Récit de la course : Triverest 2021, par La Tortue

L'auteur : La Tortue

La course : Triverest

Date : 16/7/2021

Lieu : sarnen (Suisse)

Affichage : 750 vues

Distance : 320km

Objectif : Terminer

10 commentaires

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Pas d'autre récit pour cette course.

A l'assaut de l'Everest en xtrem triathlon

Le Triverest 8848 ; c’est encore une trouvaille fumeuse de mon copain Paname qui a le chic pour dégoter des triathlons qui sortent des standards conventionnels. Il m’avait parlé de cette course l’année dernière lors de notre petit week-end à Amélie-les-bains pour le Bearman et j’avais trouvé le concept très très intéressant.

https://triverest.com/

 

 

 

L’idée de Diana et Peter, les très sympathiques organisateurs, est de proposer un triathlon, au cœur des Alpes suisses, dont le dénivelé total cumulé correspond à l’altitude de l’Everest, à savoir 8848 m, avec peu ou prou 7200 m D+ de vélo et 2300 m de D+ en CAP/trail.

Conçu sur le même format que les xtrem tri, les ravitaillements prévus par l’organisation sont réduits au strict minimum (1 ravito au parc à vélo et 1 au sommet du mont Pilatus). Il faut donc avoir sa voiture suiveuse en vélo avec sa support team pour ravitailler, encourager et assurer les transitions et un « sherpa » obligatoire pour effectuer la partie CAP à deux : un trail bien hard, avec la montée et la redescente au sommet du mont Pilatus à 2132 m d’altitude.

 

 

Profil de la course : Nat, Vélo, CAP/trail

 

La course a lieu le 16 juillet, date symbolique car c’est le jour des 32 ans de Marine, ma grande fille. La course tombe le même week-end que l’Altriman que je n’avais encore jamais loupé jusque là, mais j’ai choisi le Triverest pour lui faire plaisir car elle est hyper fan de ces courses avec support team et elle avait loupé la dernière que j’avais faite à l’ICON car un bébé était en attente. Cette année, elle a laissé son petit bonhomme à la mamie et elle est fin prête, comme le reste de ma team, pour la course.


Ma team :

- Marine, mon ainée : pilotage de la voiture, soutien logistique, reportage photo et soutien inconditionnel

- Pilou, un de mes fils : chargé du ravitaillement, du matériel et de l’habillement. Il a pris son vélo pour faire une partie du parcours avec moi car il veut faire des cols mythiques.

- Iskan, mon gendre, le mari de Marine : mon fidèle aide de camp quand il s’agit d’aller au charbon dans la montagne. Solide comme un roc, il est capable de pousser ou de tirer une grosse tortue dans les cotes pendant des heures si besoin.

Avec ma team, on a fait tellement d’xtrem tri (Norseman, Swissman, Celtman, Triathlon X, Icon 2 fois) que chacun connait parfaitement son rôle. Donc aucune pression, ambiance hyper décontractée avant, pendant et après la course ; ce n’est que du bonheur de se retrouver pour partager ces émotions.


 

Marine, le leader

 

 

Iskan, le sherpa

 

 

Pilou, le hipster

 

Le parcours :

-          Initialement prévus : 4km de natation dans le lac de Sarnen (proche Luzern), remplacés la veille de la course par 3 km en piscine car le lac déborde et l’accès aux berges est interdit

-          267 km de vélo, 7200m D+, avec 7 cols : Glaubenberg, Sorenberg, Brunig pass, Grimsell pass, Furka pass, Susten Pass, Hasliberg plus quelques petites bosses non répertoriées pour pimenter le tout.

-          37 km de trail, 2300 m D+, avec pour commencer 14 km de « plat » dans la vallée autour de l’aérodrome d’Alpnachstad puis une montée sèche avec 1800m de D+ en 8 km jusqu’au sommet du Mont Pilatus puis une longue redescente de 12 km jusqu’au point de départ.

L’année dernière, pour sa première édition, la course se terminait au sommet comme c'est souvent le cas sur les xtrem tri, mais cette année, covid oblige, la gare terminus du train à crémaillère qui assure la liaison avec la vallée est fermée, il faut donc redescendre à pied.

A vue de nez, je pense qu’il me faudra 23 à 24 heures pour boucler. Mais le chrono est totalement facultatif sur ces épreuves, l’essentiel est de prendre un maximum de plaisir et de terminer dans le temps limite qui est de 28h.

 

Le briefing de la veille se fait dans la plus stricte intimité car sur les 76 inscrits, beaucoup ont renoncé au dernier moment à cause de la météo annoncée et aussi de nombreux allemands car une quarantaine leurs est imposée au retour après la course. Nous sommes finalement 5 hommes et 1 femme au départ pour les solos, plus quelques équipes de 2, 3 ou 4 personnes.

La Suisse n’échappe pas à la goutte froide qui stagne depuis plusieurs jours sur le centre de l’Europe et la météo qui s’annonce exécrable pour le lendemain me gâche tout le plaisir d’avant course. En effet, sur ces courses, j’y vais certes pour partager et prendre du plaisir avec ma team mais aussi, bien égoïstement, pour contempler sur mon vélo, les paysages qui défilent lentement. Et comme on va passer la journée sous la flotte et dans les nuages, je pense qu’on ne pourra malheureusement pas profiter du panorama ; mais la météo annonce des améliorations pendant la course, nous verrons bien… De toutes façons, il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur.

La natation se déroule dans la piscine du camping de Sarnen (bassin de 25 m), car les autorités locales ont interdit l’accès au lac qui déborde de partout à cause des pluies diluviennes qui sévissent depuis plusieurs jours. Ce changement de dernière minute n’est pas pour me déplaire car j’aime bien aussi l’ambiance piscine pour y avoir goutter au triple IronMan de Lenshan. On est proche du public et de sa team, et contrairement à ce qu’on pourrait penser, on trouve le temps moins long qu’en eau libre.

 

La «plage» de départ initialement prévue, interdite pour cause d’inondations

 

 

La piscine au petit matin, le calme avant la course

 

A 5h30, on arrive à la piscine sous la pluie battante, mais alors qu’on se prépare, la pluie cesse et un timide soleil pointe le bout de son nez, l’espoir renait…

Je ne m’attarderai pas sur la formalité de la natation : 3000 m en piscine de 25m et en combi, c’est même pas suffisant pour finir de se réveiller. Sortie en 55’, frais comme un gardon, après avoir maintenu un rythme de sénateur hyper régulier.

 

 

C’est parti !

 

La pluie ayant complètement cessé et l’horizon se dégageant, j’opte pour une tenue vélo demi-saison, mais avec des chaussures de pluie car je sens que ça ne va pas durer.

Premier col le Glaubenberg : 15 km pour 1000m de D+, rien de bien méchant mais de temps en temps des pourcentages parmi les plus durs de la journée. Petite route hyper sympa dans les champs et la forêt. Au sommet, retrouvailles avec ma team, petit déjeuner et protection de pluie pour la descente car  l’horizon parait bien gris. En effet, sur l’autre versant, c’est la grosse pluie qui nous cueille. En quelques kilomètres, je suis trempé jusqu’aux os. La route est très glissante, la prudence s’impose. Pas la peine d’aller se mettre par terre à peine l’échauffement terminé.

 

 

Descente du Glaubenberg, brouillard et flotte comme presque toute la journée

 

Une très courte vallée et c’est tout de suite le deuxième col, le Sorenberg. Après quelques kilomètres sur une route assez fréquentée, on attaque une toute petite route dans la forêt. Message de Marine : « la voiture ne redémarre pas » ! La glacière est restée branchée dans le coffre sans couper le contact, résultat la batterie de ma vielle Subaru est à plat ! Me voilà sans assistance le temps de la réparation. Aucune importance, je garde toujours sur moi ce qu’il faut sur moi pour pallier ce genre de mésaventure. Et après avoir pu repartir grâce à un sympathique fermier local, la chariotte retrouve une batterie toute neuve au village suivant.

 

 

Sorenberg, côté météo ça s’arrange pas !

 

Pendant ce temps, j’ai basculé dans la deuxième descente, toujours sous la flotte et attaqué le troisième col : le Brunig Pass. Terminées les petites routes bucoliques, on retrouve les grandes routes suisses que j’ai déjà empruntées lors du Swissman et de l’Icon xtrem tri. Des routes larges, avec un beau revêtement mais un trafic parfois important car ce sont les seules routes pour passer d’une vallée à l’autre.

Grosse pause en haut du Brunig Pass, où la jonction se fait avec ma team. Presque 100 bornes déjà effectuées. C’est le moment de manger un peu de consistant et on se donne rdv au pied de la grosse difficulté du jour : l’enchainement Grimsel Pass / Furka Pass.

 

 

Déjeuner au haut du Brunig Pass : salade de riz, surimi, tomates et quelques "Prince" à la vanille. miam !

 

Au pied du Grimsel , je retrouve Pilou qui a sorti son vélo de la voiture et va faire un bout de chemin avec moi. Changement de tenue pour moi car l’éclaircie parait fiable. Malheureusement, au bout de quelques km, la pluie revient, de plus en plus forte. La voiture est loin devant et je n’ai rien pour me couvrir. Je suis gelé et j’ai un coup au moral car je pensais en avoir fini avec la pluie, la météo ayant annoncée de belles éclaircies pour l’après-midi.

Le Grimsel, c’est 27 km, sans très gros pourcentage, mais c’est long, surtout sous la flotte et dans le brouillard. La voiture nous attend souvent pour nous encourager avec de la musique, des sourires et des petits gestes qui font chaud au cœur ; et Pilou qui virevolte quelques centaines de mètres devant moi, me donne un point de mire qui me permet de ne pas baisser de rythme. On arrive au niveau des lacs et des barrages, la fin approche doucement. Mais malheureusement, on ne peut pas profiter des magnifiques paysages alentours.

 

 

Petite « éclaircie » au pied du Grimsel

 

 

Marine et Iskan gardent le moral en attendant les cyclistes dans le Grimsel

 

 

Pilou en pleine bourre au lac du barrage sous le Grimsel

 

 

Dans les lacets du Grimsel : Pilou devant et Tortue 100 m derrière, comme souvent

 

Sommet du Grimsel en vue, il est où ?

 

Le sommet du Grimsel arrive enfin après 2h30 de montée. Et je crois avoir une hallucination en voyant des cyclistes en shorts et en maillots d’été prennant une bière au bistrot ???

 

Miracle et magie de la météo en montagne, la vallée de l’autre côté du col est complètement ensoleillée et on peut voir le sommet du Furka pass qui nous attend 15 km plus loin. Il fait même chaud et pour la première fois de la journée, la route est sèche et je passe les 70 km/h dans les longues lignes droites de la courte et très rapide descente sur Gletsch. Le Cervélo R5 se montre d’une incroyable précision comparé à mon ancien Spé Roubaix qui était beaucoup plus confortable que le Cervélo mais moins précis dans les trajectoires.

 

Des bouts de ciel bleu de l’autre côté du Grimsel

 

 

Marine nous guette à mi Furka pass : au fond le petit village de Gletsch, à droite la descente du Grimsel, à gauche le pied du Furka.

 

 

Dès les premiers km du Furka Pass, on se fait rattraper par un très sympathique Suisse qui nous accompagnera jusqu’à Andermatt. 10 km pour monter le Furka qui se passent bien. L’éclaircie m’a fait du bien au corps et au moral, mais pas d’emballement, il reste encore 120 km et 2 cols à passer.


 

Pilou en haut du Furka

 


 

La tortue quelques secondes après Pilou

 

Sommet du Furka Pass, le point haut de la course, 2436 m. On retrouve le brouillard sur l’autre versant.

 

 

Sommet du Furka, parés pour les 30 km de descente à venir

 

 

Très longue descente du Furka sur Andermatt

 

La température a bien chuté, on s’équipe chaudement pour les 30 km de descente qui arrivent. On retrouve des routes à très grandes circulations avec des passages un peu impressionnants dans des tunnels. Et on bifurque enfin à gauche sur une plus petite route pour attaquer le Susten Pass, encore un gros morceau, mais que je vais super bien passer. Une pente régulière entre 7 et 8 %, et un revêtement bien propre, c’est exactement ce que j’aime car je peux me caler sur un rythme régulier en 34/27 pour monter tranquillement mon gros gabarit.

 

Sommet du Sustenpass

 

La pluie et le brouillard nous reprennent dans la descente du Susten, où je vais guidonner de froid et de fatigue. Interminable descente, et quand arrive le dernier col, le Halsiberg, on est bien content que ça remonte pour se réchauffer. Pilou décide de continuer avec moi jusqu’à la fin du vélo. On dit adieu provisoirement à la voiture car elle n’a pas le droit de prendre cette toute petite route et Marine et Iskan doivent partir devant pour préparer T2. Même si c’est le dernier col et le plus facile de la journée, la présence de Pilou m’est très précieuse. Au sommet, on allume les lumières car la nuit tombe. Il reste 35 km de descente ou de plat jusqu’à l’arrivée. Je me mets devant, Pilou dans ma roue, et on file dans le noir jusqu’au parc à vélo. C’est long 35 km, même sur un profil facile, surtout quand on en a déjà 235 dans les pattes !

 

Marine et Iskan, ainsi que Peter et quelques bénévoles nous attendent chaleureusement. Il est 23h, déjà 17h que la course a commencé et il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Par expérience, je sais qu’il ne faut surtout pas se projeter sur la fin dès maintenant. Bien se ravitailler, se changer, s’équiper correctement car la pluie est revenue, s’assurer que les frontales fonctionnent bien et prendre les km les uns après les autres, patiemment, sereinement. La bise à Marine et Pilou et nous voilà parti avec Iskan pour la CAP.

 

 

Transition vélo / CAP : je laisse Pilou se reposer de son vélo et je récupère Iskan pour la CAP

 

La première boucle de CAP se passe bien : 15 km sur le plat, dans la vallée, autour du parc à vélo. En alternant  2 km de course et 1 km de marche rapide, comme prévu dans mon plan de course pour ménager un mollet récalcitrant. Stratégie qui me convient bien depuis plusieurs semaines que nous avons élaborée avec Alice, ma super kiné. Les sensations sont mêmes très bonnes sur les parties courues.

Nous revoilà revenus au parc à vélo pour la fin de la première boucle. Changement de chaussures pour se lancer sur la partie trail de montagne à l’assaut du mont Pilatus.

Dès qu’on sort du village, la pente devient très raide, sur des chemins pourris rendus très piégeux à cause de la pluie avec des pierres, de la boue et des racines. La progression est lente mais régulière jusqu’à la mi-ascension où l’organisation a mis à notre disposition quelques vivres : coca, chips, gâteaux. On se pose 15’ à l’abri et on récupère un peu.

Les 3 ou 4 derniers km jusqu’au sommet seront encore plus difficiles. La pente est toujours marquée et le chemin est de plus en plus technique, dans des pierriers où il faut faire attention à chaque pas. Mais la pluie cesse, et le jour se lève. On y voit toujours pas à plus de 50 mètres, mais mes forces reviennent car je « sens » sans le voir que le sommet se rapproche. Et soudain, émergeant de la grisaille, je vois une grosse boule lumineuse. Pas trop lucide, je pense que c’est le soleil qui perce enfin les nuage, mais c’est un énorme projecteur allumé par Diana qui nous indique le chemin à suivre. Elle a du suivre notre évolution sur le tracker GPS car elle est descendue à notre rencontre et est venue nous guider sur les derniers hectomètres jusqu’au sommet et au point de demi-tour.

 

 

L’aube arrive. Tout au fond, 1500 m en contrebas, sous les nuages, le parc à vélo

 

 

Un chamois surpris par notre passage.

 

 

Le sommet se rapproche

 

 

Le demi-tour du sommet, enfin !

 

 

Diana nous a préparé un ravitaillement de roi, bien au chaud dans la gare d’arrivée du train à crémaillère. Soupe chaude, café, thé, un vrai régal. On reste de très longues minutes à discuter avec Diana et un autre bénévole qui ne savent que faire pour nous être agréables.

Mais il faut repartir, car plus on s’attarde et plus le redémarrage est difficile. Il reste 12 km de descente, ça parait rien comparé à ce qu’on a fait jusque-là, mais ce n’est pas encore fini.

Les premiers km se font dans les cailloux, j’y vais très doucement car les cuisses sont de plus en plus dures ce qui m'enpêche de bien maîtriser mes appuis. Au fil des km, la pente est moins raide et le chemin de moins en moins technique. En arrivant dans les premières fermes, je sais qu’on va retrouver de la piste à 4x4 et des parties plus faciles. Un moment de déconcentration, une pierre qui roule et vlan, entorse de la cheville. Pas grave, la quantité d’endomorphines générée depuis 24h masque la douleur !

On retrouve Marine et Pilou à mi-descente. Ils ont passé la nuit dans la voiture à nous attendre. Quel formidable réconfort de les retrouver en ce petit matin ! De la musique, des paroles chaleureuses, quelques sucreries, quelques pas de danse "disco" et c’est reparti pour les 6 derniers km sur la route tout en descente douce. Les cuisses sont tellement dures que je n’arrive plus à courir tout le temps, et il me faut marcher régulièrement pour soulager les quadriceps qui sifflent.


Quelques pas de danse pour digérer le petit déjeuner !


Alors que la pluie nous avait laissé tranquille depuis le lever du jour, la voilà qui revient nous arroser à 1 km de l’arrivée, juste pour bien nous rappeler qu’elle nous aura bien pourri la vie pendant toute la course.

Qu’importe, c’est la dernière ligne droite. On retrouve avec une immense joie Marine et Pilou, Peter et des bénévoles, et aussi Xavier et son épouse, un sympathique concurrent portugais, douché et rhabillé.

26h40 d’efforts qui s’effacent instantanément grâce au bonheur partagé avec ma support team. Il faut faire des courses pareilles pour vivre et pour comprendre ce que l’on peut ressentir dans ces moments-là.

 

 

Finish line !!!

 

 

Peter me donne le beau trophée de finisher que j’offre à Marine comme cadeau d’anniversaire, un petit souvenir pour penser à son vieux papa…plus tard !

 

 

Bon anniversaire Marine

 

Comme je le dis toujours, les chiffres ne veulent pas dire grand-chose sur ces courses. Les moments vécus, les images qui resteront, les souvenirs et les émotions vécues sont les choses les plus importantes au final.

3ème solo masculin (et dernier car les autres ont abandonné). 26H40 de course au total : 55 ‘ de natation, 18H de vélo avec les 2 transitions, 8h15 de trail. Il est curieux de constater que j’ai à peu près les mêmes temps natation et CAP que les deux autres finisher . Mais, j’ai perdu beaucoup de temps sur le vélo à cause de trop nombreux arrêts pour me changer, me ravitailler et profiter de ma team. Mais qu’importe, le plus important est d’avoir profité le plus possible de chaque moment partagé.

Ce Triverest 8848, c’est quand même du lourd, mais c’est surtout la météo qui a rendu la course épique. C’est bien plus difficile qu’un Norseman, un Celtman ou un Swissman, mais sous le soleil, je pense que c’est pas beaucoup plus difficile qu’un Evergreen 228 ou même qu’un Altriman ou un Icon xtrem tri, courus avec un objectif chronométrique par exemple.

Pour conclure, mes pensées et mes inconditionnels remerciements vont d’abord à ma support team qui une fois de plus a été parfaite et sans laquelle je ne serais rien ; et enfin à Diana et Peter et leur petite équipe chaleureuse pour leur gentillesse et leur dévouement pour les coureurs.

Bravo à tous ceux qui ont tenu la lecture jusqu’au bout et….à la prochaine fois !!!!

 

 

The end….et rdv à la prochaine !!!


lien vers un petit montage vidéo fait par ma Marine pour revivre la course :

https://www.instagram.com/tv/CRmmc7Jopz0/?utm_medium=copy_link

10 commentaires

Commentaire de peky posté le 15-08-2021 à 18:11:12

Sacré morceau quand même.
Mais l'idée de le faire en famille(équipe) est vraiment chouette.

Commentaire de la buse de Noyarey posté le 16-08-2021 à 10:37:39

quoi de mieux qu'un recit de la tortue pour reprendre le boulot en douceur.
Un truc pareil dans de bonnes conditions , c'est déjà monstrueux mais là , je ne sais pas quoi dire.
Un grand bravo.
bravo aussi aux organisateurs qui ont été cool de maintenir malgré toutes les défections .

Commentaire de La Tortue posté le 16-08-2021 à 12:34:07

merci la Buse.
tu as absolument raison de mettre en valeur le mérite de Diana et Peter et de leur équipe qui sont vraiment extra. j'ai retrouvé le même état d'esprit que Benoit et son équipe de l'Altriman. des courses organisées par des coureurs pour des coureurs

Commentaire de LtBlueb posté le 20-08-2021 à 15:17:49

j'imagine que tu sais qui est la buse ;)

Commentaire de La Tortue posté le 01-09-2021 à 23:02:49

sur le coup j'ai pas percuté, mais ce sera pas notre jeff isérois ???

Commentaire de raspoutine 05 posté le 17-08-2021 à 08:59:29

... Et avec le TRIEVEREST 8848 édition 2021, seriez-vous parvenus aux limites extrêmes du triathlon extrême ? Compte-tenu de la météo et des conditions sanitaires venues pimenter l'épreuve, on serait bien tenté de le penser !
En attendant, la solidité de ta prodigieuse, expérimentée et définitivement inégalable Support Team permet d'affronter avec une relative sérénité un pareil défi !!!
Un défi, le mot est lâché ! De la définition-même du mot "défi", quand on se le lance, on a beau s'être préparé au mieux, le plus honnêtement possible, même on a mis toutes les chances de son côté mais, pour autant, on n'est pas sûr d'y arriver !
En définitive, ce triathlon porte bien son nom ! Et toi, une fois de plus tu auras maîtrisé ton sujet avec brio !
Bravo ! mil bravos à toi et toute ta support team pour cette époustouflante performance !
et mil mercis de partager ça avec nous !
HEIA !!

Commentaire de LtBlueb posté le 20-08-2021 à 15:21:15

Chapeau man , c'est du lourd et c'est le genre de truc (à 6 au départ) ou tu ne peux meme pas te dire que tu vas passer ce long moment en échangeant avec les autres participants . Heureusement la support team est là... (je ne me plaindrai plus jamais la prochaine fois que je devrai rouler sous la pluie)

Commentaire de Souris posté le 21-08-2021 à 16:13:50

Un grand bravo à toi et ta team de choc... On se demande quel sera ton prochain tri extrême ;-)

Commentaire de La Tortue posté le 21-08-2021 à 18:38:01

le Mercantourman en septembre :-)
pas un parcours énorme mais la difficulté est de le faire en autonomie totale

Commentaire de philkikou posté le 27-08-2021 à 14:55:37

Devise possible de La Tortue : "Fluctuat nec mergitur" ou "Plus vite, plus haut, plus fort - Ensemble" ... et bravo aussi aux organisateurs pas épargnés par le Covid et la météo !!!

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