Récit de la course : Le Tour du Mont d'Or 2017, par freddo90

L'auteur : freddo90

La course : Le Tour du Mont d'Or

Date : 17/6/2017

Lieu : Metabief (Doubs)

Affichage : 808 vues

Distance : 26km

Matos : Asics Fuji Attack
Ceinture Sammie avec 2 soft flask de 0.5L

Objectif : Se dépenser

2 commentaires

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Un beau tour !

Le Tour du Mont d’Or

 

1er vrai trail de l’année

Après mon marathon de début avril, j’ai repris un peu les trails, mais c’est resté gentil, entre les 20km du Fort du Mont Vaudois et le défi des Hauts de Belfort, ce sont des parcours roulants. Alors quand on me propose un WE trail à Métabief, je dis oui, j’ai déjà fait la compétition hivernale de la tripette, découvrons la version sans neige !

Les filles avec qui je fais l’Urban Training le lundi soir s’inscrivent sur le 17km, je choisis le 26km histoire de bien visiter J. Par contre, le souci, c’est qu’après le marathon j’ai coupé, puis en mai j’ai plus pensé à aller nager et rouler pour essayer de préparer mon triathlon découverte

Donc j’arrive à court de vraie préparation pour bouffer du dénivelé, mais je compte sur le fond accumulé pendant la préparation marathon pour que ça passe.

Dré dans le pentu

Nous arrivons le samedi aprem, retrait des dossards tranquille, un bout de comté en cadeau, on est bien dans le Haut-Doubs ! A 17h30 c’est le départ de la Verticale du Morond, 2km de course pour 400m de dénivelé pour remonter sous le télésiège du Morond.

Nous voyons passer les coureurs peu après le départ, depuis la terrasse de chez Zaza (bar institutionel de Métabief !), puis nous prenons le télésiège.


C’est génial, l’occasion de voir toute la course de haut. Et les premiers envoient, c’est assez impressionnant de voir la vitesse malgré la pente.




Une fois au Morond, nous restons à encourager les arrivants, ça tire la langue, un bel effort pour tous !


Et demain, nous arriverons de tout là-bas, le Mont d'Or : 


Une fois les derniers arrivés, nous redescendons, et c’est parti pour une soirée tranquille. Je suis avec les 4 filles dans l’appartement, une situation qui ferait certainement rêver le Lutin ou le Bouk ;-)

On discute des courses, je pars une heure avant les filles et j’ai 9km de plus à faire. Etant donné que les 6-7 derniers km sont communs aux deux parcours, il y a des chances pour qu’on se croise. Je compte mettre 3hr pour mes 26km, ce qui me ferait arriver à midi, en même temps que les premières du 17km.

En bas des falaises

Nous sommes à 300m du départ, je me lève à 7h45 pour partir à 9h. Je m’échauffe quand même un peu, parce qu’on attaque direct par une montée, et j’aime pas. Il fait chaud, mais le fort vent compense pour l’instant. Néanmoins, à l’entrée dans le sas l’organisateur vérifie bien que nous avons les 0.5L de boisson réglementaire.


Un petit décompte, et c’est parti, je me place raisonnablement, le gros morceau est au 12ème km, quand il faudra monter au Mont d’Or en deux fois. Pour l’instant, après la grimpette initiale, c’est gentiment valloné. Je suis dans mon rythme, bien.

Au bout de 4km, après un début de montée soft, nous arrivons au bas de la piste de la Troupezy… et hop, c’est parti pour une première piste de ski à remonter : 200m d’acension en 600m, ça pique un peu, c’est vraiment plus facile à descendre sur des skis ou un surf avec la neige ! Je reprends quelques places, mais l’objectif reste de ne pas se cramer.

C’est ensuite parti pour un bout de descente, je me rapproche un peu des concurrents devant, mais toute la fin est en descente, il faudra encore avoir des cuisses.


On retrouve une petite partie vallonnée, puis on débouche sur une prairie, avec le beau temps tous ces paysages sont superbes. La seule mauvaise nouvelle, c’est qu’on ne se rapproche pas du Mont d’Or !



Arrive le ravitaillement, avec un pointage live, je suis 50ème sur les 200 et quelques concurrents, à peu près 1h pour faire ces 10 premiers km, nickel ! Je prends le temps de manger un coup, boire un coup, et faire le plein de ma 2ème soft flask, je n’ai pas tout à fait fini la 1ère mais le prochain ravitaillement est dans 11km, pas question de prendre le risque d’être à sec avec la chaleur, même si ça me coûte quelques places

A l’assaut du Mont d’Or

Je repars derrière deux féminines, ça remonte un coup, un petit passage en forêt sympa, puis on redescend jusque vers Piquemiette, le point bas de ce parcours. On est parti de 1000m d’altitude, au sommet de la Troupezy on était à 1200, et là nous sommes redescendus à 900m environ. Et le Mont d’Or, c’est à un peu plus de 1400m.


Je sais que là, on va se bouffer environ 300m de d+ sur les 2.5 km suivant. Bon ben je prends mon rythme de marche, derrière une des féminines qui m’a repris au ravitaillement, et go… Nous nous retrouvons vite derrière un mec qui n’est pas lent, mais un poil moins vite. Ça c’est chiant, pour doubler faut mettre un coup de boost et aller marcher dans les pierres, la tentation de rester tranquille est forte.


La féminine finit par le doubler, je reste. Après cette remontée… ben forcément on redescend. Je me lâche un peu pour revenir sur le groupe de devant, et punaise, on perd presque 200m d’altitude, si nous sommes proches du sommet, en altitude c’est presque le même point qu’au départ !


Au 16ème km, c’est reparti pour l’assaut final ! Cette fois-ci, je me booste un peu, et double moi aussi quand la féminine double. C’est qu’elle avance bien, alors que moi je suis un peu dans la phase « qu’est-ce-que je fous là ? ».

Je paie clairement le manque de trail, d’ailleurs ça se voit sur le jeu des 365h, j’ai 20h de plus que l’an dernier à la même période, mais je n’ai même pas autant de D+… donc j’en chie et je m’accroche. Nous arrivons enfin au début de la crête que nous allons suivre presque jusqu’à la fin, youhou !

Punaise ça vaut quand même le coup d’œil, la vue sur le Mont Blanc est bien dégagée, belle, les kilomètres là-haut vont être un régal côté paysages.


La crête Mont d’Or et Mont Morond

On fait une petite boucle un peu en retrait de la crête, j’ai toujours la féminine en vue mais je m’use. 2h12 pour 18km, il en reste donc 8, les 3h me paraissent tenables, voir presque faciles, vu les 400m de D- sur la fin pour revenir à la station.


On se reprend un bon coup de cul pour arriver vraiment sur le plateau de la crête, et nous retrouvons les participants du 17km. Et ils sont nombreux… du coup je perds de vue ma féminine… et la motivation tombe un peu d’un coup.


C’est une file ininterrompue de coureurs, et je vais plus vite. Du coup je passe mon temps à doubler, ok il y a un petit côté grisant, mais du coup de ne plus avoir de concurrents de ma course en vue, ça ne m’incite plus à pousser. Je profite du paysage, et je commence à attendre le 2ème ravitaillement avec impatience…

Au loin j’aperçu Martine, un des filles avec qui je suis venu. Je reviens petit à petit, mais au ravitaillement je fais une longue pause : remplir la flask, et surtout enlever la basket gauche dans laquelle un petit caillou se balade depuis le départ, et resserrer la droite en prévision de la descente.

La descente sur la station

Je repars, les jambes sont tout de même un peu lourdes, j’en suis à 20.3km, 2h28, donc une demi-heure pour 5km et quelques, je continue à me dire que ça va le faire pour moins de 3h.


Nous débouchons sur la retenue d’eau des canons à neige, l’eau est d’un superbe bleu, c’est beau. Et en plus j’ai à nouveau Martine en vue. Allez, hop, on ne lâche pas ! Je la rejoins dans la dernière montée, celle qui nous amène au Mont Morond. Je l’encourage un coup, elle fait de même, ça commence quand même à sentir l’écurie.

Une fois au sommet, là ça ne fera plus que descendre. On commence par une partie sur la route, je déroule, allez allez. Mais peu après nous bifurquons sur un chemin assez technique. Les jambes sont fatiguées, et surtout j’ai une foutue gêne au genou gauche qui m’incite à rester sage. Du coup je descends un peu à l’économie au milieu des pierres.

Nous entendons les VTT filer un peu plus bas, sortons du sentier technique pour passer sous la passerelle de la piste de descente, et retrouvons un chemin roulant. J’essaie de me forcer un peu, j’arrive ensuite sur la route que nous avons prise au départ, j’essaie d’accéler, 2h55, mince ça va être juste pour les 3h.

Sur la toute dernière partie, je vois que ça ne va pas le faire, bon pas grave, je continue et me force pour doubler un dernier concurrent dans les 100 derniers mètres. 3h01, argh c’est pas passer loin, mais fallait pas que je m’arrête pour ma chaussure, ou que je descende plus vite dans la partie technique.

Je suis tout de même content de moi, j’ai trouvé ce trail ardu avec les pentes prises pour monter sous les falaises du Mont d’Or. Je suis 54ème, donc 4 places de perdues depuis le ravitaillement du 10ème km. Un peu déçu, d’habitude je finis bien, mais là vu la fatigue de la fin, ce n’est finalement pas si mal.

Virgine a fini le 17km en 1h55 et m’attends, Martine arrive juste après moi, elle a dû bien carburer dans la descente, puis les deux autres filles arriveront un peu plus tard. Je suis quand même un peu KO, je rendre vite me doucher un coup pour me sentir mieux.

Le repas d’après-course, inclus dans l’inscription, avec sa saucisse, ses patates et son fromage est juste ce qu’il me fallait. Bref j’ai eu du mal, mais c’était une belle course, et que de superbes points de vue !

 

 

2 commentaires

Commentaire de novass396 posté le 24-06-2017 à 09:54:18

Tip-top ce recit !Et felicitations,3h,avec ce denivelé et le soleil,c'est pas forcement evident !Et quelle belle region;merci pour les photos

Commentaire de freddo90 posté le 26-06-2017 à 23:24:28

Merci, et oui ce coin est top pour en prendre plein les yeux !

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