Récit de la course : Marathon des Burons 2007, par laulau

L'auteur : laulau

La course : Marathon des Burons

Date : 24/6/2007

Lieu : Nasbinals (Lozère)

Affichage : 1526 vues

Distance : 42.8km

Objectif : Pas d'objectif

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marathon trail des burons 07

Camping de Laguiole, lever à 5h00, le jour commence juste à s'éclairer à l'est. La nuit a été froide et le sommeil bien perturbé. Mais la magnifique journée qui s'annonce fait oublier ces désagréments. Je déjeune aasez rapidement, on enfourne les affaires humides dans la voiture. Ma femme prend le

volant, je suis déjà dans la course mais la beauté du paysage et du ciel me laisse en admiration. On assiste à un fabuleux lever de soleil entre Aubrac et Nasbinals.

L'ambiance au départ est vraiment tranquille, pas de stress en apparence. 5 Minutes avant le départ, à l'appel du speaker, tout le monde vient se ranger en marchant... rien à voir avec un départ de marathon !

Au coup de feu, je me fais un peu enfermé mais le rythme est lent et je me retrouve assez vite devant. Avrès 2 km de course, ça commence à embrayer doucement mais sûrement. Je me sens un peu oppressé comme si le petit déjeuner ne passait pas. Je laisse filer. Cette traversée d'alpages entre Nasbinals est superbe et assez roulante. J'arrive à Aubrac inquiet pour la suite des évènements, j'ai un peu mal aux jambes alors que je me dis bien qu'on a juste avalé l'apéritif ! Le monde qui encourage apporte un peu de réconfort. Peu après Aubrac, le tracé s'enfonce dans les bois, patchwork de petits sentiers , de passages humides techniques, de pistes assez bien marquées. On est un petit groupe et je me sens mieux, plus à l'aise. Jusqu'au Col du Triadou, c'est une alternance de bois et de terrain découvert avec un très beau passage pierreux après un hameau. Nous rattrapons quelques coureurs isolés, je regarde le paysage environnant, je choisis les « moments calmes » pour boire et me ravitailler. A part ces jambes que je trouve anormalement lourdes, le moral est plutôt au beau fixe.Nous longeons la route par une piste aux herbes hautes pendant un moment avant de remonter vers le puch du Roussillon.

Je suis un peu moins bien et un petit écart se creuse avec des coureurs devant moi. La descente sur la piste de ski jusqu'au ravitaillement du Bouyssou est douloureuse pour mes orteils.Cela tape sur le devant des chaussures et je ne peux pas mettre les pieds dans la pente...passage désagréable pour moi !
Je prends le temps de me ravitailler et de recharger en eau avant de repartir tranquillement.
Un peu plus loin, je m'arrête 30 secondes auprès de ma femme pour échanger quelques mots.  J'étais inquiet qu'elle trouve le temps long mais elle est heureuse d'être là, tout va bien. Elle m'annonce que je suis à peu près 35ème et j'en suis agréablement surpris.

On court sur des pistes de ski de fond en bord de route. Je ne pensais pas trouver ici des pistes de ski de fond  et encore moins de ski alpin. On traverse la route et on aborde des passages marécageux dans des hautes herbes, j'ai un coup de fatigue et la suite dans un long passage dans la « savane » m'use physiquement et mentalement. Je me fais rattraper et déposer par quelques coureurs dont un avec un écouteur. Cela me surprend, moi qui est les yeux et les oreilles grands ouverts sur la nature mais chacun son truc...On rattrape beaucoup de randonneurs qui nous encouragent, moments fugaces très agréables.

L'arrivée à La Source avec beaucoup de spectateurs regonfle le moral. Avrès une petite descente raide dans un bois, on est face au « mur » de cette piste de ski qu'il faut remonter, Je commençais à avoir des crampes dans les mollets. Ceux-ci s'étirent naturellement dans cette montée et mes mollets me laissent tranquille jusqu'à l'arrivée. Nous montons en marchant presque droit dans la pente dans un environnement de milliers de fleurs et d'insectes qui butinent à qui mieux mieux.
On m'annonce au sommet qu'il reste 7 km de quasi-descente. Mais là où les autres repartent en courant, je suis scotché au sol. Ecoeuré par le sucré, je ne me suis pas alimenté depuis un moment  et ce qui devait arriver...arrive ! Je me force à prendre un gel mais le gros coup de mou est là et la fin de course jusqu'à Laguiole me paraît très longue !!
Enfin la ligne d'arrivée et déjà après quelques minutes de repos de ravitaillement, le moral est revenu...41ème en 4h02 , juste un peu déçu (je suis un compétiteur, on ne se refait pas !) mais  immensément heureux d'avoir vécu ces moments magiques !

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