Récit de la course : Le Grand Raid de la Réunion : La Diagonale des Fous 2018, par Fironman

L'auteur : Fironman

La course : Le Grand Raid de la Réunion : La Diagonale des Fous

Date : 19/10/2018

Lieu : Saint-Pierre (Réunion)

Affichage : 736 vues

Distance : 167km

Matos : Sac compressport
Kalenji kip run trail MT

Objectif : Terminer

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Grand Raid Réunion 2018 ou la « Diagonale des Fous »

Avant

 Au bout de seize heures de voyage depuis Bruxelles, nous voilà enfin arrivés, Fatima et moi, à St-Denis. Un comité d’accueil est réservé aux coureurs, nous y recevons un petit cadeau de bienvenue ainsi qu’une boisson et une collation. Ayant pris possession de la voiture de location, nous nous mettons en route vers notre maison d’hôte à St-Louis. L’endroit est parfait, un peu retiré du centre, très calme et confortable et à une dizaine de kilomètres de St-Pierre, lieu du départ. On s’installe, on fait nos courses et on passe la soirée au bord de mer à St-Pierre, nous sommes samedi soir et la ville est animée. 

 

 Après une bonne nuit de repos, nous prenons la direction de Cilaos. Nous allons faire en rando une reconnaissance du col du Taïbit. La route est assez pénible avec ses 400 virages serrés sur 37 km et il y a beaucoup de monde à Cilaos car c’est jour de marché, il y a également plein de randonneurs. On fait la descente sur Bras Rouge puis la longue ascension du col, c’est assez régulier sauf au début où la pente est raide. On a décidé de bouger et de bien visiter l’île car nous repartons le dimanche, à la fin de la course. Dans la descente, nous bifurquons vers Cilaos par la route où nous courrons un peu. 22 km et 1600 de D+ pour cette journée. Lundi, nous nous offrons une journée de farniente sur les magnifiques plages de la côte ouest. Un petit resto à midi et une soirée au volcan, il est en éruption et c’est un vrai privilège de voir ce spectacle de nuit. Il est 19h30 et il fait 5°, mais ça vaut la peine. Pas de pression particulière mais je m’interroge quand même sur la réputation de cette course qualifiée de très dure et sur le rythme que je vais adopter au départ. 

 Mardi, nous prenons à nouveau une route très tortueuse qui nous amène au sommet du piton Maïdo. La vue est magnifique, jamais vu un paysage pareil, le cirque de Mafate s’offre à nos yeux. Après quelques hésitations de Fatima, le précipice au bord du sentier est vertigineux, nous entamons la descente vers la brèche. Nous avançons tranquillement tout en profitant du spectacle qui nous est offert. Arrivés à La Brèche, c’est tout le côté droit du cirque que nous admirons. Après une courte pause, nous entamons notre remontée alors que les nuages viennent boucher la vue sur la vallée. Nous échangeons des impressions avec les raideurs que nous croisons, j’obtiens de précieux renseignements de ceux qui ont déjà participé. Les deux cols reconnus ne me semblent pas très compliqués, je suis très confiant mais peut-être que la vraie difficulté de cette course se cache ailleurs. En tous cas, le sentier, le paysage, l’ambiance et l’atmosphère me plaisent énormément. 

 

J’ai décidé d’aller chercher mon dossard très tôt pour profiter pleinement du reste de la journée, il est 6h45 quand je me présente au parc de la mairie de St-Pierre, il y a déjà une file d’une centaine de personnes. Alors que la remise des dossards devait commencer à 7h30, une panne informatique vient troubler l’horaire, il fait chaud et la file s’allonge, on papote. Ambiance insulaire et africaine : relax , pas d’énervement ! Vers 8h15, la distribution commence, un petit bracelet, deux t-shirts, quelques babioles en cadeau et vers 9h, je suis déjà au petit déjeuner à la maison d’hôtes. Tout va bien, aucune pression, très content d’être là. On continue à jouer les touristes et à découvrir ce bel endroit. 

 Jour J

 Après une très bonne nuit, nous nous offrons une jolie balade le long de la mer. Après un bon repas de pâtes, je prépare mes sacs et je briefe Fatima pour qu’on puisse se voir sur la course. J’espère finir entre 43 et 45 heures, si tout va bien. Je me mets tranquillement en tenue, je crème mes pieds abondamment et nous partons à 18h30 en direction de St-Pierre. Nous garons la voiture et nous remontons la grande avenue vers le départ. Il y a déjà une grosse ambiance, musiciens, danseurs, concurrents, accompagnateurs et habitants se mêlent dans une chaleur humide. Je suis nerveux et concentré, ce départ jusqu’au domaine Vidot m’angoisse un peu. Que faire ? Vite ou cool, je ne sais pas encore. Bises à ma chérie, derniers encouragements. Grosse bousculade pour rentrer, je donne mes sacs Cilaos et Sans Souci, je fais contrôler mon sac et je retrouve Fatima très rapidement le long des barrières délimitant le sas de pré-départ. Dernières photos et bisous de loin, je me retrouve seul, je me place devant, je m’allonge, le sol est dur, plein de cailloux, deux heures à patienter à se relaxer et à écouter la musique des concerts. 21h30, tout le monde se lève et se presse contre les barrières, les élites arrivent et partent se placer vers la ligne de départ. 21h50, les 2400 concurrents restants se meuvent derrière un rang de bénévoles. Je suis au 1er rang derrière eux, la pression est énorme, on avance au ralenti, ça pousse fort, je parviens à garder ma place, je me retrouve sur la ligne, j’aperçois la tête de François Dhaene, je suis à 5 mètres derrière les premiers, faudra donc partir vite. La pression est intense, l’atmosphère surchauffée par cette foule immense. Hâte de partir, on y est, terrible de vivre ça !

 22h, le départ est donné, je cours à du 4’30, j’ai déjà bien chaud. Les spectateurs hurlent, les enfants tendent les mains, j’ai l’impression de passer dans une machine à laver, quand nous quittons le bord de mer, ça se calme quelque peu. Il y a une grosse densité de coureurs, on court, on frotte, ça joue des coudes, je râle un peu, j’ai l’impression de partir pour un trail de 20 bornes ! Les gens nous encouragent dans les hauts, terrible ambiance mais j’ai hâte d’arriver au ravito pour, enfin, prendre un rythme d’ultra et retrouver un peu de calme. On dépasse les goélettes et j’arrive au domaine Vidot en 1h37, ravito express en eau, oranges et bananes et je m’engage sur le sentier. Aucun embouteillage, je suis soulagé. Quelques uns me dépassent alors qu’on avance l’un derrière l’autre, dépense d’énergie inutile… Je prends mon rythme, le sentier s’élève, je commence à cailler. On est toujours l’un derrière l’autre, je me demande jusqu’à quand. Notre Dame de la Paix (32km) , on court beaucoup, il est 1h40, déjà 2000 de D+ et ça va toujours aussi vite. Je m’arrête, je me change, je pisse, ravito en eau et fruits, 2 gobelets de coca, une playlist de Dépêche Mode et je repars. Le rythme ralentit fortement jusqu’à Nez-de-Boeuf où je pointe à 4h16. Leur boisson énergétique n’est pas très bonne, je prends donc 1 bidon de coca dilué et 1 d’eau.

Les dix bornes jusqu’à Mare à Boue se passent très bien, je trottine un peu, le jour se lève, le paysage se dévoile et les coureurs s’espacent, ce qui me convient bien. Des petits Lu, du chocolat, un café et me voilà reparti en direction de Cilaos. Il est 5h42 et j’ai bien géré cette première partie de course mais ça ne fait que commencer ! Pendant 13 km, on ne fait que monter sur un sentier assez technique et glissant, j’accuse un peu le coup, mes Kalenji sont désastreuses quand il fait humide. J’avance comme je peux, je suis impatient de retrouver Fatima à Cilaos. Je me fais pas mal dépasser mais je gagne néanmoins des places car je m’arrête peu aux ravitos. Après ces montées un peu compliquées, il reste une descente assez sévère à négocier. Je descends tranquille, je ne prends aucun risque et j’assure mes appuis. La fin est plus roulante, je délie un peu les jambes en trottinant, j’arrive dans le stade à 9h27. Je vois Fatima, je prends mon sac de change, je file sous la douche, il fait déjà très chaud. J’Apprécie cette douche glacée, je me change complètement, je me remets à neuf pour la suite. Mauvaise nouvelle : j’ai mis ma pommade pour les pieds dans un mauvais sac, ce sera donc ampoules et échauffements à partir de maintenant. Quelle erreur ! Je retrouve Fatima à la sortie du stade, du coca, des fruits, du sucre, je mangerai mon déjeuner à Marla. Un autre trail commence jusqu’à Sans Souci, je me sens bien. 

 

 Vers Sans Souci

 Après une petite pause, je me mets en route, Fatima traverse le patelin avec moi puis prend la route en courant pour me rejoindre au point d’eau dans la montée du col du Taïbit. Je descends le sentier, en trottinant là où c’est possible jusqu’au Bras Rouge puis commence l’ascension du col, il fait très chaud à présent et la montée est vraiment raide jusqu’à la route. Je passe un mauvais moment, je suis déjà trempé, j’ai mal aux jambes, l’absence des bâtons se fait sentir. J’ai vraiment du mal à avancer, vivement que je retrouve Fatima, ça me fera du bien. On se prend 450 de D+ sur 3 bornes et ça fait mal aux pattes. Je bois énormément, j’ai pris un gel, j’essaye de retrouver de l’énergie. Je retrouve ma belle à la route (11h48), je fais un bon ravitaillement et on repart à deux en mode tranquille pour faire une partie ensemble, ça va me relancer pour la suite. On arrive à une petite buvette où un gars avec une fausse barbe est déguisé en roi, chouette ambiance relax, on s’arrête pour boire la tisane, on se dit « à demain » et je continue la montée d’un bon pas, je suis requinqué moralement et physiquement.

Il fait nettement moins chaud et je ne souffre plus, je bascule au sommet et j’attaque la descente sur Marla en trottinant tranquillement. Il est 13h58, je ne le sais pas mais je viens d’entrer dans le top 400 pour ne plus le quitter, j’évolue maintenant avec les mêmes têtes au fil des kilomètres, je suis bien installé dans ma course, j’ai mes repères. Il fait chaud, mes pieds commencent à souffrir mais j’ai l’intention de bien profiter du fameux cirque de Mafate jusqu’à la nuit. Après un ravito complet, pâtes, poulet, pain , coca et dessert, je pars à l’assaut du Col des Boeufs, sans difficulté puis une descente tout aussi simple jusqu’au sentier Scout avec, au passage, une superbe vue sur le cirque de Salazie qu’on n’empruntera pas. Le sentier est beau, il y a un beau soleil, je suis bien, là ! Et j’en profite un max, je pointe au Sentier Scout à 16h30, pleins faits, je ne tarde pas car il ne reste que 2h30 de luminosité. Je kiffe ce paysage, c’est une partie assez vertigineuse avec des ravins impressionnants de part et d’autre,le gars devant moi court, moi, je n’oserais pas. Après, il y a des montées avec des mains courantes, on se croirait dans un décor de film. Quelques appréhensions, quand même ! S’ensuit une descente facile et roulante jusqu’à Îlet à Bourse où je pointe à 18h16. Je m’assieds un peu, je discute avec des concurrents, on sort les frontales, tout va bien, j’ai un bon moral et j’apprécie le parcours. On continue en descente durant 3 km, on pointe rapidement à Grand Place (19h16) avant d’entamer une montée assez difficile vers La Roche Ancrée, il fait nuit et le chemin est assez raide, peu de souvenirs de ces raidillons et descentes pentues mais c’est assez fatigué et avec les pieds en marmelade que j’arrive à Roche Plate. 

 

 Ce n’est plus un ravito, c’est un mouroir ! Les regards sont vides et usés, les mouvements sont lents, plusieurs s’endorment sur les marches d’escaliers, faut que je me tire d’ici, vite fait. Je demande de la pommade pour mes pieds, je mets un peu d’ordre dans mes affaires, je me ravitaille bien avec un max de caféine, je me cale des podcasts des « grosses têtes » dans les oreilles et je m’attaque au Maïdo qui sera un terrain connu pour moi, à partir de La Brèche. J’en vois qui enfilent leur veste, inquiet, je me renseigne sur la météo, pas de pluie avant la 2ème partie de nuit donc je pars en t-shirt et je fais bien.Ma montée se passe très bien, je m’inscris dans un p’tit rythme, je suis très lucide et avale sans m’arrêter les 900m de D+ sur 4,4 km qui me mènent au sommet. Il y a plein de spectateurs qui nous applaudissent dès qu’on émerge du chemin, il y a des bivouacs et du monde partout, chacun attend son favori ! Il est 1h15 quand je suis au sommet et 1/2 h plus tard, je rentre au ravito de Tête Dure. Je m’assieds un peu, l’ambiance est meilleure qu’en bas et je bois de la tisane et du café. Prochain arrêt à Sans Souci, nouvelle remise à neuf au programme. Mentalement, ce sera la fin de mon 2ème trail même si je sais que c’est loin d’être terminé ! 13km600 de descente interminable m’attendent à présent. Je marche car je n’ai pas l’habitude de courir la nuit mais au bout de quelques dizaines de minutes, je me dis que ça va être trop long et que le sentier est vraiment facile. Donc, je mets de la musique, je prends mon courage à deux mains et je me mets à trottiner, je me concentre pour ne pas chuter car la fatigue mentale et musculaire commence à m’envahir. On voit les lumières le la civilisation au loin, cette partie est longue et pénible, je déteste mais bon, j’avance, bientôt la lumière du jour, qui viendra comme une délivrance. J’arrive à Sans Souci à 4h46, j’aurais du courir dès Tête Dure, j’ai perdu un peu de temps mais pas grave. Je suis 329ème, mon meilleur classement. Mon objectif est toujours de 43 heures mais j’espère faire mieux. Je prends une bonne douche froide, ça me revigore, je me change complètement, je range frontales, et allège un peu mon sac. Je prends du riz et des lentilles mais ça ne rentre pas, j’aurais préféré du sucré mais il n’y avait pas. Suis pas au top mais c’est normal, après deux nuits et 130 km de course, on ne peut pas péter la forme. 

Vers La Redoute

 Je me remets en route alors qu’il commence à faire jour et à tomber des cordes ! Il ne fait pas froid mais ça va faire de la boue et, avec mes pompes, ça va me faire galérer. Grrrrr. Je cours jusqu’au sentier Bord que j’attaque d’un bon pas mais les appuis commencent à glisser. Après un bon café sur le bord de la route offert par un petit comité de quartier, je monte un sentier boueux au milieu des cannes à sucre, je me retrouve avec un kilo de boue à chaque pied ! Au chemin Ratineau (7h58), je suis un peu découragé, c’est très glissant et je n’avance vraiment pas vite. Je suis isolé, les seuls coureurs que je vois me dépassent allègrement. Je téléphone à Fatima en lui disant que je ne serai pas à La Possession avant 11h, je n’avance pas dans cette descente où il faut jouer à Tarzan en s’accrochant aux arbres et à Candeloro en essayant de maîtriser les glissades ! Mais le sentier devient vite assez roulant et je peux rattraper le temps perdu en trottinant. Je rejoins La Possession sous la caméra de l’hélico qui me survole durant de longues minutes. Il fait de nouveau fort chaud ! Il est 10h, je téléphone à Fatima pour qu’elle me rejoigne à Grande Chaloupe. Je me rafraîchis, je me ravitaille et je repars en marchant vers le chemin des Anglais en discutant avec un gars qui en est à sa 11ème participation ! Le 1er du trail du Bourbon nous passe comme s’il faisait son jogging matinal ! 

 

 Ce chemin est une horreur ! Les pierres de lave renvoient la chaleur dans les jambes, ça monte fort mais les pavés sont réguliers. J’ai très chaud, je dois laisser filer mon compagnon et m’asseoir un peu. Je ne me sens pas bien du tout, je suis à la limite de l’hyperthermie, après 4 km, j’ai déjà vidé mon litre et demi d’eau, j’avance comme un robot. 6km, 350 de D+ et D-, deux descentes et remontées de ravines et une descente finale où les pierres sont irrégulières. Je maudis le concepteur de ce chemin, ainsi que toute sa descendance. Je subis un vrai calvaire et je mets deux heures à rejoindre la Grande Chaloupe (12h05) où Fatima m’attend. Bon, après m’être arrosé abondamment et avoir bu des litres d’eau, il me reste 9 bornes de montée et 4 bornes de descente technique. 43 heures, à l’aise, 42 heures, ça va être difficile ! L’essentiel, c’est de terminer en bonne santé et dans la limite inférieure de mon objectif. Mais ce n’est pas fini, je viens de souffrir et il faut repartir du bon pied. 

 Fatima m’accompagne sur la 2ème partie de ce chemin des Anglais vers Colorado. Elle m’accompagne durant 3 km et 400 de D+, on papote et on avance sur un bon petit rythme. J’ai pris une bouteille au ravito et je m’asperge fréquemment d’eau pour me refroidir un maximum. On se quitte et on se donne rendez-vous à La Redoute. Je continue à grimper vers Colorado par un sentier, parfois de l’asphalte, assez facile. Les gens nous encouragent, la musique est partout, on reçoit à boire, les enfants se disputent pour asperger ma tête avec leur tuyau d’eau, ça commence à sentir bon ! Mais le chemin continue de monter et sous ce soleil, ce n’est pas de la promenade. Je calcule alors que le pointage se profile au loin, tout là-haut ! Je trottine dès que je peux, je me dis que si j’ai une heure devant moi à Colorado, je peux encore espérer rentrer en 42 heures. C’est un peu stupide, je sais, mais ce sera mon petit challenge à moi, la cerise sur le gâteau. 

 14h49, je me ravitaille vite fait, je tire sur mes chaussettes, je relace mes chaussures et je repars en courant vers La Redoute. Le début est très roulant, je me dis 1/4 d’heure par km, ça doit le faire ! Le sentier descend fort ( 600 D- sur 4,7 km), plein de racines glissantes puis de rochers pointus avec de temps à autres, une légère remontée. Des gars me dépassent mais j’en passe également, je suis sur un bon rythme sans prendre de risques inutiles. Je rejoins deux gars qui sont sensiblement à la même vitesse que moi, on continue à trois à fondre vers la ville. On atteint la sortie du sentier et on est à 12km/h car l’horloge tourne. Je récupère Fatima et nous terminons main dans la main cette belle aventure. Je partage avec elle, pour la 1ère fois, la joie de passer la ligne d’arrivée d’un ultra trail. 353ème et 41h58’21 d’un périple inoubliable.

 Après avoir dormi 1h, nous sommes allés au resto. J’ai savouré un bon repas avec bonne et grande Dodo avant de m’endormir du sommeil du juste. Le dimanche, nous avons été voir l’arrivée, un peu trop surjouée, du dernier finisher, en profitant encore du soleil et de l’ambiance du stade. 

 

 Très fier d’avoir terminé cette course. Elle fut dure mais pas plus que les autres, à mon avis. Magnifiques paysages, une organisation sans faille, un départ spectaculaire, des spectateurs enthousiastes, bénévoles fantastiques, les Réunionnais sont très compétiteurs, pas facile à dépasser :-) Je trouve qu’on pourrait autoriser les bâtons après Cilaos même si ça le fait sans, bien sûr.  C’était magnifique de partager cette jolie course avec Fatima. Ce sera inoubliable. Fier d’être un « fou » 

 


6 commentaires

Commentaire de TomTrailRunner posté le 28-10-2018 à 22:15:56

Tu as raison d'être fier... Même si c'est toujours un peu fou :)

Commentaire de Fironman posté le 31-10-2018 à 16:34:57

Merci ! ;-)

Commentaire de Shoto posté le 29-10-2018 à 18:36:02

top chrono et top classement pour une première ! et top récit. Bravo à toi ainsi au à Fatima ton assistance de choc.

Commentaire de Fironman posté le 31-10-2018 à 16:36:54

Merci à toi pour ce com. Oui, avoir qqun avec soi est quand même très précieux. Ce w-e, c'est moi qui l'ai coaché au marathon de Francfort. ;-)

Commentaire de franck de Brignais posté le 01-11-2018 à 21:05:35

Bravo ! Sacrée perf' !! On a l'impression, qu'à part sur le chemin des anglais, le reste a été très bien géré !! Merci pour ton CR et les photos !

Commentaire de Fironman posté le 04-11-2018 à 14:39:32

Merci !!! ;-)

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