Récit de la course : Marathon du Luberon 2008, par boulard raymond

L'auteur : boulard raymond

La course : Marathon du Luberon

Date : 5/10/2008

Lieu : Pertuis (Vaucluse)

Affichage : 1344 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Pas d'objectif

4 commentaires

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Luberon 2008

 

 

05 Octobre 2008

 

Marathon du Luberon

 

Sélectif, festif, gustatif

 

 

Depuis plusieurs années dans la planète course à pied, certains organisateurs mettent en place des épreuves festives, conviviales, ouvertes à tous : du champion au coureur du dimanche.

Même si c'est un marathon festif, le "Luberon" est un vrai Marathon, 42,195 km mesuré officiellement et faisant partie du calendrier des courses a pied depuis 12 ans.

 

Avec le même esprit le Team BOULARD participe, dans un cadre familial ou amical, à ce type d’épreuve, notamment La Transbaie, Bourges Sancerre, Le Marathon du Médoc etc.. etc…. Cette année, Greg nous a proposé le marathon de Provence et la prise en charge de la logistique.

 

Notre objectif premier est de participer et de conduire le groupe sous l’arche d’arrivée quel que soit le chrono réalisé.

Quatre sportifs ont relevé ce défi :

 

Greg, 36 ans, aime les trails et les longues distances

Sébastien, 39 ans, footballeur

Olivier, 31 ans, roller hockey

Raymond, 59 ans, votre serviteur

 

Sébastien et olivier, en dehors de leur activité physique, n’ont suivi aucun entraînement de course sur route, un défi un peu fou. Cependant, le premier a fait le Médoc en 2007, le second Paris en 2006, cela peut paraître assez loin dans le temps mais la mémoire épisodique permet d’aborder ce marathon convenablement, avec prudence

 

De leur coté, Greg vient récemment de faire la TGC un trail de 62 km et Raymond a couru les 6 heures de Gravigny.

 

Samedi 4 octobre - 7h50, nous prenons le train pour Paris via gare de Lyon via Aix en Provence en TGV.

Arrivée en région PACA à 12h12, fabuleux moyen de transport !

Mickaël, le frangin de Greg, est venu nous chercher, heureux de nous voir mais un peu déçu il attendait un groupe de kenyans

Avant de rejoindre la famille, on s’arrête à Pertuis pour récupérer nos dossards.

Pendant le trajet, Micka nous signale que le parcours du marathon est vallonné et selon ses dires, à l’entraînement sans forcer en 2h43 il aurait torché ce circuit. On sourit, on rit, Marseille n’est pas très loin et regrettons son désistement pour raison personnel, il ne sera pas sur la ligne de départ, le Luberon devra se passer de ce champion en herbe et Pertuis d’un éventuel podium..

 

Pendant ce week end Jocelyne et Lucien nous accueillent, dans leur joli village la Tour d’Aigues, lieu d’arrivée du marathon, olivier et moi dormons chez une voisine Agnès

Soirée Raclette Party, rosée de Provence, bonne ambiance, Olivier regarde les temps de passage des 42.195 km, il est séduit pour une arrivée vers 14h19, je ne dis rien, j’enregistre cet objectif.

 

Nuit fraîche et paisible pour les athlètes, sur fond musical mélodieux pour le ptit mec les ronflements de son Padré. Lever à 6h30, douchette, déjeuner copieux.

Prenons la route direction Pertuis, la température est glaciale 4 degrés environ.

Nous conservons un pull pour rejoindre le stade de Verdun. Tous les concurrents sont chaudement couverts. On peut percevoir certains déguisements, les organisateurs souhaitent que la prochaine édition soit carnavalesque à 100%. Nous sommes un peu gênés, on a revêtu la tenue simple du coureur.

 

Sur l’aire du départ j’aperçois et je rejoins Martine, débardeur du CSADN sur les épaules malgré le froid vif, nous échangeons quelques mots et comme Greg à 9h00 pétant le signal du départ, ils partent en solo faire leur course.

 

Je reste avec Olivier et Sébastien qui vont me guider dans les chemins si nécessaire ( 12 kilomètres cette année ) car je suis mal voyant.

 

Tranquillement après le passage en centre ville de Pertuis, déjà un ravito, on le zappe, très vite on atteint le deuxième ravitaillement, cela se présente plutôt bien une dame propose une tartine de tapenade maison, hum c’est bon,

1 heure de course, 9 km parfait, le tempo est respecté, Sébastien, fait l’allure dans les sentiers et Olivier dans les côtes de mon côté je veille surtout à ne pas tomber dans l’euphorie des premiers kilomètres, ne pas hypothéquer notre projet.

Etang de la Ronde, le soleil a pris de la puissance, il fait très beau, autour du plan d’eau, des pêcheurs, c’est superbe, ravitaillement copieux.

2h00 de course, 18 km, on croise les premiers de la course, petits mots d’encouragement à notre égard, magie de ces marathons festifs, la simplicité, l’humilité prenant le pas sur l’arrogance.

le temps passe agréablement, toujours un bon accueil sur les étales copieusement garnis, la musique des orchestres nous booste, même une exposition de vieilles voitures

A mes côtés, une vétérante du bord du lac Léman, on discute de nos courses, de nos trails, de la Saintélyon. Sur le chemin, elle emmène notre petit groupe à une cadence plutôt sympa et c’est tant mieux, course de longue haleine, lieux de rencontre, d’échange, de partage. De son coté Greg pendant la course sera rester avec une néo-zélandaise pendant 34 km, mémorables instants..

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Je sens que Sébastien accuse un coup de mou mais il doit tenir si on veut respecter la barrière horaire des 30 bornes.

Le vendredi soir à St Marcel et le samedi soir, deux soirées sucre lent et bon vin ont fatigué Seb, les effluves lui pèsent sur cette partie. Martine, ma petite femme, trouve que son gendre préféré a légèrement forci ces derniers temps mais cela ne me regarde pas.

 

On atteint Cucuron, magnifique, nous empruntons la ruelle la plus étroite du monde et le soleil inonde le village, des films ont été tournés sur cette place : un hussard sur le toit, Manon des sources et Jean de Florette à quelques kilomètres à Vaugines

 

Km 30, 3h40 de course, la barrière horaire est de 4h00, nous venons de prendre une option favorable pour la finalité de ce marathon.

Ravitaillement sympa, musical en centre ville de Ansouls. Un couple de bénévole m’invite à boire du vin, à goûter à l’ail et au jambon du pays, les papilles sont aux anges

 

Pause assez longue et c’est reparti pour rentrer dans le magnifique parc du château, j’ai le soleil en plein dans les yeux et cela me gène visuellement, Olivier me guide afin d’éviter la chute ou de buter dans les racines.

 

Depuis le début de la course, mon portable a sonné de nombreuses fois, Martine, ancienne marathonienne, Séverine qui suit son homme à distance et l’encourage, et Rozenn des textos d’encouragement et de félicitations à Olivier.

 

Sébastien récupère, dans les chemins, sa foulée est de nouveau souple, puissante et il me serait agréable de participer avec lui sur un grand trail.

Km 35 olivier vient de prendre le mur en pleine poire il a du mal à courir. Je rejoins Sébastien devant nous à 300 mètres et lui demande d’attendre Olivier et de mettre en place la fin de course, marcher dans toutes les montées, trottiner sur le plat et se détendre dans les descentes. L’objectif est d’arriver ensemble me dit- il.

Olivier est un bon marcheur, déterminé, un peu cabot, il sait gérer les moments difficiles, les douleurs musculaires et articulaires.

Km 36 enfin le ravitaillement le passage sur les bas cotés de la route nationale nous a été pénible, le réconfort va de soi daube provençale et vin pour le petit Raymondo, boisson énergétique et du solide pour mes deux colistiers.

 

Il ne reste plus que deux kilomètres, olivier ne veut plus courir ni répondre aux portables, il est dans sa bulle, dans sa course.

Un groupe de coureurs Bourguignons, Les Escargots distancés au km 30 reviennent. sur nous

Le vieux nous rattrape dit Sebastien à Olivier pour le motiver, attention rien de péjoratif dans ces propos, il faut se placer dans le contexte de fin course avec la fatigue engendrée, le coureur en question un V4 petite foulée inusable et terriblement efficace nous inspirent beaucoup de RESPECT.

 

On nous informe que les grimpettes sont terminées et que le reste du circuit est descendant, coup d’œil sur ma montre, je me dis que le chrono annoncé hier soir va être réalisé.

Arrête de regarder ta montre dit mon fils

 

Plus que 400 mètres, le tour d’un stade, sursaut du fiston, bonheur de Sebastien qui va améliorer son temps du Médoc, on court et franchissons la ligne d’arrivée en 5 h17

 

Greg nous attend en 4h07 il a terminé cette course , le jour de son anniversaire (champagne ce soir pour les événements ) c’est SUPER, on se félicite, on s’embrasse, on rejoint Lucien et j’offre ma médaille à Jocelyne, moment simple et émotionnel

Martine du CSADN termine cette épreuve en 4h22 BRAVO !

 

Un marathon c’est l’épreuve Reine de la course à pied, un défi pour les uns, un rêve pour les autres et quelque soit le niveau de l’athlète, il y a des moments. difficiles a surmonter.,

 

Mon pote Jose en revenant du Médoc 2008 terminé en 6h00 avec Arnaud et sa copine, évoque parfaitement ce grand moment d’émotion de ce jeune homme franchissant la ligne d’arrivée en larmes. un quart d’heure après eux

 

Je me permets de recopier ces quelques lignes de l’article qui traduisent l’esprit de ces marathons :

 

Le bonheur dans les baskets

 

Les récompenses

 

Ce marathon permet de faire connaître la région a bon nombre de personnes et leur l’envie de revenir.

Comment? En dotant tout simplement les lauréats de récompenses à consommer Luberon ( séjour, restaurants, nuits d’hôtels )

Tous les participants repartent avec une médaille, un tee-shirt et deux bouteilles de vin AOC Cotes du Luberon.

 

Mille fois merci :

 

A ceux qui ont tracé ce sillon magique de 42.195, aux organisateurs qui ont travaillé sans compter, aux bénévoles toujours présents et très actifs.

 

Remerciements particuliers à :

 

A Jocelyne, Lucien, de leur accueil chaleureux

A Agnès pour son hébergement. A Micka et sa petite famille

 

A Martine, Severine, Rozenn de leur soutien phonique durant l’épreuve.

 

A Greg mon jeune compagnon d’aventure et guide dans nos différents périples parfois un peu fou.

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A mes anges gardiens du samedi matin, le Docteur Cauchard, Claude Heudebert, Jose Morin A Chantal rencontrée au détour de notre circuit toujours souriante en compagnie de son chien loup.

 

A Sebastien nom gendre pour sa bienveillance discrète à mon égard et de partager ces grands moments

 

A Olivier mon fils pour ce moment particulier ; félicité d’un père un peu fou et avide de périple un peu hors norme.

 

Affectueuses pensées à Pierre et Marie mes petits enfants

 

 

St Marcel le 11 octobre 2008

Raymond Boulard

 

4 commentaires

Commentaire de seapen posté le 17-10-2008 à 11:58:00

simplement, bravo raymond !
Salutations.

Commentaire de Olycos posté le 17-10-2008 à 20:30:00

Bravo a tous....

Commentaire de NICO73 posté le 19-10-2008 à 19:34:00

Merci pour ce moment de partage..

Commentaire de Le CAGOU posté le 27-11-2008 à 18:00:00

bonsoir M. boulard, raymond
merci et encore merci pour ton cr, félicitation aussi à tes camarades de course. Je pense pour ma part effectuer celui-ci l'année prochaîne en espérant que je ferai pas un triathlon! Bravo à vous tous et peut être à l'année prochaîne. SPORTIVEMENT LE CAGOU

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