Récit de la course : Off - La Grande Traversée du Vercors 2003, par Mathias

L'auteur : Mathias

La course : Off - La Grande Traversée du Vercors

Date : 10/11/2003

Lieu : Die (Drôme)

Affichage : 1701 vues

Distance : 66.1km

Matos : Sac DK 5l
Poche à eau

Objectif : Balade

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Pas d'autre récit pour cette course.

GTV dans la neige

C'est galère de tout copier-coller, car la version "director's cut", elle est sur http://gtv.kikourou.net avec des dizaines de photos !

Voici quand même une version "épurée" du CR, pour donner une idée...


GTV : les derniers préparatifs

Equipe

Après en avoir discuté avec les zanimos de la liste de diffusion qui étaient intéressés par le projet, nous avions décidé de ne pas partir dans cette aventure à plus de 7 ou 8 personnes, de manière à éviter les complications inévitables : problèmes de logistiques, plus de blessures, plus de difficultés à gérer le groupe, etc. J'avais donc décidé de ne pas refaire de pub sur UFO pour rameuter des ultra-passionnés.

Et puis, suite à plusieurs désistements, qui ont rendu malheureux les désistés autant que les non-désistés, il ne restait plus que 3 partants : L'Bourrin, la Langouste et moi-même. Il était de nouveau possible d'accueillir de nouveaux membres dans l'équipe. J'ai donc tenté ma chance sur UFO, seulement une semaine avant le départ. Nous avons ainsi vu débarquer Nico, qui a courageusement pris le train en marche... nous étions alors au complet. Avec quelle expérience ?

L'Bourrin : Tchimbé Raid, UTMB, Templiers, Raid28, etc.
La Langouste : Tchimbé Raid, UTMB et demi-traversée du Vercors, à ma connaissance.
Nico : seulement 2 ultras : un 6h et l'UTMB, oui mais finisher !
Votre serviteur : Templiers, Raid28, IronMan Embrun, SaintéLyon.
On sera accompagnés par Julien et sa chienne Taïga, Béa et sa chienne, et L'Blueb : Béa marchera un peu avec nous à partir de Die, Julien nous accompagnera en haut du Veymont puis fera demi-tour, et L'Blueb viendra à notre rencontre de Grenoble.

Météo

Nous savions dès le départ que le WE du 11 novembre était un peu tard dans la saison pour espérer avoir de bonnes conditions climatiques. Nous avons surveillé avec inquiétude la météo la semaine précédent le départ. Et les nouvelles n'étaient pas toujours très bonne.... de la neige, de la neige et encore de la neige !!!

Pour se mettre dans l'ambiance, voici un message du Bourrin en direct du Vercors avant tout le monde (le dimanche 9) :
"Bon je suis au pid du Vercors... hier je faisais un peu la tronche car à 400m (Die) il y avait de la neige... alors le col du Rousset je te dis pas !

Aujourd'hui ca fond, il fait trés doux les sommets se recolore en vert ! chouette !
Je vois cet AM un gars qui va m'expliquer ou trouver la source au pied du Grand Veymond si on passe par là... on avisera de tte façon au pied de la cabande de pré-peyret. La source de pré-peyret ne coulait pas cet été, mais vu le niveau des riviéres et de la boue ca devrait recouler...

Voila c'est bon vous pouvez ramener vos fesses... :-)))"


Oui mais voilà, peu après, on reçoit de moins bonnes news...


"Je viens d'appeller ma frangine.... beuh... vous voulez vraiment savoir ?
oui ?
bon ben c'est pas top moumoute ! à 1000m -> 10cm de neige... et + en haut... ca devrait fondre un peu mais pas énormément en altitude... elle nous déconseille fortement les hauts plateaux à cause des scialets ! Si il y a de la neige et que le chemin est recouvert, même avec une carte on risque de dévier un poil et plouf... et le marquage est plus souvent au sol... donc sous la neige.

Comme elle dit : à chaque printemps à la fonte des neiges on retrouve du monde dedans...

Elle nous conseille de prendre le chemin qui contourne depuis la Cabane de pré peyret, on peut rattraper le pas de la ville en évitant le Grand Veymont et reprendre le balcon Est... je devrais pouvoir me renseigner demain exactement avec des gars connaissant le secteur... je tél. au chef (l'Boeuf) pour lui faire mon rapport..."

Et enfin, la veille du départ, le ton est de plus en plus pessimiste... cf. le message de la Langouste :

"Je viens de recevoir un appel du Bourrin: ça s'engage mal. 20 cm de neige collante et mouillée à 1300 m, partie entre le cirque d'Archiane et le Grand Veymont impraticable à cause de la neige et des scialets. Grosse dificulté également pour monter de Die au Pré Peyret... Un passage difficile dans la Combe des Charbonniers (au dessus de Villard).

Bref, il se renseigne plus précisément sur les conditions d'enneigement réelles sur le GR 91, je dois le rappeler à 20h. (il me semble pencher pour une annulation... )

A voir donc selon les dernières infos du Bourrin si on annule complètement (noooooon...) ou si on se rabat sur un itinéraire adapté
(évitant les difficultés et raccourci en temps / distance).

Même si le parcours prévu n'est pas possible, je voudrais bien qu'on trouve un petit truc sympa à faire, genre une boucle en raquettes / pompes de marche+guêtres, dans le secteur pour ne pas regretter de ne pas y être allé...

Allô les ceuss de là-bas qui connaissent le coin (Toutou, Blueb, etc...), qu'est-ce que vous pourriez proposer comme itinéraire à la journée entre le train du matin et celui du soir ? Pouvez-vous trouver des raquettes (j'en ai une paire) ou des skis de fond ?????

L'Boeuf, tu est injoignable au tél ! Appelle-moi stp.
La Langouste_Nooooooooooon!....."

Matos

Pour ma part, voici mon équipement (léger) :

Vêtements :
chaussures de trail,
chaussettes de ski de fond,
guêtres,

slip + caleçon (si),
tee-shirt respirant,
carline manches longues,
polaire légère,
gore-tex légère (un coupe-vent, quoi !),
gants de ski de fond,
bonnet,
frontale tikka 3 diodes, cardio, alti.

Sac à dos :
DK 5 litres,
couverture de survie,
sifflet, stylo, profil du parcours, boussole, et 3 cartes IGN,

piles rechange frontale,
camel-bak 2 litres,
un peu de maltodextrines,
nok, aspirine, mouchoirs,
sac poubelle pour rester étanche,

18 barres : grany, équivalent pas cher, et barres artisanales,
appareil photo numérique, argent, téléphone GSM.
Je pars vraiment très léger. La veille du départ, à minuit, j'ai une inondation dans le sac : je n'ai pas l'habitude de remplir la poche à eau, et avec la pression (j'ai bien du pousser pour faire rentrer tout ça, plus la gore-tex !), et ben ça fait fuir la base du tuyau... Bah pas grave, je fais tout sécher et demain je mettrais moins d'eau...

En plus de tout ça, on a tous envoyé par la poste un petit colis à Grenoble, chez les parents du Bourrin, avec des affaires de rechange pour après la douche !

Et zou...

La neige ? Mais non mais non. On y va et on avisera sur place. Au mini, on fera une petite promenade au dessus de Die...
Et dimanche soir, je vais chercher Nicolas à la gare de Valence. On papote et on prépare les sacs... on a hâte d'y être !
Tellement hâte d'ailleurs que j'en oublie de manger mes pâtes ! Je sais que c'est difficile à croire, mais j'ai tout préparé, et j'ai tout laissé en plan. Je m'en suis rendu compte à 1h du mat', et j'étais alors trop fatigué pour manger...

Réveil lundi 6h45, pour aller chercher la Langouste à la gare. On tombe en panne d'essence... ou presque, en arrivant chez moi : teu-euh, teu-heu, allez ma p'tite, encore 100m ...
On prend le ptit dèj. Après le café, pour me rattraper de mon erreur d'hier soir, je me fais des pâtes... kinenveut ?

Et à 8h30 passées, Julien passe nous prendre (comme ça, pas besoin de laisser une voiture à Die ou imaginer une autre complication...), encore quelques courses de dernières minutes, et zou c'est parti, on met le cap sur Die ! On a une bonne vingtaine de minutes de retard quand on arrive au RDV à la gare de Die, un peu avant 10h. L'Bourrin tapote nerveusement son sabot sur le bitume... ce qui ne l'empêche pas de nous faire goûter à son fameux gatosport maison, bravo le cuistot ! Ou peut être faut-il remercier Béa ?

On a finalement décidé de ne pas traîner au départ de Die : pour mettre toutes les chances de notre côté, vu les conditions climatiques, on préfère zapper un peu le début du parcours pour être plus vite sur les plateaux. On esquive donc une quinzaine de kms sur les 90 prévus. On fait le maximum de route en voiture : pas de regret pour ces 15 kms de bitume, qui n'auraient rien apporté à la balade. Il aurait fallu passer par les balcons du Glandasse, ou au moins au Pas de Pillouse, et ç'aurait été une autre histoire...


Nico et la Langouste : Viiiiiite ! Quand c'est qu'on part ?

On sort de la voiture... on s'étire... on regarde autour de nous : le Glandasse et magnifique, et on distingue la montée vers le Pas de Chabrinel qu'on va bientôt emprunter. On est tous plus impatients les uns que les autres de démarrer...

On se tartine les pieds de Nok, on vérifie le sac, on met les guêtres...

J'ai un peu de mal à tout faire rentrer dans le petit sac, et c'est à ce moment là que je constate une certaine humidité au fond du sac... c'est ma poche à eau qui fuit de nouveau... Heureusement, grâce au coup de canif ingénieux du Bourrin, le problème est vite résolu, et on peut s'élancer vers 10h43, avec un peu de retard sur l'horaire prévu (10h), mais on a fait de la route en plus.

Yeeessssss !!!!!

(... retrouvez le reste du CR avec photos sur http://gtv.kikourou.net ...)

On aura un peu écourté le trajet prévu, pour pouvoir rentrer dans un temps raisonnable, et compte tenu de la fatigue. Je pense qu'on a eu tout à fait raison : il vaut mieux ne pas avoir la satisfaction d'avoir fait Die centre -> Grenoble centre, mais avoir pu faire, par exemple, la montée du Veymont. On aurait été sacrément déçus si on était partis de Die centre et qu'on se soit stoppés à Lans !

On a parcouru 66,1 kms selon la carte, et environ 3500m de D+. Je pense retenter l'aventure un jour ou l'autre, mais pour découvrir quelque chose d'autre. C'est-à-dire, soit pour compléter le parcours et passant par chacun des sommets (il manque à notre tableau de chasse : la Grande Moucherolle, le Pic Saint Michel et le Roc Cornafion), soit pour tout faire par les crêtes !!! Ahhhh ça doit être trop bon, mais il faudrait faire quelques repérages avant !

Mais il y aura le tour de la Chartreuse, de l'Oisans, des Ecrins, du Mont Blanc, le GR20 (corse), le GR11 (pyrénnés), le GR 5 (Alpes) à faire, avant, en autonomie complète !

Au niveau logistique : c'était important de se soucier des points d'eau, et des points de sortie éventuels, avec quelqu'un prêt à venir nous récupérer en cas de blessure. Il y a une énorme différence entre participer à un raid, même de 20 heures, et une balade en autonomie totale. C'est pas facile à mettre en place, surtout pour une traversée (affaires au départ, à l'arrivée...).

Niveau matos : je ne pense pas qu'il soit nécessaire de trop se charger. En cas de blessure, il faut être capable de tenir une personne au chaud, et il faut avoir le minimum en pharmacie. Mais je ne pense pas qu'il soit nécessaire de se surcharger en fringues, par ex. en vêtements de rechange. Niveau bouffe, on a mangé et bu assez peu, finalement. Ok, mon sac 5l était un peu juste, mais je pense qu'un sac 10l est largement suffisant.

Niveau timing : je pense qu'on aurait pu partir 2-3 heures plus tard, histoire de finir une bonne nuit de sommeil avant le départ. Dans notre cas, c'était quand même mieux d'attaquer les hauts plateaux avant la nuit.

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