Récit de la course : Off - Tour de l'Oisans - Etape 1 2006, par serge

L'auteur : serge

La course : Off - Tour de l'Oisans - Etape 1

Date : 20/7/2006

Lieu : La Grave (Hautes-Alpes)

Affichage : 2124 vues

Distance : 47.3km

Objectif : Pas d'objectif

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Le récit

Nous sommes 5 pour ce Tour de l’Oisans en 4 jours :
- Mathias, qui avait tenté ce tour l’an passé et veux voir la Muzelle, après son abandon au pied de ce col. C’est lui qui a réservé les hébergements en gite ou refuge
- Cédric, de la région parisienne, qui a une expérience très limité des trails en montagne. Mais ces 115 kms aux 12h de Bures montrent qu’il peut tenir longtemps
- Michel de Grenoble, montagnard averti (ski de rando, alpinisme, escalade, trail, cyclisme…), ne sait pas encore s’il va faire la dernière étape. C’est le plus costaud du groupe.
- Nicolas d’Annecy, également montagnard averti (ski de rando, alpinisme, escalade, trail, cyclisme, VTT, parapente…). Je fais la route avec lui

Mercredi en fin d’après-midi, on se retrouve tous à Bourg d’Oisans, d’où est parti le matin une étape du Tour de France. Michel laisse sa voiture au carrefour de la route de la Bérarde et l’on fini le trajet pour le petit village du Chazelet, au dessus de la Grave. Mathias connaît les gérants du gite qui nous accueille. Un bon plat de pattes et l’on va se coucher. N’ayant pas fait de sport ces 2 derniers jours, et n’ayant pas de déficit de sommeil, je dors très peu.
Lever à 6h. Une journée de beau temps s’annonce. Petit-déjeuner à l’eau avec les restes des victuailles de la veille vu que le gérant du gîte n’est pas rentré de son escapade de la veille à la Meije. Préparation finale des sac et l’on dépose le reste des affaires dans les voitures.
Voilà le contenu de mon sac endurance 10 litres :
- une boite de 500g de poudre énergétique, rempli à ras-bord donc plus de 500g
- une autre boite de poudre, qui contient la moitié de la première. Je dois tenir 2 jours avec cela.
- Une veste de pluie
- Une paire de chaussettes
- Un cuissard
- Un tee-shirt technique
- Des manchettes de vélo
- Une casquette s’il pleut
- Une petite serviette
- Portefeuille, papier toilettes, frontale, boussole, sifflet
- Coupe-ongles, savon, dentifrice, brosse à dent, nok, crème solaire, étui à lunettes avec mes lunettes à verre clair
- Quelques gels et barres, que je ne pense pas consommer
- Poche à eau de 3l, une bouteille de 75cl

Sur moi :
- Asics Trabucco, qui sont en mauvais état après mes vacances dans le Queyras, j’espère qu’elles tiendront
- Guêtres raidlight neuves
- Paire de chaussettes standard
- Cuissard court
- Tee-shirt technique
- Gants de vélo
- Bandeau sur la tête
- Batons
- Lunettes de soleil
- Polar S710i et la ceinture émettrice

Je n’ai pas pris mon forerunner, ne voulant pas prendre le chargeur de batterie qui ne dure que 15 heure, soit même pas 2 étapes

A 7h12, nous partons en marchant sur la route qui monte. Photos de groupe et l’on attaque la descente sur la Grave par les chemins. En bas, j’entends Cédric, qui mets bien du temps à arriver. S’est-il perdu ? Enfin, je le vois dans un virage plus haut. Mathias, alerté également, est remonté à ma hauteur. Nous traversons le camping de la Grave et passons de l’autre coté de la Romanche. A un carrefour, nous avons la possibilité entre 2 chemins pour aller à Villar d’Arène. Pas de marque du GR alors nous prenons au hasard le chemin de droite qui monte plus. Nous avons juste pris une carte au 1/50 000ème de l’ensemble de la boucle. Première montée. Mes pulsations sont hautes, comme d’habitude après quelques jours de repos. Je repasse derrière sur un sentier sympathique le long de la rivière.
Au Pont des Brebis, nous continuons toujours du même coté de la Romanche sur une piste qui s’arrête très vite. Nous continuons sur le lit de la rivière mais plus moyen de continuer. La bonne piste est de l’autre coté et il faut traverser à gué. Chacun fait comme il le sent, avec ou sans chaussures, là où c’est le plus étroit mais avec le plus de courant, ou le plus large avec moins de courant. Je choisis de garder les chaussures et de traverser où c’est étroit. Le courant m’emporte presque. J’ai de l’eau jusqu’aux hanches et suite à un déséquilibre, j’ai de l’eau sur le ventre. Je me cogne aussi le mollet sur des cailloux. Je passe quand même. Le plus dur est fait, il reste une portion de faible courant. Plus de problèmes maintenant que les chaussures sont trempées. Séance d’essorage des chaussettes. Tout le monde est passé sans encombre. Nous atteignons très vite le Pas d’Ana Falque et sa montée qui permet de se réchauffer.
Je n’ai mis qu’1,5l d’eau dans ma poche et comme nous ne sommes pas passé du bon coté de la rivière pour passer à un gîte du coté du Pont d’Arsine, je fais seul le détour par le refuge de l’Alpe de Villar d’Arène. Je repars un peu au pif et après un bon effort, je reviens sur eux quand il font une pause pour prendre de l’eau au ruisseau.
Nous passons à la queue leu-leu le col d’Arsine sans trop s’en apercevoir tellement il est peu marqué. Il y a pourtant un panneau et des randonneurs qui y font une pause. Descente sur un bon sentier jusqu’à un lac, but du jour de très nombreux randonneurs. C’est l’autoroute sur la piste qui suit. Descente très roulante sur le Casset, que je n’apprécie pas. Il fait chaud en fond de vallée et la fontaine est bien appréciée. Encore une portion très roulante entre Le Casset et le Monêtier où je pensais que l’on allait s’arreter, afin que je puisse faire le plein d’eau.
Sur les conseils de Michel, nous quittons l’itinéraire normal du GR 54 par le col de l’Eychauda, qui passe sur des pistes de ski et des remontées mécaniques, pour le col des Grangettes, 200m plus haut. J’ai lu sur internet que la fin n’était pas évidente mais Michel m’assure qu’il n’y a pas de problèmes. Je m’arrête après le parking pour verser les 75cl d’eau qu’il me reste dans ma poche. Après, je n’ai plus rien donc il faut absolument que je trouve de l’eau rapidement. D’après Michel, il y en a au hameau des Grangettes. Je reviens sur Mathias, qui est mal en ce début de montée. Pause aux Grangettes où je me bats avec un tuyau d’arrosage mais j’arrive à remplir ma poche et ma bouteille, de quoi rallier l’arrivée de l’étape.
Petite descente pour passer de l’autre coté du ruisseau. Je passe devant et marche d’un rythme soutenu jusqu’au sommet du col, 900m plus haut. Je renseigne des randonneurs sur la montée au pas de l’Ane qui permet de revenir en station par des remontées mécaniques. La fin du col des Grangettes est comme je l’avais lu, pas évidente. Il faut poser les mains mais à la montée, cela passe bien. Du sommet, la vue est superbe sur le lac de l’Eychauda. Je m’assoies sur un rocher, une jambe du coté de la montée, l’autre jambe de l’autre coté et attends l’arrivée de mes compères. Un bon vent souffle et j’ai vite froid. Je mets un tee-shirt sec et mes manchettes mais j’ai quand même encore froid alors je repars vite quand tout le monde est en haut.
Seuls les tous premiers mètres de la descente sont difficiles ensuite cela va. Nous faisons une pause à bord du lac de l’Eychauda et continuons la descente. Michel s’envole et nous attends plus loin. Nous rejoignons la piste et le parking de Chambran. Un peu de route puis un sentier. Nous descendons un peu au pif sur le Riou ce qui nous vaut une longue portion de route à la circulation importante. Après le Sarret, nous décidons de prendre suivre un panneau qui dit Vallouise 30’. Après avoir traversé la rivière, nous empruntons un sentier en montée descente. Je suis content de suivre Michel qui avance à un bon rythme. Nous voyons au dernier moment l’église de Vallouise que nous atteignons en 2’. Fin de cette première étape. Mathias et Cédric, qui sont passé pas la route nous rejoignent peu après. Boissons fraîches dans un bar et quelques emplettes dans l’épicerie locale. J’achète du pin d’épice pour recharger les batteries.
Direction le gite. Douche, un peu de lessive pour avoir des habits propres demain soir et sieste en attendant l’heure du repas.
Sur le plan physique, j’ai les quadriceps bien douloureux, le reste cela va.

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