Récit de la course : Trail de Mimet 2007, par riri51

L'auteur : riri51

La course : Trail de Mimet

Date : 29/4/2007

Lieu : Mimet (Bouches-du-Rhône)

Affichage : 1716 vues

Distance : 42km

Objectif : Balade

6 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

14 autres récits :

Le récit

« Lorsque je reprends mes esprits, je suis allongé sous la tente médicale. Le speaker annonce l’arrivée de « la jacq » en 8h10, plusieurs kikoureurs sont autour de moi : Kafta, Franck et son épouse, Devey, Ldingo, Akuna… ». Mais reprenons plutôt ce CR par son commencement…

                              

… 6h45, je suis en chemin pour participer au 1er trail de Mimet : 42 km et 2100m D+. L’objectif du jour est de réaliser environ 8/9 heures d’effort afin de boucler un cycle de 15 jours à dominante endurance, tout en testant mon équipement en vue de l’ultra trail du verdon.

 

7h15, je vais récupérer mon dossard, je retrouve LDingo. Nous allons rester ensemble jusqu’au départ de la course. Son choix de matos va nous occuper un bon moment : camel ou porte bidon, finalement il opte pour la ceinture, non sans avoir transféré sa peluche fétiche !!! « Bien lui en a pris !!! » il va réaliser une superbe course terminant en 6h48.

 

7h55, nous sommes sous les ordres de « Mr le Maire », beaucoup de kikoureurs ont fait le déplacement pour ce trail organisé par  deux des nôtres, Nicolas Luxembourg et Patrice Marmet.

 

8h, le départ est donné, je m’élance en compagnie de Didier et d’Akuna, mais rapidement LDingo prend les devants (pendant une grande partie de la course nous caresserons l’espoir de le rattraper, mais que nenni « Ldingo est dans un grand jour !!! »).

 

Lors des premiers kilomètres, j’ai souvenir : D’avoir plaisanté avec Franck et son épouse ; D’avoir perdu ma puce électronique (merci Samos de l’avoir retrouvée, et surtout ramenée à son propriétaire !!!) ; D’avoir surpris Akuna accroché aux branches par les sandows de ses bâtons ; De m’être pas mal battu avec ma poche d’appoint...

 

Puis, avec Akuna, nous allons trouver notre rythme et collaborer un long moment (jusqu’au 29ème kilomètre). Akuna et ses talents de grimpeur assure le tempo en montée. Sur les parties plates (Lorsqu’il y en a !!! et lorsqu’elles sont assez larges !!!) nous évoluons côte à côte. Enfin, j’imprime le rythme dans les descentes. Environ toutes les 10’, une petite pause photo complète notre stratégie  d’avancement.

 

Le premier ravito est en vue, les jambes sont bonnes. Papatrail nous rejoint. Malheureusement pour moi « Pas de salé », ce sera donc pain d’épice et abricots secs. Je remplis ma poche à eau. Akuna me chambre, car avec ses bidons fixés sur les bretelles, il est bien plus performant que moi à ce petit jeu…

 

Lorsque nous repartons, Papatrail préfère traîner un peu (la suite de la course lui donnera raison !!!). Akuna qui a participé aux 2 reconnaissances, m’informe de ce qui nous attend jusqu’au 2ème ravito, notamment l’ascension du pilon du Roy qui, d’après ses propos, semble être un sacré morceau !!!

 

Effectivement, lors de cette montée, je dois me résoudre à laisser filer Jean-Marie qui confirme ses talents de grimpeur. Pour ma part, j’avais déjà constaté lors du trail de la Sainte Victoire des lacunes en montée, notamment lors d’une lutte acharnée avec Vboys74 !!!

 

Une fois au sommet, je rejoins Akuna, qui m’attend en prenant quelques photos. Puis, il ne trouve rien de mieux (« la cerise sur le gâteau !!!) que de réaliser une interview de « riri51 essoufflé comme un bœuf, saluant l’ensemble des kikoureurs !!! »

  

A présent nous approchons du deuxième ravitaillement, je commence à ressentir une gêne sur le plan respiratoire. Mais je mets ça sur le compte de la belle grimpette que nous venons de terminer. De plus, les premières crampes font leur apparition, monopolisant toute mon attention jusqu’au ravito, m’obligeant même, par moment, à marcher.

 

Arrivé au ravitaillement, « toujours pas de salé !!! ». Avec mes problèmes de crampes, je décide de remplacer l’eau du camel par de la boisson énergétique. Je connais en partie le reste du parcours, puisque j’étais présent lors de la reconnaissance (écourtée à cause de la pluie !!!).

 

Rapidement le chemin s’élève, puis se transforme en sentier. Mes problèmes respiratoires se font plus gênants, au point de prendre le dessus sur les crampes. Je pense alors être victime d’une crise d’asthme à l’effort (cela m’arrive parfois !!!).

 

Je prends deux bouffées de Ventoline et focalise mon attention sur la foulée d’Akuna qui imprime le rythme. Arrivé au sommet, je me sens moins oppressé (ce n’est pas la forme olympique !!! mais la gestion des crampes redevient ma priorité).

 

Une petite pause photo (de cet endroit nous avons une superbe vue sur le massif de la sainte victoire !!!), puis nous attaquons la descente. J’ouvre le chemin. Pour l’instant, par rapport à mes crampes et mes problèmes respiratoires, les descentes me permettent de retrouver des sensations plus positives.

  

Mais, une douleur sous la plante du pied droit (Ampoule !!!) m’oblige à calmer le jeu (Première sortie de plus de 20 kilomètres avec mes Quechua 700, chaussures que j’envisage de prendre pour le Verdon !!!).

 

Après cette descente sur sentier, nous attaquons une longue montée conduisant à un ancien monastère taillé dans la roche. Le début est plutôt roulant, je m’écarte pour laisser Akuna reprendre ses fonctions !!!

 

Mais celui-ci m’indique un petit passage à vide. Je garde donc la tête du duo. Le pourcentage de la pente se fait de plus en plus important, et lors du franchissement d’une marche, une crampe plus tenace que les autres m’oblige à  m’arrêter pour m’étirer.

 

Papatrail nous rattrape et nous dépose. Le « bonhomme » est impressionnant de facilité, pourtant il vient d’enchaîner : le off des calanques, le trail des balcons d’azur, lors des deux semaines précédentes, maximum respect !!!

 

Après le passage « de la grotte », nous attaquons une descente sur « sentier à sangliers ». Au détour d’un virage je m’assomme avec une branche basse (la visière de la casquette protège bien du soleil, mais limite sérieusement le champ visuel !!!). Je repars, trébuche…Je suis à deux doigts de tomber dans un dévers. Akuna qui me suit, vient aux nouvelles. Il s’inquiète un peu de ma lucidité du moment. Effectivement, je commence à être pas mal entamé !!!

  

Depuis quelques temps Akuna a retrouvé la forme, bien calé derrière lui, j’essaie de m’alimenter avec une barre maxim. (Depuis le départ je prends 3 gorgées de gel maxim toutes les 45’ et garde un sportenine sous la langue « quasi en permanence »). Mais dès la première bouchée, je suis pris de nausées (trop de sucre mon organisme sature !!!). Idem pour la boisson, impossible d’avaler la moindre gorgée (l’isostar m’écoeure !!!).

  

Nous attaquons ensuite  un véritable mur d’environ 500m, rejoignant un long chemin montant, sur un kilomètre, pour atteindre le 3ème ravito, dont nous apercevons la tente au loin. Un traileur victime d’un malaise est allongé en compagnie d’un médecin.

 

Nous poursuivons notre chemin, l’ascension de ce mur est en train de m’achever. Je fais un rapide bilan de la situation : Ampoules,  crampes, nausées, troubles respiratoires, la liste commence à être assez conséquente !!!

 

Nous débouchons sur le chemin, depuis qu’Akuna a retrouvé la forme,  la mienne ne cesse de s’aggraver. Pour rester en sa compagnie et ne pas trop le pénaliser, je suis obligé de fournir trop d’efforts.

 

Je l’informe donc de mon choix d’abandonner au ravitaillement. Il me conseille plutôt un arrêt prolongé avant de prendre une décision définitive.

 

Franck nous dépasse comme un avion « Je vais mettre les bières au frais !!! ». Akuna et moi nous retournons, son épouse est juste derrière nous, tout sourire « impressionnante de fraîcheur ».

 

Arrive le 3ème ravito, « ENFIN !!! » samos est là, assis sur un banc. Il a « explosé » et préfère abandonner. Une grande discussion sur le thème de l’abandon s’engage. J’écoute d’une oreille distraite, en cherchant désespérément quelque chose de salé à me mettre sous la dent.

 

Finalement, je vais trouver mon salut dans l’eau pétillante. Je vide machinalement mon camel, pour le remplir de st Yorre. Cela fait environ 5’ que nous sommes  arrivés, Rolland me demande si je repars : « Non je suis cuit, mais demande à Akuna ».

 

Akuna de nouveau « frais comme un gardon » s’éloigne en compagnie de Rolland. Je les regarde partir en réalisant que j’ai rempli ma poche « c’est un signe !!! ». Je décide donc de repartir, mais seul cela ne serait pas  prudent.

 

Je me tourne vers les 5 traileurs présents, toujours en grande discussion autour du thème de « l’abandon en course » et lance à la cantonade « je forme un groupetto pour rentrer, j’estime  à 3 heures le temps d’effort pour terminer  tranquilou ».

 

Les volontaires ne se bousculent pas au portillon…J’argumente un peu, finalement Samos, Mr le secrétaire du trail club marseillais, récemment créé (que j’envisage de rejoindre la prochaine saison !!!) accepte de se joindre à moi. MERCI Samuel !!!

 

C’est en marchant que nous nous élançons pour ces 13 derniers kilomètres. Rapidement le moral revient. Nous adoptons un mode footing en descente et marche en montée (voire même marche rapide par moment !!!).

 

Samuel donne le tempo, il alterne les hauts et les bas, mais courageusement continue d’avancer. Personnellement, je reste calé dans sa foulée. Mes nausées disparaissent. La st Yorre me fait énormément de bien, l’oppression au niveau de la poitrine à tendance à se faire oublier. Seules les crampes restent bien présentes, mais au rythme où nous évoluons, elles restent gérables. 

 

Arrive le long cheminement en direction de la tête du Gand Puech, les pourcentages  sont assez conséquents. Samos souffre, mais s’accroche. Je propose une pause, afin de recharger les accus, car Samuel m’inquiète un peu.

 

Cet arrêt va lui faire le plus grand bien, par contre il va totalement m’achever !!! Je repars avec une sensation de fatigue. Mais heureusement pour moi, nous rejoignons la partie réalisée lors de la reconnaissance.

 

A présent je sais que même « cuit aux patates » on va terminer. A l’approche des vestiges de  l’ancien Mimet, nous rattrapons Akuna  (victime de crampes). Nous l’invitons à se joindre à nous.

 

Ils ne nous restent plus qu’à gérer la descente sur Mimet. Il est 15h32’ lorsque notre groupetto de 3 kikoureurs franchit la ligne d’arrivée, sous les applaudissements chaleureux des collègues attablés.

 

Rapidement Akuna ressent le besoin de s’isoler pour récupérer ; moi celui de partager ces instants ; j’emprunte donc son appareil et pars photographier les copains déjà arrivés.

 

Puis avec Ldingo, Devey, Samos et Akuna nous allons nous installer à table. Je me sens de moins en moins bien, « J’ETOUFFE !!! » je préviens Akuna …la suite vous la connaissez.

  

Pour conclure sur mon état de santé : Après de nombreux examens (Electrocardiogramme, échographie cardiaque, test à l’effort, prise de sang…) le risque cardiaque est écarté (OUF !!!). J’aurais été victime d’un problème respiratoire, certainement les poumons (examen en cours) et/ou allergique, combiné avec un début de surentraînement.

 

Donc, en attendant de connaître précisément la cause de ces petits soucis, je préfère lever le pied et renoncer à l’ultra trail du Verdon (d’abord mes chaussures me faisaient mal aux pieds !!!).

 

J’espère pouvoir reprendre lors du trail des Mées mi-juin afin d’accompagner mon épouse pour son premier trail. Et, si tout va bien, enchaîner avec le off nocturne de DidierC (dans le Verdon !!!) début juillet.

 

Merci aux organisateurs et à tous les bénévoles. Mon CR se termine, A+ et, je l’espère, à bientôt sur les chemins et sentiers de France et de Navarre !!! 

6 commentaires

Commentaire de vboys74 posté le 13-05-2007 à 20:34:00

Salut Richard!
J'ai beaucoup pris de plaisir à te lire! Tu sais que tu m'as servi de déclic pour les descentes... maintenant je me lache un peu plus, histoire de ne pas perdre ce que j'ai gagné à la montée, merci pour ça :-)
Dommage pour le Verdon, mais préserve toi un peu et reviens avec une pêche d'enfer... et la "tchatche" qui te caractérise! ;-)
seb

Commentaire de devey posté le 13-05-2007 à 20:38:00

bravo jm

Commentaire de gdraid posté le 13-05-2007 à 20:48:00

Course passionnante riri51, où le mental et l'amitié, jouent un rôle primordial.
Surveille bien tes poumons !
Un scanner écarte bien des doutes...
Et bonne course en juin , sur la Pénitentissime des Mée, à 2 pas de mon domicile de Provence !
JC

Commentaire de akunamatata posté le 13-05-2007 à 23:15:00

oui, plein de petits détails resurfacent grâce a ton beau récit, merci

Commentaire de Aiaccinu posté le 14-05-2007 à 07:33:00

Celui qui a déjà été dans le "rouge" dans un trail peut comprendre et apprécié ton CR.
Bravo même si l'abandon aurait été plus raisonnable.

A bient^t , je serai aux Mées ( sur le 20 )

Commentaire de mokujin13 posté le 07-03-2008 à 09:39:00

bravo pour la fin et la volonté de finir(tiens ca pourrait faire l'objet d'un sujet:quand faut il s'arreter?vu la difficulté cette année je vais l'aborder sagement,bonc ourage pour la suite...

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Votre annonce ici !

Accueil - Haut de page - Aide - Contact - Mentions légales - Version mobile - 0.17 sec
Kikouroù est un site de course à pied, trail, marathon. Vous trouvez des récits, résultats, photos, vidéos de course, un calendrier, un forum... Bonne visite !