Récit de la course : Saintélyon 2010, par peeweeonline

L'auteur : peeweeonline

La course : Saintélyon

Date : 5/12/2010

Lieu : St étienne (Loire)

Affichage : 996 vues

Distance : 69km

Objectif : Terminer

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Plus fort que la douleur

Bonjour à tous !

Voici le récit de course d'un ami qui a couru sa première sainté Lyon cette année. Enorme challenge pour lui car il a des problèmes physiques qui normalement doivent vous interdire ce genre de d'expérience (tendons douloureux sur chaque sortie)  Mais voilà, Michel est hors norme et c'est avec un grand plaisir que je vais vous faire partager son aventure. Je suis beaucoup trop en avant à mon goût dans ce récit mais il m'a demandé de ne rien changer au texte alors...

 

 INTRODUCTION :
Je n'étais pas du tout prêt mentalement et physiquement à faire cette course mytique qu'est la saintelyon. Un ami, avec qui je travaille depuis quelques années, m'en avait parlé à plusieurs reprises. C'est un excellent coureur, très fort physiquement et mentalement. Il avait dit la première fois qu'il l'avait faite, qu'il lui fallait un challenge dans le courant de l'année et il s'était fixé de faire la saintelyon. Il s'est bien préparé, il avait déjà de bonnes bases, et pour sa première participation il termine en 07 heures 57. C'était en 2008. C'est à la base, je le redis un très bon coureur, terminer en moins de 08 heures pour une première participation, chapeau.... En 2009, il décide de remettre le couvert. Il s'entraîne comme un fou, pendant presque trois mois si ce n'est quatre !!!. le jour J il est affûté comme pas deux, il sent que rien ne peut lui arriver et il termine cette sacré épreuve en 06 heures 58. Vous avez bien lu, 06 heures 58. En plus il se paye le luxe de sprinter presque à 1 km de l'arrivée pour être en dessous de la barre fatidique des moins de 07 heures. Incroyable. Je vous l'ai dit c'est un excellent coureur avec un mental de fou. Et il en faut pour faire cette satanée course. Dans nos diverses discussions il me parle de ses deux expériences. Il me dit combien il a souffert, non seulement pour les préparations, c'est un gros sacrifice au quotidien et dans le long terme, mais au combien pendant la course. Surtout la première édition, parce que dans nos échanges je sens un certaine sérénité au cours de la deuxième course. Secrètement je l'envie.... Je fais également quelques courses à pied, je connais les ambiances de départ, d'arrivée, de course, de fatigue, de doute, etc... mais je connais également mes limites.... jamais je ne pourrais m'aligner sur une telle course. J'ai de gros problèmes physiques ( les deux tendons d'achille à la limite de la rupture tellement ils me font mal dès 500 mètres de course, un genou qui a été opéré il y a quelques mois d'une rupture totale de ligaments croisés et quelques problèmes digestifs, je ne vais pas non plus m'étaler sur tous mes problèmes de santé sinon je ne m'arrête pas ). De plus je n'ai jamais couru plus de 30 km  !! alors 68 !! Inconcevable pour moi. Mais cette course, qui je sais est une course extraordinaire à tout point de vue ( nombre de participants, ambiance, météo, kilomètres parcourus, terrains, etc... ) me tente quand même et me fait réfléchir, mais j'ai peur de ne pas y arriver. Je lis les commentaires, je me documente, je me renseigne et je me dis que pour moi, vu mon état physique c'est de la folie.... Alors je m'abstiens.

ACTE 1 :
Le 30/10/2010, je travaille avec mon ami. Je peux maintenant le nommer parce qu'il a été mon compagnon dans toute cette galère. Il s'agit de Pascal FAURE. Nous parlions de tout et de rien et dans la conversation il me reparle de la saintelyon. Il me dit qu'il était inscrit avec son épouse, mais que suite à un problème physique, elle ne pouvait plus la faire et que son dossard était libre. Je n'ai pas du tout accroché à la perche que mon ami me tendait à ce moment là. Parce que je suis sur qu'il me tendait une perche sans me le demander directement. Et tout d'un coup dans la conversation, il se tourne vers moi et me dit " Tu n'as pas envie de la faire toi ? " en parlant de la saintelyon. Je savais qu'il me proposait le dossard de son épouse (Florence), mais je me suis dis non ce n'est pas possible, je ne peux pas la faire, je ne vais pas y arriver. Sur le coup je n'ai rien répondu mais à la fin de la conversation, je lui dis " écoute je vais réfléchir et je te donne ma réponse cet après midi ". J'ai réfléchi quelques heures, j'en ai parlé à mon épouse qui m'a pris pour un fou vu l'état physique dans lequel je me trouvais, et l'après midi même j'avais pris ma décision. Je lui dis ok, je prends le dossard de Florence, je fais la course. Il était super content, me disait tu vas voir on va bien se marrer !, ( tu parles ! ) c'est une belle course, l'ambiance est de folie, le parcours extraordinaire, dur, très dur mais tu verras ce sera une belle expérience..... Le moment de joie et d'extase passé, je me suis dis que maintenant il fallait que je me mette au travail. Nous étions le 30/10/2010, la course avait lieu dans la nuit du 04/12/2010, départ minuit !!!!, je n'avais qu'un mois pour me préparer.

ACTE 2 :
Avec l'aide de Pascal, je me suis fait un plan d'entraînement : 4 sorties par semaine minimum avec sortie longue et sorties cardio. Je ne vais pas épiloguer sur les entraînements qui étaient durs. Je n'avais jamais couru autant en si peu de temps. A coté je faisais du football, mais j'ai vite arrêté pour me consacrer uniquement à la préparation de la course et surtout pour ne pas me blesser encore plus que je ne l'étais. La préparation n'a pas été vraiment dure mais il fallait vraiment que je m'y astreigne et surtout par n'importe quel temps ( pluie, froid au autre ). En même temps Pascal me donnait des conseils sur le ravitaillement, la nourriture, le sommeil, l'équipement... que des bons conseils qui m'ont servi par la suite. A quelques jours de la course, coup de théâtre, de la neige en quantité improbable est tombée sur la région. Il était annoncé entre 30 et 40 cm sur les hauteurs de St Etienne, rien que çà. Quoi qu'il en soit le jour J arrive. Je prépare mon sac, et je le vérifie deux fois. Tout l'attirail pour courir, chaussures mi crampons et mi route, chaussette ( achetée récemment chez RUNNING CONSEIL et heureusement parce qu'elles ont été très performantes de chaleur ), collant long, trois couches sur le haut plus un coupe vent, une montre ( qui s'est arrêtée d'ailleurs en plein milieu de la course !! ), un bonnet, une lampe frontale ( merci Florence ), deux paires de gants, une ceinture spéciale contenant nourriture, téléphone portable, couverture de survie, etc... et un camel back. C'est dans l'appréhension que Pascal et Florence passent me chercher à la maison à 19 heures 15. J'embrasse mon épouse qui me dit "merde" et qui ne peut nous accompagner parce qu'elle participe au téléthon et nous partons. Nous passons prendre un ami de Pascal et Florence, (Jean Paul) et direction SAINT ETIENNE. Pendant tout le trajet je me demande  ce que je fais là, c'est fou je ne vais pas y arriver, c'est trop long 68 km ... Pascal et Jean Paul parlent de leurs expériences passées sur cette course et je n'en mène pas large. J'essaye de ne pas y penser et de faire le vide... Nous sommes à SAINTE ETIENNE, parc EXPO à 20 heures 45. On s'installe dans le hall d'accueil qui compte déjà beaucoup de coureurs et d'accompagnateurs. Pascal, Florence et Jean Paul, partent chercher les dossards. Je suis chargé de garder les affaires. Je commence à déballer mon sac et à positionner mes affaires. Je mange ( gâteau sport recette Pascal qui cale bien au corps ) plus fruits, fruits secs et eau. Après plus d'une heure, tous reviennent avec les dossards. Chacun à ce moment là se change, s'alimente et se relaxe avant l'enfer. C'est fou cette effervescence tout autour de nous, ca grouille de personnes qui s'alimentent, dorment, se changent, écoutent de la musique, parlent, rigolent, se concentrent... Parce que la saintelyon ce n'est pas rien, 68 km de nuit, en plein hiver sur des chemins et bitume, ce n'est pas tous les jours que l'on fait ce genre de course. Et comme par hasard, rien que pour moi peut être, parce que le temps savait certainement que j'accepterais cette folie, eh bien à une semaine du départ, il s'est mis à neiger comme il n'avait pas neigé depuis longtemps sur la région. Il est tombé entre 30 et 40 cm de neige !! ( Déjà dit mais il fallait le souligner de nouveau ). Non seulement je dois courir de nuit dans le froid mais en plus dans la neige et aussi sur de la glace. Tout pour plaire. A ce moment là, un des organisateurs je pense, parle au micro. Il dit que cette édition de la saintelyon est très particulière, qu'il n'y a pas eu de telles conditions climatiques depuis plus de 10 ans et qu'il n'y avait pas eu de neige sur le parcours depuis plus de 20 ans. Alors attention au parcours, aux appuis, au froid, etc... Ne pensez pas à faire à un chrono, pensez à terminer la course. Voilà en gros ses paroles. Super, pour ma première, c'est un baptême, je vais me régaler, je vais surtout en BAVER !!!. A 23 heures 30, nous sommes tous les trois prêts.  Bises et encouragements de Florence qui repart à LYON, et on se positionne sur la ligne de départ, il est 23 heures 50. A ce moment là, je n'en mène pas large, je suis impressionné par l'ambiance qui est vraiment spéciale, pas comme les autres courses, plus solennelle je dirais comme si on s'attaquait à quelque chose de grand. Impressionné également par le nombre de participants ( 6500 ), mais en même temps cela me gargarise comme tous départ de course et j'ai hâte d'y être. A 00 heure pile, grand coup de sifflet, grosse musique, beaucoup de bruits et de cris, c'est le départ. Tapes dans la main, encouragements et nous voilà partis pour 68 km.

ACTE 3 : LA COURSE
Les premiers kilomètres se font tranquillement. L'objectif est de terminer, je n'ai jamais fait une telle course ni un nombre aussi élevé de km, alors molo. L'ambiance dans le peloton est très bonne. Festive même. Beaucoup parlent, crient, hurlent même, d'autres chantent également. Est ce que c'est parce qu'il fait froid (-8 au départ !!!) où est ce qu'ils veulent se donner du courage. Quoi qu'il en soit pour moi, ce sera concentration et commencer à emmagasiner les km. Pascal et Jean Paul courent à coté, on se sent bien, une ou deux paroles (ca va, pas froid, c'est bon), on zigzague à travers les coureurs et coureuses, on fait attention aux bosses, trous, trottoirs, rond points etc..., on ne veut pas se blesser dés le début. 2 ou 3 km après le départ, Jean Paul s'arrête pour un problème de chaussette (attention à bien préparer son matériel et son équipement et à le vérifier plutôt deux fois qu'une). On repart sans trop de problème, parce que on se refroidi vite, alors il ne faut pas trainer. La première heure passe relativement vite. Pascal me dit que nous sommes à une vitesse de 10 à 10,5 km/h, je suis un peu étonné, mais tant que je peux continuer sur ce rythme, je le fais et je me dis que c'est toujours çà de pris. Un petit peu avant l'heure de course, Jean Paul nous dit qu'il ne peut plus suivre notre rythme, qu'il le juge un peu rapide et qu'il préfère régresser un peu pour pouvoir terminer je pense plus fort. Je ne dis rien, je ne connais pas la course et Pascal lui dit ok, en espérant que l'on se retrouve aux ravitaillements. ( On ne le verra plus et il abandonnera. Dommage ) On a déjà attaqué les premières côtes et je ne m'en rends pas trop compte. Le rythme est toujours bon. Je suis bien. Je n'ai pas froid (les pieds, merci RUNNING CONSEIL) et pour le reste merci moi parce que je n'ai pas d'autre sponsor !!.  Quelques centaines de mètres après les premières montées, on entre dans le vif du sujet, les chemins. Jusqu'à maintenant c'était du bitume. Ah oui j'ai oublié de vous dire, la saintelyon, c'est moitié bitume, moitié chemin avec un dénivelé  de 1300 m positif, de 1700  m négatif et une altitude de 850 m ). Bien entendu on attaque sur la neige. Etant donné le nombre de participants qu'il y avait déjà devant nous, la neige était bien tassée. C'est bien c'est plus facile que de s'enfoncer et d'être obligé de lever les pieds. Mais qui dit neige tassée, dit glissades. Je mets le mot au pluriel parce que nous avons glissé et nous sommes tombés plusieurs fois. Une chute mémorable pour Pascal, selon ses dires, parce que je n'ai pas vu ( peut être rajoutera t'il un mot sur sa glissade !! ). Cela dit on arrive quand même à tenir un bon rythme et le temps sur le kilomètre ne descend pas beaucoup.

Premier ravitaillement : ST CHRISTO : 15 km / 1h47. Je suis bien, même très bien. Je m'alimente et bois normalement, je me sens bien, je me dis pourvu que cela continue comme ça. Je ne m'enflamme pas trop, je ne veux pas brûler les étapes, avec ce que nous venons de faire, je m'attends encore au pire. Inutile de vous dire, mais je le redirai quand même que Pascal lui est serein, tranquille, même pas essoufflé !! ( il m'énerve!!!), non je rigole. On reste entre 03 et 05 minutes, d'ailleurs c'est ce que l'on fait à tous les ravitaillements, sauf pour un... MEMORABLE...
On repart. Il fait froid, difficile de redémarrer, pendant un petit km je me frotte les bras et le haut du corps. J'ai froid aux mains, malgré deux épaisseurs de gants, je commence à vraiment sentir le froid. En revanche, pas d'autre problème. Pourvu que ça dure. Mais pas le temps de gamberger avec le froid, on continue dans les montées. 8 km de montée. C'est de la neige et presque que du chemin. La neige et la glace se mélangent. On ne sait plus comment il faut courir, soit on appui et on s'enfonce, soit on pose juste le pied en espérant ne pas glisser et tomber. C'est à partir de là que les premières glissades arrivent. Heureusement que nous courrons tous côtes à côtes ou juste les uns derrière les autres à moins de un mètre. On peut alors se rattraper et s'aider à se relever. C'est dans ce type de course que l'on voit la solidarité entre coureurs. On s'entraide et c'est magnifique. On souffre ensemble, on va au bout ensemble. A ce niveau là, ce n'est pas le chrono qui compte, c'est l'arrivée. En point de mire cette satanée ligne d'arrivée. IL FAUT LA FRANCHIR !!!.  Mais courir par ce temps glacial, cette température basse et froide, cette neige et glace mélangées, ce n'est pas facile. Curieusement, je trouve que l'on ne s'en sort pas trop mal avec Pascal. Il est soit devant à mener le train soit c'est moi, mais je vous rassure c'est beaucoup plus exceptionnel pour moi, c'est surtout lui qui mène le train.  On court soit côte à côte, soit devant et derrière à un mètre ou deux en fonction des difficultés. Au lieu de se retourner pour voir si l'autre suit, ce qui pourrait nous être fatal et nous coûter encore une chute !, on s'appelle et on lève une main pour dire que l'on est là et que l'on suit. Pour le moment ça va, le train est bon, on est toujours dans les temps de 08 heures 15, ce que je trouve un peu présomptueux de ma part, mais tant que ça court et que je me sens bien, pourquoi pas. Au cours de ce parcours, Pascal me dit de m'arrêter sur le coté alors que nous venions de faire un petite grimpette ( encore une !! ) et de me retourner pour voir le spectacle. Incroyable. Nous étions au sommet d'une côte avec une courbe aussi bien en descente qu'en montée. On voyait toutes ces lumières qui montaient lentement mais surement cette côte et toute les lumières qui la descendait. Cela formait un serpent. C'était presque magique. Un peu la fête des lumières de LYON avant le jour J. Mais il ne faut pas s'arrêter longtemps. Quelques secondes parce qu'il fait froid et on repart. Il ne faut surtout pas se refroidir.

Deuxième ravitaillement : STE CATHERINE : 27 km / 03 heures 27.  On est toujours dans les temps des 08 heures 15. Incroyable. Mais depuis quelques minutes je ressens le froid aux mains, au bout des doigts et surtout ce qui n'est pas normal un petit peu sur le haut du corps. Pourquoi je ne sais pas. Est ce que je commence à fatiguer ?, peut être, mais alors ce n'est pas le moment, il reste du chemin à faire. En plus, je n'en ai pas encore parler, mais j'ai très mal aux tendons ( chevilles ). Ca commence à devenir de la compote, si on me touche les tendons je hurle, est ce que je vais tenir je n'en sais rien mais pourvu que je n'ai pas autre chose parce que ça fera beaucoup..... Inutile également de rajouter que Pascal est toujours serein, tranquille, c'est une balade pour lui. A ce moment là, au cours de ce ravitaillement, je fais une très très grosse erreur. Concernant l'alimentation, je ne suis pas serein, je ne mange pas beaucoup et je ne bois pas beaucoup, ce n'est pas bon. J'ai froid et je ne suis pas bien. Il me reste un tiers du camel back environ mais comme j'ai froid je décide de le remplir avec du thé chaud. J'aime le thé, j'en bois tous les jours, pas de problème. Seulement ce thé était très sucré et pas bon pour moi pour la suite. Un ou deux étirements et on décide de repartir. Il fait très froid. Le premier kilomètre est vraiment très dur, pourtant à partir de STE CATHERINE les principales difficultés sont passées alors ça devrait aller, tu parles !. Il y a 9 kilomètres pour atteindre le prochain ravitaillement. 9 kilomètres d'enfer. Plus je buvais, plus je sentais que ça n'allait pas. J'avais mal au ventre, envie de vomir, je n'étais pas bien. En plus, on attaque cette fameuse descente du bois d'arfeuille. Très casse gueule, très glissante, l'enfer. Pascal m'avait prévenu, il m'avait dit que ce serait une partie très technique où il ne fallait pas se louper, aller doucement, faire attention aux appuis, bref : ne pas se blesser et passer cette partie. Pour être technique, elle est technique. Des passages très étroits, que du chemin, de la neige, de la boue, de la glace, des chutes, tout pour plaire. A un moment, on a même été tous obligé de se mettre en file indienne, accroupis en prenant appui sur le rebord de la neige qui avait une hauteur de 40 cm environ et de glisser parce que le fond n'était que de la glace, donc très dangereux. Je n'ai jamais couru dans ces conditions. C'est de la folie. Mais qu'est ce je fais là. Je serais mieux dans mon lit bien au chaud. Il faut être fou pour se retrouver à 04 heures du matin en train de courir, que dis je courir, glisser... faire du patin à glace !! au lieu de tranquillement dormir. C'est n'importe quoi. En plus avec l'envie de vomir, je ne sais plus où je suis. Plus je bois, plus j'ai mal. Mais je suis obligé de boire, déjà que je n'arrive rien à manger, il faut au moins que je boive. Je ne parle plus, déjà que je ne parlais pas beaucoup, je souffre en silence, j'en ai marre. Je m'accroche, je vois Pascal qui continue malgré tout, mais je sens que le rythme a bien ralenti. Je me dis que je suis en train de tout foutre en l'air, que je ne vais pas y arriver. Il faut que je m'accroche, mais c'est dur. J'ai encore mal aux tendons, je le savais dès le départ qu'ils seraient douloureux, même avant de commencer cette aventure.  On arrive enfin à bout de cette descente d'arfeuille. Il a fallu beaucoup de concentration pour ne pas se blesser. On est tombé plusieurs fois. On a glissé plusieurs fois, heureusement on ne s'est pas fait mal. Je pense que Pascal comprend que j'ai mal, mais il ne dit rien, et moi non plus d'ailleurs, je ne veux pas l'ennuyer avec ça. On passe les 30 km, Pascal me dit 30 km de passés. Je lui réponds" super je n'avais jamais couru plus". Donc à partir de maintenant ce n'est que du bonus. Pascal était plus content que moi. Il faut dire que j'en pouvais plus avec ce mal de ventre et mal aux tendons.

Troisième ravitaillement : ST GENOUX : 36 km / 05 heures 11. Impensable. Vous avez bien lu 05 heures 11. 01 heure 44 pour faire 09 km. C'est fou. Non seulement la partie était très technique et dure, mais en plus j'ai ralenti l'allure et cela me désole surtout pour Pascal. Je ne voudrais pas le décevoir. Il m'a fait confiance pour le dossard de Florence et je voudrais mériter cette confiance. Plusieurs fois je lui ai dis de me laisser et de continuer tout seul, pour qu'il se régale au moins, qu'il coure à son rythme, qu'il s'éclate mais il n'a jamais voulu. Attendre quelqu'un, courir à ses cotés, se mettre à son rythme ce n'est vraiment pas facile. Et chapeau pour lui parce qu'il lui a fallu beaucoup de patience. D'ailleurs à ce ravitaillement  il en a eu de la patience !!!. Jusqu'à maintenant on s'est arrêté environ entre 3 et 5 minutes. A celui ci s'est presque 15 voire 20 minutes.... jamais vu ça. Je suis arrivé, j'ai enlevé mon camel et j'ai jeté le reste du thé. J'étais écoeuré. Je n'en pouvais plus. J'avais mal au ventre, je sentais que j'avais mal à la tête aussi, que j'étais blanc, je me suis dis, c'est pas bon, je suis mal, très mal. Pascal s'en est aperçu. Pendant qu'il s'alimentait et buvait, il m'a pris le camel et m'a dit "je m'en occupe, je te mets de l'eau, profite pour t'alimenter". Tu parles. Je ne pouvais rien boire, rien manger. J'ai essayé mais rien ne passait. Je mâchais mais je n'arrivais pas à avaler. Je marchais sous la tente et tout d'un coup je suis sorti. J'étais très mal. Je suis allé derrière la tente. J'ai vomi. Que du liquide. C'est sorti par devant et par derrière.... J'ai eu la diarrhée. Tout pour plaire. Désolé pour les lecteurs, mais il faut le dire. J'avais quand même prévu. Pas la diarrhée, mais la grosse commission ( si vous voyez ce que je veux dire ). Au départ j'avais pris quelques feuilles de papiers WC. Un signe ?, peut être. Mais c'est dommage. Pendant que je vomissais et que j'avais cette foutue diarrhée, j'entendais pascal qui appelait " MICHEL, MICHEL". Je lui répondais mais il ne m'entendait pas. Il me cherchait de partout. Je sentais dans sa voix qu'il était inquiet mais je ne pouvais pas lui courir après alors que j'étais tout défroqué, ça aurait été mal approprié !  Les minutes passaient. Pascal criait et moi je me vidais !!. Au bout de quelques minutes je reviens sous la tente. J'entendais toujours Pascal qui criait, je lui répondais. Il y avait deux fous sous la tente. Un qui criait MICHEL, l'autre qui criait OUI JE SUIS LA, PASCAL. Tout le monde me regardait, je ne sais pas ce qu'ils disaient mais bon, à ce moment là j'avais tellement mal que je m'en foutais. Je retrouve Pascal. Soulagé il me dit qu'il croyait que j'étais tombé quelque part ou que j'étais parti avec l'ambulance. C'est mal me connaître...
Il me donne le camel. Je suis adossé à une rambarde, j'ai toujours très mal au ventre. Je ne suis pas bien. Pascal me révèlera par la suite que quelqu'un lui a dit en me voyant " Il n'est pas bien ton copain ". Effectivement je n'étais pas bien. Pascal me dit plusieurs fois, si tu ne te sens pas bien tu arrêtes, tu abandonnes, il vaut mieux parce que après il n'y a pas de poste de secours et il y a 12 km à faire. C'est flou dans ma tête. J'ai mal mais je ne veux pas abandonner. Je n'ai pas fait tous ces km pour rien. Au bout de quelques minutes, je décide de repartir. Je pense que Pascal doit me prendre pour un fou, mais tant pis, je n'arrête pas et je n'abandonne pas. Je décide de repartir. Mais je n'ai rien dans le ventre, je n'ai pas mangé et je n'ai pas bu. Tant pis il faut repartir. Quand je sors de la tente, le froid m'envahit. J'ai vraiment froid, mais cette fois de partout. Je me frotte et je tape des pieds, je bouge les mains, je commence à mettre un pied devant l'autre et on court tant bien que mal. Ce n'est presque que de la descente. 09 km de descente ou faux plat. Au fur et à mesure que j'avance, je me sens un peu mieux. Je recommence à boire. Le rythme petit à petit s'élève et j'ai l'impression de mieux courir. Il faudra que je demande à Pascal. Mais je me sens mieux c'est déjà pas mal. La descente est quand même assez technique aussi. Il faut bien faire attention. Et là, je commence ( en plus du reste) à avoir mal au genou droit, mon genou opéré. Il ne manquait plus que ça. Je n'avais jamais eu mal à ce genou depuis ma reprise, et il faut que ça tombe aujourd'hui. J'en ai marre. Je dis rien à Pascal, parce qu'il va penser " il a mal de partout, c'est un éclopé, qu'est ce que je fais avec lui ?". Et il n'a pas tort. Parce que quelques kilomètres plus loin : nouveau problème. Je les cumule. En plus j'ai les premières impressions de fatigue, c'est mauvais, parce qu'il reste beaucoup de km. Le problème ce sont les crampes, uniquement à la jambe droite. C'est déjà pas mal !!!. Mais cela me coupe dans l'élan que j'avais repris peu à peu. Mais qu'est ce qu'il va dire Pascal ???? Nous sommes vers le 40 ème km, crampes au mollet et à la cuisse. Je m'arrête. Je fais des étirements. Je ne veux pas m'arrêter longtemps, je sens de suite le froid et je n'ai pas envie de me refroidir. Je repars en sentant encore cette foutue crampe, mais tant pis, il faut souffrir pour passer la ligne. Avec tous ces problèmes physiques, je trouve quand même que je m'en tire pas trop mal. Le sol est toujours gelé, nous n'avons presque plus l'épaisseur de neige et on commence à courir uniquement sur la glace, la boue ou le bitume. Ca veut dire que ça sent bon??? peut être. Une anecdote sur les crampes. Pascal m'avait dit avant la course. Prend des cachets sporténine, c'est pour la prévention des crampes. On en a pris toutes les heures. Les trois ou quatre premières heures, je prenais tranquillement mes cachets dans ma sacoche. Après je ne pouvais plus. C'est Pascal qui me donnait la béquée !!!.  Il m'enfournait dans la bouche les cachets au moment voulu. Heureusement qu'il était là. Qu'est ce que j'aurais fait sans lui. Je ne sais pas. Peut être que j'aurais arrêté.....

Quatrième ravitaillement : SOUCIEU : 45 km / 06 heures 37. Intérieurement je me dis que plusieurs concurrents sont déjà arrivés. Et nous on est toujours sur le parcours. Pour combien de temps, je ne sais pas encore. De toute façon c'est bien décidé, je n'abandonnerai pas. Je finirai. 45 km, j'ai fait 45 km. Incroyable. Plusieurs fois j'ai encore dis à Pascal de me lâcher et de terminer seul. Je ralentissais la cadence, je voyais qu'il s'ennuyait qu'il pouvait faire dix fois mieux. Pas une goutte de sueur sur son front. Frais comme un gardon. Une bête mon pote.
J'ai repris un peu du poil de la bête comme on dit, mais je n'arrive toujours pas à m'alimenter comme il faut. Presque rien ne passe.  Pourtant je sais qu'il faut que je mange mais je n'y arrive pas. On repart. Nous ne sommes restés que 05 minutes au ravitaillement. Nous avions depuis quelques temps de la descente et quelques petites montées sans plus, mais maintenant ça change. Pour aller à BEAUNANT il n'y a presque que des montées et une descente sur la fin. Les montées font très mal, aussi bien physiquement que moralement. Je ne sens plus rien. Je commence à avancer en roue libre comme un automate. J'ai mal de partout. Les douleurs s'amplifient. Le coup de mou que j'ai eu à ST GENOUX me reprend. Normal, je n'ai rien mangé depuis plusieurs km, rien dans le ventre, que de l'eau. La cadence s'est drôlement ralentie, on dirait que je fais du sur place. Je suis dégoûté pour Pascal, je le redis : je suis ennuyé pour lui je suis énervé intérieurement, mais je ne peux pas faire plus. Je ne sens plus mes tendons, c'est de la bouillie, j'ai trop mal. Je recommence à me dire que j'y arriverai pas, ce n'est pas possible. Beaucoup de coureurs nous doublent. Je suis énervé. Certes, il y a pas mal de coureurs relayeurs mais aussi quelques solos et c'est ça qui fait mal. Ca fait longtemps que je ne parle plus. Il n'y a que Pascal qui me pose des questions. Moi je ne dis rien. Je souffre en silence. Je ne suis pas d'un grand secours pour lui. S'il pensait que l'on allait parler et discuter tout le long c'est foutu. Je n'ai même plus la force de parler. J'ai mal de partout, tendons, genou, cuisse. Le moral en prend un sacré coup. On décide de mettre la musique. J'avais déjà les écouteurs dans les oreilles depuis le début. Appui sur start et musique à fond. Cela me ravigote bien et me donne un petit coup de chaleur. Pascal n'arrive pas à mettre ses écouteurs. Il s'arrête ( je le sais plus tard parce que moi je ne peux pas m'arrêter, si je le fais, je tombe ) et place ses écouteurs. Au moment de repartir grosse gamelle pour lui. Tout le monde a applaudi. Mais quand même il a encore, une dizaine de jours après, mal au postérieur. Tout ceci pour dire que s'il s'était vraiment fait mal, je ne l'aurais su que beaucoup plus tard ne le voyant pas me rejoindre, il n'avait pas de mal !!!, c'est pour ça que si on fait une course à deux, il faut essayer de rester tout le temps ensemble côte à côte ou devant derrière mais à un ou deux mètres pas plus. A un moment donné Pascal a arrêté sa musique, je ne sais pas pourquoi. Moi je l'ai gardée. Le son était fort. Pascal entendait ce que j'écoutais. J'avais du M.J. , Dire Strait, Imagine, Billy Paul, de la Funkie et quelques tubes actuels. Merci karoline ( ma fille ) pour m'avoir trouvé ces morceaux. Quand Pascal a reconnu M.J. il s'est mis devant moi et en même temps qu'il courait qu'est ce qu'il faisait. IL DANSAIT. Moi j'étais mort, je n'en pouvais plus, je souffrais de partout et Pascal dansait en courant. !!! Incroyable. Sacré Pascal. Tu as une condition physique exceptionnelle. Entretien là. Tu es un sacré sportif. Aussi fort physiquement que moralement. Chapeau ma poule.

Cinquième et dernier ravitaillement : BEAUNANT : 56 km / 08 heures 27. Je suis intérieurement content. 56 km c'est bien. Mais quand je pense qu'il en reste encore 12, mon moral redescend vite, très vite même. 08 heures 27, c'est en secret le temps que je voulais faire au début, je pensais entre 08 heures 30 et 08 heures 45. J'en suis loin. On se dit pourtant il n'y a que 12 km. Ce n'est presque rien. A raison de 9 km/h environ, on aurait pu arriver vers les 09 heures 30 / 09 heures 45. Que nenni !!!!!!. J'arrive un peu à manger, mais c'est dur. Heureusement je bois. C'est ce qui ma sauvé. De toute façon c'est le moral qui m'a sauvé. Je suis très têtu, ( n'est ce pas Nicole ). Quand j'ai décidé quelque chose, je le fais, quoi qu'il arrive. A ST GENOUX j'avais dit que je finirai, eh bien je finirai. En marchant, en rampant, n'importe comment mais je finirai. Je veux passer cette ligne d'arrivée.
Pascal a passé le chrono du ravitaillement avant moi, il avait quelques mètres d'avance. Il a accéléré pour pouvoir téléphoner à Florence et lui dire que l'on était à une heure, une heure et demie de la ligne d'arrivée. Quand je l'ai vu accélérer, j'étais encore gêné pour lui. Dire qu'il aurait pu faire cette course beaucoup plus facilement et qu'il aurait déjà fini s'il avait été seul. Mais bon, n'en parlons plus. En passant devant lui, je lui demande que Florence appelle Nicole ( mon épouse ). Je devais l'appeler mais je n'en ai pas la force. On s'arrête moins de 05 minutes et on repart. Inutile de dire que je ne mange presque rien, tandis que Pascal ingurgite tout ce qu'il peut et boit comme un trou ! On fait une centaine de mètres et qu'est ce que je vois devant moi, une énorme montée. Jamais vu ça. Une montée sur 1 ou 2 km. Tout le monde marchait. De toute façon je n'aurais pas pu faire autrement. Cette montée, ça passe ou ça casse. Pour nous c'est passé. Comment je ne sais pas. Après cette montée, c'est presque que du plat, faux plat et descente. Ca fait très mal de partout. Je dis plusieurs fois à Pascal que je n'avais plus de jus, je commence à alterner la marche et la course, c'est mauvais. Ce n'est pas bon. Je ne le sens pas. Tout se joue au moral. Il faut en avoir sinon tu ne finis pas. Il faut courir ou marcher, mais ne pas s'arrêter. J'ai alterné la marche et la course jusqu'au panneau 5 km. Au fait en parlant de panneau, je n'ai vu que deux panneaux. Un indiquant 15 km et celui-ci. Etonnant. les autres je ne les ai pas vus. Au panneau 5 km, gros gros coup de mou. Je n'en pouvais vraiment plus. A force d'alterner la marche et la course, eh bien je me suis arrêté. Arrêté de courir. J'ai marché. Je suis désolé pour Pascal. Je savais que ce n'était pas bon pour lui, mais je n'en pouvais plus. Ces interminables km, ces lignes droites, les chaussées verglacées, on avait pas d'appuis on faisait du patin, en plus un vent incroyable soufflait. Il était glacial et fort. Vivement que j'arrive! je suis mort. J'essaye plusieurs fois de repartir, dix, vingt , trente mètres et à chaque fois c'est plus fort que moi, il faut que je marche, je ne peux plus courir. Combien et combien de coureurs nous ont doublé. Je rageais, mais pourquoi je n'y arrive pas. On perd du temps, on perd des places. Bouge toi, je me disais de me bouger mais rien, je n'arrivais plus à courir. Les quais interminables, le long du Rhône, je n'ai jamais vu aussi long, en plus avec le vent, on aura tout eu, le pont pasteur, le vent nous poussait sur le coté, les berges pour aller au parc de Gerland, longues, boueuses, verglacées, interminables, le parc de Gerland , enfin. Pascal me dit "tu vois à la fin au fond, on tourne sur la gauche et le parc des sports avec l'arrivée est là ". L'arrivée !. Ce mot était pour moi signe de délivrance. Avant de prendre le virage on se remet à courir comme il faut. Il reste quelques centaines de mètres à parcourir. Qu'est ce que c'est deux, trois ou quatre cent mètres quand on a parcouru 68 km. Rien ! mais non, c'est encore l'enfer. Mais quand cela va se terminer. Et tout d'un coup, Pascal me dit : "regarde, Florence et Nicole à l'arrivée ". Incroyable mon épouse qui est venue avec Florence nous accueillir. Je n'aurais jamais pensé que ma femme viendrait. Normalement c'était mon beau père qui devait venir me voir à l'arrivée. Il habite le quartier de Gerland pas loin du palais des sports, jamais je n'aurais pensé à ma femme. Je suis content et fier. Arrivés à leur hauteur, elles nous emboitent le pas. Florence vient m'encourager pour les derniers mètres. Merci Flo. Nicole vient à mes cotés. Je lui prend la main. Je suis content et fier d'elle. Depuis trois ans elle n'a pas couru suite à des problèmes physiques et là, elle passe la ligne d'arrivée avec moi en courant pendant une centaine de mètres. C'est fou. Cette ligne d'arrivée. Cela fait des jours et des jours que j'en rêve. Je la passe. Incroyable j'y suis arrivé. J'embrasse ma femme. Je suis heureux. J'ai mal de partout. Je n'en peux plus, mais quelle fierté. Je me retourne et je vois mon pote, mon ami, Pascal. Je tombe enlacé dans ses bras. On pleure presque. Quelles souffrances. Je le remercie, mais pas assez. Jamais je ne pourrais le remercier assez. Il m'a supporté pendant toute cette satanée course. Parce que c'est une sacré course la saintelyon. Tant que tu ne l'as pas faite tu ne peux pas savoir. 10 heures 18, voilà le temps à l'arrivée, ce sera 10 heures 15, temps officiel.

ARRIVEE :
Curieusement je me suis restauré à l'arrivée. J'ai mangé un petit sandwich et j'ai bu. On est resté plusieurs minutes à goûter cette ambiance de course et d'arrivée. C'est incroyable, cela fait chaud au coeur. J'ai eu des courbatures pendant trois jours et petit à petit elles se sont atténuées. Après réflexion, je me dis que je n'étais pas préparé comme il faut pour faire ce genre de course. Il faut être prêt physiquement et psychiquement. Je n'avais ni l'un ni l'autre.  Mais quelle joie de passer cette ligne d'arrivée, quelle fierté. Après tout ce que l'on m'avait raconté sur cette course, j'avais enfin franchi la ligne. Un grand ouf de soulagement. Je pourrais dire je l'ai faite.

EPILOGUE :
Merci à Pascal de m'avoir proposé le dossard de Florence. Merci à Florence de m'avoir laissé son dossard. Merci à Pascal pour avoir fait quelques préparations avec moi. Merci à lui pour tous les conseils avant, pendant et après. Merci à mon épouse pour m'avoir supporté pendant la préparation et m'avoir préparé les repas ( gâteau sport ) et surtout de m'avoir fait confiance. Un très grand MERCI a Pascal pour avoir couru avec moi. Un merci anonyme également à toutes les personnes croisées sur le bord des chemins qui arrivaient de je ne sais où et qui encourageaient tous les coureurs. Heureusement qu'elles étaient là.

Peut être à l'année prochaine. Je n'ai pas encore pris ma décision. Je suis encore dans le nuage de la course. Je vais réfléchir. Quoi qu'il en soit c'est une très belle aventure.

1 commentaire

Commentaire de Mustang posté le 25-12-2010 à 11:11:00

Quel récit!!!bravo d'être aller jusqu'au bout!!!!

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