Récit de la course : Le Challenge sur Route de France - Marathon 2019, par marathon-Yann

L'auteur : marathon-Yann

La course : Le Challenge sur Route de France - Marathon

Date : 6/1/2019

Lieu : Cernay La Ville (Yvelines)

Affichage : 305 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Pas d'objectif

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J'ai fait Pi !

Je reprends 2019 comme j’avais commencé 2018 : par le marathon de Cernay. Si 2018 avait été une année sportive magnifique, j’avais plutôt mal géré mes 4 marathons, visant haut, faiblissant à chaque fois. L’objectif aujourd’hui n’est pas chronométrique (faire aussi bien que les 3:26 de l’an dernier) mais lié à la gestion de la course : malgré le profil, je veux faire une course régulière.

Comme d’habitude, il fait nuit quand j’arrive à Cernay, à 8h. Le temps de m’habiller, de discuter avec mon frère Laurent, qui est venu courir le marathon avec sa copine de club Ophélie, d’écouter discrètement le court briefing (« courrez à droite ! », consigne que les marathoniens auront du mal à tenir), et nous rejoignons la ligne de départ. Ou plutôt la zone de départ, c’est une particularité de Cernay, il n’y a pas de ligne ni d’arche de départ, les coureurs se placent sur la route devant le stade et partent au signal du speaker. Temps officiel pour tout le monde !



Autre originalité de Cernay : le dénivelé, plus de 300 m de D+. Le parcours n’est pas simple à comprendre, mais pour ma troisième participation je commence enfin à me repérer. Après être sorti du village, nous ferons deux boucles qui partagent une partie commune, avant de se différencier. Quelques transitions nous feront emprunter des tronçons dans les deux sens. Nous commençons donc sur le plateau (5 km), descendons dans la vallée (10 km), remontons sur le plateau, avant d’entamer la deuxième boucle (même descente mais montée moins raide). Quelques faux-plats ou petites bosses pimenteront les choses.

Et c’est parti pour quelques kms de plat. Bonne surprise, les conditions me semblent idéales aujourd’hui, ni vent, ni pluie.  Le peloton s’étire tranquillement, même si la tête de course, encore visible, est déjà loin devant moi. Tout en me répétant qu’il faut être prudent, j’effectue les deux premiers km à 4’30/kilo, bien vite. Mais, sagesse relative, je ne cherche pas à rattraper les coureurs qui sont devant moi, bien qu’ayant l’impression que ce serait facile.

En attendant, je profite mieux que jamais de cette course. Eglises, fermes, demeures devant lesquelles j’étais indifférent les autres années me semblent aujourd’hui admirables. Un monsieur assez âgé, appuyé sur deux cannes, nous encourage « vous n’avez jamais été aussi prêt de l’arrivée ! ». Je croiserai ce sympathique supporteur 4 fois,  chaque fois il sortira la même plaisanterie. Il faut dire qu’à Cernay, les supporteurs sont rares et difficiles à rater, la course ressemble plus à une séance de méditation qu’à une étape du Tour de France.

En sortant de Bullion, un bénévole fait signe aux rares voitures de ralentir, pour nous protéger. Effet (anti) gilet jaune ? un automobiliste l’engueule : « tu ne vois pas que je ralentis déjà ? ». Mille bisous à tous ces bénévoles qui sacrifient leur dimanche pour nos loisirs.

Appréhendant les difficultés à venir, je reste sage. Pas autant que prévu, le semi est franchi en 1h39 il me semble, mais c’est plus raisonnable qu’à Pise il y a trois semaines (1h31).

A partir du semi, nous serons trois à avancer à peu près au même rythme, nous doublant au gré des difficultés et du ravitaillement. Nous rattrapons quelques coureurs du marathon, nous nous retrouvons sur 1 km parmi la fin de peloton du 10 km, et doublons des coureurs attardés du semi. Après un faux-plat autour du 30ème km, nous abordons la dernière côte au Km 33. Cette année, je la passe sans faiblir, alors que j’avais dû marcher l’an dernier ici même. Je regarde ma montre et m’autorise pour la première fois une projection finale : entre 3:15 et 3:18. J’ai une pensée pour ze man, qui me félicitait pour ma régularité, et maintient mon meilleur rythme pour ne pas le décevoir. Les derniers kilomètres passent bien, retour à Cernay, arrivée au stade, la ligne est franchie en 3:14 pile. J’ai fait Pi !

Cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi content à l’arrivée d’un marathon. Mission accomplie ! Plus que le temps, c’est le fait de n’avoir jamais subi la course qui me satisfait pleinement. Mais, je ne vais pas le cacher, le temps me ravi aussi : après avoir couru en 3:14:51 en octobre (Reims), et 3:14:25 en décembre (Pise), ce 3:14:00 marque encore une progression, en continuant comme ça je devrais pouvoir battre le record du Monde dans un petit siècle !

A propos de record du Monde, cette course aura aussi été marquée par la performance de Clément Grass, qui améliore son record pour les non-voyants sans assistance de 20 min. D’autres magnifiques performances auront été réalisées. Claude Noirault, seul handisport de la course, aura aussi amélioré son temps de 17 min, sur un parcours particulièrement exigeant. Mon frère Laurent et Ophélie (6ème féminine, 4ème SF) finissent en 3 :45, faciles et souriants. Les records de l’épreuve, masculin et féminin, auront été battus. En dégustant l'excellente bière artisanale offerte à l’arrivée, je me dis que ce 1er dimanche de janvier était bien le jour des Rois.

1 commentaire

Commentaire de augustin posté le 18-01-2019 à 10:24:04

Bravo! quelle regularité, quel metronome, et chapeau d'enchainer 2 courses sur 3 semaines. L'année 2019 commence bien pour toi, canon!

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