Récit de la course : 10 km d'Annecy 2010, par Gibus

L'auteur : Gibus

La course : 10 km d'Annecy

Date : 26/9/2010

Lieu : Annecy (Haute-Savoie)

Affichage : 522 vues

Distance : 10km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

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Annecy m'était conté.

Annecy m'était conté.

Un 10 kilomètres à Annecy, pourquoi pas.

Ca fait longtemps que je n’ai pas fait de dix bornes qualificatif.

Celui-ci est plat et performant dit la plaquette.

 

Je m’inscris pas internet par le biais du site le sportif, une première pour moi.

Bon c’est 1,8 euros de plus mais je suis tranquille.

Transaction payante, peut-être encore une niche fiscale. C’est la mode en ce moment.

 

J’arrive à Annecy en ce dimanche matin dans le froid.

C’est bientôt l’hiver ou du moins c’est déjà l’automne et nous n’avons plus l’habitude des froideurs du matin après ce long été et ces journées chaudes et ensoleillées.

 

Le retrait des dossards s’effectue dans un super stade ou la pelouse du stade de foot est bien taillée et les filets des buts bien tendus.

Ca respire le fric ici.

La piste en tartant qui l’entoure est magnifique et nous allons la fouler tout à l’heure pour les 300 derniers mètres avant l’arrivée.

 

Beaucoup de monde est déjà là et c’est un peu le bronx pour approcher des tables.

Pas beaucoup d’inscriptions pour nous guider et je devine qu’il faut aller regarder sur les listes scotchées aux carreaux notre numéro d’inscrit.

Une fois repéré le problème est que le monde cache les affichettes indiquant les fourchettes de numéros de dossards. Pourquoi ne les on-t-il pas accrochées sur le mur en haut. Tout le monde les aurait vues.

Bref, en me faufilant, je vois que mon dossard est dans une file pas trop remplie, c’est le bénéfice de l’inscription sur le net.

Cool, je repars du haut des tribunes bien avant plein de monde avec un beau tee shirt technique.

 

Qu’est ce qui se passe ? me demande un gars curieux dans l’entrée du stade.

C’est une course à pied de dix kilomètres.

Ah bon, mais il y a du monde !

 

En effet nous sommes 900 pour cette épreuve classante est qualificative pour le championnat des dix bornes.

 

Je repars à ma voiture garée pas loin du stade. J’ai eu un coup de chance en arrivant car le lieu de la manifestation n’était pas du tout indiqué en arrivant sur Annecy. Beaucoup se sont retrouvé au bord du lac.

Je demandais à une dame quand elle m’a dit que le stade était juste derrière. Le pot.

 

Je rencontre un gars de Balan. Il est venu pour se qualifier et va tenter donc les moins de 40’ car il est V2. Il a raté ceci à Grenoble pour 30 secondes.

Je lui dis que pour moi c’est pour l’année prochaine.

Un gars de ASC Balan dans le même cas que toi, a été classé V2 le week-end dernier, me dit-il.

Ah bon pourtant les catégories changent en janvier et non plus en septembre. Bref je suis venu pour courir simplement lui dis-je et on verra l’année prochaine.

 

J’enfile une deuxième couche au dessus du débardeur et file m’échauffer.

Pas mal de gens sont en sweat, collants et gants.

Ca caille et cela fait du bien de courir ça me réchauffe.

Je m’amuse à faire plusieurs fois le tour du stade par le haut des tribunes comme pas mal d’autres.

Ca parle beaucoup de Saint Etienne qui a gagné à Lyon 1 à 0 hier soir.

Ca va mal pour Lyon 19° disent certains. C’est bien pour l’ASSE qui est toujours premier narguent le autres. Les temps changent.

C’est vrai qu’hier j’ai eu du mal d’aller au lit, revisionnant sans cesse les images de mon équipe favorite à la télé.

J’ai même narguer mon fils supporter de Lyon, au téléphone. Ah, ah, ah.

 

Quelques lignes droites et finalement je décide de tomber le tee shirt et de ne porter que short et débardeur.

Je vais vers la ligne de départ à côté du stade et j’essaye de repérer le gars de Balan en vain.

Je me place pas trop devant mais pas trop dans la masse quand même.

 

Le départ en surprend quelques uns et je déclenche mon chrono en retard.

Je suis gêné par des coureurs qui se mettent devant et qui n’avance pas (comme d’hab).

Je perds du temps et je zigzague, empruntant le trottoir comme beaucoup d’autres.

Je passe le premier kilo en 4’06.

 

Les pelotons se forment mais sur un dix kil ce n’est pas pareil que sur un semi et c’est très désordonné.

Certains sont déjà partis trop vite et on les dépasse.

Les kilomètres s’enchainent et j’ai pris un rythme de 15 à l’heure enchainant les 4’ au mille.

 

Ca m’a l’air facile mais ce n’est que le début (continuons le combat).

Après le 4° je commence à peiner et je sais que mon allure ne va pas durer.

 

La moitié est atteinte en 20’.

Nous sommes repassés devant le stade car il y a 2 tours.

Je suis avec un gars en combinaison de tri en rouge et blanc.

Je suis devant, il est devant, bref on se tire mutuellement.

Les virages sont souples et nous ne perdons pas de temps. Je tire sur les bras un petit peu à chaque fois comme en cross pour ne pas perdre l’allure.

Le parcours est vraiment performant.

 

La longue ligne droite du 6° kilomètre est là et je reprends du poil de la bête.

Je me motive en me disant qu’il ne va en rester que 3 bientôt.

Je pense également à Saint Etienne qui est premier et je double pas mal de gars.

Allez les verts, allez les verts.

 

Un groupe de filles nous passe. Elles taillent.

Cela disloque le petit peloton qu’on était.

Ah je savais que c’est toujours le bordel dès qu’il y a une fille dans un rassemblement de mecs.

Elles nous relancent à leur tour car certains les suivent et changent d’allure.

Ca accélère aussi car ça sent l’écurie.

 

On évite un rond point, on tourne à droite.

On passe de l’autre côté de la route.

Plus personne n’appelle son pot’ de l’autre côté.

 

Maintenant c’est du grand n’importe quoi car tout le monde se donne pour en finir.

Plus que 500 mètres dit un spectateur.

Je repasse devant ma voiture garée.

J’en ai ma claque et encourage ceux et celles qui me passent.

Ca y est nous bifurquons à droite et descendons pour rejoindre la piste.

La descente fait mal et très vite nous entrons sur le tartan.

J’attends les 200 mètres et sprinte comme un fou doublant la fille de devant puis le petit qui était avec moi depuis un moment. J’en double encore un autre (quelle santé).

Je vole sur cette piste je suis le plus fort.

Je rattrape le groupe de devant mais c’est déjà fini et je termine juste derrière eux au taquet.

 

Un coup d’œil sur le chrono qui m’indique 41’.

Je suis content de ma prestation et d’avoir dérouillé mes guibolles.

On se congratule, tous ceux avec qui on a fait la course de près. Merci, merci.

 

Le gars de Balan a encore échoué pour 20 secondes cette fois ci.

Un coureur a le tee shirt de la ronde des grangeons. Je l’aborde. Il habite Lagnieu et est arrivé en retard. Il a pris le départ de la course limite limite.

Une bénévole vient lui remettre un tee shirt, sympa.

J’espère que vous avez votre certificat médical, lui demande-t-elle ?

Si il a fait la ronde des grangeons il y a 3 semaines, c’est qu’il en a un lui répond dis-je.

Rires.

 

Je quitte ce magnifique stade en jetant un dernier coup d’œil à ce tartan magique.

Matière vraiment spéciale qui nous transcende à chaque fois.

2 commentaires

Commentaire de yves_cool_runner posté le 01-11-2010 à 08:30:00

Un beau finish. Poussez-vous de devant, les gars, Gibus arrive ! Bon chrono à la clé en plus. La forme est bien là.

Commentaire de Franciss posté le 01-11-2010 à 15:18:00

Tu le recommandes ce circuit ou bien ?

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