Récit de la course : L'Ardéchois - 57 km 2016, par nanard7th

L'auteur : nanard7th

La course : L'Ardéchois - 57 km

Date : 30/4/2016

Lieu : Desaignes (Ardèche)

Affichage : 911 vues

Distance : 57km

Objectif : Terminer

2 commentaires

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L'Ardéchois 57km : que du bonheur !!!

L'Ardéchois 57 km.

Habitué depuis plusieurs années aux ballades dans les Bauges début Mai (5 Nivolet-Revard de suite) j'ai décidé cette année d'explorer de nouveaux territoires ...
Ce sera l'Ardèche à Desaignes, pour un trail dont un collègue m'avait dit beaucoup de bien : L'Ardéchois 57km.

Malgré une météo annoncée peu favorable, je pars à 5h du matin de Grenoble.
La route entre Tournon et Lamastre (très sinueuse) finit de me mettre  "en condition" et je me place sur la ligne de départ prêt à en découdre avec ces 57km.
Il fait froid et presque beau ... mais ça ne va pas durer ...

Après un tour du village, tranquille, nous repassons par l'arche de départ et nous voila parti pour une première montée de 400mD+ sur 6km. Le peloton s'étire doucement sur de larges chemins. La pente est assez douce et c'est largement courable.
Je pense à la barrière horaire du 31ème km (5h de course). Sachant que le plus gros du dénivelé est fait sur cette partie, il ne faut pas trainer! Je décide donc de changer mes habitudes (partir avec les serres-file) et je prends donc un bon rythme.

Le chrono au sommet me confirme ce départ rapide : 48'. Après une courte descente en direction de Sialle nous attaquons la montée vers les éoliennes, sommet de cette course à 1180m. 400m de D+ en moins de 3km, c'est un peu plus sérieux !
Nous montons droit dans la pente dans les prés puis sur un chemin en terre (heureusement sec). Dans un virage une groupe de musique (des percussions) nous donne un peu d'énergie. Cette montée annoncée terrible se passe bien et finalement nous arrivons vers ces fameuses éoliennes qui sont assez impressionnantes.

Nous empruntons une route puis un chemin pour redescendre vers le Chateau de Rochebonne. En face se dresse un vaste un panorama sur les monts du Vivarais avec le Mezenc et le Mont Gerbier des Jonc en arrière plan. C'est magnifique malgré un ciel gris de plus en plus menaçant.
Mon genou gauche commence à me titiller depuis quelques km, mais rien d'inquiétant pour l'instant ....
Après une courte remontée nous nous descendons vers Rochebonne. Le site est vraiment majestueux ... 
Je prends mon temps dans cette descente (j'ai 25' d'avance sur mes prévisions ...).
Nous contournons le château. Heureusement, la pluie nous a épargné et le sentier très technique qui commence est sec. Je n'ose pas l'imaginer sous la pluie. 
Commence alors une longue procession dans ce sentier incroyable. Impossible de dépasser (ça n'aurait d'ailleurs aucun sens) même si ce n'est pas trop glissant, il faut être très vigilant. On passe une superbe cascade et on en termine après 17' pour à peine plus d'1 km (en descente)....La remontée vers St Jean de Roure se fait tranquillement d'autant que mon genou me fait un peu souffrir ...

J'arrive donc au premier ravitaillement après 3h25 de course (199ème) avec toujours 25' d'avance sur mon plan. La BH ne m'inquiète plus trop. Je me pose un moment. La pluie annoncée  est enfin arrivée, il y a du vent et ça caille grave !!! J'enfile mon GoreTex et après un bon ravitaillement + un ibuprofène, je reprends la route ... en direction des éoliennes (les mêmes qu'à l'aller). Dans un cadre très champêtre et sur des chemins très roulants, j'alterne marche rapide et course lente. Pour la première fois depuis le départ j'ai un petit coup de mou.

On bascule enfin dans la descente et comme d'habitude, je retrouve la santé ... et puis on vient de passer le cap de la mi-course.
J'attends impatiemment la bifurcation qui se fait attendre. Je ne voudrais pas qu'il m'arrive la même mésaventure qu'au GR73 ou j'étais parti sur le parcours court ... Inquiet, j'interroge plusieurs coureurs et enfin, on y arrive (km 30,5). je passe en 4h40 (198ème) avec finalement 20' d'avance sur la BH.

Là je ne me pose pas de questions ... J'ai toujours un peu mal au genou, il pleut et il fait froid mais mon Goretex me protège bien et finalement, il ne reste que 26km .... Et puis maintenant j'ai tout mon temps pour finir (il n'y a plus de BH jusqu'à l'arrivée).
J'attaque donc les 400m de D- très sereinement. L'alternance de singles et de chemins est très agréable et la pente est suffisamment douce pour que mes genoux ne morflent pas trop. Comme d'habitude je dépasse quelques rares coureurs (qui ne vont pas tarder à me redépasser).

Arrive les trois petits coups de cul qui doivent nous amener à Labatie d'Andaure, 2ème ravito de ce 57km. Les chemins sont encore très roulants. La 1ère montée se passe finalement pas trop mal et nous arrivons à Sauteraux (on y est déjà passé il y a 5h à l'aller) ou, surprise, nous attend un ravitaillement. Petite pause et je repars en discutant avec une traileuse (Pascale) qui va me lâcher en montée et que je rattraperais en descente plusieurs fois jusqu'à l'arrivée.

C'est dans cette descente que nous attend le gros gag de cet Ardéchois.
Pour traverser une route, nous devons emprunter un tunnel qui passe sous la route. Il est complètement noir et évidemment inondé.
Dans une obscurité totale on essaye d'avancer tant bien que mal. Et évidemment l'inévitable se produit et on finit pas noyer nos chaussures de trails !!! Tant d'effort fait pendant la traversée d'innombrables ruisseaux pour les garder au sec réduit à néant !!!
A la sortie, une passerelle en bois très glissante permet de reprendre le single. Pascale chute lourdement mais heureusement elle se relève sans mal.

Après ces émotions, le 2ème coup de cul (100m D+) est avalé encore une fois sans problème. Ma douleur au genou est sur un mode alternatif ... Enfin après le 3ème coup de cul, nous arrivons à Labatie d'Andaure (43km en 6h30, 40' d'avance sur le plan, 188ème). Je ne connais pas le classement à ce moment là mais j'ai de bonnes sensations. La preuve : je cours beaucoup plus que d'habitude sur ce type de distance.

Maintenant, se dresse devant nous le dessert de cet Ardéchois : la montée vers les ruines de Rochebloine, soit 500mD+ en 4km
La montée se fait à flanc de colline puis en forêt puis en crête, c'est raide mais j'arrive à maintenir un rythme correct (pour moi c'est lorsque personne ne me dépasse en montée !) on arrive finalement en vue de Rochebloine qui se dresse sur un éperon rocheux. Je distingue une vingtaine de coureurs en train de progresser lentement dans la pente. Et là, j'ai une idée folle : dépasser tous ces coureurs dans la descente finale vers Desaignes ! Je sais que la montée "tasse" les écarts (visuellement parlant), mais cette pensée à l'esprit, j'attaque la traversée du champ de genêt qui mêne au bas du raidillon motivé comme jamais. La montée est vraiment raide (25 à 30%) mais finalement assez courte ... 
Au sommet, un vent glacial nous accueille (heureusement la pluie s'est arrêté depuis peu).

Commence une partie valonnée ou je cours pratiquement tout le temps, même sur la toute dernière montée avant la bascule sur Nozières. Je dépasse une dizaine de coureurs, visiblement épuisés par la dernière ascension. Je ne m'arrête pas au point d'eau de Nozière (et hop 2 coureurs de plus) et j'attaque les 400m de D- à bloc. Là, j'ai des sensations extraordinaires, je n'ai plus mal au genou, le ciel commence à se déchirer et dans des singles parfois un peu techniques je descend entre 5'15 et 5'30 au km ... Je laisse sur place encore une quinzaine de coureurs avant d'arriver en bas de Desaignes ... Je prend le temps de récupérer après cette descente de folie ... je marche un moment .. Quel pied .... personne derrière moi ... je recours pour les 500 derniers mêtres et je termine avec la sensation d'avoir vécu une de mes plus belles courses de ces dernières années ...

Au final 8h22 - 159ème (29 places de gagnées sur les 7 derniers km)

Après un bon repas (et évidemment quelques tranches du mythique bœuf à la broche), je reprends la voiture, la tête dans les étoiles (enfin pas trop parce qu’il faut rester vigilant sur ces satanées routes ardéchoises)

Bilan :
Malgré le froid et la pluie (finalement assez faible) pendant 4 heure, j'ai vécu une course magnifique : des paysages somptueux et variés, une alternance de chemins roulants et de singles parfois très techniques, une course vraiment exigeante ...
Le balisage est bien fait (mais il faut rester attentif), les ravitaillements sont très corrects sans parler du repas final, des bénvols sympas bref un super Samedi  ...

Maintenant, récupérer avant mon tryptique estival : le TGV, l'UT4M100 et UTV ...

Bernard

 

Des photos de l'Ardéchois (vu le temps gris et pluvieux je n'en ai pas pris)

De belles photos de la première partie :
http://www.kikourou.net/recits/recit-17301-l_ardechois_-_57_km-2015-par-gibus.html
Photos sur la totalité du parcours  :
http://www.kikourou.net/recits/recit-7672-l_ardechois_-_57_km-2009-par-bon_be_ya_k.html

 

2 commentaires

Commentaire de elnumaa[X] posté le 02-05-2016 à 07:41:15

belle sortie en terre ardechoise ! bravo pr la perf et le finish pacman ;-)
t'as eu du nez concernant la nivolet revard .. hier ce fut dantesque av booue et neige dés 800m d'altitude !!
au plaisir ici ou la
manu

Commentaire de Philkikou posté le 02-05-2016 à 19:49:26

Bravo pour ta gestion de course et ton finish !!! Content que ce trail Ardéchois t'aie plu, même sous la pluie... il faudra revenir sous le soleil, les paysages sont encore plus grandioses !! ! Bonne récup. pour ton triptyque estival

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