Récit de la course : L'Echappée Belle - Intégrale - 145 km 2018, par Gazel

L'auteur : Gazel

La course : L'Echappée Belle - Intégrale - 145 km

Date : 31/8/2018

Lieu : Vizille (Isère)

Affichage : 557 vues

Distance : 144km

Matos : Batons quechua 3 brins vissables
chaussures Quechua Forclaz 500 noires
Mon vieux sac à dos Raidlight marco olmo

Objectif : Terminer

11 commentaires

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Ma traversée du massif de Belledonne

 

Je suis parti de Veauche en train, un beau matin le jeudi 30 aout. Premier arrêt à Saint-Etienne Chateaucreux, à mon boulot ! Eh oui, je passe récupérer une montre GPS qui viendra seconder ma montre Suunto. Cette dernière a une batterie qui tient 18 à 24h. J’emprunte celle de Nicolas, censée durer plus de 40 heures en mode Eco. Mon collègue Hervé a bien étudié le parcours de mon trail, sans doute plus que moi, et me dit qu’il viendra me voir le lendemain sur un des ravitos ; Belledonne, il connait par cœur, étant natif de ce massif. La montre en poche, je file vers la gare, monte dans le train, vais jusqu’à Chambéry (escale à Lyon Part-Dieu). Je rencontre un premier trailer, qui a fait deux fois la diagonale des fous et l’UTMB, il vient de Toulon, on discute et la pression monte gentiment. Chambéry, il y a une heure d’attente, j’en profite pour manger un kebab, petit plaisir avant course. Le sandwich préparé le matin avait été englouti une heure plus tôt… Dernier train jusqu’ à Aiguebelle, entouré des montagnes majestueuses. Même le contrôleur est plaisantin, la gare d’avant, il annonce Aiguebelle une fois qu’on est arrêté, je sors précipitamment du train comme 3 autres trailers, puis remonte aussi sec, car ce n’est pas la bonne gare ! 

Arrivés à Aiguebelle, 15h30, on se dirige vers la salle où les dossards sont distribués. Vérification du matériel obligatoire par 5 bénévoles, un papier indéchirable est apposé sur mon sac coureur, récupération des dossards ; je discute avec un organisateur pour savoir où aura lieu la séance de yoga de 17h. J’avais en effet reçu un mail proposant cette activité, et accepté illico. Il m’indique que,comme le temps est incertain, la séance sera à l’intérieur du gymnase où on dort. 4 minutes à pied, et hop , on y est. Je dépose mes 3 sacs près d’un des lits de camps, commence à m’installer, un autre trailer se met à côté de moi, Clément, il vient d’Orange, et n’espère qu’une seule chose : être finisher. Je m’allonge 15 minutes, puis me dirige de l’autre côté du gymnase, où quelques personnes se rassemblent déjà, je suppose pour le yoga. 5 minutes après, une jeune prof , en bonne santé, les joues rouges, qui court aussi ( vu ses cuisses musclées, on se serait douté), arrive et débute la séance :  relaxation, proprioception avec les postures de l’arbre, étirement avec celle du chat… 45 minutes après, c’est déjà fini . Retour à mon lit de camp, puis départ pour la pasta party. Apres un parcours de 10-15 minutes de marche, on arrive dans un bâtiment un peu à l’écart du village, où nous pouvons nous restaurer. Clément et moi faisons la connaissance de Vlad Adrian, un jeune homme roumain, qui court pour une association de lutte contre le cancer. Il nous dit qu’il court un ultra par mois pour cette association, et que si c’est progressif, le corps humain peut faire ce genre de défi. Personnellement , je ne crois pas que sur le long terme, au-delà de 16/18 mois, cela soit tenable. Pâtes bolognaise avec quelques petits pois , une compote de pomme et un fromage frais, puis retour au gymnase. Téléphone à la famille, préparation finale des sacs/bidons d’eau et dodo à 20h ! Les bruits à l’intérieur du gymnase diminuent progressivement et une heure après, je réussis à m’endormir.

 

Réveillés à 02h15, passage au wc, habillement en trailer… je dépose un des mes 3  sacs en haut du gradin ( pas de surveillance, mais aucun vol, nous assure un bénévole) et me dirige avec Clément vers la navette-bus qui nous emmène à Vizille, lieu du départ. 3h10 : les 3 bus de 60 places démarrent et partent en convoi. Je somnole pendant le voyage, et à 4h20, nous arrivons à Vizille. Petit-déjeuner léger sous tente, et  direction le gymnase, pour patienter la dernière heure. Je m’allonge sur un tapis de gym, derniers instants de tranquillité avant une cinquantaine d’heure. Et oui, je vise un parcours total de  48-50 h, en dessous de la barrière horaire qui est à 54 h. A 5h30, on part du gymnase et on se dirige vers l’arche de départ. Allumage des lampes frontales, contrôle des sacs pour ceux qui ne l’ont pas fait, flash du code barre sur le dossard pour entrer dans la zone départ. On y est ! Petit topo par l’organisateur, il nous répète 3 fois que seule la moitié sera finisher, au vu des éditions précédentes et de la difficulté des terrains, au moins on est prévenu … La météo ne sera pas géniale non plus, aussi il nous demande de nous regrouper par 3 si on est dans un fort brouillard. La voix est parfois inaudible, je me place dans le dernier tiers de la file de départ, petite ruse pour ne pas se cramer à la première montée…

 Top, le départ est donné, les 550 trailers s’élancent, on parcourt moins de 2 km de plat dans le parc du château de Vizille en courant doucement, on arrive au pied de la première ascension : 32 km et 2800m de dénivelé jusqu’à la croix de Belledone. Un arrêt pipi , puis un autre arrêt pour retirer ma veste, et voilà que je suis dans les 15 derniers. Au moins ,je ne peux que gagner des places !  Les premières 90 minutes se font à la file indienne, à la frontale et cela me va très bien. Cette montée permet de rentrer dans l’ultra, et je ne cours seulement les quelques séquences plates ou descendantes. J’arrive au foyer de ski de fond de l’Arselle vers 9h, 16km et 1500 m de D+, je me ravitaille correctement mais ne traine pas.

Je ne vais pas raconter la suite par ordre chronologique , mais je vais aborder quelques thèmes :

 

Une météo capricieuse et maussade

Peu avant le ravito n°2, le refuge de La Pra, j’entends un duo de trailer évoquer la possibilité entendue en course, que les organisateurs auraient changé le parcours. Ils n’y croient pas. Moi je ne connais pas exactement le tracé, alors je me dis qu’on verra bien.

Arrivé à la Pra, vers 11h50, un panneau nous confirme cette modification de dernière minute : on n’ira pas à la croix de Belledonne, ni au col de Moretan , à cause de la météo incertaine et qui est prévue de se dégrader le vendredi soir : pluie et peut-être neige. Aussi les éclaircies de ce vendredi matin, j’en ai profité pour faire quelques photos. Les prévisions se confirmeront, temps maussade toute la course, brouillard et ciel bas. Et même entre 19h et 22h30 le vendredi, alors que je passais le col de la vache ( 2534m), un vent fort s’est levé, la pluie est apparue, transformée en neige mouillée. Chacun a mis toutes les couches disponibles ( c’est dans ces moments qu’on voit l’intérêt de tout le matériel obligatoire sur les trails de montagne !) et affronté l’épreuve comme il pouvait. Le froid a glacé les organismes. Une fois franchi le col, la nuit est tombé, la descente technique dans les blocs de rocher a fini par puiser toutes mes forces.  La pluie, la buée sur mes lunettes, le vent froid, j’ai alors rejoint un groupe de 4 trailers avec qui je suis descendu, c’est plus motivant et rassurant.

Seul, 1h de ciel étoilé la deuxième nuit viendra faire croire à une possibilité d’amélioration, mais le vent fort ramènera des nuages, qui resteront jusqu’à mon arrivée à Aiguebelle.

 

Une hydratation insuffisante et une alimentation difficile

Les passages au deux premiers ravito, l’Arselle et La Pra, m’ont paru normaux, mais j’arrivais toujours avec des bidons à moitié vides. L’alimentation a été normale, quelques barres et fruits secs + banane, tranche de  saucissons vite avalés.

 

Ami lecteur, si tu prévois pas d'épreuve sportive de plus de 4/5h, tu peux ne pas lire le paragraphe suivant, qui est un peu technique...

Le passage au ravito 3, jean collet après presque 9 h de course, a été plus difficile : un soupe, mais peu d’appétit pour le reste. Au ravito 4, Habert d’Aiguebelle, j’ai pu manger deux tranches de pain et deux mini-saucissons, mais bu à peine un verre d’eau. Puis la montée au col de la vache, le froid, la pluie m’ont coupé toute envie de boire et manger, j’étais plus dans un mode survie, à vouloir terminer cette étape, et me reposer et me réchauffer au Ravito 5, Le Pleynet. Une fois descendu dans la vallée, j’ai entendu le speaker de ce ravito, mais on a entamé un long détour  pour y arriver. Alors à un moment, je me dis que cela fait que je n’ai ni mangé ni bu, et prend quelques fruits secs dans ma poche. Quand je mastique, je me dis que cela j’aurai du mail à avaler et profiter de cet encas. Quelques minutes après, je bois un coup, et patratas,  je vomis ce que je viens d’avaler. Le moral en prend un coup ! Je tiens bon jusqu’au Pleynet. Sur place, je découvre une base vie tout en extérieure : ravito extérieur, douche sous tente, stand pour retirer son sac coureur sous tente également. Pas de salle où s’assoir ! Je prend mon sac, et là catastrophe, toutes mes affaires sont trempées , elles ont pris la pluie !Le moral prend un deuxième coup ! J’apprends que la seule salle est celle où on peut dormir. Curieux, je m’y rend, et après un halle d’entrée ou 5 personnes peuvent tenir, se trouve la grande salle dans la pénombre où sont installés les lits de camps et les coureurs dessus, silence recommandé. Je pose mes deux sacs dans un coin, et décide d’aller voir le médecin pour ne plus vomir. Il prend ma tension, mon taux de sucre et me fait  calculer combien de litres de boisson j’ai bu depuis le départ…  2,5 ou 3 litres je lui réponds. Après 18h de course, ce n’est pas assez, me dit-il ! Diagnostic : grosse déshydratation. IL me dit que dans mon état, en course, tout mon sang va dans les muscles, que mon système digestif est à l’arrêt et fermé. Si je bois ou mange en course, mon corps le rejette illico ( vomissement). Aussi, il me conseille en course de m’arrêter quelques instants, boire une mini-gorgée, attendre, et reboire et manger un peu. Et que pour le moment, je dois boire 2 ou 3 gorgées, me reposer, recommencer et manger, et revenir le voir avant de repartir. Ce que je fais dans la foulée je dors 2 fois 25 minutes , entrecoupé d’un peu d’eau et quelques cuillers de ma salade de pâtes. Je ne veux ni trop boire ni trop manger, pour ne pas vomir. Je repasse le voir avant de partir, mais il dort, aussi je me signale au pc sécurité et je repars en solo.

Tout le reste du parcours jusqu’à l’arrivée, je ne réussirais pas vraiment à boire et manger en déplacement, et j’attendrais les ravitos pour me reposer, boire et manger un peu. Ce qui n’a pas suffi à me redonner mon peps et mon hydratation normale… Et dès que j’oublie la règle de boire de mini gorgées avant de manger ou de m’arrêter pour boire, je revomis par deux fois ( Super-Collet, et à 3 km de l’arrivée).

Cette gestion de l’hydratation a été ma grande leçon de cet ultra, et j’espère la retenir pour les prochaines fois !

 

Des rencontres variées et sympathiques, c’est cela l’âme d’un ultra

J’ai eu le plaisir de discuter avec plein de personnes, aussi je ne peux citer tout le monde. Je nommerai néanmoins :

  • un groupe de jeunes trailers, dont Jean aux  moustaches stylées

 

  • Hervé mon collègue de casino, qui m’a rejoint au ravito 4, Habert d’aiguebelle. Après un rendez-vous manqué au refuge jean Collet ( le changement de parcours de dernière minute a faussé les prévisions de passage aux ravitos), Hervé a marché jusqu’au ravito 4 et m’a fait la surprise  de m’y retrouver : on s’est tapé la discute, et lui, en tant qu’homme du pays, m’a raconté l’histoire de ce refuge et de la vallée.

 

  • Peu avant la deuxième base vie et le ravito 8 à la station de  Super-Collet, au détour d’un sentier, je découvre Audrey et Mickael, deux ultra-trailers en repos ce week-end. Ils font la surprise à leurs amis ( Tit anne et les zamoureux) de venir les encourager, on parle 5 minutes. Je les retrouve au ravito 9 , Val Pelouse, où ils me proposeront une part de pizza faite maison légèrement épicée que j’avalerai entièrement avec précaution et délectation

 

  • 1h après Super-collet, je parle avec un jeune trailer du 85 km venant de Valencienne, novice en matière de course ultra en montagne… Il a choisi un gros morceau ! On entame la dernière grosse montée de plus de 1000 mD+ avec lui, lui montrant mon rythme de montagnard lent. Je le perd par la suite, puis le retrouve au ravito d’après, val pelouse. Je repars de ce ravito dans un groupe de 5 , avec Alain, Mathieu et Stéphanie, autre traileuse sur le 85km qui envisageait d’abandonner. On se remotive tous,  et avançons à la même allure un bon moment. Je me retrouve seul avec Mathieu sur des crêtes glacées, aussi nous finirons à deux jusqu’au bout !

 

Je garde le meilleur pour la fin : les retrouvailles de ma famille à Super-Collet. Peu avant la station , j’enlève mon téléphone de son mode avion, et reçois plusieurs sms, mes collègues, ma femme et mes enfants : Raphael en Finlande, Philaé de retour de Rome. L’émotion me submerge un moment. Josselin, Solene et ma nièce Alma arriveront avec ma petite femme 20 à 30 minutes après mon arrivée . Aussi j’ai le temps de dormir un peu, puis de les voir. La tente où sont installés les lits de camp est juste derrière la sono, qui essaye d’animer cette journée en altitude, mais dans le brouillard et le froid. Aussi, allongé là, je ne dors que 25 minutes, et vais rejoindre mes 4 supporters. C’est pour eux que je vais le finir , cet ultra ! Ils font le déplacement, dormiront dans un studio à coté, au milieu de la brume d’altitude, ils ont remis des gros manteaux pour venir me voir.

Leurs encouragements me vont droit au cœur. Je leur avais demandé des crudités , ils ont préparé des carottes en tranche, des tomates cerises, des champignons de paris, bref tout ce que j’aime. Malheureusement avec mon estomac, je rejette au bout de 5 minutes, dsl. Je finis mon ravito avec une soupe , du lait d’amandes qu’ils ont également apporté.  Au redémarrage, ils m’accompagnent en montée, par les pistes, on zigzague en dessous du télésiège, puis ils me quittent. Et je continue seul, mais pas très longtemps.

 

Une organisation de qualité, mais quelques points à revoir

Tout a bien été organisé, depuis le village départ, les couchages à Aiguebelle, les bus, les ravitos bien achalandés( sauf le R4 quand on est arrivé, il n’y avait plus que de l’eau et des mini saucissons) Certains points de contrôle la nuit avaient allumé  un feu de bois , très agréable pour marquer une pause de quelques minutes.

Le point à améliorer est le confort global dans les 2 bases vie.

Et le point très négatif a été le sac coureur complètement trempé dès la première base vie , au Pleynet . Les sacs avaient entreposés à même le sol, sur le parking, sous une tente, et ils ont chopé la même pluie que nous en montagne ; cette pluie a ruisselé et déferlé sur le parking et a trempé tous les sacs. Résultat, je n’ai pas utilisé aucun textile de mon sac, pas de chaussettes de rechange, pas de serviette ni de t-shirt sec. Seul ma salade de pâtes avec de vrais raisins frais, bouts de fromage comté et graines de goji a été sauvée, car elle était dans un tupperware.

 

 

Une gestion du sommeil

Une première pour moi, car je n’en avais pas besoin lors de mes précédentes courses les plus longues : à la TDS 2013 en 29h je n’ai pas dormi de la course, et à l’UTAT 2017 au Maroc: je m’étais forcé de m’allonger 25 minutes , espérant que cela me requinque, mais sans résultat probant. Je finis en 25h.

Aussi j’ai décidé le vendredi soir vers 22h30 de dormir au Pleynet 2 fois 1/2h ( voir hydratation)

J’ai dormi 20 minutes à la deuxième base vie, super-collet en attendant ma famille.

Je me suis allongé également au ravito 9, Val-pelouse pendant 10 à 15 minutes. Le froid et le bruit m’ont réveillé.

Enfin je me suis allongé et endormi en 10 secondes au ravito R10. Réveillé 25 minutes après, j’ai laissé Mathieu dormir encore un peu avant de repartir à deux 30 minutes après.

Toutes ces pauses sommeil ont été effectuées sans mettre de réveil. Les conditions : dortoirs plus ou moins bruyants, les levers-couchers de coureurs, leurs réveils-sonneries, le lit de camp plus ou moins confortable. Petit détail, Je n’ai pas enlevé mes chaussures pour dormir , à part la première fois 😉

Je totalise sans doute 2 heures de sommeil sur les 51 h

 

Bilan

Pour finir, cela été une expérience réussie, avec des moments difficiles à gérer, une météo un peu pourrie, et donc un massif à  venir redécouvrir par beau temps

On a côtoyé plein de lacs sans bien les voir, parcouru des sentiers sauvages et passé des longs moments dans la nature montagnarde, seul ou en petit groupe. Ma première course au-delà de 30 heures, j’ai engrangé de l’expérience, et comme je l’ai terminé, de la confiance !

On peut planifier la saison 2019 avec cette confiance !

Le meilleur moment d'un ultra : l'arrivée ! ici on a un but : la cloche à sonner !

 A moins que cela soit le massage ?

 

11 commentaires

Commentaire de Benman posté le 11-09-2018 à 00:16:40

Bravo. Très belle gestion bien détaillée. On qu'est en fait croisés plein de fois sans vraiment se voir, tu repartais toujours un peu avant moi des bases.

Commentaire de Gazel posté le 13-09-2018 à 19:38:11

merci, ton cr est bien aussi

Commentaire de xsbgv posté le 14-09-2018 à 10:25:27

Salut,
Je pense même que tu fais partie des coureurs qu’on a dépassés dans la dernière descente après Montgilbert...
Bon faut dire qu’on avait un peu le feu au cul avec Benoît (cf. son CR... 🤣)
Tu étais avec un autre coureur et vous nous avez regardé passer comme si on était des extraterrestres...
Joli CR en tout cas... au plaisir de se recroiser

Commentaire de Gazel posté le 14-09-2018 à 10:53:20

Oui, 2 marcheurs se faisant doubler par 2 lents coureurs... ça, c'est une fin d'ultra !

Commentaire de bipbip73 posté le 11-09-2018 à 15:06:39

bravo,
gros courage, atteindre l'arrivée avec les problèmes gastriques…il faut du mental.
merci pour ce retour d'expérience.

Commentaire de Gazel posté le 13-09-2018 à 19:37:32

merci, le mental a été aidé par la présence de ma famille à SuperCollet, et par tous ceux avec qui j'ai fait la deuxième moitié de la course

Commentaire de Free Wheelin' Nat posté le 11-09-2018 à 21:59:21

Merci pour ton récit, et surtout, bravo!!

Commentaire de Jean-Phi posté le 12-09-2018 à 17:03:25

beau récit, bravo ! Belle gestion de course surtout avec une déshydratation. Il en faut du courage.

Commentaire de Gazel posté le 13-09-2018 à 19:36:21

Merci, j'ai soigné ma deshydratation depuis :)

Commentaire de Katman posté le 14-09-2018 à 13:26:42

Et bien je suis soulagé pour toi que tu aies pu finir! Je ne sais pas si tu te souviens mais j’étais le déshydraté qui attendait son tour chez le médecin de course quand il t’auscultait. Je t’ai écouté, les symptômes étaient les mêmes que les miens, le diagnostic aussi d’ailleurs. Il ne nous a pas interdit d’y retourner mais avait peu d’espoir quant à notre réussite. Tu as eu la force de repartir, pas moi...
Bravo à toi car notre chemin de croix était déjà long depuis les premiers signes insidieux de la déshydratation. Dès Jean Collet pour moi c’était plié, je n’ai rien bu et rien mangé là bas, et ce jusqu’au Pleynet...
content pour toi!!!
Moi j’y retourne en 2019!!

Commentaire de Gazel posté le 14-09-2018 à 14:00:03

avec le conseil du medecin, cela a fonctionné, mais je n'ai pas fait de vrai repas comme je peux lire dans d'autres CR, ni bu beaucoup par la suite : mode finisher uniquement !

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