Récit de la course : La Translorraine 2007, par Mustang

L'auteur : Mustang

La course : La Translorraine

Date : 5/4/2007

Lieu : Virton (Belgique)

Affichage : 1300 vues

Distance : 145km

Matos : GPS Garmin forunner 205

Objectif : Pas d'objectif

4 commentaires

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Pas d'autre récit pour cette course.

Translorraine

1ère étape:
Ce mercredi 4 avril, avec l’ami Sylvain nous roulons en direction de la Belgique, plus particulièrement vers le pays de Gaume, théâtre des opérations de la Translorraine. Nous arrivons vers 17h à Torgny, au gîte St-Luc tenu par frère Théo, oui je sais, c’est spirituel !. Les dortoirs sont encore inoccupés, seuls deux Célestes, Fainéant et Kriek sont installés. Ensuite, nous filons vers Virton où se déroule l’accueil des coureurs par Christophe, le jeune organisateur de cette épreuve marathon. Sylvain est en pays de connaissance, bien évidemment. Ce sont des retrouvailles pour la communauté des coureurs d’ultra. J’essaie de retenir les surnoms de tous !! Pas évident ! 19h, c’est la pasta dans la salle du tennis-club. Au mur, une affiche annonce une beach-ping-pong party : 50 t de sable vont être répandues dans la salle pour jouer au tennis de table, pieds nus dans la sable. Mais où nos amis belges vont-ils chercher tout ça ??? Sur les 4 rangées de tables, trois occupées. Il y a eu des défections. En compagnie de Sylvain, je prends place parmi les Célestes. Il y a Gandhi, la Castafiore, Doudou, Aragorn, le Celte et d’autres. Des amis de Colmar sont également là. Saïd, médecin du côté de Francfort nous rejoint. L’ambiance est en demi-teinte. Puis direction le saint gîte pour une nuit brève.
 
 
 
la Chambrée!!
 
Ce jeudi 5 avril, après avoir pris un bus à Torgny, nous arrivons à l’Hôtel de ville de Virton. Des pains au chocolat et des boissons nous attendent. La tension monte. Peu avant 9 h, Christophe rassemble la troupe sur la rue. Petit briefing. Un coup de pétard assourdissant et c’est le départ. On quitte rapidement la ville pour prendre une ancienne voie de chemin de fer. Les sensations sont bonnes. Cependant, il va falloir être attentif. Le balisage du parcours n’est pas comme en France. Ici, il faut repérer des marques de peinture jaune et blanche pour suivre la bonne piste. Ce qui n’est pas évident, les nombreuses erreurs de parcours commises par les coureurs tout au long des quatre jours en sont la preuve. Au fil des kilomètres, le petit peloton de coureurs s’est vite étiré. Les meilleurs ont déjà pris le large. Ce jour, il y a 4 bonnes côtes à gravir. On aborde la première sur une petite route goudronnée. Je me retrouve en compagnie de deux autres coureurs, Robin, l’Irlandais, et Denis–Aragorn. Nous filons un bon train. Arrivés en haut, nous obliquons sur un chemin en crête. Le paysage est réjouissant sous le soleil vaillamment printanier. Comble de luxe, tous les 5 km, il y a un ravitaillement : petite table de camping sur la quelle sont bien rangés des verres contenant du coca, de l’eau, une boisson orange et une autre sucrée. Du pain d’épice, des quartiers d’orange, des morceaux de banane sont à discrétion. C’est parfait, si bien qu’on n’a pas besoin de s’encombrer. J’ai pris cependant une gourde au cas où et un peu de fructose. Les passages en forêt succèdent à ceux au milieu des champs dans un relief vallonné. Le troisième côte est particulièrement sévère. Aragorn à ce moment a pris le large, je reste avec Robin. J’ai la forme, je cours en 4’30 au kilo. Je consulte ma vitesse pour m’assurer d’être au-dessus de 12 de moyenne. Déjà, le dernier ravito se profile. Je vais vite reconnaître les visages des bénévoles qui vont nous suivre pendant ces quatre jours, particulièrement les deux enfants de Jean-Paul Gillet, véritable baroudeur de la course à pied. Sa jeune fille souriante est toujours dans tous les endroits pour nous filmer ! Ouhhh ! qu’il est dur le dernier raidillon puis c’est une folle descente vers Torgny, superbe village aux maisons en pierres ocres à l’architecture particulièrement soignée.
 
 
 
L’arrivée se déroule juste devant notre gîte ! 2h24 pour les presque 30 bornes. Sylvain se fait griller la première place pour une poignée de secondes par le champion de la région.
 
 
 
 Krieck entre  les  mains expertes d'Eléonore
 
 
L’après-course est particulièrement sympa: après la douche, une longue séance de massage par le staff de kinés, sous un chaud soleil, puis repas avec une salade de nouilles froides, excellentes, une bonne soupe, excellente, et une boisson. Prudent, je prends un coca mais visiblement ici, tout le monde roule à l’Orval.
 
 
 
 
 
 
Désirant me plier aux coutumes des autochtones, je sacrifie rapidement à leur rite en buvant leur breuvage mousseux à base de houblon fermenté. L’atmosphère est nonchalante, tout le monde se connaît. Nous sommes finalement un peu plus de 25 à séjourner au gîte.
 
Le soir, branle-bas de combat, le saint homme, tenancier du lieu a oublié de refaire le plein de gaz. Comment cuire les kilos de pâtes que chacun a apportés ? Il se fait incendier par Ghandi, mais oui mais oui !! Ça sent la poudre ! Finalement, des solutions vont être trouvées et toute la troupe va pouvoir se restaurer – tard – mais dans la bonne humeur dans les caves de la grande bâtisse.
 
 
 

2e étape:
 
 
 
 
mais que dit  la  banderole??
 
 
 
Vendredi 6 avril, c’est le gros morceau qui nous attend : étape la plus longue, 50,5 km, avec le plus gros dénivelé, D+ 1040m., et l’essentiel pas dérouler en France.
Ce matin, le départ se fait donc à Torgny devant le gîte. Petit déjeuner aux aurores. Dans le sous-sol, cela s’active. Des coureurs se font masser. L’atmosphère est fébrile. Bientôt 9h, la troupe se rassemble pour la photo de départ. Une voiture tractant une remorque contenant des bouteilles de gaz se fraie un chemin parmi nous.
 
 
 
Christophe donne  le départ
 
P A N, on s’élance. Dès les premiers mètres, quelque chose ne va pas! Hier, dans les derniers mètres de la descente vers Torgny, j’ai ressenti une douleur derrière la cuisse. Un petit claquage? Toujours est-il que la douleur est là comme une contracture. 50 bornes à courir avec ça, vais-je tenir ?
 
 
 
Pour rejoindre la France, on traverse une rivière au nom étonnant la Chiers, honni soit celui qui mal y pense comme disent nos amis britishs. Non seulement, il y a la rivière mais aussi une voir ferrée. Et un train s’annonce, les barrières s’abaissent. Mais quelques coureurs se faufilent tandis que les autres attendent sagement le passage du train. Pas très sport, les premiers ! Ensuite une sévère côte va vite faire chauffer les machines. Christophe nous double en voiture, il tire une remorque avec le ravito, le balisage pour la citadelle de Montmédy et des affaires de coureurs. Là encore, la troupe s’étire rapidement. Je me retrouve encore avec Robin et Aragorn mais pour quelques kilomètres seulement. Par contre, je suis en compagnie de Sylvain qui court en compagnie de Zabou sa copine
 
 
 
. Le parcours emprunte un sentier le long d’une rivière en sous-bois. Courir dans cet endroit est un privilège. Les stellaires blanches, les violettes, les campanules tapissent le sol. Le soleil brille, un vrai sentiment de plénitude. Km 10, la petite table de camping est au rendez-vous au bord d’un lac. Puis on repart en sous-bois. Du côté de la cuisse, la gêne est là mais se fait finalement assez discrète. Le parcours est rude. Au débouché du bois, c’est une descente vers un village lorrain, organisation typique de la région : rue très large, bâtisses imposantes. Des ouvriers s’activent sur le bord de la rue. A mon passage, ils me saluent avec un « Bonnes vacances ! » Oui, pourquoi pas ? Sur une boîte aux lettres, un chat dort. De nouveau, alternances de campagne et de bois, puis la citadelle de Montmédy se présente ! Bigre ! Il va falloir qu’au moins Carmina Burana soit au rendez-vous dans mon MP3 pour me motiver. La traversée de la ville basse est anonyme. Réelle impression de courir en off. Des chiens sur des boîtes aux lettres mais ceux-ci sont en faïence.
 
 
 
Au pied de la forteresse, la table de camping !! Voilà, voilà, on ne s’énerve pas, et on monte calmement en marchant. Passage à l’intérieur de la ville forte par un long couloir sombre qui fait décrocher mon GPS quelques instants. Ensuite, c’est un jeu de piste ! Par où passer. Je vois courir des concurrents sur les remparts. Comment les rejoindre ? un fossé, des barbelés… Enfin j’aperçois le passage. Christophe veut nous faire visiter et il a bien raison. Nous faisons le tour des remparts.
 
 
 
Le paysage est à couper le souffle. Quelle vue !! C’est un grand moment – instants privilégiés – Je reviens à mon point de départ, retraverse la forteresse pour rejoindre la porte d’accès avec son pont-levis et redescendre. Balisage incertain, le grand Luc se trompera à cet endroit, et ensuite direction la campagne, chemin en crête. Passé ce 30e km, petit coup de mou !! Mais je tiens cependant ma cadence fixée à savoir 10 à l’heure. Campagne avec blé en herbe et colza à l’odeur entêtante. Je cours seul depuis un bon moment mais une troupe est derrière moi. Un croisement, quelle direction prendre ?? hésitation je prends à droite et retrouve Laurent en difficulté, sale moment pour lui. Mauvais chemin suite à du débardage puis la basilique d’Avioth se profile.
 
 
 
Un groupe de 5 coureurs m’y rejoint. Ça remonte sévère. Il fait chaud ! Les kilomètres passent. Je traverse encore un village paisible puis la course me conduit dans des vallons bucoliques. Au loin, des bûcherons débitent des arbres. Des promeneurs cueillent des fleurs. Tout respire la sérénité. La paix du monde est dans ce vallon. Dernière côte dans un bois puis Villers devant-Orval s’offre à moi. Au bas d’un chemin, le fidèle Eric, de Colmar, me salue et m’indique la direction à prendre. Je regarde mon GPS, les 50 km sont dépassés. Je peste. Je cours sur une route en plein milieu d’un bois. Mais où ont-ils planqué leur terrain de foot, ces belges ? 50,5 toujours rien !!! Enfin, il est là, à droite !!! J’en termine en moins de 5 heures, c’est inespéré ! Vite la douche, le repas et le massage au soleil ! Eléonore, la kiné, prend bien soin de ma cuisse. C’est le bonheur ! Chacun commente ses exploits. Les derniers sont ovationnés, notamment Daniel qui a plus de septante ans !!!
 
 
 
 
 
 
 
  Arragorn au massage
 
Ensuite direction le gîte de Torgny et resto à Virto avec Krieck, Fainéant, Saïd, Sylvain et Isabelle. Tant pis pour le gaz de frère Théo !
 
 
 
        Arragorn et Saïd....   et  l'Orval!!!

3e étape:
 
 
 
 
Samedi 7 avril, direction donc Florenville en voiture puis la navette vers Villers et son terrain de foot. Dans la salle du club, grosse ambiance. Ma cuisse se rappelle à mon bon souvenir. Je m’étire et chauffe les muscles. Je prends un pain au chocolat. Finalement, je me décide d’aller me faire masser. C’est encore Eléonore qui s’occupe de moi. Bien ! Bientôt 9 h. Christophe place sa voiture et sa remorque sur la route, dans un virage !! Les coureurs se placent derrière pour la photo. Une voiture arrive, elle attendra ! Comme d’hab, il s’agit de partir pile poil à 9 h. Pas de coup feu, on s’élance. Quelques centaines de mètres, je ressens rien ! pas de douleur à la cuisse !!! merci Eléonore !! Confiant, je pars à la suite d’Aragorn. Tout de suite, on adopte un rythme élevé. Sylvain a pris le commandement du groupe de tête. Je le vois qui devance d’une bonne dizaine de mètres ses suivants. La piste emprunte un sentier le long d’un ruisseau puis une méchante montée où je continue à courir tandis qu’Aragorn préfère marcher. Puis c’est un long chemin en crête au bout duquel j’aperçois Eric avec Zabou. Ils me demandent où est Sylvain. Je suis étonné, bien sû qu’il est devant ! Ils ont dû rater son passage. Mais non, Sylvain s’est trompé. Il va perdre de très longues minutes pour retrouver la piste et il se trouve bien derrière moi. On quitte le chemin pour courir sur la route. Toujours en compagnie d’Aragorn, je traverse un village toujours aussi paisible, encore quelques côtes à passer puis un bois. Bien que courant à 4,5 au kilo, je préfère laisser partir mon coéquipier de circonstance. Je me retrouve seul pour encore environ plus de 15 km de course à travers bois. Le profil est difficile. Ça monte tout le temps ! Mais l’angoisse est ailleurs. Il ne s’agit pas de se perdre. Après le ravito du 20e, une très longue allée forestière est à remonter. Je préfère toujours courir. Arrivé en haut, il y a une route et deux allées. Quelle direction prendre ? Je ne vois aucune marque jaune et blanche. Si, en voilà une mais elle se trouve en amont des deux pistes. Laquelle prendre ? J’essaie celle de droite sur quelques centaines de mètres, je ne vois rien Je peste à voix haute ! Je reprends l’autre. Je cours au ralenti. Toujours aucune marque sur un arbre. Enfin, au bout de bien 400, 500 m, la Marque ! C’est la délivrance. Je repars confiant à fond de mes possibilités. La vitesse annoncée par mon GPS m’étonne ! Je suis en pleine possession de mes moyens. C’est particulièrement grisant. Bonheur total de courir dans la nature. Euh, nouveau carrefour incertain, c’est la douche. Hésitation, puis j’aperçois les couleurs salvatrices. Je repars de plus belle. Dernier ravito au 30e et de nouveau une allée à flanc qui descend tranquillement. Je passe un coureur qui marche. Le chemin débouche sur une route. Celle-ci monte sévèrement en lacet. Elle n’en finit pas, je continue à courir puis j’oblique à droite sur une sentier qui monte encore plus. Je m’accroche car je sais que Florenville est là. Le chemin débouche sur le plateau. Tel un noyé revenant à la surface des eaux, je m’élance vers le complexe sportif. Eric et Zabou m’attendent au bord du terrain de foot. J’en termine avec les 32 km en 2h45. Même rituel d’après course. Je rejoins mes amis pour accueillir Sylvain qui est bien désabusé.
Ce soir, une partie des Célestes et quelques autres se retrouvent au resto de Virton. C’est la fraternité de course autour d’un bon repas.
 
 

4e étape:
 
 
 
   Le grand  Luc et Gandhi
 
Dimanche 8 avril, voilà, c’est la dernière étape. Saïd me conduit à Virton afin de prendre la navette pour rejoindre le départ à Florenville. Sylvain, souffrant, a choisi de ne pas prendre le départ. Les habitudes sont prises: pain au chocolat, massage. Je suis confiant. C’est une étape de 36 km qui nous attend. Le profil n’est pas méchant saut une grosse côte au 26e km. Le soleil est radieux. Le peloton se rassemble derrière la voiture de Christophe. La police ouvre la voie. Les deux premiers kilomètres sont contrôlés de cette manière. Puis c’est la sortie du village où chacun part à son rythme, le petit groupe des costaud en tête. Je les suis à quelques dizaines de mètres en compagnie d’Aragorn bien sûr !! les premiers kilomètres se font en campagne. Je laisse partir mon compagnon wallon et me retrouve seul. Je suis étonné du rythme que je peux avoir après trois jours de course intenses. Au détour d’un chemin, un jeune concurrent, Eric je crois, débouche d’un chemin de droite. Il s’est trompé et va entreprendre une chevauchée pour recoller au groupe de tête. Mon étonnement est grand, là encore, de pouvoir le suivre à quelques dizaines de mètres pendant des kilomètres. La piste franchit une voie ferrée et c’est une longue cavalcade dans un bois. Le profil est plat et permet une vitesse élevée. C’est dimanche, quelques promeneurs arpentent le chemin que j’emprunte. Soudain, j’aperçois une silhouette familière qui trottine. C’est la Castafiore ! Ne participant pas à cette étape, elle est venue en soutien et aussi pour profiter de la forêt. Les arbres n’ont pas encore leur feuillage, mais le tapis de fleurs des bois est un enchantement. Des pics se font entendre. Je débouche du bois dans le village de Meix-Devant-Virton. Pas de spectateurs mais cela n’a aucune importance, par contre, la petite table de camping devant l’arrêt de bus, oui ! C’est le 25e km. Je passe sur la route puis direction à droite pour m’enfoncer de nouveau dans la forêt. Comme prévu, c’est une montée. Je préfère la gravir en petites foulées. Quelle est longue ! Soudain, il faut prendre à droite : c’est un mur ! les mains sur les hanches, je monte en marchant cette difficulté. C’est la dernière ! C’est jubilatoire mais mon enthousiasme est douché par l’imprécision de la piste à prendre. Le terrain est bouleversé par du débardage. J’aperçois de jeunes vététistes qui me remettent dans le droit chemin. Bientôt le chemin débouche sur une grande route. Christophe qui est là m’encourage. Je cours le long de la voie. J’attends qu’il n’y ait plus de circulation pour la franchir. En France, aucune course n’autoriserait ce genre de fantaisie ! Voilà le dernier ravitaillement. Je m’y arrête pour mon gobelet d’eau, un Tuc salé et un morceau de pain d’épice. Au loin, dans mon dos, j’ai aperçu un groupe de 3 coureurs qui avaient l’air bien véloces. Je suis prudent car il y a beaucoup de chemins mais le fléchage est sans trop d’ambiguïtés. Je croise des joggeurs. Mes poursuivants m’ont rattrapé. Peu importe ! La piste débouche dans un cour d’un grand bâtiment puis elle emprunte une voie que je connais. C’est celle du début de la première étape. La boucle est bouclée ! Je galope comme un perdu. Un dernier virage à droite, le petit pont et c’est l’arrivée. Quel bonheur ! 2h 54 pour ces derniers 36 km ! J’en reviens pas.
 
 
Christophe  me remet  la coupe du 1er VH2

Cette escapade pascale en terres wallonnes va demeurer dans ma mémoire à jamais comme un moment intense de bonheur. Un grand merci, et c’est bien faible, à Christophe Martin et à sa famille pour l’organisation sans faille de cette épreuve en pays de Gaume. Les mots sont faibles pour décrire que ce que j’ai pu ressentir au cours de ces quatre journées. Il n’y pas seulement l’exaltation de courir en liberté dans une magnifique contrée que je ne connaissais pas, mais aussi le réel bonheur de rencontrer des gens formidables de toutes origines, aux mêmes aspirations. Je suis très fier de les avoir côtoyés. Je salue Aragorn et son père Gandalf, Gandhi et La Castafiore, Krieck, le Celte, Doudou, Fainéant, le Gaumais, Bernadette, Eric, Karl, Sylvain et Zabou, Robin, Saïd et tous les autres. Je vais avoir du mal à redescendre, les Célestes m’ont emporté !
Que ma joie demeure !
 
 
avec Saïd,  le grand champion,  à gauche

4 commentaires

Commentaire de titifb posté le 09-04-2007 à 20:27:00

Bravo pour ce superbe récit !! Ton bonheur est communicatif...Des textes comme ça,je voudrais en lire tous les jours ! Merci...

Commentaire de oufti posté le 09-04-2007 à 20:55:00

Bravo pour ta belle course!

J'ai pu grâce à ton récit vivre un peu cette course que j'aurais du faire si je n'avais pas cette tendinite de malheur.

J'espère être avec vous l'année prochaine.

Commentaire de agnès78 posté le 10-04-2007 à 06:45:00

MERCI pour ce MAGNIFIQUE CR de cette belle course en Pays de Gaume... Cela donne vraiment envie de prendre part à l'aventure l'année prochaine
BRAVO pour la course!
Bises et à bientôt
agnès

Commentaire de sylvain61 posté le 12-04-2007 à 14:47:00

et hop ! un de plus de conquis par les courses belges !! en plus c'est cool, je sais maintenant que je suis allé au resto !! La prochaine fois, on se fait un car normand avec quelques parisiennes et c'est moi qui mènerait la troupe !! ça te va ??

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