Récit de la course : Le Grand Raid des Pyrénées - Grand Trail 2010, par ouster

L'auteur : ouster

La course : Le Grand Raid des Pyrénées - Grand Trail

Date : 28/8/2010

Lieu : Vielle Aure (Hautes-Pyrénées)

Affichage : 1320 vues

Distance : 80km

Objectif : Pas d'objectif

10 commentaires

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Le récit

Le Grand Raid des Pyrénées

80km 5000m de D+

 

La petite course du weekend pour les petits bras qui ne sont pas assez costauds pour la vraie : l’Ultra. Une course de préparation pour rentrer dans la cour des grands : UTMB, GRP, GRR, Western States… Jusqu’au 3 juillet cette course était une formalité, une montée en puissance pour atteindre le prochain niveau sans griller les étapes. J’avais suivi le parcours standard de l’ultra traileur Parisien, des semis, quelques marathons, un peu de trail local, quelques trails longues distances et une grosse envie de venir jouer à la montagne.

 

Le 3 juillet c’est la Montagn’hard 56 : 56km pour 5000m de D+, mon premier vrai test. Vu que je n’ai jamais fait plus de 80m de dénivelé en courant je vais être bien servi… les premières descentes se passent comme une lettre à la Poste alors je lâche les chevaux un peu pour voir ce que je vaux et puis je mets le pied sur un rocher qui n’est pas d’accord et je me fais une petite entorse. Strapping au prochain ravito et abandon au suivant. Tout d’un coup ma course de fin aout n’est plus une simple formalité.

 

(Photo Jean-Michel Touron) 

J’arrive à Vielle Aure l’avant-veille de ma course pour voir le départ des copains sur l’Ultra avec pas mal de doutes sur ma préparation de plagiste. Je passe une journée à trainer sur place à stresser et à réaliser que je n’étais pas vraiment dans la course une semaine auparavant quand j’ai fait mon sac, car j’ai oublié le Roadbook, le profil plastifié, ma casquette Kikourou, ma chevillière… heureusement j’ai tout le matériel nécessaire et je retire mon dossard avec seulement un aller-retour supplémentaire à l’hôtel pour chercher mes fringues obligatoires…

 

Le matin de la course tout le stress est parti, je me concentre sur mes dernières préparations, je prends mon petit déjeuner avec mon épouse et on va au départ ensemble. Des rencontres (le Dingo est la pour son 2ème départ en 2 jours en mode balade, le Raton Laveur arrive à la dernière minute avec la Loutre), des photos, des news des copains sur l’UTMB (quid de la CCC et la TDS… ?) et puis le départ est annoncé. Le Dingo décide que les bâtons de Vetchar sont trop courts et il décide de les rallonger mais en déboîte un et n’arrive pas à le remettre en place, je les laisse partir devant et ils se débrouillent tant bien que mal – l’Dingo ne finit pas et Vetchar finit 4 heures avant moi alors je ne pense pas que l’expérience l’ait perturbé plus que ca !

 

La fine équipe de Kikous au départ 

 

Vielle Aure – Restaurant Merlans : 13,2km +1427m -180m

 

Ignorant mes performances en montagne je me suis fait une grille de passage de temps assez large pour donner une petite idée à ma femme vers ou et à quelle heure elle peut me trouver sur le parcours. On commence avec 1400m de D+ et en arrivant au premier ravito je suis pile poil entre les 2 mais au fur et à mesure je dépasse ma limite pessimiste et je réalise que je ne serai pas rentré le même jour que je suis parti. J’ai choisi de faire une pause tous les quarts d’heures d’une minute pour boire, faire pipi, me changer, manger etc et je passe mon temps à faire le yoyo avec une petite dizaine de personnes.

 

La montée vers le Col de Portet 

Restaurant Merlans – Artigues : 16,1km +528m -1376m

 

Petit à petit je sors du nuage et je franchis le Col de Bastanet, je suis époustouflé par les vues et par le paysage, je m’arrête quelques minutes pour apprécier la scène – je ne cherche pas de perf et je prendrais plus de 100 photos pendant ma boucle. Je vois le prochain ravito du col et je descends tranquillement le parcours serpentin, légèrement agacé par les coureurs qui coupent les lacets… Des chansons et encouragements espagnols se font entendre du refuge et j’aperçois un groupe de randonneurs attablé en train de crier à tout cœur, je fais le plein d’eau et je mange un peu de chocolat en les regardant avant de continuer. La descente est assez technique au début et il m’est impossible de courir sur certaines sections tellement c’est rocailleux, on arrive sur un dernier lac, artificiel celui-ci avec un barrage, et ensuite c’est plus vert et je peux courir jusqu’à Artigues où m’attend mon épouse. Ca fait du bien de la voir ici et je prends mon temps pour discuter avec elle, je vois Francis, Monique et l’Dingo qui quittent le ravito quand j’arrive, je fais le plein d’eau, coca, sandwiches au jambon et soupe et je reprend pour 1700m de D+ pour atteindre le Pic du Midi avec un arrêt au Col de Sencours.

 

On sort des nuages pour atteindre le Col de Bastanet 

 

 

De l'autre côté du Col de Bastanet

 Le prochain ravito est en vue et en entend les Espagnols

Les nuages qu'on voyait en arrivant au refuge sont partis assez vite

 

Le terrain n'est pas toujours très roulant...

 

Mais cela s'améliore un peu plus bas 

Artigues – Pic du Midi : 11,2km +1686m

 

Assez rapidement j’aperçois le Pic, c’est loin et, surtout, c’est haut ; gloups ! La montée se fait tranquillement sur le flanc de la montagne, j’aperçois une paire de rapaces pas loin devant moi, et puis cinq et maintenant 11 ! Je remonte un peu de monde mais je suis dans la section « no stress » du peloton, les gens sont la pour se faire plaisir et finir sans trop de dégâts – cela me convient parfaitement. Plusieurs fois sur le parcours je croise un certain Jean-Pierre et sa femme et à chaque fois on rigole un peu et on échange des nouvelles. J’arrive au Col après 2h45 de montée, Karine m’attend en haut du Pic alors je décide de faire juste le plein d’eau au ravito et manger quand je repasse par ici en redescendant. Quand j’arrive j’aperçois un visage familier couché par terre en train de draguer une jolie pompier : l’Dingo fait une de ses pauses légendaires, il est lucide alors je passe au ravito. En sortant on décide de partir ensemble mais il a besoin d’un peu de temps pour reprendre ses forces et essayer de se restaurer, la St Yorre passe péniblement et on repart après une vingtaine de minutes. Assez rapidement il traine derrière et je vois que ca ne va pas bien, il s’arrête sans que je m’en rende compte et quand je me retourne 50m plus loin il est couché par terre en train de vomir l’eau qu’il vient de boire… Je descends pour le voir mais il me dit de continuer alors je lui dis de m’attendre au ravito du Col de Sencours 100m plus bas. La montée est pentue et en plein soleil avec plein de randonneurs, quelques VTTistes et un troupeau de Lamas ! Il y a aussi, bien sur, tous les coureurs qui redescendent du Pic dont une grosse poignée de Kikous qui ont entre 1h30 et 30 minutes d’avance sur moi, je les encourage tous en montant et les félicité d’avoir passé le milieu du parcours et il y en a plein qui m’encouragent à leur tour – je croise Francis31 et sa femme, Leeson, LiliputienGeant, Vetchar et 2 ou 3 autres que je n’ai pas reconnu. Les 300 derniers mètres sont particulièrement raides mais j’aperçois ma femme en haut du chemin et j’accélère le pas, j’arrive à son niveau et je ressens une énorme satisfaction d’y être. Je profite de la vue, j’embrasse ma femme et je passe un petit quart d’heure avec elle avant de reprendre la descente. J’ai fait la moitié de la course et plus de la moitié du D+, je me sens en pleine forme et je n’ai aucun doute sur le fait que j’irai jusqu’au bout – mais bon c’est facile, je suis assis dans un fauteuil confortable, au soleil avec mon épouse, je ferai la deuxième moitié seul comme la première avec au moins 4 heures de nuit (finalement 6) et du brouillard qui m’attend mais l’idée n’effleure même pas mon esprit !

 

Le Pic !

 

Pas facile de se perdre sur ce chemin

On aperçoit presque le Col de Sencours 

 

Pendant ce temps la le LiliputienGéant an haut du Pic du Midi

et Francis31 n'est pas loin derrière

L'Dingo prend une pause au Col de Sencours

 

Ca grimpe en haut du Pic du Midi

 

Et on est content d'être arrivé

 

Mais la vue en vaut la peine

 

On n'était pas seuls, il y avait des llamas...

 

...et des Oursons !

 

Pic du Midi – Tournaboup : 10,8km -1456m

 

En redescendant je re-croise l’Dingo qui n’est pas retourné au Col de Sencours m’attendre mais s’est obstiné à grimper le Pic (qu’il a déjà fait la veille…) ! Il n’en peut plus et on s’arrange pour que ma femme aille le chercher au Col de Tourmalet en voiture et le rapatrie à Vielle Aure. Je m’arrête brièvement au ravito attraper quelques vivres pour manger en marchant et je continue sans perdre de temps. Je rattrape Sandrine dans la descente vers Tournaboup et on passe un long moment sympa ensemble en marchant au soleil mais dès qu’on retrouve le brouillard je recommence à courir et je trottine jusqu’au ravitaillement. C’est à ce point que nous regagnons le circuit de l’Ultra et je croise plein de gens fatigués, j’apprends que Tom est passé ici 5 heures avant moi alors je prends quelques bols de soupe (petite déception que les pates prévues n’y étaient pas), je fais le plein de coca et d’eau et je repars. Mine de rien je passe 20 minutes de plus au ravito mais je me sens restauré et prêt à attaquer le gros morceau du parcours (sans savoir que c’était le vrai gros morceau…).

 

Après le Pic on retrouve le brouillard 

 

Tournaboup – Restaurant Merlans : 16km, +1355m -651m

 

La montée vers le Col des Barèges est la première fois que je commence à trouver la course dure, ca monte pas mal mais c’est surtout très technique et sur les rares endroits ou on peut courir je n’arrive pas à relancer. Je commence à avoir du mal à boire mon eau pure alors je me force à prendre un gel avec beaucoup d’eau, j’ai un peu la nausée mais ca passe, je prends du chocolat et je commence à me sentir mieux mais j’avance toujours au ralenti. Néanmoins je ramasse du monde, essentiellement des Ultras, mais qqs Grands aussi. J’arrive à l’avant dernier ravitaillement à la Cabane d’Aygues Cluses, c’est un ravito simple avec que de l’eau pour les coureurs mais les bénévoles y sont installés pour la nuit, ils ont un feu, des bières, du saucisson et une bonne ambiance – je rencontre un Kikoureur bénévole qui, averti par Francis31 de mon passage, vient à ma rencontre mais mon neurone étant occupé je n’ai honteusement pas retenu son nom L - la bière me fait envie mais elle n’est que pour les bénévoles alors je trace. Une heure plus tard je franchi le Col de Barèges et je rencontre 2 Gendarmes frigorifiés qui font un contrôle manuel, ils sont aussi la pour la nuit mais leur poste a l’air beaucoup moins rigolo que le dernier !

 

Je n'ai pas beaucoup couru sur cette portion

 

car quand il n'y avait plus de pierres on ne voyait pas grand choses

 

Le ravito de la Cabane d'Aygues Cluses tenu par un Kikou

 

La descente après le Col des Barèges, la nuit tombe 

 

La descente commence bien mais devient vite une série de pièges à entorses, la nuit tombe et j’arrive dans le brouillard à peu près au même moment – je glisse sur une pierre et je me foule légèrement la cheville, heureusement ce n’est qu’un préavis mais je vais devoir rester concentré sur cette portion. Je suis rattrapé par une dame que j’avais doublée dans la montée qui n’est pas du tout sur d’elle et qui n’arrête pas de parler, même quand je ne lui réponds plus ! Cela me déconcentre et je me refoule la cheville mais cette fois-ci plus sérieusement, je peux encore continuer mais il faut que je me débarrasse de cette pipelette, elle refuse de passer devant alors je ralentis le pas jusqu’à ce qu’on soit rattrapé par un groupe et puis j’accélère pour me retrouver 200m devant et tout seul, qu’est-ce que c’est bon le silence !! Avec tout ca je me suis trompé sur mon suivi de parcours et je n’avais pas gardé en tête que j’avais 200m de D+ à faire avant d’atteindre le prochain ravitaillement, je pensais qu’on passait le lac sur notre gauche et avec le brouillard j’étais paumé au point où je commençais à douter du balisage qui devenait de moins en moins facile à trouver – c’était le moment le plus long et pénible pour moi, une meilleure étude du parcours me l’aurait évité. Après une éternité je tombe sur le ravitaillement et j’accepte avec plaisir un grand bol de soupe bien chaud ! Je me restaure, je refais le plein de tout, je sors bonnet et gants car je sais que je vais avoir froid en sortant et je m’apprête à partir quand les bénévoles annonce un changement de parcours à partir du col à cause du brouillard – on descendra par la route au lieu de la crête – et départ obligé par groupe de 3 minimum.

 

Restaurant Merlans – Vielle Aure : 13,2km +180m -1427m

 

Je suis prêt à partir et je peine à trouver 2 et finalement 3 autres dans le même cas et on part pour une longue marche, ou on ne voit pas plus de 2 mètres devant nous, je suggère qu’on trottine un peu vu que le terrain est facile mais je cède aux envies du groupe et on marche, c’est long… au niveau de Soulans on est rattrapé par un Ultra qui marche plus vite que nous et je m’accroche à son wagon. A la sortie du village on retrouve le parcours d’origine et on commence à courir, j’ai vite chaud alors j’enlève mon t-shirt à manches longues et le bonnet et je laisse filer l’Ultra, dans les 7 km qui reste je ramasse pas mal de monde et, arrivé en haut de Vignec, j’entends la musique de l’aire d’arrivée, ca donne chaud au cœur ! Il est 2h50 et il reste un peu plus de 2km et je me dis que ce serait chouette d’arriver pile à 3h00 alors j’accélère le pas, il n’y a pas grand monde dans les rues de Vignec mais y en a quand même et ils ont tous un mot d’encouragement, je passe à la vitesse supérieure et la je cours vite, Usain Bolt n’a rien sur moi ! Mais en quittant Vignec je regarde ma montre, il est 3h00 alors je me réprimande de gâcher la fin de la course, je ralentis le pas et je savoure les quelques minutes qui me restent. Je commence à me rendre compte de la taille du défi que je viens de passer, du plaisir que j’ai pris à presque chaque stade de la course, de la difficulté des moments qui servent à mettre le reste de la course en valeur et des sacrifices que toute la famille a fait pour que puisse être ici à savourer ces moments. Justement, j’arrive sur Vielle Aure et j’aperçois mon épouse qui m‘attend sur la ligne d’arrivée que je traverse après 22 heures et 4 minutes de balade (car à cette vitesse je ne peux trop appeler ca de la course !). Le bénévole me bippe, me félicite et me donne mon t-shirt, je n’ai jamais vraiment porté d’importance aux t-shirts finishers, je les porte rarement après la course mais celui-ci je l’estime avoir mérité et je suis content de l’avoir.

 

 

Fier ! 

Le Dingo est la à m’attendre aussi et il me donne des nouvelles de l’Ourson qui est quelque part sur le parcours entre Merlans et Vielle Aure. On s’inquiète un peu pour lui car il risque de se faire prendre par les barrières horaires. Je l’appelle et il m’informe qu’il joue le berger avec 2 jeunes Ultras paumés – c’est typique de sa générosité et l’organisation de la course en est reconnaissante et lui accorde son statut de finisher malgré son arrivée tardive ; je salue l’Ourson bien bas pour son « sportsmanship » J

 

En résumé j’ai trouvé la course super bien organisée avec un balisage hors-pair (malgré les quelques doutes que j’ai eu au Lac d’Oule) avec des ravitaillements super fournis (manquait juste la boisson énergétique et les pates qu’ils avaient promis) et des bénévoles généreux et accueillant. Le parcours est magnifique mais très technique, je sens que je vais trouver mes autres courses de montagne roulantes !

 

Côté bonhomme je suis content d’avoir fini assez frais pour pouvoir courir aisément sur les 7 derniers bornes, je fini sans bobo, un peu mal à la cheville que j’avais foulée à la Montagn’hard et au genou gauche comme d’hab mais globalement OK pour un coureur des plaines. J’ai « perdu » beaucoup de temps aux ravitos mais je n’ai pas trouvé la course trop longue et je n’étais pas serré par les barrières horaires alors je ne me fais pas trop de soucis, faudrait peut être revoir cette stratégie pour l’UTMB si je suis tiré au sort l’année prochaine J

10 commentaires

Commentaire de TomTrailRunner posté le 18-10-2010 à 21:40:00

Fier tu peux l'être au regard de ta prépa finale. Des photos superbes pour un finish dans la nuit qui devait être bien délicat.
So long

Commentaire de la panthère posté le 18-10-2010 à 22:43:00

tu nous fais retourner en pensée là-haut sur la montagne.....avec les lacs, les cailloux, les lamas, les nuages, les kikoux....super récit, et superbe course, see you later!....

Commentaire de Liliputiengeant posté le 19-10-2010 à 09:52:00

Encore bravo Ouster !

Le plaisir que tu as pris se voit sur chaque photo et transpire de ton récit. Ravi d'avoir pu passer quelques moments avec toi, et à une prochaine !

Commentaire de tounik posté le 19-10-2010 à 14:30:00

Très belle performance après ta désillusion de la Montagn'hard. Je te souhaite d'autres très belles aventures l'année prochaine.

Commentaire de trankilou posté le 19-10-2010 à 15:25:00

Merci Ouster pour ton commentaire sur mon CR. Le tien est beaucoup plus joli visuellement superbes les photos.
Félicitations pour ta "ballade".
Si c'est bien L'Dingo que j'ai croisé en panne de coca, je suis peiné pour lui qu'il n'ait pas atteint le Pic mais rassuré qu'il ait été pris en charge.
A une prochaine course.

Commentaire de Francis31 posté le 19-10-2010 à 18:48:00

Content d'avoir fait ta connaissance
Content de voir ton sourire sur la dernière photo de ton CR
Encore bravo

Commentaire de LtBlueb posté le 20-10-2010 à 00:03:00

bravo ! superbes photos ... et joli chapeau :)

Commentaire de shunga posté le 21-10-2010 à 17:40:00

bravo le parigot ! ;)

Commentaire de Mustang posté le 21-10-2010 à 18:01:00

La montagne, ça vous gagne!!! Allez bravo !!!

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 23-10-2010 à 19:13:00

Bravo ! Voilà un truc que je ne serais pas capable de faire. Hats off to you.

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