Récit de la course : Marathon du Mezenc 2005, par Mathias

L'auteur : Mathias

La course : Marathon du Mezenc

Date : 27/2/2005

Lieu : Les Estables (Haute-Loire)

Affichage : 1557 vues

Distance : 42km

Objectif : Pas d'objectif

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Le récit

Ce dimanche, une semaine après la transju, petite virée là-haut vers le Mézenc, pour un marathon de ski de fond. Les paysages me rappellent la Finlande : les routes ne sont pas salées, juste dégagées par le chasse-neige, ce qui fait qu’on roule souvent sur une épaisse couche de neige. Comme on est sur un plateau, de hautes congères bordent la route… Et dès qu’il y a un peu de vent, même s’il fait grand soleil, la neige soulevée vient nous masquer la route et on perd tous ses repères ! Tout est blanc !

Du coup forcément ça roule pas très vite, et j’arrive sur place 10 minutes après le départ. Heureusement pour moi je ne suis pas le seul à être à la bourre, et je peux quand même prendre le départ.

9h45 top départ. Une boucle à faire 2 fois, avec pas mal de D+ semble-t-il. Moi qui voulais profiter de ce marathon pour établir un chrono de référence, c’est raté !
Le départ est assez mouvementé : il n’y a pas des centaines de coureurs, mais ça se rétrécit rapidement, et tout le monde cherche à se placer…

200m après le départ, un montée étroite, ça monte sur une seule file. Impossible de doubler. Je me range sagement, mais ce n’est pas l’avis de la féminine qui me colle aux basques. Au lieu de me demander de passer, elle se manifeste en me collant de près, ce qui en ski de fond est assez risqué. Au bout d’un petit moment, elle explique à sa copine que le gros bœuf devant ne comprends rien et ne veut pas la laisser passer (je schématise ;-). Je rétorque que moi aussi j’aimerais bien passer, mais là je vois vraiment pas comment m’y prendre. Ca ne va pas la gêner : quelques minutes plus tard, elle me marche sur les ski pour me laisser passer, j’ai la chance de ne pas tomber, mais pas le gars devant moi ! Pendant un bon moment, j’assisterai avec stupeur à l’entêtement de cette féminine à doubler, à marcher sur les skis, en se faisant engueuler régulièrement ! Elle a dû perdre une énergie folle en s’obstinant, et c’est d’autant plus inutile que 5 minutes plus tard, j’ai largement assez de place dans la descente pour la doubler ;-)))

Et dans la montée d’après rebelote, elle râle pour qu’on la laisse passer : cette fois ci il y a plus de place, je me range sagement. Je la redouble dans la descente suivante, et je ne la reverrai pas…

Le parcours est sympa, principalement dans la forêt, avec quelques passages en plein vent, et pas mal d’endroit non damés. Enfin, ça a dû être damé ce matin, mais avec le vent, les congères apparaissent vite… et on passe de temps en temps dans 5 à 10 cms de poudreuse ;-)

Je boucle le 1er tour en 1h11’37, ce qui est pas mal pour un semi ;-)
Je pense quand même que ce marathon doit être plus près des 40 km que des 42,195…

Encouragé par ce « bon » temps, ce décide de mettre un peu le turbo, et me mets au taquet dans ce début de second tour. Bon… en fait j’étais déjà au taquet ;-)
J’en bave drôlement dans les montées, j’ai encore beaucoup beaucoup de choses à améliorer dans ma technique… heureusement dans les descente on se repose un peu, surtout que mes skis, pour une fois, ont une très très bonne glisse. Ils sont abîmés et en général je rame par rapport aux copains. Pas cette fois.

Je double régulièrement du monde, c’est sympa de partir relativement doucement ;-)

Et je passe la ligne en 2h25’49, relativement frais. FC Moy de 171, bonne séance au seuil ! J’ai tout donné, mais le ski ne fait pas mal comme la CàP. Je tiens à peu près debout, mais je suis quand même vidé…
Je suis assez content du temps. Jusque là, ma meilleure perf en ski de fond était un peu plus de 3h sur les 50 km de la GTV. Un marathon en 2h25, avec presque 800m de D+, c’est pas mal pour mon petit niveau !

Environ 130 participants pour cette petite course bien sympa. Bon ok, c’est pas l’organisation gigantesque de la transju, mais… à la transju y’avait pas le vin chaud dans le grand chaudron à l’arrivée ! Vraiment une ambiance bon enfant !
Je vous encourage à venir faire cette petite course, si un jour vous en avez l’occasion… en plus vous risquez de tomber sur Karine Herry, elle est du coin !

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