Récit de la course : Saintélyon 2010, par matos

L'auteur : matos

La course : Saintélyon

Date : 5/12/2010

Lieu : St étienne (Loire)

Affichage : 1207 vues

Distance : 69km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

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SaintéLyon 2010, Une édition très spéciale !

Cette année, malgré une inscription initiale à la Pasta-Party prévue par l’organisation, je prends mon repas d’avant course, avec mon frère Pierre, inscrit pour sa 1ère SaintéLyon en individuel, au restaurant le Flore, à deux pas du Palais des Sports, en compagnie de plus de 150 membres du site Kikourou. Ambiance conviviale et repos d’avant course dans un cadre beaucoup plus calme que les années précédentes dans la halle du Palais des Sports….Avec près de 11 000 inscrits (dont 6000 en individuel, un record !), forcément, cela fait du monde sur la ligne de départ, malgré le départ décalé de 2 heures cette année pour les équipes relais !

Bien équipé pour supporter le froid intense (il fait alors -10°) et bien positionné près de l'arche de départ, nous partons avec des conditions météo relativement clémentes : ciel dégagé,  pas de vent). La neige, tombée en abondance dans les jours précédant la course, est bien au rendez-vous de cette SaintéLyon 2010, une fois le début du parcours sur route terminé. Elle ralentit inévitablement l’allure de tous les coureurs. Ainsi, les ravitaillements de St Christo en Jorez et Moreau seront atteints avec 10 mn de retard. Non encore habitué à courir sur la neige, le froid intense et la nuit aidant, Pierre commence à « tirer la jambe ». Il a mal à l’aine coté droit et doit se résoudre à marcher plus qu’il ne faut… 3 km avant Ste Catherine, nous rencontrons un énorme bouchon du à un passage très technique dans de la neige très poudreuse, sans consistance, obligeant tous les coureurs à avancer très prudemment. Un peu plus loin, la neige étant de plus en plus glissante, je m’arrête pour mettre mes chaines Yaktrak sous les semelles de mes chaussures. 6 mn d’arrêt, quand même ! Beaucoup de concurrents me doublent, mais je sais que je les rattraperais plus loin ! Mon frère a de plus en plus de mal à l’aine et décide d’arrêter au ravitaillement de Ste Catherine, n’ayant plus le mental pour finir les 38 kms restants.

Après un arrêt d’environ 12 mn et avec un retard de l’ordre de 36 mn par rapport à l’an dernier, je repars donc seul à l’assaut de cette 2ème partie de course qui va s’avérer plus difficile et beaucoup plus technique que la précédente. En effet, la neige est omniprésente, très compacte, gelée et très glissante. Tous les coureurs galèrent dans les montées et encore plus dans les descentes où les glissades provoquent beaucoup de chutes, la plupart sans gravité. Je constate également cette année beaucoup d'abandons sur les différents ravitaillements. Seuls les rares coureurs équipés de chaines comme moi arrivent à courir à peu prés normalement, dans les montées comme les descentes. Je double sans arrêt, et ma petite foulée fait des ravages dans les descentes (mon terrain de jeu préféré) où je dépasse à chaque fois des centaines de coureurs. Bénies soient mes chaines ! Je me surprends même à rattraper et à doubler des coureurs en relais, forcément plus frais que moi, mais pas du tout à l’aise sur ce terrain difficile. Cette facilité de course, essentiellement due à mon expérience accumulée lors des 4 Trails Blancs de Serre-Chevalier et à mes chaines Yaktrak, me donne des ailes et les ravitaillements de Soucieu en Jarrest et Beaunant sont atteints dans un temps inférieur à l’année dernière. Je suis maintenant dans la célèbre montée de l’Aqueduc de Beaunant. Il est maintenant 9h du matin. J’appelle mon ami Jean-Michel qui, comme l’an dernier, doit me retrouver à l’arrivée. Finie la neige, j’enlève donc mes chaines qui m’ont tant aidé ! Après la dernière montée de Sainte-Foy les Lyon, c’est la descente vers Lyon.

Les derniers km sont difficiles car je retrouve de la neige gelée et du vent de face sur les quais de Saône. Néanmoins, je ne lâche toujours pas. Même si mon allure a baissé, je continue à doubler régulièrement des groupes de coureurs et beaucoup de marcheurs partis de Ste Catherine. Vient la convergence Saône-Rhône. Plus que 3 km… Je rappelle Jean-Michel et mon frère Pierre pour leur annoncer mon arrivée vers 10h25. Je continue à doubler.

Dernière ligne droite. Je pars en sprint pour doubler encore quelques concurrents. Dernier virage pour rentrer dans le Palais des Sports. J’accélère encore, je suis à fond ! L’arche d’arrivée, le crépitement de la puce ! ca y est, c’est fait ! Je suis encore une fois finisher en 10h23 ! Je n’en crois pas mon chrono. 12mn de moins que l’année dernière sur cette 2ème partie, avec 1 km de moins, il est vrai ! Malgré les conditions extrêmes, j’ai réussi à maintenir mon rythme de course, sans rencontrer de difficultés particulières et en n’étant pas trop éprouvé par cette épreuve. Autre point surprenant pour cette 5ème participation à la SaintéLyon : Les 2 litres de ma boisson énergétique maison de mon camelbag, avec les boissons prises lors des différents ravitaillements (coca-cola, soupe, thé chaud, boisson isotonique), auront suffi à assurer mon autonomie sur tout le parcours… Temps réalisé : 10h22’59''- Classé 2730ème sur 4044 arrivants et plus de 5500 partants

2 commentaires

Commentaire de Mustang posté le 17-12-2010 à 13:30:00

ah, cette année, Yaktrax était à la fête!!

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 18-12-2010 à 18:12:00

La vache ! On est arrivé à trente secondes d'intervalle !
Bravo, fallait la faire c't'année !

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