Récit de la course : La Route du Louvre - Marathon 2009, par Marcus

L'auteur : Marcus

La course : La Route du Louvre - Marathon

Date : 10/5/2009

Lieu : Lille (Nord)

Affichage : 612 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Terminer

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Marathon en relais : à refaire !

Voilà, je poste enfin le CR que j’avais écrit après le marathon (tout vient à point ...).

Mi-avril, au restaurant d’entreprise :
« - On pourrait faire une activité ensemble, un week-end. Pourquoi pas le marathon de la Route du Louvre, en relais ?
- OK pour moi !»
Voilà comment çà a commencé. Le plus dur : trouver 4 autres collègues sur l’open space pour compléter l’équipe… Même pour un malheureux relais de 4 kms, c’est pas facile de trouver un coureur de nos jours ! ! ! :
  • « Je peux pas courir si c’est pas derrière un ballon »,
  • « C’est le repas d’anniversaire de mon papa la veille, je ne serai pas en état »,
  • « A, si c’était du vélo oui, mais la course à pied … »,
  • « J’vais pas y arriver »,
  • Etc.

Malgré tout, on est arrivé à constituer une équipe (Ouf) avec quelques angoisses provoquées par les questions de certains relayeurs « qu’est-ce qu’il faut acheter comme chaussures pour faire une course à pied ? ».

On s’inscrit, et en voyant l’organisation qui est proposée on prend une décision (folle ?) : pour pouvoir rester ensemble durant cette journée, on organisera nous même nos déplacements. Il y aura deux voitures : une première pour déposer les coureurs à leurs relais, une seconde pour les récupérer après.
Reste à savoir où se trouve précisément les relais. Ce sera chose faite vendredi, quand le parcours avec le nom des rues sera publié sur le site officiel de la course.

Dimanche, à 9h, tout le monde est présent au point de rendez-vous. On prend les deux voitures, direction Euralille pour le breifing réservé aux relayeurs. Ce sera la seule fausse note de l’organisation. Il ne se passe pas devant Euralille, mais devant le bâtiment de la Communauté Urbaine (du coup, on l’a loupé). En plus, les personnes qui donnent le brassard pour les relais n’ont même pas un signe distinctif ou un panneau pour les signaler.

10h : On laisse José sur le lieu du départ, il est temps de partir au premier relais, pour ne pas être à la bourre (notre plus grande angoisse). Séb a préparé tout ce qu'il fallait samedi soir : il a repéré le parcours, les lieux des relais. Il a fait un roadbook pour chaque voiture avec un plan détaillé du quartier où se déroule le relais, le parcours des coureurs et le chemin à prendre avec les voitures. Avec ça et un coup de main des GPS, on arrive près du premier relais à 10h30. Vite, je me change et on se présente au sas du relais.

11h : Les premiers coureurs sont passés avec Stéphane CHOPIN. Peut de temps après, Gérémy, un concurrent en fauteuil roulant passe sous les applaudissements chaleureux du public. Un premier relayeur arrive et transmet le brassard. La tension monte parmi les relayeurs dans le sas du départ. Chacun attend impatiemment son coéquipier et se prépare du mieux qu’il peut …

11h10 : Cyrille me fait signe : je me prépare car José approche, très vite. Je me place dans l'aire de relais. José me passe le brassard, et je m'insère dans la course. Je courre moins vite que José, et je suis mal à l'aise d'être dépassé en permanence par d'autres concurrents. Le pire, c'est surtout quand un concurrent d'un autre relais me dépasse.
Le début de mon relais est très agréable. Je traverse des villes, avec beaucoup d'animation (fanfare, Gilles, musique sortant d'une maison, etc.).
Maintenant, je suis le long de la Deûle. Ça commence à se corser pour moi. Entraîné par la foule, je sens que j'ai été trop vite. En plus je déteste la chaleur, et là, on est en plein soleil, sans le moindre souffle d'air pour se rafraîchir.
Je continue quand même. J'entends derrière moi un groupe de coureurs qui me rattrape, un meneur d'allure et son cortège. Je vais de plus en plus lentement. En plus, je ne sais pas l'emplacement exact du relais. Encore 100m, 300m, plus ?
J'entends José. Il est venu à ma rencontre. Encore 300m et c'est fini. On met le turbo ensemble !

12h : Je passe le relais à Laurent. Pas le temps de me reposer. Les voitures sont loin (1,5 kms). Il faut faire vite pour déposer Hassène. Je marche tout en buvant et me restaurant et ensuite je trottine jusqu’à la voiture. Le long de la route, les marathoniens poursuivent leur route. Bon courage les gars. Moi, j'ai fini.

12h20 : Arrivée au point relais n°3. On abandonne Hassène (4ème relayeur) et José avec la voiture « balais ». On est arrivé au relais de 4 kms. Il faut se séparer. Les longs détours fait pour éviter les routes barrées ne nous permettent plus de rester ensemble.

13h : Arrivée au point relais n°4. On remonte tranquillement la course jusqu'au sas. A côté, un concert rock, vraiment super les animations sur le marathon ! Je repars avec Cyrille. Pendant ce temps, une annonce au micro « le relayeur n°5 dossard 1xxx est attendu au sas relais ». Voilà une équipe mal barrée !

13h20 : Arrivée sans encombre au point relais n°5, Cyrille habite dans le coin, ça aide ! José appelle : il a récupéré Laurent, mais il a du mal à trouver le relais n°4 pour récupérer Hassène, car il y a une route barrée sur son chemin. Je vois les marathoniens passer. Certains sont en petite forme. Il fait chaud et les corps sont fatigués au 36ème km. Mais tous sont encouragés chaleureusement par les nombreux spectateurs et le speaker. Au bout de 20 minutes d'attente, voilà Séb, 300 mètres après le meneur d'allure 3h15. Il est épuisé, José, Laurent et Hassène qui viennent d'arrivé en même temps immortalisent le passage de relais avec le caméscope. Le temps que Séb reprenne son souffle et on repart pour l'arrivée du marathon.

14h : Nous sommes garés au parking du stade de Lens. Il faut se dépêcher pour filmer l'arrivée de Cyrille. Aller hop, on courre jusque l'arrivée. Je m'arrête dans la dernière côte avant l'arrivée. Je revois et encourage les participants. Voilà Gérémy qui termine son marathon. Bravo !!! A 14h14, c'est le meneur d'allure qui arrive, pile poil dans les temps. Cyrille arrive 3 minutes plus tard, rouge et épuisé.

On se retrouve au ravitaillement, et on profite de l'ambiance sur le village d'arrivée. Demain, on connaîtra notre classement, mais on est très fier que tout ce soit bien passé sur les relais, et que l'on c'est bien amusé.

16h : Arrivée chez Séb. Il nous sort quelques bières du frigo et allume le barbecue !  Voilà qui est parfait pour se reposer après tant d'effort ;-)

On s’est donné rendez-vous pour participer au relais marathon l'année prochaine. Il faut trouvé un remplaçant à Séb, cette année il le fait en solo !

N'hésitez pas à y participer et a constituer une équipe, c'est vraiment génial !


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