Récit de la course : Trail de la Vallée de Chevreuse - Découverte - 16 km 2006, par L'Castor Junior

L'auteur : L'Castor Junior

La course : Trail de la Vallée de Chevreuse - Découverte - 16 km

Date : 2/4/2006

Lieu : Auffargis (Yvelines)

Affichage : 3840 vues

Distance : 16km

Objectif : Terminer

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Mon premier CR !

3 avril 2005 - 9h30 : 3 mois après mes débuts en course à pied, je prends le départ de la version découverte du redoutable Trail de la Vallée de Chevreuse, à Auffargis. Bilan : 1h53 de bonheur, sous un soleil resplendissant, et une 114ème place inespérée.

Début février 2006 : emporté par l'euphorie post-Raid28, je me prends à rêver d'une participation à la version longue de ce trail, première étape du Challenge Xtrem' Trail IDF 2006.

Petit problème : une semaine après Auffargis se déroule la 30ème édition du Marathon de Paris, à laquelle je me suis inscrit début octobre afin de me lancer enfin sur cette distance mythique.

Après consultation d'une multitude d'experts (JDM et Zoo en particulier), je décide d'être raisonnable (pour une fois), et de repartir sur la version courte, qui vaut déjà son pesant d'or, afin de ne pas compromettre mon premier Marathon. Bien m'en a pris...

2 avril 2006 - 6h15 : je me lève, en pensant à tous les coureurs du 53 km qui s'apprêtent à partir, à 7h00, pour une folle aventure : le Chacal, le Troll, la Souris pour le Zoo, et Yves L, Marc R-F, François L et mon père pour le JDM, sans oublier Christophe L, coéquipier du Raid 28, et Patricia L, ultrafondus quasi JDM qui vont, eux, s'aligner également au départ de Paris le dimanche suivant. Un rapide coup d'oeil par la fenêtre me laisse penser que la journée va être fraîche et humide.

J'enfile donc, pour sa première sortie sur la totalité d'une course, mon beau T-S Kikouroù, et un collant long léger : pas question de laisser mon rhume empirer davantage...

8h00 : arrivée au foyer rural d'Auffargis, où je croise (surprise !) Pascal H, du GO78 (mon club de CO), qui m'annonce la présence du Kloug et de Damodile (membres de l'organisation du Raid, JDM comme moi et coéquipiers de notre petite sortie hivernale dans les marais de la Somme aux Cols Verts). Chouette : je ne serai finalement pas tout seul sur le 16 km !

Après la récupération des dossards, Kloug, Damodile et moi nous dirigeons tranquillement vers la ligne de départ. Un détail nous fait sourire : un grand nombre de concurrents arborent des souliers qui brillent comme un sou neuf. Méticulosité maniaque ? Pure inconscience ? Les miennes arborent encore les traces du retour de la marche de nuit de printemps la semaine précédente : 20 km dans les bois sous une pluie battante. Quelque chose me dit qu'elles ne seront pas dépaysées ce matin...

9h05 : départ de la meute : parti dans le coeur du peloton, je profite de la première montée quelques dizaines de mètres après le départ (après avoir croisé des coureurs du 53 qui terminent leur première boucle) pour gagner quelques places bien utiles dans ces chemins où l'on progresse essentiellement en file indienne.

Par rapport à l'an dernier, la progression me semble cependant plus difficile, en raison de la pluie qui, même sur des terrains sablonneux, a rendu le sol assez glissant.

Les kilomètres passent ainsi, comme sur des montagnes russes, avec de beaux arbres remarquables évités de justesse, des numéros de patinage acrobatique et des descentes sur les fesses. Deux coureurs derrière moi commencent à grommeler gentiment : "Ah, c'est quand même dur, le trail !". Pour les réconforter, je leur dis qu'effectivement, il y en a des bien plus faciles. "Ah, d'accord, donc ça doit bien valoir un semi alors ?". Oups, comment leur expliquer qu'il est peu probable qu'ils terminent cette course dans leurs temps de semi... ? C'est le métier qui rentre !

Vers la mi-parcours, les éléments se déchaînent : le vent vient plaquer sur le visage les gouttes de pluie de plus en plus serrées, rendant le terrain, déjà labouré par les premiers du 16 et l'ensemble des coureurs du 53, encore plus gras et glissant. Les courageux bénévoles qui assurent le pointage ne perdent pas leur humour : "Allez, courage, le soleil est juste devant vous !"...

L'autre moitié du parcours s'effectue malheureusement toujours sous une pluie battante, ce qui ne facilite pas ma tâche : mauvais descendeur que je suis, je me fais dépasser par de nombreux coureurs plus aguerris ou plus téméraires, que je ne remonte pas toujours lors des montées, mais, une semaine avant Paris, je considère cette course surtout comme une sortie longue sympa dans un décor agréable, donc pas question de se bananer ni d'exploser en vol...

Les écarts semblent néanmoins se creuser : je passe une dizaine de minutes sans personne à moins de cinquante mètres devant moi, ce qui me vaut une petite bourde : je loupe un des bouts de rubalise pourtant très visible et bien placé et m'engage sur une trentaine de mètres sur un mauvais chemin avant de réaliser mon erreur et de faire demi-tour. Allez, on n'est pas à 30 secondes...

Vers la fin du parcours (du moins d'après mes souvenirs de l'an dernier), j'aperçois un vététiste tout de rouge vêtu, qui me rappelle étrangement Yvon, de Turoom, que j'avais revu trois semaines auparavant au Duathlon de l'Yvette. En m'approchant, je le reconnais pour de bon et le salue, avant de traverser un énième petit ruisseau, derrière lequel Papy Turoom, en personne, joue au photographe amateur. Un petit sourire pour la photo, et ça repart, poussé par leurs encouragements sympathiques.

Quelques centaines de mètres plus loin, j'atteins enfin le grillage qui m'avait semblé si long l'an dernier, mais donc je sais désormais qu'il annonce les derniers hectomètres du parcours (1,5 ou 2 km à vue de nez). J'accélère alors, doublant quelques coureurs qui me prennent pour un cinglé ("Ca va pas ? On n'est pas arrivé encore !"). Eh, pour une fois que je reconnais un chemin sur une course, j'en profite !

11h00 : je franchis enfin la ligne d'arrivée, sous un soleil radieux (ah, les bénévoles n'avaient pas tout à fait tort), et me ravitaille légèrement. Les jolies et gentilles dames préposées au ravitaillement se moquent sans méchanceté de moi : à les croire, on ne verrait rien au travers de mes lunettes. Ah, elles n'ont pas tort, et j'avoue que le mélange de pluie et de transpiration a constitué un véritable rideau brumeux pendant la dernière heure de course. Peut-être devrais-je essayer les lentilles ?

En tout cas, je ne suis pas mécontent de cette dernière sortie longue : 2 minutes de plus que l'an dernier, mais une trentaine de places gagnées (89ème cette année). En fait, comme sur le 53, le plateau a été plutôt relevé (des temps meilleurs pour les premiers en 2006 qu'en 2005), mais les coureurs "normaux" ont pour la plupart perdu un peu de temps d'une année sur l'autre, essentiellement en raison des conditions climatiques.

Après leur arrivée, nous repartons avec Kloug et Damodile dans un minibus de l'organisation qui nous ramène au parking... de Kloug et Damodile. Visiblement, le mien était desservi par une autre navette... Particulièrement sympathique, le chauffeur me ramene néanmoins à bon port, suivant les directions bien vagues que je lui indique.

A la maison, après une bonne douche, j'entame avec plus de sérieux que de goût mon régime dissocié scandinave : saucisson et steak haché. Heureusement que les endorphines et la motivation pour le Marathon sont là !

En fin d'après-midi, mon père me renseigne sur sa performance et celles des JDM, ainsi que sur les petits soucis du Chacal.
Hormis pour ce dernier, cette journée aura visiblement été un bon souvenir pour tous les amis coureurs (félicitations notamment au Troll qui tutoie les sommets).

Rendez-vous à Paris le 9 avril, et certainement à Auffargis en 2007, voire aux Lucioles le 14 octobre...

1 commentaire

Commentaire de l'ourson posté le 10-04-2006 à 21:47:00

Bravo l'Castor-Junior pour ce 1er CR ;-)
l'Ourson_ki_attend_déjà_LE_suivant_;-)

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