Récit de la course : Saintélyon 2013, par Seydoublen

L'auteur : Seydoublen

La course : Saintélyon

Date : 8/12/2013

Lieu : St étienne (Loire)

Affichage : 960 vues

Distance : 76km

Objectif : Terminer

5 commentaires

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La SaintéLyon 2013, c'est frais !

Et ben voilà, à se laisser petit à petit entraîner par ses potes de trail sur des distances de plus en plus longues, on se retrouve inscrit sur la SaintéLyon. Et comme on fait bien les choses, ce ne sera pas les 70 km « habituels », mais 75 km avec un parcours revisité pour la doyenne des courses  nature française !

Alors au début, on a peur mais ça rigole et puis on attaque une prépa sur 6 semaines, parce qu’on a lu que ça devrait suffire. Et au fur et à mesure,  on se demande comment ces quelques centaines de kilomètres cumulés vont bien pouvoir permettre d’aller au bout ! Mais quand on en est là, c’est trop tard, y’a plus qu’à…

Après un énorme concert d’IAM, le vendredi soir, on prend la route pour Lyon avec les brothers, Iom (Guillaume) et BenjFox15 (Benjamin). Judith est au volant, elle, qui va partir sur la SaintéSprint. Bizarrement, elle est beaucoup plus détendue que nous.

Après avoir chopé mon dossard chez un pote engagé sur la SaintéExpress (décidément, toute la France court !), direction le Palais des Sports de Gerland pour que les frangins récupèrent à leur tour leurs chasubles. On retrouve Phoon (François) et 2 amis, Alain et Sébastien, à la sortie du village. Il est 18 h et il ne manque que Raphaël pour que la navette soit prise.

C’est chose faite aux alentours de 18h30 ! 1h plus tard, nous sommes installés au Flore pour la pasta party de Kikouroù. Un vrai moment de convivialité où je commence à comprendre que notre petit groupe a des objectifs bien différents. On mange, on se change, on rigole, on essaye de se reposer un peu, on écoute les infos venant de la 180… ça monte !

23h, direction le Parc des Expo de Saint-Étienne pour prendre la mesure de l’ampleur de l’événement et se rapprocher doucement de la ligne de départ. 23h30, on est dans le sas « 7-9h », juste derrière les Élites. Pas vraiment mon objectif, mais je suis Phoon et Alain, habitués de l’épreuve. 

Le départ est donné, ça marche un peu, on trottine et puis ça se lance. Le rythme est soutenu sur les premiers kilomètres. On a déjà perdu Alain et Sébastien, avions de chasse annoncés !

Tout le monde suit, on est toujours 5. Le panneau « Arrivée à 65 km » arrive hyper vite, ça fait bizarre. On commence à se dire que l’on part un peu trop vite et dans les prochaines côtes, on décide de ralentir un peu. Juste avant Saint-Christo, on perd Phoon de vue. Ce sera donc une aventure à 4, mais c’était un peu prévu.

1er ravitaillement atteint en 1h40, un peu moins de 10 km/h, c’est rapide, trop rapide. Mais finalement, cela nous permettra de rester dans une partie de la course où les bouchons seront évités. 

La partie Saint-Christo/Sainte-Catherine se fait bien, même si le terrain est vraiment piégeur, ça gamelle sévère parfois ! 3h29 de course et on rallie ce 2ème ravito, on a clairement baissé le régime mais tout va bien. On est complétement OK avec le plan de course en 10h.

Direction Saint-Genou, sur cette portion on a un peu trop géré et la montée du Bois d’Arfeuille est peut-être la raison de ce retard sur le plan de marche.

La tête commence à rejoindre les jambes au niveau de la condition. Cela devient rude, je commence à raisonner au kilomètre, ou par étape. Soucieu est dans 3 bosses et une grosse descente. A partir de Saint-Genou, les étirements deviennent l’usage systématique et cela permet de relancer la machine sur les premiers kilomètres suivants. On en est au point où les descentes deviennent aussi pénibles que les montées, même si cela fait un moment qu’on a arrêté de courir dans ces dernières.

Soucieu est atteint en 7h, on a repris le temps. Benjamin veut accrocher les moins de 10h et la Sainté de Bronze. A ce moment de la course, j’en ai plus grand-chose à faire, je veux juste finir. J’aperçois Alain derrière les tables du ravito, vers les kinés. On le rattrape à la sortie du gymnase, il boîte. Verdict : tendinite du genou, arrêté 10 km avant Soucieu. Il nous dit qu’il a vu François passé il y a une demi-heure.

On repart. Cette partie sera pour moi la plus dure de la course. J’attends le lever du jour avec impatience, prend de plein fouet la pointe de rosée et son rafraîchissement. Comme j’ai repéré quelques point sur cette portion (parc de Chaponost, le passage du Garon…), j’ai encore plus l’impression que l’on avance plus. Je sais que si je m’arrête de courir, je ne repartirais pas. Je laisse les frangins me rattraper après un arrêt pipi, au lieu de les attendre.

J’attends la côte de Beaunant comme le messie, c’est dire ! Je sais que si j’arrive là, je me referais une petite santé pour les derniers kilomètres.

On y est ! Les voilà, ces fameux aqueducs ! Il est un peu moins de 9h, on a l’objectif en vue. On marche sur la côte, on essaye de courir jusqu’à la Mulatière, on descend les escaliers en courant, on passe sous le pont, on remonte dessus, on le traverse. Au bout, le panneau « 2 km », ça sent bon, on rentre dans le parc, j’ai envie de pleurer, je retiens, ça m’empêche presque de souffler correctement. Il faut que je me calme, j’en rate le panneau « 1 km » donc je commence à gamberger et puis ça tourne à gauche : « Arrivée 150 m », la Palais des Sports, les encouragements, l’entrée, le passage sous l’arche, les potes, leurs sourires, les embrassades… 9h52, on l’a fait ! On a fini ! Merci les copains, sans eux pas sûr d’avoir été au bout !

Grand bonheur de trouver ma copine derrière les barrières, en larmes, c'est elle qui réalise peut-être le mieux la chose à ce moment-là. Les copains, aussi, sont là qui n'ont pas beaucoup dormi après leurs courses respectives, c'est chouette !

Finalement, ce parcours s'est avéré moins bitumé que ce que je pensais et d'une belle technicité, mais les conditions hivernales l'ont rendu bien exigeant et cassant... l'aventure en somme !

5 commentaires

Commentaire de phoon posté le 12-12-2013 à 11:53:07

bravo bbr , belle course. on se revoit au vulcain ?

Commentaire de Seydoublen posté le 12-12-2013 à 11:59:48

Non je ne pense pas, je dois préparer un concours qui commence fin mars, donc la CAP entre parenthèse pendant un petit moment... en tout cas de façon sérieuse.

Commentaire de Sabzaina posté le 14-12-2013 à 07:50:31

Bravo à toi pour ta course :)

Commentaire de iom posté le 19-12-2013 à 19:06:12

bravo trand bien gérée la course t'es prêt pour une 6000d

Commentaire de ThomGarcia posté le 03-02-2014 à 20:47:07

Félicitations pour ta course et pour ce super récit !! Ça donne envie 😉

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