Récit de la course : Le Grand Raid de la Réunion : La Diagonale des Fous 2005, par hautebas

L'auteur : hautebas

La course : Le Grand Raid de la Réunion : La Diagonale des Fous

Date : 21/10/2005

Lieu : Saint-Philippe (Réunion)

Affichage : 2032 vues

Distance : 140.2km

Objectif : Pas d'objectif

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Diagonale des fous 2005

Comme pour conjurer un mauvais sort prémonitoire, peu avant le matin de mon départ pour la Réunion, c’est un mail emprunt de doutes et d’émotion que j’ai adressé au club d’athlétisme dont je fais parti et à l’ensemble de mes collègues et amis qui ont eu la sympathie de s’intéresser à cette épreuve…    
 -----Message d'origine-----
De : jerome.hautebas [mailto:jerome.hautebas@free.fr]
Envoyé : lundi 17 octobre 2005 07:55
À :
Cc : 

Objet : départ sous les tropiques....

  A l’heure ou j’écris ces quelques lignes, pour nous le décompte final a commencé… h-90 avant le départ de cette formidable épopée…Vendredi 21 au matin (mais vraiment au petit matin) à 2h00 heure locale (GMT+4) sera donné le départ de la plus formidable aventure à laquelle il m’a déjà été donné de participer : La traversée de l’île de la Réunion en diagonale…  Cette course, le Grand Raid de la Réunion est aussi appelée la Diagonale des fous….  Si aujourd’hui être pour la troisième fois au départ de cette épreuve est pour moi une réalité, ARRIVER reste un objectif qui m’aura tenaillé chaque jour depuis notre inscription au mois de mars 2005…  Cette fois, les dès sont jetés, pour l’instant ils roulent encore sur le tapis….  Une seule combinaison doit sortir : Double Six ! Cette course peut être suivie en direct sur Internet via le site officiel de l’épreuve : http://www.grandraid-reunion.com Mon dossard : 206 Comme la voiture…..  reste à confirmer qu’il s’agit bien là d’un best seller..  Si je ne parle pas d’objectif de performance, c’est bien parce que ARRIVER demeure le seul objectif… maintenant à titre indicatif, mon objectif secondaire est d’arriver avant Samedi à minuit… (soit 46 heures maximum)…  Bisous à tous et @ bientôt…  http://diagonaledesfous2005.over-blog.comhttp://www.chez.com/diagonaledesfoushttp://www.chez.com/diagonaledesfous2000  
   C’est aussi une façon redoutable de « se mettre la pression » et ainsi de se refuser tout droit à abandon…      
Les préparatifs, l’avant-course…   

L’avion vient a peine de se poser sur le petit caillou planté au milieu de l’océan Indien. A ce moment, nous ne sommes plus dans le rêve, mais dans la réalité de l’île de la Réunion, de son climat doux et de son relief escarpé. Un comité d’accueil représenté par le directeur de la course et par de nombreux bénévoles nous fait un premier briefing en vue du départ qui sera donné dans quelques jours. Les journaux locaux nous mettent également la pression en multipliant les pages sur cette épreuve hors du commun.

 

Les longues heures d’entraînement que nous avons enchaînées dans les forêts de la région parisienne à Fontainebleau, Rueil, Saint Germain ou encore dans le Vexin sont maintenant derrière nous… L’heure est aux ultimes préparatifs du sac à dos, du matériel de sécurité et au dernier repos sur les lieux de la course.

 (L’ensemble des affaires portées et emportées sur la course) 
  Mercredi après midi : H – 34 : 

Le retrait du dossard est l’objectif de la journée. C’est aussi un moment très particulier fait d’un mélange d’excitation, d’émotion, et de doutes. On se retrouve sur le stade de La Redoute pris dans une cohue de participants qui sont tous plein de certitudes sur l’issue de la course. Au milieu de tout ce monde, je me concentre sur les documents à fournir et vérifie ce qu’on me donne en retour : une casquette, deux t-shirts, et surtout le précieux et indispensable dossard. 

 Jeudi en fin de matinée : H – 14 : 

Nous venons de faire la liaison en voiture pour rejoindre le sud de l’île : « Cap Méchant » est le lieu du départ de cette folle épopée dans laquelle nous sommes 9 à nous être précipités. Le lieu du départ est désert, à cette heure là de la journée. Le repérage fait, il nous faut maintenant retrouver notre gîte rapidement afin de nous restaurer abondamment (encore des pâtes !) pour tenter de nous coucher à 17h00…

Le sommeil est dur à trouver, le repos est de courte durée, la nervosité est palpable. Pour ma part, je n’ai pu dormir que 2 heures. C’est peu en regard de l’épreuve qui nous attend. A 22h30, le réveil sonne et à 23h00 nous sommes tous dans les voitures en vue de rejoindre la ligne de départ et ses préparatifs habituels : enregistrement du dossard, contrôle du matériel de sécurité et une dernière prise de nourriture.. ça ressemble comme s’y méprendre à du gavage.

  Vendredi 2h00   : Le départ, les premiers soucis…  

C’est au son des tambours et de danses locales, dans un vacarme effroyable que la ligne de départ explose sous la pression de 2000 fous qui veulent maintenant en découdre avec le Volcan… et avec eux même…

 

Les 5 premiers kilomètres sont extrêmement favorables aux coureurs que nous sommes, puisque plats (ou presque). Pour ma part je me permets de courir tout de suite à un bon rythme. Courir dès le départ sur une épreuve aussi longue présente deux avantages : Le premier, il permet de rapidement éliminer le stress emmagasiné durant les jours qui ont précédés, le second permet de s’extraire rapidement du « troupeau » et d’éviter les bouchons des premières difficultés… Mon entrée aussi rapide dans la course est néanmoins perturbée dès le départ par uns sensation d’humidité entre mon sac et mon dos….  Je passe la main afin d’évaluer la source du problème. Et là, un premier drame se joue pour moi : Ma réserve d’eau fuit. C’est un goutte à goutte métronométrique qui me tombe dans le short et commence à m’inonder… Quelle erreur ais je pu commettre ? Je garde mon sang froid et décide de continuer ainsi jusqu’au premier ravitaillement…. Ce dernier arrivant assez rapidement, j’ôte mon sac à dos et démonte ma « vache à eau » pour constater que le tuyau de cette dernière est juste desserré… Intérieurement, je souris face à cet erreur de débutant… refais le plein, essors mon short maintenant plein d’eau et tâte avec inquiétude mon tibia gauche qui me rappelle à son bon souvenir.

Pour la petite histoire, à quatre semaines du départ, une séance de musculation excessive m’a déclenché une tendinite du « releveur » sur le tibia gauche… bien soignée, je pensai ne plus en entendre parler…

Nous ne sommes qu’au tout début et je me souviens avec mes deux éditions de 2000 et 2001  par quoi nous allons passer… Je ne dramatise pas et décide de poursuivre à l’assaut du volcan…

 

Les quelques heures qui suivent sont une longue ascension dans une pente boueuse à 30% pour atteindre le plateau volcanique qui culmine à plus de 2000 m. Au rythme où le jour le lève et que la végétation se raréfie, les lampes frontales du début de la course sont éteintes et remisées soigneusement dans les sacs à dos en vue de la nuit prochaine à venir…

Les 2000 mètres sont atteints à Foc Foc, où un premier ravitaillement permet d’étancher soif et faim en attendant le ravitaillement plus copieux de la route du Volcan que je touche après 6h40 d’effort continue en monté…

 

Un détour par le poste médical ne me laisse aucune issue sur le diagnostique du médecin. Il s’agit d’une tendinite du releveur… Il m’autorise à poursuivre… jusqu’où puis-je aller ? jusqu’à ce que ça devienne insupportable et que les anti-douleurs n’agissent plus me lance le médecin…

 

Je décide donc de m’alimenter, et de repartir sans délais. La suite est une succession de cartes postales aux noms évocateurs : La plaine des sables, l’oratoire Sainte Thérèse, piton Textor (point culminant de la course à 2400 m), plaine des Caffres, puis un ravitaillement « chaud » à Mare à boue. 3h20 pour « dérouler tranquillement » et retrouver route et civilisation…

L’arrêt à Mare à boue : J’indique au médecin à quel endroit il doit amputer ma jambe pour que cesse cette douleur lancinante…

L’heure pour moi de tirer un premier bilan, de m’apercevoir que cette douleur insupportable, j’arrive à la supporter en alternant Advil que j’ai pris le soin d’emmener avec moi et Paracétamol (seul médicament donné par les équipes médicales sur la course)… mais combien de temps tiendrais-je…

 

Au pied de la grosse difficulté de l’épreuve, je décide de me lancer en solitaire à l’assaut de « Coteau Kerveguen ». En démarrant, je sais que cette étape est un voyage sans retour et sans abandon possible. Partir, c’est être condamné à aller jusqu’à Cilaos, qui marque la moitié de l’épreuve… j’ai également la certitude que Cilaos a de forte chance d’être pour moi le terme de l’épreuve.

 

Au bout de 2h30 d’ascension, je touche enfin le sommet de Kerveguen à plus de 2200 m et son point de ravitaillement. Là, un médecin me propose un premier strapping pour soulager ma douleur lancinante…. L’effet est immédiat… sur le morale… et de seulement de 10 minutes sur la douleur…  La descente qui s’en suit devient terrible pour le moral. A chaque appui du pied gauche c’est une aiguille à tricoter qui me transperce le tibia. Une partie du parcours faite avec un autre concurrent qui souffre du même mal que moi me fait mieux accepter cette douleur que je traîne maintenant depuis plus de 15 heures en arrivant à Cilaos…

  Cilaos Première moitié de l’épreuve atteinte à 17h30 : 

Cilaos est l’occasion pour moi de retrouver des affaires propres et sèches et de s’armer en vêtement chauds pour la nuit qui arrive.

A ce stade de l’épreuve, il y a la queue aux soins. Las d’attendre, je choisi de faire l’impasse sur l’équipe médicale, de changer de vêtements et de partir manger chaud… Je sais que la nuit approchant, ce n’est pas le moment de divaguer. Je décide donc de ne pas traîner plus longtemps, de ne pas m’écouter et de reprendre la route dès mon repas fini.

Photo  au pied du col du Taibit. h+ 17h et une poussière omni-présente recouvre mon visage et me vieillit de 10 ans…

La ravine qui suit Cilaos est avalée en une heure, et c’est au pied du Taïbit (3éme épreuve majeure de la course) dans le début de la nuit que je marque une courte pause avant de m’attaquer aux 950 mètres d’ascension.

    

Comme pour éviter de vivre seul cette ascension, je quitte le campement en même temps qu’un petit groupe de coureurs. Au fil de la montée, les groupes se disloquent, d’autres se re-créent selon les niveaux de forme et d’éveil de chacun, certains ne peuvent plus avancer… et tombent de fatigue… pire, j’en croise qui abandonnent… ils jettent l’éponge ne trouvant pas le sommet ils décident de redescendre à Cilaos… à 2000 mètres d’altitude, dans le froid, une  concurrente créole s’étire contre la paroi et est sujette à des troubles digestifs…. 50 mètres plus loin, j’en retrouve une seconde emmaillotée dans sa couverture de survie visiblement en hypoglycémie… j’attends les secours de la croix rouge à ses cotés…. J’en profite honteusement pour me reposer, boire… enfin c’est avec une concurrente sud africaine que je termine l’ascension…. A 50 mètres du sommet, elle est elle aussi sujette à des vomissements, mais courageuse, elle repart pour me rejoindre en haut du Taibit…. Il est 22 heures…

 

Nous accomplirons la vertigineuse descente ensemble pour se perdre dans l’anonymat du ravitaillement de Marla…

 

Je passe de nouveau demander un coup de baguette magique à l’équipe des secouristes du poste de Marla… je sais qu’il ne peuvent quasiment rien pour moi…. Sinon me donner un n-ième gramme de paracétamol (ma drogue pour endormir mon tibia douloureux). Autour d’un feu de bois, les concurrents emmaillotés dans leurs couvertures de survie qui n’en peuvent plus sont déjà en sur nombre…

 

A Marla, la soupe est bonne, mais le froid m’interdit de prolonger l’arrêt. Je décide donc de filer, tête baissée, à la seule lueur de ma frontale qui éclaire le bout de mes pieds. La poussière que mes pas soulèvent m’empêche de bien distinguer les reliefs et les pierres qui jonchent le sol… parfois je butte dedans… j’arrive même à me taper la tête dans un tronc d’arbre… je suis sonné et comme par instinct de survie, je chute du bon coté évitant un précipice dont ma frontale ne me permet pas de voir le fond…

L’arrivée à La Nouvelle marque pour moi les 24 premières heures de course… le campement est improvisé dans une classe d’école… devant le peu de monde j’accepte d’attendre mon tour pour passer entre les main de l’élève infirmière… Incapable de décrire ce qu’elle m’a fait, durant 18 minutes, je me suis assoupi, endormi honteusement… je suis réveillé en sursaut par le suivant qui attend la place… je quitte les lieux avec la rage de m’être laissé allé, mais avec la ferme volonté que cet égarement me permette de repartir de plus belle… Avancer, pour en finir, pour tout donner. A ce stade, j’ai la certitude d’abandonner, mais je promets qu’avant que cela n’arrive, j’aurai tout donné… tout tenté.

 

La suite, c’est plus de 4 heures sans arrêt, pour 9 kilomètres en plein cœur du cirque très escarpé de Mafate… dans des chemins qui descendent en montée et inversement… comprenne qui pourra.

 

L’arrivée à Roche plate au 97éme kilomètre de cette épreuve marque une nouvelle étape dans le processus d’abandon. Je me renseigne. Hélas ou heureusement, aucun abandon n’est ici possible. Le cirque de Mafate n’étant doté d’aucune route, tant que mes jambes me portent, je suis dans l’obligation de continuer… Je repars en compagnie de Rodrigue, compagnon d’infortune que j’ai retrouvé dans la nuit, atteint pour sa part d’une double tendinite aux adducteurs… Plus en forme que moi à cet instant, je lui demande de continuer tant qu’il peut. Seul coup de téléphone reçu par un autre concurrent durant la course, il m’appelle :

Lui : « Jérôme, tu comptes toujours abandonner ? »

Moi : « Sais pas encore, je prendrai ma décision à «Deux Bras » »

Lui : « Je crois que je vais abandonner avec toi… »

Moi : « Ah non !  Si je continue, tu continues ? »

Lui : «  ok, je t’attends »…

Je le sens à l’agonie. Pour lui, je veux continuer et l’emmener au point de non retour de cette folle aventure.

 

Chemin faisant je le retrouve assez rapidement. Hélas, le désastre est total, il ne peut plus avancer… Il me demande de continuer sans lui, ce que je fais à contre cœur…

 

Sachant par quelles douleurs mentales et physiques il passe, je décide, pour lui, comme pour tous ceux qui me suivent et m’encouragent par SMS d’aller au bout.

 

L’arrivée à deux bras, se fait à 11h00. Je sais que désormais, pour aller au bout, il faut faire une bonne réparation et ne plus se retourner, ne plus s’arrêter, se rentrer dedans. L’expression « Taper dans la bête » de Claude prend ici tout son sens…

 

Pris en charge par une équipe de kiné, je me déchausse pour la première fois depuis Cilaos…. Les kinés font un miracle : Un nouveau strapping m’est fait et me soulage durablement… Doublé de la prise d’anti-inflammatoires, je décide que le point km114 sera mon dernier arrêt avant la fin. L’ascension de Dos d’Ane est la 4éme et dernière grosse difficulté. 850 m de montée abrupte… à midi au soleil… A partir de ce moment, pain et chocolat constituent ma seule alimentation… C’est sain et complet…

 

Le point de ravitaillement de dos d’Ane est traversé sans arrêt et un dernier ralentisseur (561 m d’ascension) est enquillé dans la foulée.

 

La suite est une longue route en fausse descente pour atteindre Colorado, l’étape ultime avant l’arrivée au stade de La Redoute… le point étant fait sur ma pharmacie embarquée, je décide de finir ma boite d’Advil d’un coup et lance la machine à courir décérébrée que je suis devenu durant les 38 heures déjà passées.

 

J’accélère le rythme dans les montées, cours, saute et voltige dans les descentes, sûr d’aller au bout, je donne tout, ne fais plus l’économie du moindre effort, il est 18 heures, et je sais qu’il est impératif pour en terminer au plus vite d’en faire le maximum de jour… je prends tous les risques dans une folle descente semée d’embûches, de racines de cailloux, et de marches chacune haute comme une chaise, je double sans ménagement une 30aine de concurrents, je trébuche, tombe, me relève, me perds, me retrouve, je suis énervé par tout ce temps perdu et par cette galère de blessure mal soignée, au moins, dans la folle descente de Colorado, je prends plaisir à me rattraper. Mes pieds cognent presque à chaque pas, je sens mes orteils à l’agonie face à la répétition des coups. Les bruits d’hélicoptères se rapprochent, les lueurs de la ville de Saint Denis se précisent. Une route est approchée avec son cortège d’encouragements. Je continue de dévaler cette folle descente en lacets pour enfin arriver sous un pont… le retour à la civilisation est brutal… sous les encouragements de « Aller Jérôme » (le prénom étant inscrit en gros sur le dossard), j’ajuste ma tenue, soigne mon arrivée… devant moi un concurrent à 100 m, personne derrière, je décide donc de conserver cet écart et prendre mon temps, de savourer ces ultimes moments, ces derniers instants sous les klaxons des voitures et les hourras des spectateurs. Je regarde autour de moi, comme spectateur de cette arrivée dont je ne suis qu’un figurant. C’est beau et grand, pourtant à ce stade, je ne ressens plus rien… Aucune émotion autre que le soulagement que cet enfer se termine enfin. Mon esprit et mon corps ne sont plus solidaires. Mes jambes courent, et moi je regarde, profite de ces derniers mètres, je cherche les visages de mes proches dans la foule… L’arrivée sur la piste d’athlétisme du stade de La Redoute sous les lumières et les encouragements plus intenses… et d’un coup tout s’arrête… Comme ça, sans explication, sans préavis, après 41 heures et 7 minutes…

La messe est dite ! Après 41 heures et 7 minutes, mon dernier effort sera une fantaisie…

           Epilogue :  

Il me faudra une bonne heure pour que la tension commence à tomber, que je réalise que je suis arrivé au bout de l’enfer. Avec mes collègues déjà arrivés, nos regards se croisent, mais personne ne parle. Chacun de nous savons par quoi les autres sont passés… Malgré mes 18 petites minutes de sommeil durant la course, la nuit qui suivra ne dépassera pas 6 heures, réveillé par la tension nerveuse, la douleur de ma tendinite et mes orteils endoloris.

En quelques chiffres cette course représente donc 9 mois de préparation mentale (entre la date d’inscription et la date de la course), 4 mois d’entraînement spécifique, 600 km répartis sur une quarantaine de séance avec équipement lesté, comprenant un maximum de montées de côtes, ou d’escaliers, plus 2 mois de séances de musculations (essentiellement dos et quadriceps), un régime alimentaire pour m’alléger de 7 kilos superflus.

La course quant à elle : 140 km pour 8500 m de dénivelé positif, 2000 fous au départ du Grand Raid, 1396 fous à l’arrivée… Sur les 9 concurrents que nous étions au départ, 6 seulement auront pu rejoindre l’arrivée.         

 

La prochaine ?  « Plus jamais ça ! » ais-je pu jurer à maintes reprises… pourtant, d’autres courses toutes aussi extraordinaires me font de l’œil (et du pied)… UTMB, MDS ne sont encore que des cigles pour certains mais de vrais rêves d’aventures pour nous autres coureurs…

 

2 commentaires

Commentaire de corto posté le 29-06-2007 à 08:37:00

Salut, super récit. A te lire on a le sentiment de t'accompagner.C'est dingue la ressource que l'on peut puiser en soi.

Merci pour ce super CR.

Ps: pas mal d'entrainement en côte possible en forêt de Marly.

Commentaire de taz28 posté le 29-06-2007 à 08:42:00

Merci pour ce superbe récit émouvant, et terrifiant à la fois !!!
Domi (monstertruck) et moi partons pour la Réunion en octobre, j'y serai juste en tant que supportrice number one, mais par le biais de ton récit, j'imagine presque ce qui risque de m'attendre à son arrivée : une émotion terrible !!!
Bravo à toi pour ta course...
Taz

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