Récit de la course : Trail des Allobroges 2010, par Zorglub74

L'auteur : Zorglub74

La course : Trail des Allobroges

Date : 23/5/2010

Lieu : Bellevaux (Haute-Savoie)

Affichage : 1236 vues

Distance : 58km

Objectif : Pas d'objectif

6 commentaires

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Les Allobroges la deuxième

Pour cette deuxième édition consécutive je suis accompagné par David mon beau-frère qui prépare la CCC et par Sylvère qui m'a un peu posé lors de la dernière édition du trail du Salève.

 Pour cette édition le parcours a changé. On se rapproche du lac Léman mais on monte quand même à Ireuse par le versant descendu l'année dernière.

 

Petite nouveauté je porte pour la première fois en course un cardio. D'habitude je n'en met pas car je n'ai pas envie de me faire peur. Le petit graphique si dessous montre bien qu'il vaut mieux ne pas en porter je suis à 180 de moyenne sur les 3 premières heures C'est à dire jusqu'à la chapelle des Hermones.En tout cas on voit clairement que quand on part en surrégime sur un trail long il faut à un moment où à un autre ralentir pour récupérer un peu.

Pour ma part ce sera entre les Outannes et le lac de Vallon ce qui m'a permis de bien réaccélérer sur le final.

 

Cette année comme l'année dernière j'ai pris pas mal de photos lors de ce trail magnifique je laisse donc parler les images.

Départ matinal à trois dans la voiture dès 4h15 depuis la vallée de l'Arve pour un départ de la course à 6h10 pour une journée qui s'annonce splendide. Je croise quelques kikous dont Rapace qui devra abandonner à Lullin sur blessure et Tercan qui prépare du long.

Au petit jour après quelques minutes d'échauffement avec Sylvère et un mal de ventre un peu inquiétant (boisson d'attente ?) c'est le départ en faux plat montant. David qui veut tester son rythme CCC nous laisse partir à notre rythme avec Sylvère.

Après le premier km de route on remonte sur les Mouilles par le même iténéraire que l'année dernière. L'euphorie est là et le rythme déjà trop élevé.

Sylvère a encore le sourire et on discute avec quelques traileurs du Môle rencontrés il y a 2 semaines au trail du Salève

L'intérêt d'un départ à 200 coureurs c'est que l'on est vite étalé chacun à son rythme, arrivés aux Mouilles on traverse la route et je sors déjà les bâtons.

Très rapidement le soleil nous rattrape au dessus des Mouilles lorsque l'on aborde les premières pistes d'Hirmentaz

Les premiers sont vites hors de vue et à la course succède la marche, la température est idéale, je reste sagement à la queue leu leu en faisant un peu le yoyo le temps de prendre quelques photos. Le coeur ne veut pas baisser.

On atteind la première crête d'où l'on plonge sur quelques dizaines de mètres avec en vue la vallée verte avec Mégevette, le Môle à droite et la chaîne des Aravis avec la Pointe Percée au fond

C'est déjà les premiers hors-piste traditionnels de ce trail. Les marmottes sifflent à notre passage mais on ne les voit pas.

Une courte remontée nous ramène sur la deuxième crête de la station d'Hirmentaz où les premiers coureurs se détachent sur un fond azur, c'est magnifique, la journée commence vraiment bien. J'accélère un peu à l'abord de la première véritable descente le long de la crête.

Je me retourne, la cheville de Sylvère ne le fait pas trop souffrir et il suit mon rythme on va donc continuer un bout de chemin ensemble. Dans le descente sur le col de Terramont d'où l'on voit déjà la prochaine grosse difficulté avec le Mont Forchat au loin à droite je le distance un peu sachant qu'il reviendra dans la montée suivante.

Ensuite les quelques montées et descentes parfois hors piste pour rejoindre le col des Arces commencent à m'entammer sérieusement. Je suis quand même un peu dans le rouge. Heureusement nous sommes à deux et je me concentre pour coller aux basques à Sylvère.

A l'attaque du Mont Forchat sur la piste très raide mais heureusement à l'ombre je me met en tête d'un petit groupe de 4 ou 5 et impose mon rythme en mode rando. Personne ne semble vouloir passer devant et cela me convient très bien de toute façon je n'ai pas envie d'accélérer.

Tranquillement on arrive dans la dernière pente sous le sommet où le comité d'acceuil toutes cloches dehors nous redonne le moral.

C'est la plongée vers le premier ravitaillement après avoir avalé un premier cachet de sporténine toujours en compagnie de Sylvère et au son du cor des Alpes avec une vue plongeante sur le lac.

Un premier complément du camel back, un peu de coca et c'est reparti en compagnie d'un gars de l'organisation parti 1 heure avant nous pour contrôler le balisage. C'est notre traceur fou que l'on retrouvera quelques heures plus tard vers Nifflon d'en haut...

Pour le moment après la descente raide dans des prairies heureusement sèches sur le col du Feu et quelques centaines de mètres sur le bitume c'est une petite remontée du côté de la chapelle d'Hermone où après avoir croisé la tête de course sur une portion du parcours je suis maintenant franchement dans le dur. Je joue à l'élastique avec Sylvère jusqu'à la chapelle.

Mais dans la descente sur le feu puis sur Lullin il me distance inexorablement et me lâche lâchement lors de ma pose pipi...je me retrouve donc seul sur la fin de la descente très raide le long de la cascade puis sur le plat pour rejoindre Lullin.

Environ 3h30 de course et déjà un peu fatigué par cette entame. Je profite de la portion suivante très roulante pour rester dans un bon rythme mais toujours quasiment seul. Après un faux plat montant pour rejoindre la maison forestière du Brevon un peu pénible sur lequel je n'arrive pas bien à relancer, un gars me passe. Je le suivrai de loins dans toute la portion suivante légèrement descendante dans la forê.

On longe enfin le Brevon 

puis après le pont de Raphoz c'est directement une montée très sèche où je ralentis franchement le rythme.

Après une première traversée à flanc on monte droit dans les sapins mais ce n'est pas encore la grosse montée redoutée jusqu'aux Outannes, juste un avant-goût. Peu après cela redescent aussi sec dré dans l'pentu hors piste; heureusement les points oranges sont là car je suis tout seul.

Un bassin aux Exconffons est le bienvenu pour tremper la casquette et remplir le bidon sur la bretelle, il y a aussi un joli four à pain sur la droite. Je repars de nouveau  toujours seul avec vues sur le bassin lémanique et à l'occasion d'un virage à 180°, sur la montagne d'Hermone et le village de Vailly au pied duquel je suis passé peu avant.

 

Un gars me double vers la Grange juste avant la montée très raide et très longue jusqu'aux Outannes mais fort heureusement à l'ombre.

En mode rando j'arrive tout de même à en rattraper quelques-uns, merci les bâtons.

Peu avant la fin de la forêt je commence à faiblir et à me refroidir, vite une pâte de fruit avant que l'hypo ne s'installe.

Enfin le chalet et les dernières pentes où je rattrape petit à petit le gars que j'avais en point de mire dans les bois. Suivent des traversées très raides où les crampes aux quadirceps menacent soudainement. Je suis obligé de lever le pied au sens figuré mais pas au sens propre sinon c'est la crampe assurée. Dommage je commencait à me sentir de nouveau bien et je sens la fin de la montée proche.

Et là c'est la surprise du jour... je retouve Sylvère qui vient de s'arrêter quelques minutes suite à une bonne hypoglycémie. Je l'encourage à continuer avec moi dans les dernières pentes  avant les chalets de Pertuis au pied du Mont Billat.

Il s'accroche, quelques mètres devant je l'encourage mais je ne vaux guère mieux avec les crampes au-dessus du genou qui menacent à chaque fois que j'accélère. La poche à eau et le bidon sont quasiment vides.

Petit regard à gauche sur les chalets de Mévonne et le col de l'Encrennaz (souvenir de ski de rando lors d'une sortie sanglier autour du Mont-Billat)

Puis on arrive enfin aux chalets de Pertuis où l'on peu boire quelques gorgées bien rafraichissantes en regardant la prochaine grosse difficulté (Ireuse) dont on voit déjà les névés.

Mais avant il y a les 2 ou 3 km de piste descendant pour rejoindre le troisième ravito à la Buchille avec vue plongeane sur Bellevaux et les crêtes d'Hirmentaz au fond à droite alors qu'Ireuse nous attend à gauche. Un parcours magnifique, je sais je me répète.

Petit autoportrait avec Sylvère dans cette partie plutôt tranquille où l'on récupère en trottinant puis c'est l'accueil chaleureux de la Buchille après 6h00 de course.

Je laisserai de côté les grillades alléchantes car devant obligatoirement être accompagnées du petit rosé pour me contenter d'abricots, de chocolat et d'orange. Je sors ma poudre magique pour un remplissage en règle du camel et c'est reparti pour la dernière difficulté après un bref regard en arrière sur la Buchille

La montée est vraiment négociée en mode tranquillou (cf le cardio) on passe sans encombre le chaos rocheux et la cheminée puis on rattrape quand même un peu de monde à l'abord des névés. Ensuite c'est rapidement le sommet après environ 35 mn d'ascension. De là on voit la face du mont Billat en arrière plan souvenir d'une énorme chute en ski de rando il y a bien des années de cela avec arrêt à quelques mètres avant la barre rocheuse.

Le temps d'une pose photo devant le lac Léman et le Jura et on plonge en trottinant et évitant les pièges rocheux jusqu'aux chalets de Nifflon d'en haut et sa jolie chapelle qui était ouverte mais que je n'ai pas pris le temps d'aller visiter. Cet alpage est dépourvu de point d'eau et de large bassins étaient placés sous les toits pour récupérer l'eau de fonte pour la boisson et les bêtes.

Une courte remontée toujours à l'envers du  parcours de l'année dernière depuis les chalets de Pertuis et l'on plonge à bride abattue sur le col de Seytousset et les chalets du même nom.

  

Sur la photo au-dessus, on voit à droite de la pointe de la Gay sur laquelle nous ne passerons pas les alpages de Vallonnet que l'on atteindra après une courte remontée vers la Pointe de la Balme. La fin se rappoche.

 Au vallonet en se retournant on peut voir la descente abrupte et caillouteuse depuis Niflfon d'en haut. L'herbe tendre invite à la halte mais même si le rythme à ralentit un peu, nous ne trainons pas et plongeons sur le lac de Vallon en coupant les virages d'une piste caillouteuse. Il commence à faire bien chaud

La bonne nouvelle après l'ultime ravito c'est que nous n'aurons pas à faire le tour du lac.

Nous en sommes à 8h05 de course j'aimerai bien finir en 9h00 mais il parait que les premiers ont mis une heure pour rejoindre l'arrivée depuis ici. Sylvère qui perd pied après le ravito me dit de partir devant.

Je me sens des ailes sur ce final et espère encore m'approcher des 9h00 en tirant des plans sur la comète, j'embraye donc à fond de 3° le long du ruisseau jusqu'à la Clusaz sans toutefois revenir sur personne. Nous sommes vraiment bien étalés.

Les 200 m de montée jusqu'à la chappelle du Merle sont rapidement avalés malgré la chaleur ambiante et dans l'espoir de finir encore sous les 9h. (du 10 à 12 km/h sur 4 km en descente ce doit être possible...)

Mais la mauvaise surprise c'est qu'ensuite cela n'arrête pas de monter et descendre jusqu'à l'Ermont. Cela ne fait pas encore 9h00 de course mais cela ne le fera pas surtout que les derniers km sont un peu à rallonge.

Encore une descente un peu sèche où je passe un traileur du Môle, et c'est la route puis on rejoint le long du Brevon le pont couvert avant l'arrivée. J'arrive encore presque à courir dans la denière montée avant de franchir la ligne en 9h11, très content de cette belle journée sur un parcours magnifique et moins gras que prévu grâce à la bise.

 Un peu plus tard Sylvère arrive pas très en forme sur le final.

 Je sens tout d'un coup une bonne baisse de tension et je vais à l'ombre dans la salle où je me repose un peu avec une bonne bière en point de mire. Je fais la connaissance de Rapacette qui a récupéré son oiseau blessé au genou à Lullin, dommage pour lui.

Après le repas pris dehors en compagnie de Serge venu nous voir en vélo et après m'être trempé jusqu'aux cuisses dans l'eau rafraichissante du Brevon, je remonte le ruisseau et croise un kikou mais ki ?. Quelques km avant l'arrivée je retrouve mon beau-frère dans la descente finale.

Il finit sans bobo et très content de ses 11h50

 

Bravo et merci encore à l'organisation et à tous les bénévoles présents tout au long de ce parcours splendide, technique, exigeant...

A l'année prochaine.

6 commentaires

Commentaire de domi81 posté le 31-05-2010 à 04:39:00

félicitations pour ta course et ton CR !
au plaisir...;-)

Commentaire de Tercan posté le 31-05-2010 à 07:37:00

9h sur ce parcours c'est du costaud !!!
Bravo à toi !
Comme toi, j'étais bien content d'apprendre qu'on ne ferait pas le tour du lac :)

Commentaire de Minotaure posté le 31-05-2010 à 08:12:00

Super CR, 9h en prenant le temps de faire des photos, chapeau ! Elles sont chouettes et nous font revivre le trail.

Commentaire de maï74 posté le 31-05-2010 à 09:53:00

Superbe récit avec ces points de vue magnifiques : ça donne envie d'y retourner ! Et encore une belle course à ton actif, bravo !

Commentaire de l ignoble posté le 31-05-2010 à 14:57:00

trés belles photos

Commentaire de Insigma posté le 24-06-2010 à 11:53:00

Les photos donnent envie !.. Faut que je voie ça !
merci pour le CR !

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