Récit de la course : La Ronde du Salbert - 17 km 2019, par freddo90

L'auteur : freddo90

La course : La Ronde du Salbert - 17 km

Date : 10/3/2019

Lieu : Cravanche (Territoire de Belfort)

Affichage : 54 vues

Distance : 17km

Objectif : Se dépenser

2 commentaires

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Sous la pluie et le vent

La Ronde du Salbert 2019

 

Tiens je m’aperçois que ça fait un moment que je ne me donne plus la peine de faire de récit, je vais essayer de m’y remettre ! 2018 s’est finie sur des trails de 26 et 32km en Octobre/Novembre, mais je ne me suis pas donné sur des distances plus courtes :

-       10km du Lion fait en accompagnant

-       5 et 10km d’Héricourt pareil, j’ai gentiment fait le lièvre

Du coup, la reprise sur un peu plus court s’annonce compliquée avec le 17km de la Ronde du Salbert. Je n’avais pas particulièrement ciblé cette course, mais comme je suis là, et puis c’est mon terrain d’entrainement un ou deux midis par semaine, j’ai l’avantage de connaître.

 

L’an dernier je l’avais fait avec un nez bien bouché, j’avais fini la gorge en feu ! Cette année, toujours un petit rhume, mais moins que l’an dernier, heureusement. Par contre les conditions s’annoncent aussi mauvaises, pluies et vent !

A l’échauffement, je me sens déjà essoufflé, ça promet ! Je ne comprends pas trop, j’ai plutôt bien dormi les quelques nuits avant, réduit la charge de sport, argh !

 

Dur les 1er km

Je me place raisonnablement pour le départ, je ne veux pas refaire comme l’an dernier, parti trop vite j’avais recherché mon souffle pendant un moment ! Je me cale dans le flot, et me retrouve derrière la 1ère féminine. Le rythme est bien pour commencer, j’ai du mal à bien respirer. Je sens que je pourrais passer, mais non, pas tout de suite, elle va bien, je ne veux pas être à fond tout de suite.

 

Le début du parcours ondule en bas du Salbert sur des singles, je finis par dépasser la féminine, et je vois Vincent juste devant moi. L’an dernier, il m’avait lâché au bout de 4-5km, pour finir 2min devant moi, c’est notre différence de niveau normale je pense. Je suis surpris de le suivre aussi bien, je le double même brièvement avant d’en finir avec la 1ère portion et sa montée au Petit Salbert.

 

C’est ensuite parti  pour un bon km de descente, je me laisse bien aller, reprends quelques places, en profite pour récupérer un peu côté cardio, et on attaque quelques passages dans les prés, les Scarpa Neutron et leurs gros crampons fonctionnent à merveille, quasi pas de glissades !

 

2ème montée

Nous arrivons au hameau de « La Forêt », qui marque la fin de la 1ère descente, et le début de la 2ème montée, une centaine de mètres de dénivelé. Je cours pas trop mal, et reprend mon collègue Guillaume, je suis un peu surpris, je l’aurais plutôt vu devant moi. J’essaie de bien alterner la marche quand ça monte fort avec la course dès que ça redevient raisonnable.

 

Ça fait un peu le yoyo avec les autres concurrents, on me dépasse, je repasse, et arrive le 1er ravito à la fin de la montée. Je décide me m’arrêter, mais j’ai le souffle court, et du mal à boire même quelques gorgées.

 

On se lance dans un faux plat descendant, je me refais un peu la pomme, je déroule, les positions commencent à moins bouger. Ça remonte un petit coup, on arrive au-dessus du parcours Vita du Salbert, 6km de fait déjà.

 

3ème montée

A partir de là, c’est reparti pour une nouvelle montée d’une centaine de mètres de D+, j’alterne à nouveau entre marche et course, je me sens mieux heureusement. Je connais le coin par cœur, ça aide à gérer.

Les écarts commencent à se faire, j’essaie de maintenir à peu près ma position. Je ne suis plus autant en difficulté que sur les 1ers km.

On arrive pas loin du sommet… mais on tourne pour engager une partie plate sur le flanc du Salbert. Vincent m’a décroché, comme l’an dernier. Je me concentre pour ne pas perdre de temps, le chemin est large, ça ressemble à de la course sur route.

Arrive la 2ème vraie descente, ça va pas mal devant, je m’accroche pour finir par passer, c’est bon pour le moral, je gagne plutôt des places dans ces descentes. On arrive vers la statue de la Vierge bien connue des coureurs du coin, un petit single à peu près plat, et arrive le dernier morceau.

 

4ème montée

Allez, là c’est le dernier gros morceau, 2km pour à peu près 200m de D+. Il n’y a plus que 2 coureurs devant moi que je puisse voir, je m’accroche pour revenir, et j’y arrive. Encore une fois, connaître par cœur le terrain aide beaucoup à gérer, savoir où relancer, où s’économiser.

Après une volée de marche, nous arrivons au sommet… et je manque de repartir en arrière avec le vent ! Pouah ça souffle fort, vite redescendre un peu pour être à l’abri. Pas de passage dans le fort au sommet cette année, c’est dommage, mais j’imagine qu’avoir les autorisations qui vont bien est compliqué.

Nous sommes au 12ème km, j’ai une petite avance sur les mecs derrière, par contre personne en objectif devant. Après la traversée du sommet, je me lance dans la dernière grosse descente, sans m’économiser, pour essayer de faire le trou.

J’arrive sur un chemin de ceinture en faux plat descendant, je me retourne, je ne vois personne, je me dis que ça commence à être bon. Il y en a pour un kilomètre sur ce large chemin, à nouveau il faut faire appel aux qualités de coureur sur route.

Le final

Je me retourne au bout de 500m après une longue ligne droite, et argh, je suis en point de mire pour quelques coureurs, pas moyen de se relâcher ! A posteriori, je vois que j’étais autour de 4’/km, soit mon rythme sur 10km, merci au côté descendant du chemin !

Le parcours quitte ce chemin pour un petit bout de descente, je me lâche, hop, derrière je vois un t-shirt rouge pas trop loin. Ça serpente un peu, je finis le bout de descente, un peu de plat, et après un petit coup de cul, toujours du monde derrière !

Il y a 300m de plat, hop hop, on ne se relâche pas, je me méfie toujours des mecs capable de faire un finish de folie. Il reste une dernière montée dans les bois, je commence à être cuit, je marche un p’tit coup, pour pouvoir relancer en haut.

Une petite descente sur route, je me retourne, allez ça va le faire, je finis quand même en me donnant, et hop, super, moins d’1h30 pour ces 17km ! Je suis content sur le coup, 5min de moins que l’an dernier… mais en fait tout le monde a cet écart, vu que cette année nous ne sommes pas passés dans le Fort.

Voilà, je me change en vitesse pour remettre un haut sec, et reviens regarder les copains arriver sur le petit parcours, une bonne matinée !

 

2 commentaires

Commentaire de Benman posté le 22-04-2019 à 20:56:42

Que de bons souvenirs pour moi au Salbert. Ce genre de course où on finit à l'agonie avec le gout du sang dans la bouche... c'est quand même un sacré défi ! Bravo

Commentaire de freddo90 posté le 23-04-2019 à 21:41:17

Merci, je vais faire un peu plus long maintenant, mais ces formats courts restent effectivement de belles épreuves, toujours à fond !

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