Récit de la course : Triathlon du Roi 2016, par Laurent V

L'auteur : Laurent V

La course : Triathlon du Roi

Date : 22/5/2016

Lieu : Versailles (Yvelines)

Affichage : 879 vues

Distance : 25.75km

Objectif : Pas d'objectif

5 commentaires

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Pas d'autre récit pour cette course.

sprint non licenciés, 22 mai 2016.

 

 

Ce qui est chouette dans le triathlon, c’est l’enchaînement des activités et la nécessité de se jeter à l’eau (c’est le cas de le dire) dans des disciplines mal ou non maitrisées (et ça c'est pas peu dire).

 

Pour moi, cette discipline effrayante est la natation. Et si l’eau me fait peur, j’ai été bien servi ce dimanche 22 mai car, en plus de l’épreuve de natation, il a fallu affronter un terrain détrempé.

 

Le parking étant à un petit quart d’heure du lieu de retrait des dossards, j’étais donc déjà complètement trempé en arrivant sur le site. Malgré ce temps de Toussaint, nous étions 540 à nous présenter au départ.

 

La petite centaine de mètres entre le parc à vélos et le bassin de natation s’est donc faite pieds nus, dans la boue. Drôle de sensation.

 

La pièce d’eau des Suisses (du nom du régiment qui l’a creusée entre 1679 et 1684) et de premier abord fantastique. Un beau bassin de 689 mètres sur 334 mètres situé dans le parc du château, près de l’Orangerie.



 

La qualité de l’eau est en revanche beaucoup moins sympathique et il m’a fallu un petit moment pour me forcer à mettre la tête sous l’eau, rebuté par l’opacité du liquide.




Et j’avoue que, après un an d’entraînement régulier en piscine (2 à 3 fois par semaine), en partant de rien certes (je nageais comme un fer à repasser), il m’a fallu garder la tête froide quand j’ai vu dès le départ les nageurs partir comme des carpes alors que je me trainais comme un cachalot à la dérive. J’ai donc cherché à ne pas gamberger, à faire abstraction de tous les autres, et à me concentrer sur mes mouvements, alternant une brasse déprimante et un crawl pathétique.

 



Il m’a fallu 25 mn pour me sortir des 750 mètres de natation, ce qui me plaçait 495ème sur 540 (oups).

 

Puis courir jusqu’au parc à vélo, enlever la combinaison en néoprène (autre épreuve pourtant non homologuée dans le triathlon), saisir mon vélo, traverser en courant, vélo à la main, tout le parc à vélos (bien désert puisque 494 concurrents étaient déjà sortis) et l’enfourcher après une ligne tracée au sol, devant des arbitres.

 

Le parcours de 23 km commençait par une belle côte, avant de rejoindre un circuit privatisé pour nous ce jour là (circuit Nexter System) sur lequel deux boucles étaient à accomplir.

 



Et là, seconde erreur de débutant. Je m’étais dit que, vu la pluie drue et le kilométrage relativement restreint, mon vélo fitness (sorte de vélo de ville mais avec pneus de course) ferait l’affaire, au lieu de mon fidèle Bianchi de course. Je pensais gagner ainsi un peu de temps en évitant le changement de chaussures, le fitness n’ayant pas de pédales automatiques. Mais la minute de changement de chaussures gagnée m’a fait perdre un paquet de minutes, ce vélo répondant bien moins bien que mon vélo de course. Ainsi, alors qu’à Longchamp, je suis régulièrement dans la ligne droite avant la montée à plus de 43 km/h, je n’ai pas réussi à dépasser les 36 km/h sur les portions roulantes du circuit.

 

Il faut payer pour apprendre. Je retiendrai de privilégier le vélo course, quelle que soit la météo.

 

Sinon, le parcours était bien agréable, et je me suis consolé de la natation en remontant un paquet de coureurs.

 

J’ai tout de même une petite pensée pour le cycliste que j’ai vu chuter lourdement devant moi dès les premiers mètres du parcours, en traversant des rails sur une chaussée détrempée.

 

De retour au parc à vélos, je n’étais plus dans les tous derniers, ayant réalisé le parcours en 54 mn et quelques, soit le 269ème temps sur 540.

 

Restaient les 5 km de course à pied, ma matière forte normalement. Cependant, le terrain détrempé s’apparentait plus à une épreuve de cross qu’à mon terrain favori, l’asphalte. Il a donc fallu parcourir les 2 tours de la pièce d’eau des Suisses dans la boue et des flaques s’apparentant à des marécages. Aucun appui possible, et les pieds chassaient régulièrement sur le terrain glissant. Il me fallut donc 26 mn pour cette dernière épreuve, soit le 210ème temps sur 550 (j’avais dit que c’était ma matière la moins nulle).



 

Au final, en dépit d’une sortie de l’eau dans les 45 derniers, j’ai terminé ce triathlon 271ème en 1 heure 48. Si je suis déçu de mon inefficacité persistante en natation, je positive en me disant que l’avantage de sortir dans les 45 derniers de l’eau m’a permis de remonter 224 coureurs à vélo et course à pied, en ne me faisant dépasser par pratiquement aucun coureur. C’est bon pour le moral, ça.

 

Il n’empêche que je ne me satisfais pas de cette natation, que je vais continuer à travailler plus encore. Je ne serai sûrement pas prêt pour le triathlon de Paris de dimanche prochain ou celui de Deauville du dimanche suivant (1500 m de nage + 40 km de vélo + 10 km de CAP), mais je ne me défilerai pas et continuerai à me jeter à l’eau, peu importe que j’en sorte dans les derniers, l’essentiel restant d’en sortir.



5 commentaires

Commentaire de augustin posté le 25-05-2016 à 16:20:43

Sympa cette experience! merci de l'avoir partagée et courage, au fur et à mesure tous ces enchainements deviennent des automatismes...

Commentaire de Laurent V posté le 25-05-2016 à 16:40:18

Merci Augustin. J'ai vu ton palmarès qui m'a fait pâlir. Bravo pour tes exploits et à l'occasion, si tu en es d'accord, on discutera de tes expériences Ironman, mon rêve.
Pour l'instant, j'en suis au stade semi Ironman, ayant fait le tri longue distance d'Ile-de-France en septembre dernier et étant inscrit pour celui de septembre prochain. Peut-être y seras-tu ?

Commentaire de anyah posté le 25-05-2016 à 17:51:13

Super de lire un récit décomplexé : merci Laurent, tu me redonnes confiance... j'ai envie de faire le triathlon M de Castellane (04) le 12 juillet...

Commentaire de Laurent V posté le 25-05-2016 à 18:30:45

Merci Anyah. Heureusement encore que nous sommes décomplexés, nous les Kikouroùs. Et chaque fois que je sors dans les derniers d'un lac, je me dis que le dernier de ceux qui nagent est toujours devant le premier de ceux qui restent sur le bord ;-)
Bonne chance pour ton tri de Castellane, tu nous raconteras.

Commentaire de marathon-Yann posté le 26-05-2016 à 14:13:19

Très juste, et le dernier de ceux qui nagent est devant le premier de ceux qui ont coulé. :)

Beau récit en tout cas, ca me donnerait presque envie de faire des triathlons !

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