antidépresseurs et moral sur course

Discussions sur des sujets "sérieux" en rapport avec la course à pied.
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar CAPCAP » 04 FĂ©v 2017, 11:38

Japhy a écrit:Et pourtant...ce qui est vrai c'est qu'il n'y a pas LA dépression, mais DES dépressions...

Merci Japhy, je n'ai pas tes connaissances professionnelles, mais je ressens tout ce que tu dis très clairement. :wink:

Franchement, à vous lire tous, je ne regrette pas d'avoir lancé ce sujet, en me jetant à l'eau, en partageant mes difficultés. Ceci fait du bien et j'espère que beaucoup de lecteurs en profiteront pour mieux comprendre comment se comporter (ou au moins comment ne pas se comporter) vis-à-vis d'un dépressif.


Olivier73 a Ă©crit:Avant mon burn out, j'Ă©tais adepte du "quand on veut, on peut" et c'est ce qui m'a conduit droit dans le mur...
Si on en crois Piccard et Chaigneau, on peut beaucoup de choses et il serait dommage de ne pas se donner les moyens d'y parvenir. Mais certains chemins, dont la méditation, peuvent sans doute nous permettre d'être suffisamment à l'écoute de soi pour repousser le risque de "dépasser ses limites" et donc de se faire du mal, physique ou psychologique.
VoilĂ  ce que je vise... mĂŞme si le chemin est long... :roll:
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Le Lutin d'Ecouves » 04 FĂ©v 2017, 12:55

Le genre de propos "si on veut, on peut" dénote une incompréhension totale de ce qu'est la dépression.
Personne n'est à l'abri mais certains sont physiologiquement plus fragiles et d'autres semblent imperméables à la dépression profonde sans qu'on sache vraiment pourquoi.
La course à pied est une aide comme la sociabilisation mais ce n'est en aucun cas un médicament. Quand c'est grave, il faut passer par des régulateurs chimiques sous peine parfois d'y laisser sa vie.
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Cybloc » 04 FĂ©v 2017, 16:39

Le Lutin d'Ecouves a écrit:Le genre de propos "si on veut, on peut" dénote une incompréhension totale de ce qu'est la dépression.
Personne n'est à l'abri mais certains sont physiologiquement plus fragiles et d'autres semblent imperméables à la dépression profonde sans qu'on sache vraiment pourquoi.
La course à pied est une aide comme la sociabilisation mais ce n'est en aucun cas un médicament. Quand c'est grave, il faut passer par des régulateurs chimiques sous peine parfois d'y laisser sa vie.


+1
La dépression est bien loin de la baisse de forme, du coup de mou et autres difficultés à suivre le rythme imposé dans notre vie de tous les jours. C'est une véritable affection qui nécessite une prise en charge par des professionnels qualifié et spécialisé.

De plus, il n'y a pas un seul type de dépression mais une infinité (maladie multi-factorielle).

- Elle peut avoir de multiples déclencheurs, comme le travail (burn-out), la naissance d'un enfant (dépression post-partum), un événement tragique comme un deuil ou encore insinuer lentement dans le quotidien du dépressif.
- Elle fait son lit dans l'histoire de vie de la personne dépressive, comme les relations professionnelles, la vie de couple, l'histoire familiale, la parentalité.
- Elle peut prendre des formes et des sévérités très diverses comme le babby-blue, la dépression , la mélancolie, le comportement ambivalent, ..., sans même évoquer de leurs multiples conséquences.

Tout cela pour répéter qu'il s'agit là d'une véritable maladie, complexe, relativement récente dans sa recrudescence, où, l'expérience de chacun, précieuse, peut parfois (souvent ?) se montrer délétère en dehors de la simple écoute empathique.
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Caracole » 04 FĂ©v 2017, 17:38

Le problème est que d'une part la dépression fait peur aux autres, car le dépressif offre un tableau dérangeant dans cette modernité de réussite à tout prix, et qu'en plus il est très isolé comme on l'a dit.
Les dépressifs se retrouvent donc généralement mal entourés de gens bien intentionnés mais d'une incompétence abyssale et plus le diagnostic et la prise en charge tardent, plus les gens s'enfoncent.

Il est déjà très difficile d'admettre qu'on est en dépression, mais bien souvent l'entourage s'empresse d'alimenter le déni. En plus le psy est à la mode, accessible sur internet, cours gratuits de charlatans pour "coachs privés" - c'est hallucinant la quantité de con... qu'on entend.......

Tout ça pour dire que la maladie n'est toujours pas prise au sérieux comme elle le devrait.
Si un chameau te dit qu'il sait parler, c'est qu'il te ment.
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar petit franck » 06 FĂ©v 2017, 15:03

cloclo a Ă©crit:
PtitLudo a écrit:Comment des personnes qui à priori, pour la plupart, ont tout pour être heureuses se laissent entraîner dans cette spirale infernale

C'est là que je crois que t'as pas compris, un entourage heureux ne suffit pas à éviter les dépressions, leur origine est soit due à une résurgence sous l'effet du stress de problèmes de la petite enfance mal résolus, ou des "dégénérescences" progressives d'ordre neurologiques, souvent de nature héréditaires. Mais bon, je ne suis pas expert non plus, hein :wink:


tu as tou compris cloclo merci pour ce message je suis completement d'accord avec toi

bonne journee

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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar dinococus » 06 FĂ©v 2017, 17:13

Nous nous croyons libres que parce que nous ignorons les causes qui nous font agir

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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar philkikou » 02 Avr 2017, 01:39

Je lisais ce sujet (merci Cap cap d'avoir osé le lancer) avec intérêt, 2 petites interventions, mais d'un oeil "extérieur" pensant que malgré les "contrariétés" professionnelles (principalement), je m'en tirerai avec ma soupape de décompression qu'est comme beaucoup le sport ( vélo de route ces 3 dernières années)

-1° alerte il y a 2 mois les nerfs à fleur de peau je rentre dedans une personne dans "l'espace ouvert" que je ne peux plus supporter.. Toubib et traitement homéopatique et tentative de prendre du recul côté boulot

-2° alerte fin de semaine dernière : réduction des délais, augmentation des charges, non prise en compte des irritants et des contraintes ainsi que des solutions proposées pour bosser mieux,..

On nous demande de ne plus faire un travail correct mais de respecter des délais très courts en bossant n'importe comment, quitte à tout reprendre derrière...le grand écart par rapport à ma façon de travailler

En bref, des responsables sourds et aveugles sur nos problèmes, avec comme objectif flexibilité, rentabilité. Nerf à fleur de peau, démotivation et pour la 2° fois en arrêt maladie (1° opération) depuis plus de 30 ans !

Et le dilemme ( j'ai parcouru tout le sujet ) : prendre ou ne pas prendre des anti-dépresseurs (escitalopram / Seroplex) que m'a prescrit mon médecin ? Très très hésitant, mais je sens que cette tension de plus en plus fréquente me nuit sans avoir trop d'impact sur mon sommeil.. pour l'instant

Psy.. un peu en thérapie de couple sinon pas trop à l'aise pour parler...
Donnez un peu de votre temps, donnez votre sang
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar banditblue29 » 02 Avr 2017, 07:23

@Philkikou : Je ne sais pas où tu bosses mais, le signalement RPS (risques pyschosociaux) dans l'entreprise auprès du Comite d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) pourrait être fait. Que cela concerne une personne ou plusieurs.
Sinon à part la cure de magnésium (vu que le stress favorise la fuite des minéraux), je vois pas :? .

Bon courage.
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar philtraverses » 02 Avr 2017, 08:16

Oui mais il y a aussi les délégués du personnel à qui l'information sur le changement des conditions de travail ( réduction des délais etc.. ) présentant des risques pour la santé et la sécurité des salariés peut être remontée. l'employeur est tenu d'une obligation de sécurité résultat impliquant qu'il prenne des mesures préventives ou permettant de remédier aux difficultés ou encore d'assurer l'adaptation des salariés à leur emploi par des actions de formation et d'information.

S'agissant du CHSCT s'il en existe un dans l'entreprise ou l'Ă©tablissement, ce qui est fonction de sa taille, celui-ci dispose effectivement de moyens d'investigation sur l'existence des risques psychosociaux notamment en cas de projet important modifiant les conditions de travail ou lorsqu'il existe un risque grave dans l'entreprise.
Enfin tout ça est bien connu et l'info est facilement accessible sur internet .

Bon courage et que ça ne t"'empêche pas d'arpenter les routes à vélo :)
la bonne nouvelle, c'est qu'il ne se passe rien, la mauvaise c'est qu'il ne se passe rien.
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Japhy » 02 Avr 2017, 08:19

Encore une fois, il ne faut pas confondre les dangers des antidépresseurs avec ceux des anxiolytiques, les premiers créant beaucoup moins d'accoutumance et ayant beaucoup moins d'effets indésirables (voire dangereux) que les seconds. Par contre ils mettent plus longtemps à agir car ils modifient des processus chimiques dans le cerveau qui nécessitent notamment la croissance de nouvelles cellules dans certaines structures du cerveau.

Pour les autres méthodes: le sport ne peut fonctionner que si l'on est pas trop épuisé. Et puis surtout, il peut, dans certains cas, avoir un effet néfaste si le problème majeur qu'on a est un problème d'épuisement face au jugement d'autrui (en l'occurrence le jugement de tes patrons).
Si tu pratiques un sport pour t'aérer et produire des endorphines, sans te juger constamment et sans vouloir te mettre des défis sans arrêt, tout va bien, et j'ai l'impression que c'est plutôt ton cas. Mais si c'est pour remplacer une absence de reconnaissance par tes supérieurs au boulot par une reconnaissance de tes capacités sportives, c'est pas la peine...
Je suis toujours sidérée (et attristée) quand je vois combien de coureurs, sur kikourou ou ailleurs, se mettent des pressions de dingue sur leur résultats, leur entraînement etc. Et je ne parle même pas des drames lors d'abandons ou d'échecs relatifs. Avant je les plaignais, maintenant je ne les plains même plus. Ils le veulent bien finalement. On n'est jamais prisonnier de ce genre d'attitude mentale, on peut toujours décider, un jour, de devenir bienveillant envers soi-même.

Reste qu'il faut agir à la racine de ton problème, te battre contre ces jugements permanents et l'illogisme de leur stratégie (puisque vous travaillez en dépit du bon sens), c'est ça le plus dur. L'absence de logique dans ce qu'on nous demande, c'est un truc totalement destructeur, parce qu'on se dit qu'on ne comprend plus rien et qu'on est inadapté, donc on culpabilise, alors qu'en fait, on a raison !
L'idée de banditblue est une bonne idée sans doute. Je me demandais s'il y avait un syndicat dans ta boîte ? Ou est-elle trop petite ?

EDIT: ha ben Phil a parlé des délégués du personnel, c'est peut-être ce que j'appelais abusivement "les syndicats". L'esprit est un peu le même disons.
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar philkikou » 02 Avr 2017, 11:00

*Merci pour vos retours :
-Magnésium je le note et confirme ce me ma dit la pharmacienne ( qui m'a bien expliqué les tenants aboutissants du médoc prescrit)
-entreprise : je ne dirai rien sur ce forum, mais représentants du personnel je pense qu'il est important de les alerter pour mettre ce sujet sur le tapis, mon cas est hélas représentatif d'un mal-être chez beaucoup de salariés
-je pense après réflexion et plusieurs avis je pense que je vais suivre ce traitement et aller voir une psychologue ( 2 béquilles pour se remettre en marche )
-sport et reconnaissance : comme beaucoup plus jeune effectivement on a toujours une certaine fierté quand on évoque qu'a fait telle ou telle course. J'ai passé ce cap et fait du sport pour m'aérer la t^te et les jambes, rencontrer des gens qui le valent bien (ou pas) en cyclo sportif et surtout touriste
Par contre grosse interrogation sur ma capacité dans 2 mois et demi de me lancer sur les 3 jours d'Ardéchoise (170/200kms par jour avec du D+) !!???
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Free Wheelin' Nat » 02 Avr 2017, 11:59

Si le côté chimique te rebute, tu as le millepertuis qui donne de très bons résultats .Par contre, je n'ai plus le nom en tête, il y a deux dosages...
A voir bien sûr avec ton médecin (ce médoc est en vente libre, mais attention, ce n'est pas parce qu'il est "naturel" qu'il s'utilise comme ça ), j'en ai pris sous son contrôle, après recommandation de la psy. Il y a également des associations à ne pas faire avec.
Voir un-e psy, c'est très bien, ça devrait être obligatoire pour tout traitement contre la dépression à mon avis, ça permet de prendre du recul également sur certaines choses...
Côté physique: si tu t'entraines, pourquoi douter de tes capacités? . Si en plus ça te fait du bien! :wink:
Ma psy m'avait dit de ne surtout pas m'arrêter de courir, tout en m'enjoignant de réduire si physiquement il y avait alerte.
Le vélo dans ton cas est la meilleure des thérapies alternatives/complémentaires à ce vilain passage.

Tiens bon la rampe!
Nat (ex On-Off)

Rien n'est plus semblable Ă  l'identique que ce qui est pareil Ă  la mĂŞme chose (Pierre Dac)
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar CAPCAP » 02 Avr 2017, 17:01

J'ai osé en partie lancer le sujet... en me créant un second compte pour la discrétion, ce qui n'est pas conforme à la charte Kikouroù...
Mais cet espace de discussion qu'est Kikouroù me semble précieux au-delà de la stricte discussion sur la CàP. Enfin pour beaucoup d'entre nous, tout fini par être lié de près ou de loin avec notre sport d'endurance.

De mon expérience personnelle, je n'ai ressenti aucun effet notable des antidépresseurs sur la course.
Et parallèle, je recommanderais de suivre les préconisations d'un médecin qui aurait prescrit des antidépresseurs. Le mien devait chercher à trouver un dosage faible, me permettant d'aller un peu mieux, sans me doper. Du coup, c'est parfois difficile de juger de la part d'effet du produit et de la part d'effet du temps qui passe, du repos, de l'appui d'un ami ou tout autre chose.

Il me semble que l'entreprise où tu bosses en est à la première étape. Il faut faire autant (voire plus) avec moins (de temps, de moyens...) pour gagner en efficacité, soit parce que la rentabilité pose vraiment problème (risque de survie de la boite) soit parce qu'il faut dégager plus de bénéfices (pour les actionnaires...) Il me semble que la phase 2 est le pétage de plomb de certains employés, la phase 3 une opposition salariés-direction, la 4 une prise de conscience qu'on espère avant des cas graves, et enfin la phase 5 une nouvelle réorganisation où les bonnes conditions de travail sont tout d'un coup sensées être le gage au bon investissement du personnel et donc de l'efficience... Enfin, c'est parfois ce qu'on dit sans que forcément les moyens suivent...

Un jour, j'ai fini dans le bureau du syndicat et, en l’occurrence, je n'ai pas regretté. Mais ça sera forcément moins bien ou mieux ailleurs. J'ai pu leur parler de mes problèmes, ce qui m'a déjà fait du bien. Et ils m'ont confirmé avoir déjà mon directeur à l’œil, mais ils ont des pouvoirs faibles. Enfin, dans la fonction publique, un turn-over de 35%, c'était juste énorme!

Je n'ai pas d'expérience du CHSCT.
Syndicat et CHSCT ne sont pas forcément faciles à gérer. On peut vite être catalogué dans une "mauvaise" catégorie. J'avoue ne pas voir les choses de la même façon entre la période où des CDD d'un an se succédaient et maintenant que je suis fonctionnaire titulaire. Ce genre de chose joue aussi.

"le sport ne peut fonctionner que si l'on est pas trop épuisé. Et puis surtout, il peut, dans certains cas, avoir un effet néfaste si le problème majeur qu'on a est un problème d'épuisement face au jugement d'autrui (en l'occurrence le jugement de tes patrons)." J'étais dans ce cas-là même si mon problème majeur était mon jugement personnel sur moi-même. Pourtant le sport m'a bien soutenu. Je me demande même si je n'ai pas puisé une part de l'énergie qui m'a menée des mois d’entraînement à la ligne d'arrivée de la Diagonale, dans ce jugement. Vouloir leur montrer ce dont j'étais capable hors du travail. Mais bon, ça a marché une fois et ce n'est probablement pas une méthode à conseiller, juste une possibilité à évaluer.

"Je suis toujours sidérée (et attristée) quand je vois combien de coureurs, sur kikourou ou ailleurs, se mettent des pressions de dingue sur leur résultats [...] Ils le veulent bien finalement. On n'est jamais prisonnier de ce genre d'attitude mentale, on peut toujours décider, un jour, de devenir bienveillant envers soi-même." Je modérerais, on peut décider d'essayer d'être bienveillant envers soi-même, de se donner les moyens pour aller vers ça. Pour moi c'était longtemps impossible, j'étais trop complexé et la CàP m'avait trop apporté. Ce sont sans doute des choses périphérique qui m'ont conduit à y renoncer, ma cardiopathie, une négligence de mon "chez-moi" (toujours pas résolue) et un premier (et unique) abandon (sur le GRP) qui m'a laissé méditer ce que signifiait pour moi cet abandon sur une bonne durée (pied du Pic du Midi à Hautacam)

Dans mon cas, un travail psychologique était indispensable, mais c'est parce que je traînais des problèmes perso depuis l'adolescence. De façon générale, ça me semblerait très utile en parallèle d'antidépresseurs. On n'est pas obligé d'en prendre pour 10 ans comme moi (quoique je ne sais pas du tout pour combien de temps j'en ai encore...)

Il y a parfois de très bon "touristes" sportifs ;-)
Et qui valent bien mieux que de piètres compétiteurs.
Si tu peux, si tu veux encore t’entraîner pour cette Ardéchoise, je ne vois pas ce que changerait une crise comme celle-ci, du moins avec ma petite expérience.

Courage! Et si tu as la possibilité d'en parler avec des collègues bienveillant...
Dernière édition par CAPCAP le 02 Avr 2017, 21:31, édité 1 fois au total.
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Le Lutin d'Ecouves » 02 Avr 2017, 17:39

PhilKiKou a Ă©crit:

Et le dilemme ( j'ai parcouru tout le sujet ) : prendre ou ne pas prendre des anti-dépresseurs (escitalopram / Seroplex) que m'a prescrit mon médecin ? Très très hésitant, mais je sens que cette tension de plus en plus fréquente me nuit sans avoir trop d'impact sur mon sommeil.. pour l'instant



J'ai eu plusieurs exemples autour de moi et je n'ai qu'un conseil : prends ton traitement pour le moment. Ce que tu décris est arrivé à un de mes voisins, il est allé jusqu'au burn out et y a laissé des neurones, il ne peut plus bosser. C'est un risque que l'on ne peut pas prendre d'autant que ce genre de trouble rejaillit sur la famille.
Un membre de ma famille a été sauvé par un traitement au Prozac avant qu'il n'explose. La chimie, c'est pas fun mais ça peut sauver des vies.

Le sport est un truc formidable si l'on veut tenir. Il ne guérit pas mais aide sacrément. Je ne te dis pas le nombre de balafrés de la vie que j'ai dans mon groupe de coureurs. Ça va, ça vient mais ils tiennent globalement. Je sais que sur le forum, beaucoup sont pour l'effort solitaire, c'est déjà un bon truc mais l'effort en groupe aide sacrément plus. La chaleur humaine est aussi un bon médicament...
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar GalatĂ©57 » 02 Avr 2017, 19:22

Le Lutin d'Ecouves a Ă©crit:
PhilKiKou a Ă©crit:

Le sport est un truc formidable si l'on veut tenir. Il ne guérit pas mais aide sacrément. Je ne te dis pas le nombre de balafrés de la vie que j'ai dans mon groupe de coureurs. Ça va, ça vient mais ils tiennent globalement. Je sais que sur le forum, beaucoup sont pour l'effort solitaire, c'est déjà un bon truc mais l'effort en groupe aide sacrément plus. La chaleur humaine est aussi un bon médicament...


Exact
Rien de tel qu'un groupe pour Ă©vacuer, mĂŞme pas besoin d'Ă©voquer ses soucis, on court ensemble, on partage nos souffles, bref le plaisir de l'effort en commun.
De plus l'avantage des groupes c'est "l'anonymat" perso j'y viens comme un coureur, mes soucis professionnels ou personnel ne sont pas évoqués, juste besoin d'une tape sur l'épaule.
Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas mais parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles (SENEQUE)
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Olivier73 » 03 Avr 2017, 08:25

Le Lutin d'Ecouves a écrit:Je sais que sur le forum, beaucoup sont pour l'effort solitaire, c'est déjà un bon truc mais l'effort en groupe aide sacrément plus. La chaleur humaine est aussi un bon médicament...

L'effort solitaire, tout comme la méditation d'ailleurs, est très bon lorsqu'on est bien dans la tête. Quand on commence à voir tout en noir, à ressasser beaucoup, il vaut mieux se diriger vers des sorties de groupe qui aèrent beaucoup plus le cerveau.
Dernière édition par Olivier73 le 03 Avr 2017, 13:18, édité 1 fois au total.
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Japhy » 03 Avr 2017, 11:24

Je ne l'ai pas écoutée, mais pour info, ce matin chez Ali Rebeihi sur France Inter, les avancées en matière de connaissance (et traitements ?) de la dépression:

https://www.franceinter.fr/emissions/gr ... avril-2017
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar CAPCAP » 03 Avr 2017, 22:28

Je n'ai écouté que le début, mais la définition de la dépression me parle (malheureusement...)

Celle-ci je l'ai écoutée il y a déjà quelques temps, sur une vision globale de la dépression:
https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/depression-une-maladie-encore-taboue
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar valdes » 04 Avr 2017, 08:02

Olivier73 a Ă©crit:
Le Lutin d'Ecouves a écrit:Je sais que sur le forum, beaucoup sont pour l'effort solitaire, c'est déjà un bon truc mais l'effort en groupe aide sacrément plus. La chaleur humaine est aussi un bon médicament...

L'effort solitaire, tout comme la méditation d'ailleurs, est très bon lorsqu'on est bien dans la tête. Quand on commence à voir tout en noir, à ressasser beaucoup, il vaut mieux se diriger vers des sorties de groupe qui aèrent beaucoup plus le cerveau.


Oui et ... Non.
Quand le groupe est "bienveillant", sans challenge autre que celui de faire une petite sortie ensemble s'aérer, papoter, profiter : oui oui et encore oui.

Mais quand le groupe commence à évoquer les performances, les entrainements et les objectifs des uns et des autres, puisque dans la vie maintenant on veut tout évaluer, le boulot, les performances sexuelles, les résultats en sport amateur -> oubliez. Le dépressif va se sentir diminuer, il va se dévaloriser, se mettre en échec. Ca ne va pas l'aider.
Mieux vaut alors sortir se promener avec son chien. Un chien est toujours partant et ne vous parlera jamais de ses classements sportifs.
Il faut absolument un environnement bienveillant, non jugeant, neutre.

Par ailleurs, le médoc c'est pour la crise aigüe, c'est nécessaire. Mais ça ne fait pas tout. Pour stabiliser, il faut un professionnel. Psychiatre, psychologue ou psychothérapeute. Un doc de la tête qui donne des clés pour s'aider à "déballer son contenu". Apprendre à vivre avec soi. A s'habiter.

Cela rejoint ce qu'Ă©crit @CapCap

Aïe @PhilKiKou, je lis ton message. Première chose, ne pas garder le problème en soi (-> ne pas ressasser, ne pas être seul face au problème). Deuxième chose, trouver une personne de confiance à qui en parler. Un représentant du personnel si tu as dans ta boîte ? (-> personne non jugeante, bienveillante).

Et dire que ce sont des choses (CHSCT, etc.) que certains politiques aimeraient bien voir disparaître à terme ...

Se faire aider par un psy pour apprendre "à fermer la porte". Difficile, très difficile à un certain niveau de responsabilité de switcher en mode boulot/pas boulot. Mais quand on est pas le responsable de sa boîte, on n'a pas à emmener les problèmes des responsables de sa boîte dans ses propres rêves. Dur dur dur à faire puisqu'on est désormais dans l'ère du "tous individuellement responsables au boulot". Reste que non, c'est faux. On est pas individuellement responsable de son boulot quand on est pas le maître de son boulot et que l'on doit exécuter les ordres. Y compris les ordres de type "injonction paradoxale", de plus en plus nombreux.

Bon courage Ă  toi.
valdes
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Olivier73 » 04 Avr 2017, 09:03

valdes a Ă©crit:
Olivier73 a Ă©crit:
Le Lutin d'Ecouves a écrit:Je sais que sur le forum, beaucoup sont pour l'effort solitaire, c'est déjà un bon truc mais l'effort en groupe aide sacrément plus. La chaleur humaine est aussi un bon médicament...

L'effort solitaire, tout comme la méditation d'ailleurs, est très bon lorsqu'on est bien dans la tête. Quand on commence à voir tout en noir, à ressasser beaucoup, il vaut mieux se diriger vers des sorties de groupe qui aèrent beaucoup plus le cerveau.


Oui et ... Non.
Quand le groupe est "bienveillant", sans challenge autre que celui de faire une petite sortie ensemble s'aérer, papoter, profiter : oui oui et encore oui.


Effectivement, je partais de cette optique lĂ .
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar CAPCAP » 04 Avr 2017, 21:39

Bon... Petite augmentation du dosage des antidépresseur.




8 - 10 jours plus tard...
P_tain, ça fait du bien !!!
Je me sens de nouveau comme il y a... heu... très -trop- longtemps, avec l'envie de faire des choses!
J'ai perdu cette sensation profonde de tristesse, qui ne me quittait pas vraiment, mĂŞme dans les bons moments.
En plus, il parait que les antidépresseurs peuvent aider à la psychothérapie (si quelqu'un peut confirmer ou infirmer...)
Bref, sans en faire l'apologie, je souhaite défendre leur usage. :wink:

Sinon un petit lien vers 5 x 1/2h avec le psychiatre Christophe André, qui parle de lui dans "A voix nue".
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Free Wheelin' Nat » 05 Avr 2017, 07:24

Merci CAPCAP!
Et bravo pour ce nouvel Ă©lan!
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Japhy » 05 Avr 2017, 07:27

Bonne nouvelle CAPCAP !
Pour ce qui est d'aider la psychotherapie, ca doit forcement etre le cas, avoir envie de faire des trucs comme tu dis, c'est aussi avoir envie de s'occuper de ca !
Merci pour le lien sur C. Andre, j'avoue que j'etais un peu suspicieuse par rapport a ce garcon, je le trouvais un peu trop sur tous les fronts (limite vendeur de bagnoles ?) et un peu gnan-gnan, mais comme je suis dans une periode de grande bienveillance en ce moment :mrgreen: , je vais tester !

(j'ai ecoute l'emission de France inter, pfff c'etait un peu penible, querelle de chapelle entre un medecin psychiatre d'un cote et un analyste qui rejetait quasiment toutes les avancees scientifiques en termes de terrain biologique de la depression et qui pretendait que ca stigmatisait les gens de se savoir un peu ''deficients'' chimiquement. C'est sur que c'est vachement moins stigmatisant quand tout le monde te dit ''t'as tout pour etre heureux, tu es en depression parce que tu le veux bien''. Enfin bon, parfois certains representants de cette profession me fatiguent, d'autant qu'il me semble que ca fait partie de leurs regles de ne pas proposer d'emblee d'analyse a qqn en pleine depression. Le psychiatre etait beaucoup plus fin et realiste il me semble...)

Au fait y a aussi un passage sur une eventuelle cause inflammatoire a la depression (et une emission sur arte samedi soir je crois )
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Japhy » 05 Avr 2017, 11:11

Ha ha ha merci pour le lien Christophe André CAPCAP, j'ai écouté l'émission 1 et la moitié de la 2 ce matin, la partie sur sa découverte du lacanisme ("j'avais l'impression d'être débile", "je me suis dit que je ne voulais pas ressembler à ces gens-là"), c'était tordant et jouissif même ! Du coup j'ai envoyé le lien à deux amis victimes de ce courant, et qui ont pour objectif secret de faire disparaître le lacanisme de la surface du globe (ou surtout de la France vu qu'ailleurs tout le monde ou presque n'en a rien à foutre :mrgreen: ) et ils se sont bien marrés aussi !
Il est sympa finalement ce gars-lĂ  !
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar CAPCAP » 31 Jan 2020, 00:06

Je commence une phase de réduction des antidépresseurs. Après dix ans passé avec eux, avec cette béquille, bien utile, mais parfois encombrante dans la tête... et quelques tentatives de réduction.
Je pars de haut puisque je suis Ă  150 mg par jour de venlafaxine.
Mais cette fois je le sens bien. Plusieurs mois que j'ai un assez bon moral. Sans doute le temps a fait un peu son travail. Sans doute des années de psychothérapie aussi (j'espère, car ça finit par être un véritable investissement...) Mais très certainement aussi les lectures sur la non-dualité.

Pour en revenir au sujet de ce fil, la motivation pour courir sera-t-elle affectée par cette petite réduction? Ce soir au stade, non. Mais c'est cette fois-ci, car rien ne peut être deux fois identique, dans ce domaine plus qu'un autre.
Ă€ suivre...



Par ailleurs, dans cette émission, l'auteur de BD Manu Larcenet fait une ovation à la chimie, vers la 12ème minute environ:
Manu Larcenet en thérapie
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar philkikou » 31 Jan 2020, 07:10

CAPCAP a Ă©crit:
Pour en revenir au sujet de ce fil, la motivation pour courir sera-t-elle affectée par cette petite réduction? Ce soir au stade, non. Mais c'est cette fois-ci, car rien ne peut être deux fois identique, dans ce domaine plus qu'un autre.
]

En lisant ton message effectivement tous les voyants ont l’air d’être au vert pour lâcher tes béquilles et continuer ta route sans ... je regarderai la vidéo de Manu Larcenet, bien aimé ses livres ... Larcenet et Wampas, de bonnes fréquentations ;-)
Donnez un peu de votre temps, donnez votre sang
E.F.S.=> https://dondesang.efs.sante.fr/
KIKOUDON => viewtopic.php?f=14&t=5206&start=3400#p114845
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Sylvain IT » 31 Jan 2020, 13:08

DĂ©pression et course Ă  pied...

Je deviens une "victime" du truc au sens où mon pote a son fils en dépression (ce qui limite sa disponibilité pour courir et fait chuter la mienne illico, seul sans soleil? jamais...).

Mais peut-être y a-t-il un truc dans son drame qui peut faire vraiment partie du sujet ici traité.

Ils ont enfin consulté de façon "sérieuse" (facile à dire "enfin" quand il s'agit des autres!), un psy-chiatre qui est partie sur une thérapie pharmacologique en insistant pour la psy-cothérapie ET SUR LE SPORT :idea:

Du coup le mec que je ne connais pas m'a tout de suite plu : dès qu'on va dans le sens de mon sens commun, j'aime... ce psy là considère le sport comme une aide très importante, il a franchement insisté là-dessus pour ce jeune (presque 20 ans).
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar cissou83 » 01 FĂ©v 2020, 14:05

CAPCAP a écrit:Je commence une phase de réduction des antidépresseurs. Après dix ans passé avec eux, avec cette béquille, bien utile, mais parfois encombrante dans la tête... et quelques tentatives de réduction.
Je pars de haut puisque je suis Ă  150 mg par jour de venlafaxine.
Mais cette fois je le sens bien. Plusieurs mois que j'ai un assez bon moral. Sans doute le temps a fait un peu son travail. Sans doute des années de psychothérapie aussi (j'espère, car ça finit par être un véritable investissement...) Mais très certainement aussi les lectures sur la non-dualité.

Pour en revenir au sujet de ce fil, la motivation pour courir sera-t-elle affectée par cette petite réduction? Ce soir au stade, non. Mais c'est cette fois-ci, car rien ne peut être deux fois identique, dans ce domaine plus qu'un autre.
Ă€ suivre...



Par ailleurs, dans cette émission, l'auteur de BD Manu Larcenet fait une ovation à la chimie, vers la 12ème minute environ:
Manu Larcenet en thérapie

Salut bon courage a toi pour la suite :) :D :D
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar philtraverses » 02 FĂ©v 2020, 12:33

Perso je n'ai jamais eu recours à la chimie ou si rarement que c'en est anecdotique, malgré les conseils avisés de mes "amis", ma tolérance à la souffrance mentale étant assez bonne et m'étant construit autour. Bref fallait pas, fallait résilier, ben oui je sais. :roll:

Je pense aussi que tout est question de tolérance ou pas à un certain degré d'inconfort mental. Beaucoup de gens dès qu'ils ne se sentent pas bien, n'ont pas trop le moral, sont, un peu, déprimé, ont tendance à demander des cachetons à leur doc. On voudrait tout le temps être heureux, être en harmonie avec le monde avec soi même, sa famille, ses amis, son petit cercle intime, mais ce n'est pas possible.

On voudrait ne pas stresser, prendre son temps. Perso j'accepte parfaitement de travailler en permanence dans le stress et même si je suis parfois, souvent, au bord de la rupture du burn out, et même si je pense que j'ai échoué en beaucoup de domaines, voire dans tous les domaines, privé et professionnel et si j'ai parfois l'impression que ma vie est un champ de ruines, je l'accepte je ne vais pas pour autant courir chez le médecin.

Le Lutin d'Ecouves a écrit:d'autres semblent imperméables à la dépression profonde sans qu'on sache vraiment pourquoi.


J'ai l'impression que j'en fais partie..

Mais je comprends parfaitement que certains aient besoin du détachement et de la perte d'affectivité que donnent les anti dépresseurs pour accepter leur situation. On sait que les anti dépresseurs rendent souvent inaffectifs et indifférents. Mais je ne juge pas, bien au contraire.

Finalement je n'ai jamais été assez abattu pour ne plus être motivé pour courir et j'ai toujours eu recours à la course à pied comme anti dépresseurs et tant que mon corps le permet je courrai.
la bonne nouvelle, c'est qu'il ne se passe rien, la mauvaise c'est qu'il ne se passe rien.
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar CAPCAP » 02 FĂ©v 2020, 15:44

Sylvain IT a écrit:... une thérapie pharmacologique en insistant pour la psy-cothérapie ET SUR LE SPORT :idea:
Du coup le mec que je ne connais pas m'a tout de suite plu : dès qu'on va dans le sens de mon sens commun, j'aime... ce psy là considère le sport comme une aide très importante, il a franchement insisté là-dessus pour ce jeune (presque 20 ans).

Il semble que bien des études confortent cet intérêt du sport pour aider à soulager les souffrances psychiques.
Mais pour les rétifs, est-ce que ça ne peut pas être la danse (plus considérée comme un art malgré sa composante sportive parfois très importante) le chant (qui fait aussi appel à la respiration, au gainage...) voire la sculpture, etc... :roll:
Je dis ça car j'étais presque allergique au sport pendant mon adolescence, ça me renvoyait à ma honte d'être homo, honte de ce corps attiré par l'identique plutôt que l'altérité :oops:

Mais pour moi, la découverte de la CàP a été une chose incroyablement importante pour me réapproprier mon corps, prémisse à la quête d'un équilibre psychique. :wink:
Dernière édition par CAPCAP le 02 Fév 2020, 16:11, édité 1 fois au total.
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar CAPCAP » 02 FĂ©v 2020, 16:00

philtraverses a Ă©crit:... On voudrait tout le temps ĂŞtre heureux, ĂŞtre en harmonie avec le monde avec soi mĂŞme, sa famille, ses amis, son petit cercle intime, mais ce n'est pas possible...

Tout dépend de son niveau de mal-être. Si on a une trop grande honte de ce qu'on est pour en parler à ses proches, que ce soit un frère ou un ami, on risque de s'enfermer dans un déni profond et durable.
Si on commence Ă  ne plus dialoguer avec ses amis et sa famille, il commence Ă  y avoir urgence.
Si on commence à régulièrement vouloir ne plus être là...
Alors tenter le soutien des antidépresseurs s'impose. Du moins dans un premier temps, car après il faut travailler sur le fond, pour trouver un équilibre.
De tout façon, les antidépresseurs ne rendent pas heureux. Mais ce sont des béquilles bien utiles.
Et certainement que, comme tu le dis, nous sommes inégaux face à la souffrance psychique.
Il y a des gens qui ne vont pas supporter une petite réflexion au travail, qui vont crier au harcèlement, et d'autres qui subissent assez bien des conditions très stressantes, comme tu l'évoques.
On parle de l'ancrage dans la confiance en soi, que les parents auraient pu permettre de s'installer. Quand on a honte devant ses parents, c'est difficile...

Rappel, si je raconte ça ici et non sur mon blog, ce n'est pas pour "avoir plus d'audience", non. C'est pour qu'on parle un peu des antidépresseurs, car souvent les maladies psy sont honteuses et on n'ose pas en parler. Pourtant le soutien d'autrui, voire une simple bienveillance, font du bien. :wink:
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Sylvain IT » 02 FĂ©v 2020, 19:06

CAPCAP a écrit:C'est pour qu'on parle un peu des antidépresseurs, car souvent les maladies psy sont honteuses et on n'ose pas en parler. Pourtant le soutien d'autrui, voire une simple bienveillance, font du bien. :wink:


Je pense que cela a été compris, et bravo pour justement ne pas avoir honte, car il y a une belle différence entre "il n'y a rien de honteux" et parler effectivement des propres problèmes!
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Rem5962 » 20 Mars 2021, 19:34

Les médicaments antidépresseurs ISRS (inhibiteurs sélectif de la recapture de la sérotonine) type Seroplex® (escitalopram) ou Zoloft® (sertraline) et les anti-dépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline type Effexor® (venlafaxine) induisent une forte dépense énergétique et la production de déchets azotés responsables d’une surcharge hépatique avec risque de défaut d’élimination de l’ammoniaque toxique par surcharge du cycle de l’urée, d’un ralentissement de la fonction mitochondriale et d’une inflammation diminuant la synthèse normale des neuromédiateurs tout en empêchant leur recapture, augmentant donc de manière artificielle le taux de neuromédiateurs dans la fente synaptique des neurones. La surcharge hépatique entraîne des troubles du sommeil et les antidépresseurs augmentent fortement l’anxiété dans les premières semaines de traitement mais aussi le risque suicidaire, tout en provoquant des effets secondaires importants à type de troubles sexuels ou d’ostéoporose par exemple sur le long terme. Les antidépresseurs exposent aussi à des troubles du rythme cardiaque à type de torsades de pointe pouvant être à l’origine de syncope voir de mort subite. Par ailleurs, en cas de prescription non adaptée, par exemple lors d’une chute de sérotonine le matin mais une sérotonine normale en fin de journée, les médicaments antidépresseurs peuvent être responsables, à cause de leur durée d’action longue et donc de leur élimination lente, d’un syndrome sérotoninergique par surdosage en sérotonine cérébrale.
La phytothérapie (griffonia, safran, millepertuis) et la micronutrition (magnésium, oméga 3, multivitamines) utilisées de leur côté en médecine fonctionnelle, sont parfaitement reconnus par notre organisme et sont donc dénuées d’effets indésirables à dose progressive, et par ailleurs les risques de surdosage sont nettement plus faibles ; Le temps d’action des plantes étant plus court comparativement aux médicaments, ils sont plus rapidement métabolisés et éliminés, et par conséquent cette thérapeutique nécessite des prises multiples au cours de la journée.
Dernière édition par Rem5962 le 22 Mars 2021, 11:39, édité 1 fois au total.
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Free Wheelin' Nat » 20 Mars 2021, 20:31

Mais , comme les médicaments allopathiques, se traiter avec ce type de substances n'est pas forcément sans risques et il est sûrement préférable de s'adresser à un vrai spécialiste (encore faut -il le trouver?)...
Bon , j'enfonce une porte ouverte, mais par exemple, le millepertuis peut diminuer l'efficacité de certains médicaments dont la pilule contraceptive pour ne citer qu'elle.
Les plantes ne sont pas totalement sans danger quoi qu'il arrive, et trop de personnes pensent encore que se traiter "par les plantes" est sans risques. Quel que soit le support, une matière active a des effets dont il faut tenir compte, et le suivi d'une phytothérapie doit être à mon avis tout aussi surveillé ...
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar CAPCAP » 20 Mars 2021, 22:22

[mode HS on] J'aime beaucoup quand les coïncidences viennent tirailler mon "cartésianisme". En l'occurrence, Rem5962, tu viens de poster une réponse à ce vieux sujet, le jour même où je vois "enfin" une psychiatre pour faire un point (alors que c'est jusque-là mon généraliste qui me prescrit les antidépresseurs) [mode HS off]

Rem5962 a écrit:... induisent une forte dépense énergétique ... d’un ralentissement de la fonction mitochondriale...
DĂ©jĂ , merci pour ce message informatif, il semble Ă©crit par un "sachant", non?
(et merci, Nat, pour ce rappel ! :wink: )
J'ai isolé des effets qui vont particulièrement m'intéresser, pensant comprendre que ça peut générer de la fatigue.
J'espère donc arrêter la venlafaxine dans 3 ou 4 mois, je vous donnerai des nouvelles de ma pomme, bien sûr :wink:
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Rem5962 » 22 Mars 2021, 11:35

Free Wheelin' Nat a écrit: Bon , j'enfonce une porte ouverte, mais par exemple, le millepertuis peut diminuer l'efficacité de certains médicaments dont la pilule contraceptive pour ne citer qu'elle. ...

Inexact. Le millepertuis est une plante anti-infectieuse. De par son action anti-infectieuse, elle augmente les taux de serotonine et dopamine, augmentant de ce fait la fécondité et par conséquent augmentant le risque de grossesse.
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Rem5962 » 22 Mars 2021, 11:37

Free Wheelin' Nat a écrit:Les plantes ne sont pas totalement sans danger quoi qu'il arrive, et trop de personnes pensent encore que se traiter "par les plantes" est sans risques. Quel que soit le support, une matière active a des effets dont il faut tenir compte, et le suivi d'une phytothérapie doit être à mon avis tout aussi surveillé ...

Exact, la colchique et la digitale par exemple sont des plantes toxiques pour l'être humain et par conséquent sont utilisés à profit par l'industrie pharmaceutique pour en faire des médicaments toxiques ;)
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Free Wheelin' Nat » 22 Mars 2021, 13:17

Rem5962 a Ă©crit:
Free Wheelin' Nat a écrit: Bon , j'enfonce une porte ouverte, mais par exemple, le millepertuis peut diminuer l'efficacité de certains médicaments dont la pilule contraceptive pour ne citer qu'elle. ...

Inexact. Le millepertuis est une plante anti-infectieuse. De par son action anti-infectieuse, elle augmente les taux de serotonine et dopamine, augmentant de ce fait la fécondité et par conséquent augmentant le risque de grossesse.


Concernant le millepertuis et les médicaments, par le Vidal:
Interactions du millepertuis avec d’autres substances

Le millepertuis interagit avec un très grand nombre de médicaments et de plantes, ce qui en limite fortement l’usage : plus de 70 substances ou familles de substances ont été identifiées comme interagissant avec le millepertuis ! Ce phénomène est dû à l’activation, par l’hyperforine, d’une enzyme du foie responsable de l’élimination de nombreuses substances, ce qui peut accélérer l’élimination de nombreux médicaments et diminuer leur efficacité.

Parmi les médicaments dont l’action ou la toxicité est modifiée par le millepertuis, on peut citer : la plupart des médicaments des troubles cardiaques, les contraceptifs oraux (pilule), les antidépresseurs, la plupart des médicaments contre le VIH/sida, les médicaments de la migraine de la famille des triptans, les anticoagulants oraux (fluidifiants du sang), les antiépileptiques, certains hypolipémiants (médicaments de l’excès de cholestérol), certaines chimiothérapies anticancéreuses, les médicaments des maladies auto-immunes et des greffes d’organe, certains anti-inflammatoires et médicaments de la douleur, les suppléments de fer, etc.


Le Vidal ne mentionne nullement l'action antiinfectieuse de la plante.
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar Benman » 22 Mars 2021, 14:35

@rem5962, ce serait assez opportun de dire quelles sont tes compétences médicales et ta profession, juste pour comprendre.
merci
benman pour la modo
Nager dans une mer polluée par une marée noire accroît le risque de contagion: le pétrole en suspension contient les particules de salive de ceux qui ont bu la tasse avant vous et ont recraché
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Re: antidépresseurs et moral sur course

Messagepar BouBou27 » 22 Mars 2021, 14:43

Free Wheelin' Nat a écrit:Mais , comme les médicaments allopathiques ...

Attention, ce mot « allopathique » est utilisé par les homéopathes.
Pour la science médicale, il n’y a qu’un seul type de médicaments , ceux qui fonctionnent
jacques@prarion:~ $ whois Boubou27
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