Récit de la course : Le Grand Raid des Pyrénées - Grand Trail 2008, par le breton

L'auteur : le breton

La course : Le Grand Raid des Pyrénées - Grand Trail

Date : 29/8/2008

Lieu : Saint Lary Soulan (Hautes-Pyrénées)

Affichage : 1872 vues

Distance : 150km

Objectif : Pas d'objectif

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Le récit

Ils étaient 216 au départ de l'Ultra Trail  le 28 août à 22h et 165 au départ du Grand Trail le 29 à 8h. 43 coureurs ont terminé l'Ultra Trail avec ses 150 km et 9300 m de dénivelée, tandis que 121 sont revenus à Vielle Aure après les 75 km et 4500 m de dénivelée du Grand Trail.

LE GRAND RAID DES PYRENEES 150KM(Yannick BAHON)

Après un périple d'une journée de train pour rejoindre Vielle Aure depuis Guer dans le Morbihan, je pose enfin ma tente au camping du Rioumajou.Un premier contact se fait avec un gars du coin il s'agit du tenancier du snack du camping. Il est marathonien, le thème de notre discussion se dessine très vite. On parle déjà du GRP.
          Le jour J -8H, remise du dossard 65.Avec ce numéro je vais passer pour le régional de l'étape, en plus c'est mon année de naissance. On sent une certaine effervescence monter dans cette petite  salle de Vielle Aure. Vérification du matériel obligatoire remise du tee-shirt du guide des Hautes Pyrénées.
          H-6, dépose des sacs de rechange et de recharge qui seront acheminés vers les 2 bases de vie que sont Villelongue (91km) et la Mongie(125km)
          H-4, repas de pâtes évidemment et banane en guise de dessert
          H-3, tentative de sieste
          H-2, dernière vérification du matériel et réserve de nourriture puis remplissage de la cuve 2 litres
          H-1, briefing à la salle des fêtes, où l'on n' entend pas grand-chose d'ailleurs, la pression est presque au maximum. Chacun se rassure soi même ou avec l'aide des autres. Le parcours reste inconnu pour beaucoup d'entre nous
          H- 14 h, l'euphorie gagne la ligne de départ, les frontales se sont mises à étinceler de partout. Les flashs fusent, les langues vont encore bon train. Ca crie, ça s'appelle ça se souhaite bonne chance et bon courage. Les dernières accolades puis soudain le décompte est lancé 5,4,3,2,1 Le Grand Raid Des Pyrénées est parti.
         
          VIELLE-AURE--- COL DE PORTET
          On sort de Vielle-Aure sous les encouragements, il en est de même à Vignec. Puis la route s'élève pour devenir chemin, on adopte la marche, le bruit des bâtons  résonnent dans la nuit et prouve une cadence soutenue. A Espiaube, après avoir compris ce qui se tramait dans ce peloton de coureurs, quelques personnes nous lancent leurs applaudissements du haut de leur terrasse. La première ascension, régulière au départ puis très ardue sur la fin, nous emmène au 1er ravitot (12km) le col de Portet 2215m. Je prends d'abord  eau et coca pour le liquide et le sucré. Puis j'avale une soupe, TUC, pain avec fromage et saucisson  pour le salé. Je ne fais pas l'impasse sur le salé, je ne veux pas finir avec des crampes. Je termine avec de la banane puis remplis mon Camel et repart vers le lac de l'Oule 1840m
          COL DE PORTET---TOURNABOUT
          La descente se fait sans encombre jusqu'au bout du lac. A quelques encablures de celui-ci, une bifurcation à droite sera loupée par un grand nombre d'entre nous. La rubalise en place a été enlevée, par qui ????Cette erreur de parcours sera la cause des 1ers abandons pour certains. Je m'en sors plutôt  bien en prenant le bon wagon qui me hissera jusqu'à la Hourquette de Nère 2465m. La montée fut compliquée par le manque de rubalise et par le nombre de traces de sentier à droite et à gauche. Au col il fait à peine frais dans cette nuit étoilée. Déjà  2046m de D+ d'avalé. Je m'élance seul , à 50m de mon ancien groupe,dans cette longue descente vers Barèges. La partie haute est raide encombrée et difficile, plus bas cela devient plus abordable mais reste un chemin très technique. Je vais bon train et passe quelques coureurs moins à l'aise dans ces passages. Une piste carrossable, en soulageant mes jambes, m'amènera  jusqu'au ravitot  de Tournabout 1450m. Il est 4h30du matin et donc 6h30 de course pour 27 Km et donc 2046m de D+ et 1390 de D-
          TOURNABOUT---LUZ ST SAUVEUR
          Dans cette portion ça déroule assez bien. J'entre dans Barèges 1263m, loupe une balise,et je descends jusqu'à la gendarmerie avant de me dire que ce n'est sûrement pas le bon chemin. Je remonte donc et trouve enfin le passage derrière les thermes. J'empreinte le sentier qui s'élève de 220m seulement puis passe le ruisseau de Bolou .La vraie descente n'arrive pas, vu la distance qu'il reste et le D- à faire, la pente risque d'être copieuse. Elle arrive enfin en même temps que l'aube. Cette descente est très raide et en dévers encombrée d'arbustes et de fougères. Le sentier creusé par les pluies et les passages ne fait guère plus de 30cm de large. Mes cuisses s'en  rappellent encore. A 200m du ravito je rate encore une trace sur la route et m'engage tout droit vers le pont du gave situé en bas de Luz. Il me faut donc faire demi-tour et remonter vers le centre pour pointer au CP3 à 7h09 pour une distance proche de celle du marathon. Le ravito  dans la salle multisports de Luz 725m est tout aussi garni que les autres et proposé par de chaleureux bénévoles et organisateurs. Je prends le même menu que lors des autres arrêts, toujours aussi salé. Mais pour les adeptes de sucré il y a aussi tout ce qu'il faut.
         
          LUZ ST SAUVEUR---CAUTERETS
          Dans la douceur matinale je m'engage donc dans cette portion avec comme point culminant le col de Riou 1945m . Au pont du gave je rejoins un groupe de 5-6 coureurs, mais je ne reste pas avec eux. Je les passe et m'en vais seul. Je ne sens pas encore l'envie de faire la route à plusieurs, mais plutôt de profiter du calme de ce matin sans parler. Depuis Sazos et
Grust un concurrent  emboîte mon pas en restant toujours à distance. Mais sans le vouloir je finis par prendre de l'avance et repart du petit ravitaillement de Béderet quand lui arrive. J'atteins le tiers du parcours en passant au col de Riou (3549m D+--2398 D-et 53km). Je ne  sens ni douleur ni crampe surtout, je trouve même de bonnes sensations dans cette descente régulière. L'horizon est magnifique sous ce soleil. Mon suiveur de tout à l'heure apparaît dans mon sillage, arrive à ma hauteur puis me passe à une vitesse incroyable. Ce gars a des qualités de descendeur hors pair. Je poursuis mon périple en enchaînant les lacets les uns après les autres et prends quelques photos au passage. Finalement  je rejoins mon passeur, arrêté là, pour des raisons techniques. A jouer au chat et la souris, on finit par faire route ensemble et il me dévoile ses origines montagnardes. On atteint Cauterets 925m à 10h55 61km 3549 D+--3418 D-. Ici je retrouve Bruno Hoelard, du trail sérentais, se faire soigner les talons. Pour ce qui est du ravito j'y prends toujours le même menu, ça m'a très bien réussi jusque là. Sous l'œil bienveillant des bénévoles et organisateurs nous reprenons une dernière soupe. Tout comme Michel le béarnais et moi-même, Bruno repartira à l'assaut du Cabaliros mais un peu plus tard
         
          CAUTERETS---VILLELONGUE---via LE TURON DE BENNE
          Le plat de résistance se dessine face à nous 1400m de D+ pour 9km, nous sommes dans les environs de midi  il fait de plus en plus chaud sur ce versant exposé et pas le moindre souffle d'air . Je suis sur les talons de Michel  c'est lui qui mène la danse maintenant. Je n'éprouve pas de difficultés dans les deux premiers tiers mais la suite s'avère beaucoup plus difficile. Je m'accroche et ne lâcherai pas mon meneur jusqu'au sommet. La chaleur rend la moindre rigole d'eau salvatrice, on y trempe nos bandeaux et casquettes. Il ne faut pas oublier de boire mais il faut aussi en garder sous le coude car le prochain point d'eau est encore à quelques heures. Certains ne l'attendront pas et boiront directement au ruisseau(pas forcément  bon !!!!). Nous gagnons le pic de Cabaliros 2334m avec un gros coup de surchauffe pour moi. Il me faut rester là un bon moment, laissant partir mon compagnon de route, seul. Je ne suis pas très bien là haut et accuse un sérieux coup de fatigue. J'aborde doucement la descente puis réussi à trottiner au fil des kilomètres jusqu'au ravito du Turon de Benne 1549m(petit coucou à Aline !!!!). J'ai l'impression d'aller mieux au moment de passer la moitié de course.
Mais la longueur de la descente vers Villelongue va ruiner ma motivation, il y a 5km de plus que prévu dans cette jonction. Je ne suis plus aussi bien que plus haut, je commence à avoir très mal aux jambes et sous les pieds. Un coup de téléphone de ma femme va me rebooster quelque peu et surtout me faire réfléchir sur l'après Villelongue. Elle me dit « poses toi  là bas, ravitailles toi bien, allonges toi, essaies de dormir prends ton temps et peut être que ça va
revenir... ». J'arrive à Villelongue552m, la 1ère base de vie, complètement déchiré et suis à deux doigts de l'abandon. C'est un mot qui m'agace car d'habitude je ne renonce jamais. Il est 17h06 et déjà 4958 D+ et 5277 D-.
Je m'assoie à l'ombre en cherchant un souffle d'air. Je n'arrive pas à manger ni à boire. J'attends que ça passe et qu'un semblant de forme revienne. Une demi-heure plus tard je réessaie d'avaler de la soupe et là cette fois ci ça coule mieux. Je reprends espoir, petit espoir. Je marche un peu, je bois, je prends une douche je me change remange un peu. Depuis mon arrivée ici une dame, finisher du marathon des sables, me remotive également. Mais j'ai vraiment mal aux pieds,elle insiste et ça gamberge dans ma tête. Je me ravitaille normalement maintenant je me masse les pieds et fais des étirements. Après 2h10 d'arrêt, un compagnon de route et moi repartons sous les applaudissements. Merci encore à tous ceux qui m'ont soutenu à ce moment là de la course, de prêt ou de loin. Merci aussi à JPV de faire la route avec moi.
   
          VILLELONGUE---HAUTACAM
          Mon objectif à très court terme est de passer la barre des 100km, c'est-à-dire de rallier Hautacam. Ce sera déjà mon premier exploit. Les lacets bien maqués de la petite route passent bien. La montée, plus raide, vers Ortiac se fait doucement mais sûrement. En s'élevant progressivement, nous traversons la superbe forêt d'Isaby puis par un gué nous bifurquons à gauche pour gravir les pentes sous la station d'Hautacam. Cette dernière ascension passe très bien, la nuit tombe et mes doutes aussi. Je pense qu'une fois arrivé a Hautacam je vais reprendre un billet pour la Mongie. Nous pointons à 21h16 avec 6203m D+ pour 23h16 de course. JPV à l'air en forme, un troisième compagnon va rentrer dans la cordée, Cédric M un brestois
          HAUTACAM---COL DE SENCOURS
          Nous voilà donc deux bretons et un « cantalou » pour affronter la deuxième nuit. Je reçois un dernier SMS avant le départ, la technologie a du bon. J'ai reçu beaucoup d'encouragements(téléphone ou SMS) tout au long de ces 100km C'est venu de Bretagne par ma famille et aussi André et Anne, de région parisienne avec les Gicquel et même de la Réunion de la part d'Eric. Merci à vous tous de me porter si loin.
          Le chemin jusqu'au lac d'Ourrec en passant par la hourquette d'Ouscouaou se fait sans problème, les balises sont peut être un peu loin les unes des autres pour les lampes moins puissantes. Un peu plus tard nous sommes au pied du col de Bareilles 2238m, dans cette montée les organismes souffrent. Ce col est raide et très pierreux. Nous nous hissons à la hargne jusque là haut pour y passer à 00h15. Notre aventure nocturne se poursuit vers le lac Bleu dont on fera presque le tour par la droite et par un sentier chaotique et encombré. Puis nous galérons presque une heure à chercher le chemin d'accès pour le col d'Aoube. Les concurrents s'agglutinent au pied du lac Bleu en attendant que quelqu'un trouve le passage. Notre délivrance viendra de notre pisteur cantalou Jean Pierre. Une caravane se forme et en avant vers le col. Nous franchirons encore deux autres petits cols et passerons à coté de deux lacs, en les devinant seulement, avant de rejoindre la piste qui nous amènera au col de Sencours 2378m. Ici nous totalisons 119km avec 7617m D+ et 6033m D-
         
          COL DE SENCOURS---LA MONGIE
          Mes deux compagnons profitent du ravito pour s'allonger un peu et dormir, moi je n'y parviens pas. De nouveau sur pied nous repartons pour rejoindre la deuxième base de vie située à la Mongie 1745m. Le chemin est bon et bien balisé. La descente s'en trouve plus facile techniquement, mais j'ai de nouveau très mal sous les pieds et sur les cotés. Une deuxième aube se lève sur la course et quelques cimes se détachent sur un ciel de plus en plus clair.  Une dernière grimpette et nous franchissons les marches de la Mongie, à7h07. La bonne humeur et la patience des gens qui sont là à nous attendre, nous fait du bien. Si près du but, personne de nous trois n'effleure le mot "abandon".
          Avec le jour le téléphone recommence à vibrer et après avoir donner des nouvelles rassurantes, la ligne d'arrivée n'est plus un mythe aux yeux de mes proches.
          A la Mongie je me lave, me change, me ravitaille mais ne parviens toujours pas à dormir. Mes deux collègues y arrivent tout de suite.
LA MONGIE---COL DE PORTET
          A 8h30 nous levons le camp sous les applaudissements, il en était de même pour notre arrivée d'ailleurs. Les descentes  sont de plus en plus pénibles pour mes pieds, à grimper je n'ai pas de problèmes. Le gratin, aujourd'hui se situe au refuge de Campana et au col de Bastanet 2507m, point culminent de la course. Dans cette traversée nous admirons de nombreux lacs, tous aussi beaux les uns que les autres, et posés fièrement dans des paysages superbes. Le soleil est encore au rendez vous mais le vent aussi, la journée sera plus supportable que la veille dans le Cabaliros.
          Le GR10 , très fréquenté pendant l'été, facilite notre progression. Nous pointerons au refuge à 11h23 et franchirons le col à 12h15. A ce point le gros du dénivelé positif est ingurgité : 8926m D+.
          Il reste encore 20km dont 8 jusqu'au dernier ravito. Pas à pas et sans trop de pente pour le reste de cette étape, nous gagnons le col de Portet en pratiquant une marche assez soutenue. Depuis le col de Bastanet nous avons pris plein les yeux . Le spectacle des lacs de Bastan posés dans leur écrin de pins à crochets est vraiment somptueux.
          Mes pieds me brûlent et j' appréhende avec douleur la future et ultime descente. Il est 13h50 au col et il reste 12km pour 1400m de D-. Encore1 ou 2 verres de soupe et c'est reparti.

COL DE PORTET---VIELLE-AURE
          JPV en tête, on aborde donc les dernières pentes, suivi de Cédric et moi derrière qui fais attention à tous mes appuis. La partie haute est très douce, on se laisse même aller au footing. Plus bas ça devient de plus en plus raide pour rejoindre le Cap de Pède  puis le village de Soulan. Passé ce dernier nous pouvons enfin penser à l'arrivée et décidons de la franchir tous les trois sur la même ligne. On se remet à courir dans les derniers hectomètres et là, la délivrance. On aperçoit la petite place de Vielle Aure bondée de monde applaudissant avant même que la ligne soit franchie par notre trio. Voilà, levons les bras à la victoire, à notre victoire sur ces  156 km de montagne. A serrer les mains de mes compagnons de route, la larme me monte à l'œil. Emu par l'exploit, ému par le monde , ému par les félicitations des organisateurs, de celles de Bruno et de son clan, ému par les parents de Cédric mais aussi ému à la pensée de mes proches et par tous ceux qui m'ont soutenu.
          42h28 de course 27, 28 et 29eme dans le même temps pour Jean Pierre, Cédric et moi, 43 arrivants sur 216 partants. Un peu de galère et beaucoup de bonheur mais aussi un peu de fierté d'être parmi les 43 finishers de ce 1er Grand Raid des Pyrénées.
           Merci à Babeth Floriane Antoine et Thibault, merci à André Anne et Eric, merci aux Gicquel mais aussi à Cédric et Jean Pierre !!!!!!!    Et encore MERCI A TOUS 

5 commentaires

Commentaire de philtraverses posté le 18-09-2008 à 20:39:00

et bien moi j'aime ton cr bien structuré avec tout plein de photos moi qui n'ai même pas osé prendre le départ alors que j'étais inscrit et bien entrainé.. enfin je crois mais je ne le saurai jamais.. puisque la trouillote m'a donné le vertige et que le médecin m'avait fait une contre indication. Enfin bravo pour ta perf et ton courage

Commentaire de Cantalou posté le 18-09-2008 à 21:53:00

Bonjour Yannick, je n'ai qu'un regret c'est de n'avoir pas pu partager le demi d'après course avec toi. J'ai été poser mes affaires dans la voiture de Jacques et après je n'ai retrouvé que Cédric au bistrot sur la place. D'après ton récit, tu m'as doublé (sans doute dans l'ascension du Cabaliros) car je suis parti de Cauterets à 11h pour être au sommet à 14h et à Villelongue à 18h soit une heure après toi.
Ces moments partagés avec toi et Cédric resterons un grand souvenir.

Au plaisir de se retrouver sur une course.

Jean-Pierre

Commentaire de shunga posté le 21-09-2008 à 13:01:00

Bravo, bon réciT. Et beau suspens. Jusqu'au bout je me suis demandé si tu allais finir. On était avec toi. ET finalement... Ca donne envie.

Commentaire de Aiaccinu posté le 21-09-2008 à 18:59:00

CHAPEAU POUR LA COURSE
BRAVC POUR LE RECIT

Commentaire de joy posté le 28-03-2009 à 11:58:00

Un peu en retard mais b r a v o à toi et tes potos.
Au plaisir et vive la Bretagne!!!
Steve le Breton des côtes d'Armor

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