Récit de la course : Saintélyon 2015, par cabalex

L'auteur : cabalex

La course : Saintélyon

Date : 6/12/2015

Lieu : St étienne (Loire)

Affichage : 1223 vues

Distance : 44km

Objectif : Objectif majeur

1 commentaire

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une SaintExpress en demi-teinte

Pour ma 10ème participation à la Saintélyon (toutes distances confondues), j’avais opté encore cette année pour la SaintExpress, parcours long de 44 km et plus de 1000m de dénivelé positif et 1600m de négatif. Le résultat est presque conforme à mes prévisions : 73ème en 4h12’ au lieu des 4h10’prévues, trente kilomètres de maîtrise et le reste de galère. L’explication : un volume d’entraînement pas suffisant pour performer davantage.

 Le samedi soir, Philippe Remy et moi-même rejoignons finalement Sainte-Catherine, village des Monts du Lyonnais où a lieu le départ, en voiture, car le quartier de Gerland est congestionné suite au dernier match de l’OL dans son stade mythique. Je m’élance sur la première ligne en compagnie notamment de Christian Marcot et Sébastien Hours. Le premier est abonné à quasi toutes les éditions depuis  plus de vingt ans, le second, néophyte de la distance, est affûté pour aller chercher la victoire. « Celle-ci, elle est pour toi » lui dis-je juste avant la minute d’applaudissement, en mémoire des victimes des attentats du 13 novembre. L’époque est morose et rien de tel que de retrouver les frissons hivernaux de la SaintéLyon. Déjà, l’événement a encore pris cette année une nouvelle dimension avec l’arrivée dans la Halle Tony Garnier : plus spacieux, mieux équipé pour accueillir 15 000 coureurs et autres accompagnateurs.

 23h15 : plus de 2500 coureurs, frontales allumées, s’élancent dans la nuit froide sur la musique de U2 « Light my way ». Si la Saintexpress n’a pas le prestige de la « vraie » Saintélyon (72 km), je la trouve plus intimiste, la course n’est pas mélangée avec les relais et le rythme est plus nerveux, plus « cross », on rentre tout de suite dans le vif du sujet : une bonne grimpée à la sortie du village, des faux plats montants, une ascension régulière vers le nouveau point culminant de la course, le signal de Saint-André la Côte (934m d’altitude). Et tout ceci parsemé de descentes rapides en sous-bois. Quelques spectateurs donnent chaleureusement de la voix, notamment les organisateurs du trail des Coursières. Je ne force pas trop l’allure car déjà mes adducteurs sont raides et je m’attends à souffrir sur le final. Cinquante bornes hebdomadaires, c’est un peu juste pour viser les premières places. Le passage au Signal est sombre, les arbres fantomatiques. C’est l’amorce ensuite d’une phase descendante : bois des Marches, aussi casse gueule que le mythique bois d’Arfeuille, bois de Pindoley et de la Gorge plus roulant.

 Ensuite le parcours alterne entre bitume et sentiers peu techniques, notamment celui du bois Bouchat. J’ai encore découvert sur cette première partie de course quelques nouveaux chemins. Je n’ai pas de très bonnes jambes mais le rythme est régulier jusqu’à Soucieu en Jarrest. Mi-course où je croise deux supporters de chocs : Christophe Briot et Renaud Pramayon. Je repars très vite du ravitaillement, je suis déjà bien pourvu et je rattrape Christian Marcot. Toujours proches, jamais ensemble, l’un n’est jamais bien loin de l’autre. Et puis la silhouette imposante de Christian se repère facilement. Il n’est pas dans un grand jour (normal, il a couru deux semaines avant le marathon du Beaujolais en 2h57), moi aussi. Passé le Garon à Brignais, plus de deux heures trente de course, les courbatures aux quadriceps ralentissent mon allure. Je subis les derniers kilomètres, Christian est repassé devant, malgré quelques passages agréables, notamment la traversée du parc aventure de Sainte Foy les Lyon. En bas des escaliers de la Mulatière, je reviens sur les pas de Christian Marcot, comme promis on allait terminer main dans la main, mais le dernier kilomètre, le long du musée des Confluences et la traversée du magnifique pont Raymond Barre, est un calvaire. Passé la ligne d’arrivée, je suis KO debout, malgré la satisfaction de retrouver Christian et Renaud.

Je persiste à penser que la SaintExpress est encore  plus exigeante qu’un trail court ou un marathon : course tout terrain nocturne, vallonnée et rapide. Pas sûr que je revienne l’an prochain, je commence à bien connaître le parcours et il y a encore pléthore de belles courses dans la région et en France à découvrir.

 
 
 
 

1 commentaire

Commentaire de Arclusaz posté le 07-12-2015 à 17:18:59

bravo pour te course, pour ce très beau temps et merci pour ton CR. 73eme quel superbe chiffre !!!!!!!!

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