Récit de la course : La Montée de la Bastille 2009, par the dude

L'auteur : the dude

La course : La Montée de la Bastille

Date : 3/10/2009

Lieu : St Martin D'Heres (Isère)

Affichage : 879 vues

Distance : 10km

Objectif : Pas d'objectif

6 commentaires

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Le récit

La montée de la Bastille, THE grande classique grenobloise; une course qui présente un profil assez original puisque ça commence par 6 km de plat ultra roulant et ça se termine par 3km de montée qui permettent d’effectuer les 300m de D+ annoncés.

C’est court, c’est nerveux, la tactique est simple : « sur le plat tu vas à fond et dans la montée t’accélères ».

Pas vraiment idéal pour moi qui ai toujours bcp de mal à maintenir un bon train sur du roulant, mais justement ça fera un bon test, j’ai décidé d’envoyer et puis on verra bien.

 

Comme il s’agit de partir vite, je vais m’échauffer consciencieusement, à tel point qu’au bout d’un certain temps je sors de ma bulle pour m’apercevoir qu’il n’y a plus personne autour de moi, un coup d’œil à ma montre : 15H00, et la course part à … 15H00

Je bascule en mode panique et me précipite vers le départ, j’arrive face au troupeau bien rangé sur la ligne et dans les starting blocks, je m’incruste au premier rang à côté de Ludovic Pelle (futur vainqueur).

A peine le temps de me caler sur la ligne que PAN c’est parti ; comme prévu ça va très vite, d’autant que je suis en première ligne, enfin pas longtemps.

            Km 1 : 3’37

            Km 2 : 3’51

            Km 3 : 3’58

            Km 4 : 4’04

 

Je perds régulièrement de la vitesse, je sens bien que je suis en surrégime, mais même dans le premier km à 17 km/h je me suis fais doubler de partout.

 

            Bref me voila dans le début du 5ième, en train de souffrir pour essayer de suivre un vétéran et garder une vitesse autour de 15km/h, quand brusquement c’est le drame, qui se présente sous la forme d’un point de côté comme je n’en ai jamais connu.

Le coup d’épée dans le flanc, une douleur si vive que je suis quasiment obligé de m’arrêter ; en + de ça le moral dégringole évidemment car je sais que pour un bon chrono c’est foutu et je me fais doubler de toutes parts.

            Dans le 6iéme km, ça va un peu mieux, j’ai enfin réussi à m’accrocher à un petit groupe, et puis un coup d’œil au chrono m’a permis de voir que même si je ne fais pas un bon temps, je peux quand même battre mon chrono d’il y a 3 ans (ma première et unique participation), enfin je me dis que dans la montée le rythme sera moins élevé et les foulées plus courtes, donc le point de côté devrait faire moins mal, en + comme j’ai bien ralenti sur les 2 derniers km, j’arrive au bas de la côte avec de bonnes jambes.

 

Première constatation : je suis environ 20 sec en dessous de mon temps d’il y a 3 ans, donc l’objectif de faire mieux reste d’actualité, d’autant que mon point de côté a pratiquement disparu.

Deuxième constatation après les premiers lacets, les jambes vont assez bien, du coup je monte à un rythme correct et dépasse régulièrement des coureurs, bon pour le moral.

Après les lacets : une montée d’escaliers, puis un replat dans lequel je relance bien et de nouveau des lacets, à cet endroit-là  je rattrape le coureur avec qui j’étais avant d’exploser, re-bon pour le moral.

Puis enfin on passe la gare du téléphérique, une petite descente et ça remonte pour les 200 derniers mètres ; juste avant cet ultime coup de cul j’ai en ligne de mire un groupe de 5, je donne tout ce qui me reste pour les passer  et franchir la ligne en 81ieme position, en 44’11.

Un chrono et une place très moyens, qui confirment mes difficultés sur ce type de course ; mais c’est pas une raison pour lâcher l’affaire je reviendrai l’année prochaine !

Point positif quand même j’améliore mon chrono précédent d’1’30.

 

Après la ligne je rencontre qques figures kikouresques éminemment sympathiques telles Pat’jambes, le mal nommé puisqu’il en a terminé en moins de 40 minutes, Julien auteur lui aussi d’un très bon chrono et qui prend sa revanche de la Ronde du Furon, et last but not least le boss himself, qui a du arriver juste après moi.

 

Prochain rendez-vous à Genève le week-end prochain pour le RER, 22km, si j’explose encore au 4ième ça va être looooong

6 commentaires

Commentaire de calimero posté le 05-10-2009 à 20:17:00

Cà te réussi plutôt bien d'être pas bien, non?

Bravo pour cette belle explosion de record!!

Commentaire de Davidou le minou posté le 05-10-2009 à 20:23:00

Battre ton propre record confirme une chose : tu es bel et bien revenu à ton niveau de forme d'avant blessure !! Ca me fou la pression, mais je suis super content pour toi !!!!

Commentaire de CROCS-MAN posté le 05-10-2009 à 21:16:00

BRAVO, l'avait l'air éprouvant ce parcours. Merci pour ton récit.

Commentaire de shunga posté le 05-10-2009 à 21:16:00

ah beh tu vois, je savais pas non plus que tu courais. Mais c'est génial !
Bravo :p

Commentaire de Pat'jambes posté le 05-10-2009 à 21:25:00

Bravo pour la gestion des imprévus (positionnement 1 seconde avant le départ sur la ligne, point de côté...) et la reprise sur la montée pour battre ton record!

Content de t'avoir rencontré... et je peux le dire... t'as moins de poils au menton et de cheveux sur la tête en vrai que sur la photo ;^)

Courage pour le RER où je te souhaite d'exploser au... 24ème ;D

Commentaire de BOUK honte-du-sport posté le 05-10-2009 à 21:41:00

Hello THE DUDE !
Sympa ton récit, on revit la course !
Enfin courir à 17 km/h et se faire passer ça doit être impressionnant...
Quant au point de côté, ben c'est ce qu'on craint tous, et t'as bien du bol de l'avoir perdu avant la montée !
Bonne chance chez nos p'tits suisses !

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