Récit de la course : Ultimate Race Trail Marseille - 65 km 2017, par Runphil60

L'auteur : Runphil60

La course : Ultimate Race Trail Marseille - 65 km

Date : 26/5/2017

Lieu : Marseille 01 (Bouches-du-Rhône)

Affichage : 608 vues

Distance : 65km

Objectif : Objectif majeur

2 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

4 autres récits :

A chacun son Everest !

 
 

Préambule :

Après Crest en 2016, la destination « vacances » de mai 2017 était Plan D’Aups Ste Baume pour le Half Ultimate Race pour le week-end de l’Ascension. Cette course entre dans le programme de Marseille 2017, capitale Européenne du sport. Les raisons : le pont de 4 jours annoncé tôt pour les enfants, une première édition, le Sud et une course en ligne dans des coins que je ne connais pas. Ma préparation s’est bien passée (même si mes sensations ne me rendent pas très confiant !), le logement trouvé à 3 km de l’arrivée avec piscine, les billets de train et la voiture bookés tôt. J’arrive frais sur cette course, et heureusement, il doit faire plus de 30 au départ !

Je suis avec Cédric95, un kikou rencontré au Ventoux et c’est déjà notre 3 course partagée. Arrivés une bonne heure avant le départ, nos préparatifs se font bien, l’organisation est bien centralisée et semble rodée. Nous rejoignons le sas de départ, une piste d’athlé, 10 petites minutes avant le départ, donné à 15h00. L’objectif était dans les 9h00, mais avec cette météo, on allonge la durée ! Nous discuterons rapidement avec Guillaume 84 et Rem. (certains, que l’on peut qualifier de fous) vont faire 130 km pour arriver à Marseille !

KM 0 – KM 18 :

Nous partons en milieu de peloton à un rythme retenu en raison de la chaleur, le cœur monte tout de suite au moindre effort. On monte gentiment pour sortir de Aix sur route puis sur des chemins roulants. Les décors sont sympas, l’ambiance est concentrée et bonne. On passe ensuite sur des chemins roulants jusqu’au barrage de Bimont, KM 10, où un point d’eau permet de mouiller la casquette.

Notre première ascension de la Ste Victoire est devant

Elle est pas bien la casquette?

Le lac est superbe et c’est à partir de là qu’on attaque la première montée de la Ste Victoire par le sentier de crête Imoucha sur des chemins techniques, nous allons assez nous séparer avec Cédric, chacun sa croix ! Je vais mettre 56 min avant de basculer une première fois pour faire un bon 4 km. Je gère bien ma montée, je suis dans les plus rapides autour de moi et je suis frappé de croiser autant de randonneurs.

En bas de la descente, ce sera le 1er ravito, attendu ! La première partie de descente est sympa, en single avec de la pierre mais une pente faible. On se retrouve ensuite sur une large piste bien raide qui tape où il faut « retenir » en permanence. J’arrive au ravito en 2h29, je me rafraichis la tête, la casquette, lavage de mains et remplissage des flasks. Je passe ensuite au ravito ; eau gazeuse, tuc et ?, à l’envie. Je croise un coureur qui discute en disant qu’il vient de l’Oise dont la tête me « parlait », évidemment, il est du club d’Agnetz, marrant ! Je quitte le ravtio après 4min et suis bipé 26 ème, je ne pensais pas être si bien placé !

 

KM 18 – KM 30 :

Nous repartons en montée sur des chemins larges avec un coureur tous mes 30 à 50 m. Je fais mon dernier pipi du jour. Ce chemin est un peu long, au soleil, vivement la deuxième montée !  Nous l’attaquons réellement au KM 22, 3h04 de course. Nous sommes d’abord en sous-bois, quelques passages se courent et je double régulièrement, tout en étant parfois doublé ! Au KM 23 on arrive sur un gaillard qui serait en crise de tétanie, celui qui a du réseau avise le PC, on le libère de son sac, on lui parle et on essaie de le faire ventiler moins vite. C’est impressionnant, ce coureur du 130 porte un short de le Diagonale des fous, il a dû déjà en voir, mais bon ! Quand d’autres coureurs arrivent derrière nous, nous leur passons le relais et poursuivons notre progression sur le chemin des Plaideurs en direction du Pic des Mouches qui est au KM26. Sur ce chemin difficile, je monte à ma main, en grapillant des coureurs sans m’arrêter, je bois beaucoup et mange un peu, mais là pas de SMS ou de tel, la chaleur m’écrase ! Le passage en crête est vraiment génial, pas facile d’y courir, mais quel pied ! J’arrive tout en haut en 4h18 (1h14pour 4 KM !) De là, descente sur Puyloubier et le ravito au KM 30,5. Je descends à ma main, préservons les quadris, la première partie se cour très bien, par contre, la seconde est faite de marches vraiment mal agencées, du coup ca freine ! Mais dans cette partie, on entend le speaker qui est au ravito, et ça ça fait du bien ! J’arrive au ravito, plein de spectateurs qui encouragent, on est sur la place du village et il y a du monde ! Je prends 5 min pour me rafraichir (il est 20h00), remplir les flasks, avaler une soupe, de l’eau gazeuse et du sucré. Je repars pour 14 km roulants.

 

KM 30 – KM 44 :

Dans mes plans, je devais bien envoyer sur cette section, moins chaud et un terrain comme chez moi, mais… c’est chiant, on est éparpillé, je vais faire du chassé-croisé avec 7 ou 8 coureurs sur cette section avec des faux plats, du bitume et toujours courir entre 9 et 10,5 KM/H. C’est dur dans la tête, je ne double plus et je me pose des questions sur la suite… Je prends mon mal en patience, salue tous les bénévoles aux carrefours, et discute avec un corse qui vit à Shangaï, il fait l’Ultimate. Pour lui, la chaleur, ça va, chez lui c’est toujours 30° très humide, mais tout plat ! Au passage sous une Nationale, il a déjà des crampes … Nous arrivons enfin au ravito, et là je me prends une chaise ! Deux bols de soupe, de l’eau gazeuse, y compris dans une flask, je sors la frontale et après 9min, je repars de Trets à 21h38 !

 

KM 44 – KM 56

Je repars avec un type du coin qui fait la course en relais, nous discutons donc du coin, mais c’est surtout lui parle, il a attaqué à Puyloubier ! On quitte Trets par des rues qui montent bien avant de passer sur des chemins où il faut marcher. Mon compagnon finit par me lâcher, 2 ou 3 coureurs me doublent ensuite. Je mets 51 min pour faire cette montée où juste avant le sommet un bénévole beugle et encourage dès qu’il aperçoit une frontale, chapeau l’artiste ! On est au KM 48,5, je sais maintenant que ça va le faire, la descente est roulante sur chemins et singles et je double deux coureurs du half ! Saint Zacharie se fait désirer mais ça va, je cours dans les faux plats, il faut juste que je ne fasse pas de faux mouvement pour attraper une crampe. Le moral est revenu, l’alimentation va bien et je bois régulièrement, surement par assez, mais bon. J’arrive sur Saint Zacharie (quelques spectateurs nous encouragent) avec un coureur du Half, mais en fait le ravito est un bon km après la sortie, on est même déjà en forêt le long d’un ruisseau, dont le bruit est rafraichissant, même si c’est un peu tard ! Dernier ravito, je suis bipé à l’arrivée 16ème , je m’arrête 3 min, plein d’eau gazeuse, quelques fruits et tucs et GO pour les 500 derniers mètres de D+ !

 

KM 56 – Arrivée KM 65

C’est bien de faire cette section de nuit, nous sommes sur un chemin forestier en faux plat montant, on longe toujours le même cours d’eau que l’on traverse 3 fois mais sans se mouiller les pieds ! C’est un peu longuet, la température est fraiche en débardeur, mais je cours beaucoup et je ne fais que dépasser, j’ai un moral en béton ! A un moment, 2 bénévoles sont là pour nous faire quitter ce chemin et c’est à gauche le long d’un grillage en hors-piste que l’on attaque le « monstre » : 300m de D+ en 700m.  Je fais attention pour ne pas avoir de crampes, je monte tout d’un bloc, mais 2 coureurs du 130 avec bâtons reviennent dans mes baskets ! C’est vraiment raid, pas vraiment de trace, peu d’arbres auxquels s’agripper. Je surveille mon altimètre, ça devient bon ! En haut, 2 jeunes bénévoles dans des duvets nous annoncent le ravito/ arrivée dans 1,5 km, du coup, je relance et sème rapidement mes deux acolytes.  J’attends impatiemment de reconnaitre les derniers hectomètres que j’ai reconnu la veille, et ils arrivent !

Je passe la ligne en 10h02 (mon record de durée), à la 13ème place, avec 65km pour 2700m de D+ (mon record). Deux féminines devant moi. Cédric va finir 22ème en 10h39. Le vainqueur met 8h33, je ne suis pas si loin, même si je ne connais pas la côte du vainqueur !

Conclusion :

Je suis content de la course, de son tracé, de la variété des profils, la distance était suffisante pour moi. La chaleur nous a tous anéanti, mais cela s’est assez bien passé pour moi. Je n’ai pas rencontré de problème de balisage et me suis organisé avec les ravitos annoncés. J’ai battu mon record de lenteur sur un KM, le 24ème en 24min30 pour 292 de D+. Je n’ai regretté l’absence de bâtons que dans le monstre, nous étions peu sans ! Et pendant ce temps là, certains enfilent les ascensions de toit du monde! Un mollet fatigué après la course, quelques litres d’eau à récupérer, des pieds bien gonflés pendant plusieurs jours et voilà ! Retour dans ce coin le 11 novembre pour la Aix Marseille Night Run ?

 

PS: j'ai bien galéré avec l'insertion des photos, en plus elles tournent toutes seules!

2 commentaires

Commentaire de cedtrail95 posté le 04-06-2017 à 14:36:11

Chacun sa croix comme tu le dis mais la mienne devait être plus lourde que la tienne ;). En plus, tu me fais reculer d'une place, j'ai terminé 21ème. Merci d'être resté avec moi jusqu'au pied de l'ascension de la Sainte Victoire :).

Commentaire de cloclo posté le 05-06-2017 à 15:45:16

Bravo, belle performance dans ces conditions, t'as relativement bien géré la chaleur. Et les bâtons, c'est pour les skieurs, pas les coureurs ;-)

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Votre annonce ici !

Accueil - Haut de page - Aide - Contact - Mentions légales - Version mobile - 0.17 sec
Kikouroù est un site de course à pied, trail, marathon. Vous trouvez des récits, résultats, photos, vidéos de course, un calendrier, un forum... Bonne visite !