Récit de la course : La Cap'Aubrac 2014, par Coureur du 34

L'auteur : Coureur du 34

La course : La Cap'Aubrac

Date : 22/6/2014

Lieu : Nasbinals (Lozère)

Affichage : 728 vues

Distance : 27km

Objectif : Pas d'objectif

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Cap Aubrac, c'est vachement bien!

Dimanche 22 juin au matin, nous étions donc à Nasbinals pour la journée Courir en Aubrac 2014. En effet, un peu comme pour le Festa'Trail, il y a plusieurs courses au programme, allant du très court 8 kms au plus long 55 kms. Pour moi, ce sera donc le trail de 29 kms Cap Aubrac (29.7 kms en fait d'après nos GPS) pour 750m D+ (comme annoncés et confirmés eux par nos GPS).


Mon entraînement de ces dernières semaines a été moyen avec 3 sorties par semaine à peine, aucun qualitatif sérieux, des sensations très mauvaises et surtout une groooosse fatigue mentale et morale liée au boulot, au sport, à tous...
Bref, je ne le sentais pas, ce trail et j'y allais vraiment pour faire plaisir à un pote qui m'avait chauffé.
En outre, la veille n'avait pas été de tout repos, travaux dans la maison, sortie à la fête de la musique et un grand classique, la mauvaise nuit d'avant-course.


Quoiqu'il en soit, me voilà au départ du trail Cap Aubrac, 8 heures du mat, sous un soleil magnifique avec presque 550 coureurs.
J'ai dans le ventre une banane, 2 tartines de miel, un café et un cachet de Sporténine contre les crampes. J'emporte aussi 1 camelback de 1.5 litre d'Hydrixir et une seule barre énergétique Journey Bar, c'est tout. Pas de chaussettes de contention ni de Sporténine en course, nous verrons bien.

 

L'organisation nous passe un petit coup d'Era à la sono pour nous transcender peut-être, dans le style du Trail Larzac Dourbie et c'est parti!


Ca monte d'entrée par une draille vers des pistes de ski avec de beaux passages en sous-bois de hêtres et des paysages d'alpages: on est bien loin du Pic et nos garrigues arides.
Je pars sur un rythme moyen et je double globalement. Mon pote me lâche au 2nd km.


Au km 3, nous grimpons la première difficulté du trail Cap'Aubrac, une piste de ski raide sur 300 m: le remonte-pente est à l'arrêt alors je marche.


Je décide donc de courir au plaisir en profitant des ambiances champêtres: les vaches qui nous regardent passer, les burons, les étendues fleuries, les petites rivières qui courrent en sous-bois,... Souvent nous ne voyons même pas le sol et nous foulons l'herbe à peine couchée par le passage des troupeaux de trailers de l'Aubrac. C'est une vraie bouffée d'air pur, de verdure et de grands espaces. C'est beau, l'Aubrac!


Le dénivelé n'est pas trop violent et le terrain peu cassant: rien à voir avec le Marathon de l'Hortus et les roches calcaires. Par contre, ça se révèle assez piégeux car on court principalement dans de l'herbe, parfois haute, et de la terre souple avec des mottes, des trous de taupes (hum ?), de la tourbe... Pas facile de toujours voir où l'on va poser les pieds et pour relancer sur un sol meuble, c'est pas génial.


Je me suis calé vers le km 6 derrière un senior qui a une caméra fixée sur la tête et dont l'allure me convient. Après une longue traversée d'alpages montant doucement et un petit coucou aux ruminants autochtones, nous passons au joli village d'Aubrac au km 9 en 53 minutes. J'ai le temps d'y lire sur un panneau "Dans le silence et la solitude, on n'entend plus que l'essentiel" qui colle tellement aux lieux. 


Nous alternons des sections de sous-bois, prairies, bords de torrents sauvages avec quelques bosses mais rien de terrible. Parfois, il faut franchir des barrières qui séparent les patûrages et nous courrons sous le regard vachement appuyé des bovins. Il y aurait une Belle des Champs dans le secteur que cela ne m'étonnerait pas.


Nous longeons une rivière (boralde, j'ai appris un nouveau mot) puis plongeons au pied de Brameloup, une station de ski où se trouve le seul ravitaillement après une grosse côte sous le remonte-pente dans laquelle je m'enfile la Journey Bar. Je cours ce Cap Aubrac depuis 1h47 pour 17.4 kms et je profite du ravitaillo pour boire 2 bons verres d'eau avant de repartir illico. Concernant mes sensations, c'est pas trop mal, j'ai l'impression d'avoir une allure décente car je double majoritairement sans me mettre dans le rouge. En outre, je sais que le plus dur est désormais derrière. J'évite quand même toute enflammade fatale et je continue ma tactique de remonter par petits groupes de coureurs.


Le trail se poursuit part une avant-dernière longue montée avec beaucoup de sous-bois et d'herbes encore avant de descendre en continu ou presque à partir du 20ème, ce qui permettra d'améliorer la moyenne horaire. Je me suis calé cette fois-ci derrière un trailer qui déroule bien dans les portions descendantes et nous ferons course commune 2 à 3 kms.


Après un passage sur bitume d'une paire de kilomètres, nous reprenons une piste qui traverse une nouvelle rivière au km 24 en 2h23. Impossible de rester au sec et nous ré-attaquons directement un dernier mur très raide de 250 mètres, floc floc floc, pas facile avec les chaussures alourdies sous les encouragements nourris des vaches. 
En haut, c'est quasiment la quille même si je coince un peu et que je manque me ramasser en butant sur un rocher discret dans l'herbe: il ne reste alors que 4 kms majoritairement de descente.


Un petit hic cependant à ce niveau du trail: notre parcours rejoint en effet celui de la course de 8 kms, La Capucine, avec ses concurrents qui marchent tous et qui créént parfois des bouchons dans les monotraces techniques. Ca coupe un peu le rythme, dommage. Quoiqu'il en soit, je ne fais que doubler dans les derniers kms malgré les crampes au mollet qui tournent (et flûte...) et je termine carrément en sprint.


Au final, je franchis la ligne d'arrivée en 3h00'28'' en 56ème position sur 535 arrivants alors que le premier met 2h20. 

Au bilan, voilà une course assez facile sans casse-pattes majeurassez peu technique et plutôt roulante si l'on est vigilant et pourvu que le temps soit sec (je n'ose pas imaginer ce que cela donnerait avec l'herbe mouillée et super glissante).


Côté plus de ce trail 2014 en Aubrac: les décors sont vraiment dépaysants pour un montpelliérain et l'ambiance bien agréable avec les alpages et les sous-bois, bref du vert rafraîchissant partout, un très beau t-shirt made in Kalenji et un balisage nickel.


Côté moins: il y a peu d'encouragements sur le parcours, une longue attente pour le retrait des dossards au départ avec uniquement des tailles S et M pour les t-shirts et un regroupement final de 2 courses pas très judicieux à mon avis.


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