moteur sinon je m’arrête). J’aimerais alors téléphoner à mes enfants, ma famille, mes amis pour leur donner des nouvelles parce que je n’ai pas pu le faire depuis le début de la course (mon super téléphone à 2 balles ne marche pas…) et la seule manière d’y arriver et de descendre vers Courmayeur. J’ai abandonné l’idée de l’hélico trop rocambolesque à mon goût. L’idée de boire une bonne bière à l’arrivée fait également partie de mes motivations ;-) Je me couche donc sur la banquette avec la ferme intention de repartir ensuite. Le gardien me réveille après 2h et me demande gentillement de sortir dehors. Brrr il ne fait pas bien chaud dehors à 5h du matin à 2000m. Comme j’ai décidé de ne plus souffrir une seconde de plus, je marche vers Bertone comme un escargot en posant mon pied gauche le moins possible et en m’arrêtant à chaque fois que la douleur devient trop forte. Quand on sait que j’ai galéré 2 semaines auparavant sur cette même section avant d’abandonner à Arnuva, cette section Bertone – Bonatti est devenue officiellement ma bête noire !!! Il me faudra plus de 8h pour arriver à Courmayeur à cette vitesse !!! Soit 34h de galère depuis mon arrivée à Ollomont !!! Je suis content d’arriver à Courmayeur mais je n’ai pas vraiment d’émotion, j’en ai décidément trop bavé sur cette dernière section… j’aurais aimé arriver dans d’autres conditions. J’aurais voulu franchir la ligne un jour plus tôt comme prévu. J’aurais aimé aussi franchir la ligne avec la Souris, j’aurais voulu l’aider sur le final et c’est l’inverse qui s’est produit. Bref pas super mes sentiments à l’arrivée…
SOUFFRIR OR NOT SOUFFRIR
Je me suis juré à mon arrivée de ne plus jamais terminer dans de telles conditions de souffrance. Je l’ai fait une fois mais je ne le ferai plus jamais. Certes quand on se lance sur un ultra de cette taille, il est normal de souffrir et presque tous les coureurs sont passés par des moments de souffrance. Mais souffrir ne veut rien dire en soi. Il existe une échelle de la douleur et un seuil au-delà duquel la douleur ne devient plus supportable. Je crois sincèrement l’avoir franchi dans la descente de Malatra vers Bonatti et ça je ne veux plus le refaire. Cela n’a rien à voir avec la distance de la course. Cela pourrait tout aussi bien arriver sur un 20 km ou sur un 330 km. Le tout est de garder une certaine sagesse à la manière d’un Dawa. Mais bon je crois que je devais le faire une fois pour en arriver à cette conclusion.
UNE SEMAINE INCROYABLE
Je vais terminer par la première partie, la plus belle de ma course en quelques lignes.
Parti prudemment avec la Souris jusque la Thuile, je vais accélérer progressivement jusque Donnas pour sortir de la base vie en 19ème position. Je vais rester dans les 20 en gérant ma course jusque Ollomont en étant même pointé 16ème à la sortie de Gressoney ou à l’entrée de Valtournenche. J’étais donc dans le timing de mon objectif très optimiste de 100h.
Après mon abandon à l’UTMB parce que je n’avais plus de jambes, c’était pour moi tout simplement incroyable de retrouver une telle forme après 2 semaines et surtout cette sensation de contrôler parfaitement sa course et non l’inverse, notamment pour la gestion du sommeil.
Que dire du parcours engagé qui nous est proposé par les organisateurs. Un parcours de toute beauté mais o combien difficile. Ce col Loson à 3299m qui me donne la nausée. Quelle terrible montée vers l’Etoile du Berger avant le refuge Coda, je me demande toujours quel fou a construit un escalier aussi raide dans la pente !!! La section Donnas – Gressoney avec une succession de cols qui ne semble mener nulle part. Ne parlons pas du refuge Cuney au bout du monde sous un soleil de plomb. Et puis les montées c’est rien en comparaison des descentes. Des descentes vertigineuses avec 1000, 1500m et parfois plus à descendre. Entre la fenêtre de Champorche et Donnas, il y a 2500m à la descente !!! Enfin la pierre est reine sur ce parcours. Il y en a partout, tout le temps, au point d’en être écœuré. Ce sont elles les grandes responsables de nos pieds en piteux état !!!
Enfin je vais surtout retenir tous les moments passés avec les bénévoles et les coureurs avec qui j’ai passé des vrais moments de bonheur et de galère. Tous ces kms parcourus avec Jean-Noël venu du Jura, Claude un compatriote, un gaumais qui habite dans le même village que ma sœur (la probabilité de ce genre de situation est quand-même faible, non ?) et puis les 2 italiennes sur le podium qui s’interrogeaient toujours sur ma présence et se demandaient si la Souris ne m’avait pas envoyé en éclaireur. Ce berger à Tsa de Merdeux qui me propose de dormir dans sa chambre !!! Ce bénévole à Crest qui m’installe un lit improvisé en plein milieu du refuge et m’apporte mon petit déj au lit !!! Cette infirmière qui doit s’occuper de mes pieds et qui ne sait pas où commencer et qui s’écrie : « Mamamia !!! » La déception des coureurs devenus amis qui abandonnent autour de toi… et ceux qui t’encouragent à continuer, à t’accrocher… comme la Souris a su le faire dans la descente de Malatra. Merci à toi petite souris. Et enfin tous ces applaudissements au petit matin de dignes inconnus qui font chaud au cœur après des heures de solitude dans la nuit froide au beau milieu de nulle part dans la montagne.
Je me demande bien quand sera la prochaine édition du TOR ;-))
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65 commentaires
Commentaire de golum posté le 20-09-2011 à 00:20:32
Superbe récit Olivier, bravo pour avoir terminé dans ces conditions. Bonne récup (surtout des pieds) ;o) Bises et bravo aussi à Virginie.
A bientot.
Christophe
Commentaire de oufti posté le 21-09-2011 à 07:55:56
SAINTE !!!!
Commentaire de fab84 posté le 20-09-2011 à 05:45:52
Super récit , très interressant surtout la gestion du sommeil , bonne recup... Et encore bravo
Commentaire de oufti posté le 21-09-2011 à 07:55:32
Si j'ai pu répondre à certaines interrogations concernant la gestion du sommeil, tant mieux !!! Ce point est fondamental sur ce genre de course...
Commentaire de rodio posté le 20-09-2011 à 06:03:23
Bravo à toi, il faut du courage pour continuer quand les choses commencent à aller nettement moins bien. J'avais fait une prévision de temps pour toi que tu as tenu jusqu'au 230e km dans les memes proportions que ton estimation. Sans les ampoules, c'était jouable.
Commentaire de oufti posté le 21-09-2011 à 07:57:57
Effectivement tout a roulé jusque Valtournenche et puis j'ai baissé de rythme jusqu'à Ollomont à cause d'une étape difficile, de la chaleur aussi et des pieds... Bien vu Rodio !!!
Commentaire de L'Castor Junior posté le 20-09-2011 à 06:19:00
Ça me rappelle un truc qu'avait dit le frère d'un coureur de cette année à propos de l'édition 2010 : "effroyablement sublime"...
J'aime bien ta gestion du sommeil : c'est assez proche de ce que l'on avait fait avec Tounik, sans l'avoir trop précisément conceptualisé a priori. Seuls les lieux des "nuits" et des siestes différent...
Incroyable en tout cas la nuit dans la chambre familiale du berger !!!
Une chose est sure : ne pas avoir de nouvelles en live était difficile. Impossible en effet de mesurer l'état et la cause de tes difficultés.
Mais La Souris et toi nous avez fait vibrer.
Bravo et merci, pour la course comme pour le récit.
Et soigne-toi bien, surtout !
Commentaire de oufti posté le 20-09-2011 à 10:10:37
Pour nous aussi, ce n'était pas facile, je pense qu'on aurait du se "connecter" sur la fin de course, cela nous aurait beaucoup aidé ;-)
Commentaire de prick posté le 20-09-2011 à 07:11:50
Félicitation Oli... ;-)
Commentaire de tounik posté le 20-09-2011 à 07:13:39
Beaucoup plus de questions que de réponses ....
Finalement la seule certitude est que la bonne stratégie doit être capable de s'adapter à la situation.
Félicitation pour ton courage et ton abnégation, pour avoir trouvé à chaque fois un nouvel objectif qui t'a amené au bout de l'aventure.
Commentaire de oufti posté le 20-09-2011 à 10:11:53
Tu as parfaitement raison: la clé c'est l'adaptabilité à toute situation nouvelle !!!
Commentaire de Goldenick posté le 20-09-2011 à 07:15:19
Merci Oliv' pour ton CR. Tu as fait une très belle course et tu nous as fait vibrer toute la semaine. Remets toi bien et vite! D'autres courses arrivent!
Commentaire de oufti posté le 20-09-2011 à 10:13:19
Oui mais dommage pour l'arrancabirra, j'aurais voulu fêter cela avec vous... ce sera pour une prochaine fois ;-)
Commentaire de Tercan posté le 20-09-2011 à 07:47:57
Récit lu au réveil :) Grande course de ta part, car pour finir avec tes pieds en vrac + tes objectifs 'envolé', il fallait un bonne grosse paire de 'corones' ;)
On a bien vibrer sur votre fin avec La Souris, et bien flipper après Bonatti, lieu 'maudit' de ce TOR...
Merci pour 'devoiller ta stratégie' sur le sommeil... ça semble super cohérent comme approche, et en plus on dirait que ça marche pas mal !!!
Bonne récup'
Commentaire de oufti posté le 20-09-2011 à 10:14:47
Le secteur de Bonatti était maudit, il va falloir y retourner avec un prêtre et des cierges ;-))
Commentaire de rapace74 posté le 20-09-2011 à 10:06:09
et dire que je suis allé a courmayeur pour ne pas te voir..;-) belle course et tu as vraiment eu du courage de finir comme cela .... beaucoup auraient abandonné a ta place..
et franchement au final il vallait mieux finir le TOR que l'UTMB !!! ;-)
Commentaire de oufti posté le 20-09-2011 à 10:16:35
Si j'avais su, j'aurais été plus vite pour te voir (mouarf mouarf mouarf) !!!
Commentaire de oufti posté le 20-09-2011 à 10:20:12
Si j'avais su, j'aurais été plus vite pour te voir (mouarf mouarf mouarf) !!!
Commentaire de jean-phi posté le 20-09-2011 à 10:30:37
Maginifique course, on a souffert (ou presque) avec toi, quand on a vu que ça devenait dur. Mais au point que tu décris. Belle abnégation tout de même et mental d'acier. Bravo Oufti !
Commentaire de oufti posté le 20-09-2011 à 12:33:42
Merci jeanphi69 ;-) Le cerveau est bien fait, j'ai déjà commencé à oublier les mauvais moments et à ne garder que les plus beaux !!!
Commentaire de Souris posté le 20-09-2011 à 10:55:56
Encore Bravo Olivier, tu peux être fier de ton 1ier ultra!!!. Il valait mieux finir le TOR que l'UTMB, oui ;-))
Quoi de plus gratifiant que de se faire plaisirs sur les 2/3 du parcours... C'est vraiment fort de ta part.
Ca donne vraiment envie d'y retourner n'est-ce pas? pour cette fois-ci faire un finish à tout casser ;-))
Commentaire de oufti posté le 20-09-2011 à 12:40:51
Y retourner ? Oui pourquoi pas... Mais la prochaine fois, c'est toi qui pars en éclaireur devant parce qu'une souris dévoreuse juste derrière, cela fait flipper !!!
Commentaire de LtBlueb posté le 20-09-2011 à 16:16:13
Ton récit est instructif et émouvant à la fois ! On se réjouit que tu aies eu la bravoure de supporter ces douleurs pour passer la ligne : tu le mérites amplement !
C'est vrai qu'à te savoir dans la dur derrière nos écrans, on avait qu'une envie : prendre l'hélico , se faire hélitreuiller et terminer avec toi !! Respect ! Repos maintenant !
Commentaire de oufti posté le 20-09-2011 à 18:43:35
Merci lieutenant et à vos ordres: je me repose maintenant...
Commentaire de Le Bagnard posté le 20-09-2011 à 17:21:48
Superbe récit Olivier !!!! j'aurai bien voulu etre là à l'arrivée pour trinquer avec toi car cette bière et bien était bien mérité !!!
Félicitations et bonne recup ;-))
Commentaire de oufti posté le 20-09-2011 à 18:15:41
Bah on en boira deux la prochaine fois ;-))
Commentaire de Mustang posté le 20-09-2011 à 18:08:13
récit hallucinant!!! la montagne, ça se fait aussi en marchant! je me pose la question: est-ce que ça vaut le coup de faire ça et pourquoi?
Repose-toi bien!
Commentaire de oufti posté le 20-09-2011 à 18:15:11
ça vaut le coup pour les émotions que cela te procure et puis c'est un beau défi physique aussi !!! Mais comme je le dis, ne pas dépasser certaines limites, c'est plus sage...
Commentaire de maï74 posté le 20-09-2011 à 18:56:14
Merci pour ce superbe témoignage Oliv et surtout chapeau bas, très bas, pour ce que tu as réalisé après la désillusion de l'UTMB qqs jours avant. Ta prépa a porté ses fruits, pas sur la course que tu pensais, mais quel pied (désolée pour le mauvais jeu de mots comtpe tenu de l'état de tes panards !) de terminer ta saison sur cet exploit !
Le suivi live était passionnant, on vibrait tous pour vous, les Géants !
J'en connais un autre qui veut faire le Tor l'an prochain... ;-)
Commentaire de oufti posté le 20-09-2011 à 21:27:08
Un autre ? Un villazeois ?
Commentaire de Bacchus posté le 20-09-2011 à 19:27:48
Merci pour ce compte rendu très enrichissant.
Bravo pour ta course et d'être allé au bout, c'est tout simplement incoyable.
Vous nous avez sacrément fait vibrer toute la semaine dernière. Tous les jours je regrettais de ne pas être de la partie (bon c'est peut être un peu long pour moi, mais quand je serais grand, j'essayerai de le faire -;). Bravo a toi et soigne bien tes ampoules.
Commentaire de oufti posté le 21-09-2011 à 07:53:04
Merci Bacchus ;-) J'espère que tu y participeras aussi un jour pour découvrir cette belle aventure !!!
Commentaire de kilometre88 posté le 20-09-2011 à 19:38:19
Salut Oufti!
Respect à toi pour cette course hors norme! le kilometrage ne semble plus avoir de limite pour toi, quelle motivation! J'en suis admiratif..
Quant à moi, je suis resté sur des petits trails comme nous avions couru ensemble par le passé.. je suis un pti joueur lol.
recupere bien.
A bientot ( mickael, espace-marathon88)
Commentaire de oufti posté le 20-09-2011 à 21:29:49
Hi Mickael, cela me fait plaisir d'entendre de tes nouvelles !!! Il n'y a pas de petits trails si on se donne à fond comme toi !!!
Commentaire de NoNo l'esc@rgot posté le 20-09-2011 à 20:27:10
Je ne vais pas te redire que tu es FOU,etc... non, juste bravo. C'est juste impossible pour moi ;-) et merci pour ce beau recit plein d'astuces pour dans une autre vie quand je ferai un ultra...
Commentaire de oufti posté le 20-09-2011 à 21:31:02
Pourtant tu aurais pu me suivre, j'ai fait les 50 derniers kms à l'allure d'un escargot ;-)
Commentaire de ptijean posté le 20-09-2011 à 21:09:28
Merci pour ton CR et bravo pour ta pugnacité. A+ JF
Commentaire de oufti posté le 20-09-2011 à 21:31:46
Merci ptilouis, heu ptijean ;-)
Commentaire de Astro(phytum) posté le 20-09-2011 à 22:39:23
Pas de mots assez fort pour exprimer tout ce que tu nous a fait vivre ! Même si c'est un peu fou ,vous nous avez donnez envie ;-)
Encore bravo pour ta géantissime course .
Commentaire de oufti posté le 21-09-2011 à 07:42:46
Merci Astro(phytum) ;-) Content d'avoir partagé cette expérience avec vous au travers du net !!!
Commentaire de JLW posté le 20-09-2011 à 22:50:41
Sacrée course, super récit, impressionnant à tout point de vue.
Un grand bravo d'avoir été jusqu'au bout. J'imagine avec peine les heures défilées tout au long des journées et des nuits. Je pense te comprendre "un peu" de savoir limiter ses efforts/objectifs pour ne pas aller trop loin. Mais quand on réussit à franchir la ligne d'arrivée quand même ...
Commentaire de oufti posté le 21-09-2011 à 07:50:20
Effectivement 34h depuis Ollomont, c'est un UTMB en soi !!! Mais nous étions dans une 4ème dimension et la notion de temps n'était plus la même... Ce qui est certain c'est que je suis content d'avoir franchi la ligne. Peut-être y avait-il aussi tout simplement une pointe de mélancolie à l'idée que l'aventure se terminait...
Commentaire de ouster posté le 21-09-2011 à 09:22:09
C'est la qu'on voit le Belge ressort: quand la motivation pour finir est a base de houblon !!
M'enfin je te comprends :-)
Andrew_bravo
Commentaire de oufti posté le 21-09-2011 à 12:29:51
Je vois d'on se comprend entre belges et rosbeefs !!! Difficile de vivre au pays de la kro, n'est-ce pas ?
Commentaire de langevine posté le 21-09-2011 à 11:40:48
C'est un récit à la hauteur de cette course : impressionnante, bluffante ; aller puiser au fond du fond de ses réserves, découvrir ses limites... merci pour ce CR très instructif!
Prends le temps de bien soigner ton pied qui j'espère va un peu mieux.... Mille bravos pour être devenu un géant!
Karine_clap_clap!
Commentaire de oufti posté le 21-09-2011 à 12:28:35
Oui le pied va mieux je suis sous antibiotique depuis 5 jours... Merci langevine ;-)
Commentaire de LudoH posté le 21-09-2011 à 14:45:51
Bravo pour ta course et ta tenacite
... et pour le CR original et interessant aussi!
bref Chapo!
Commentaire de oufti posté le 22-09-2011 à 08:49:31
Merci LudoH ;-) Si il restait encore quelques kms, on se serait certainement croisé ;-)
Commentaire de LudoH posté le 22-09-2011 à 17:47:21
quelques kms ou quelques centaines de kms je sais pas parce que j'avais du mal a avancer a la fin aussi ... pour d'autres raisons/douleurs ...
Bonne recup en tous cas
Commentaire de akunamatata posté le 21-09-2011 à 22:13:35
récit thématique très intéressant, je me retrouve bien dans tes sensations à la fin (franchissement de l'arrivée tout vide d'émotions tant la souffrance fut intense). Depuis j'ai arrêté de me prendre la tête avec l'abandon, je me suis dawaisé lol. Je crois qu'on aborde les épreuves de trail d'une facon différente désormais.
Commentaire de oufti posté le 22-09-2011 à 08:48:35
C'est rassurant de n'être pas le seul à ne rien ressentir à l'arrivée dans ces conditions... Je me suis dawaisé aussi ;-)
Commentaire de L'Dingo posté le 22-09-2011 à 09:10:37
Quel récit passionnant!
En ayant suivi en parallèle ta progression sur le suivi, on n'imaginait pas que tout était à mille lieues de la réalité du terrain.
Le Tor des géants présente vraiment un niveau de difficulté insoupçonné il y a une semaine, et pour le boucler il faut non seulement des qualités physiques mais surtout de très grandes ressources mentales.
Pour les découvrir, confronté à l'adversité, il faut des motivations intérieures puissantes dans lesquelles aller puiser. Ce fût ton cas, comme pour bcp de ceux qui ont fini. Bravo !!!
Vraiment le Tor des Géants apparait comme une dernière aventure humaine accessible, individuelle et à partager, et dans laquelle on s'engage quand même dans une forme d'inconnu.
Maintenant , place à la récupération et ...à la mpise en place de nouveaux projets.
Félicitations Oufti. ;-)
Commentaire de oufti posté le 22-09-2011 à 19:19:51
J'aime bien le mot "aventure" plutôt que course. D'ailleurs sur le chemin, plusieurs inconnus m'ont souhaité une "bonne aventure" !!!
Commentaire de béné38 posté le 22-09-2011 à 22:44:00
Tout simplement incroyable ! Quel suspens derrière nos écrans...jusqu'à ce récit, très chouette récit où tu dévoiles ta souffrance et tes moments de bonheur.
C'est quoi ton prochain objectif ?
Commentaire de oufti posté le 23-09-2011 à 09:10:13
Mon prochain objectif ? Pas avant l'année prochaine... D'abord le ski ;-)
Commentaire de Land. posté le 22-09-2011 à 23:15:42
Merci Olivier de nous avoir transporté sur ce TOR, quel plaisir de te lire après t'avoir suivi heure par heure.... Je comprends mieux.
Bravo pour ton courage et cette envie d'en terminer, tu peux en être fier ;)
Bonne récup' et merci encore pour ton TOR, c'était Géant !!
Commentaire de oufti posté le 23-09-2011 à 09:12:05
Merci Land. ;-) La prochaine fois, j'aurai un téléphone sur moi pour être un peu plus au contact de vous tous ;-)
Commentaire de G74 posté le 23-09-2011 à 09:49:47
Super récit !!! tu as su nous faire partagé ton vécu, tes souffrances, tes instants de bonheurs, ta pugnacité et ton humilité. Je salut le sportif et tous ceux qui arrive au bout d'une telle aventure… oups !!! de leur aventure.
Au plaisir de te revoir sur nos sentiers
Commentaire de oufti posté le 23-09-2011 à 10:09:16
Merci G74 ;-) Il faudra que l'on fasse connaissance sur les sentiers du Parmelan un de ces jours ;-)
Commentaire de G74 posté le 23-09-2011 à 19:15:28
Le Parmelan c'est fait. on a même fait le Salève ensemble.... le problème c'est pour te suivre.... :-)))
Commentaire de oufti posté le 23-09-2011 à 21:22:12
MDR je ne connaissais pas (plus) ton pseudo. A bientôt G74 !!!
Commentaire de TOM TOM posté le 26-09-2011 à 04:26:30
Je dis MONSIEUR OUFTI!!!
Course vraiment géante: un top 20 à portée de pieds grâce à une gestion de course magnifique, puis un mental d'acier pour arriver au bout de ce défi fou malgré les aléas.
Quel objectif se fixer après le TOR? Comment retrouver la motivation? J'avoue que cela m'intrigue...
Peut être le refaire avec l'appareil photo ;)
Commentaire de oufti posté le 27-09-2011 à 08:37:10
Merci TOM TOM ;-)
Oui tu as raison en mode rando en 2012 pour profiter du paysage un peu plus !!!
Bonjour aux nordistes ;-)
Commentaire de ChrisTof posté le 20-11-2011 à 17:39:05
Un grand bravo à toi Oufti pour ta course ! Exceptionnelle !
Et ton récit est tout bonnement palpitant !
Après une TDS cette année, un UTMB ou un GRR en 2012 et une probable PTL avec 2 amis en 2013, ce Tor des Géants est d'ores et déjà planifié pour 2014. C'est pas pour tout de suite mais si je dois y participer, nul doute que je saurai à qui m'adresser pour glaner de précieux conseils !
Commentaire de clgaume posté le 26-12-2011 à 21:37:15
Salut olivier! Je ne te connaissais pas sous ce speudo...et à mon grand étonnement, en lisant ton cr ,voilà que ce bonhomme parle de moi ...surprise. Et oui sacrée aventure hein Olivier et il me revient en mémoire toutes ces douleurs endurées lors de mon premier tor et cette même question :pourquoi? Et l'année suivante tu te retrouves sur la ligne de départ et tu te dis:"Ca ne saurait être pire que l'année d'avant...et c'est parti pour une nouvelle Aventure et quelle aventure!
PS: Si dès fois tu passes chez ta soeur...n'oublie pas ton équipement qu'on se fasse une petite sortie! Claude.
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