Récit de la course : Trail de Montagnole 2011, par les machine-gônes

L'auteur : les machine-gônes

La course : Trail de Montagnole

Date : 13/11/2011

Lieu : Montagnole (Savoie)

Affichage : 1331 vues

Distance : 22km

Matos : Une ambition démesurée : Battre le record du Bouc 2008, faire douter le Dude, représenter le Zoo!

Objectif : Battre un record

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Machine-Gones Odysée

 

 

Résumé de l’Episode « Qu’est-t-il arrivé aux machine-gones ? »


Fin du printemps 2010 : Le zoo de l’Isère fait l’acquisition d’un couple de rongeurs : un Muscardin Géant et une Musaraigne Grimpante !  A quoi ça peut bien servir, on sait pas trop  mais comme ils paraissent inoffensifs et naïfs, on les laisse trottiner sur les sentiers de montagne et dans les courses de trail comme de vrais concurrents. Certains, même, y voient « La relève ». D’autres, au contraire, restent logiquement sceptiques quand à leur potentiel. Tandis qu’eux, ils rêvent d’aventure et de gloire ; au fond d’eux, ils ne pensent qu’à une chose : truster des podiums, truster des podiums, truster des podiums ! Mais chut, c’est un secret.

 

Après une préparation monumentale sur l’Île de Beauté, la fin de l’été 2010 semble propice à la réalisation de leurs ambitions les plus folles. Ils sont dans une forme éblouissante. Ils ont "la caisse ": une patate à démonter du bouc dans la face nord des Grandes Jorasses, à plier du Dude, à plumer du cormoran à la Berarde, à….  Bref, tous les exploits sont devenus imaginables !!!

 

 Les MG peu avant leur disparition...

 

 

La Machine-Gone ne s’arrête plus, c’est devenu une vraie machine….

 

Mais, brutalement, au seuil de la reconnaissance à l’orée même de l’entrée triomphale dans la course professionnelle de très haut niveau départemental, les machine-gones disparaissent !

 Que s’est-il passé ?

 

 

Les MG victimes des intentions malveillantes de la concurrence ?

 

Le fameux piège à Machine-Gones...

 

 

 

Le piège à Machine-Gones, disséqué par la caméra experte à effe-loupe !

 

 

Les Machine-Gones happés par le brouillard ?

 

 

 

 

Avalés par un gros tas de cailloux ?

 

 Pierrier, c'est fou !

 

 

 

 On a beau chercher... Nulle trace de nos héros !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le centre d'écoute de la vie extra-terrestre, Col de Ste Lucie en Haute Corse, totalement désemparé...

 

 

 Finalement, un berger de Cargèse vient fournir une explication... Mais doit-on la croire ???!

Quelle crédibilité ont ses propos ?

" Je les ai vu s'entraîner au milieu des ruines, dans le petit hameau sous la crête. Ils avaient pas froid aux yeux le grand nigaud et la petite pépette, là. Je leur ai demandé pourquoi ils se fatiguaient comme ça. Ils disaient que pour eux, c'était "courrir ou mourir" et qu'ils voulaient mettre la pâté au gringalet espagnol qui traverse notre île avec un hélicoptère pour l'éclairer la nuit. Ils avaient même préparé une petite Haka, comme on dit au Rugby... Note que moi, ça m'impressione pas des masses ce genre de cinéma!"

 

 

K-I

 

 

 

 K-O

 

 

 

U-R

 

 

 

 O-U

 

"En rentrant la petite pépette, elle a voulu l'aider à se garer en se mettant derrière la voiture et elle lui a dit de reculer..."

 

 

 "Elle devait pas savoir qu'il y a un angle mort... en tous cas elle s'est interposée entre le ravin et la voiture. Heureusement le véhicule n'est pas endommagé !"

 

 

 

 

 

 "Par contre, après sa jambe, ça a peut-être pas de rapport, mais elle faisait un bruit entre ferraille et vieille gimbarde rouillée..."

 

 

"Y a le médecin de la capitale là, après qui lui a dit de plus poser son pied droit par terre pendant 6 mois. Petite, tu vas rester en suspension qui lui a dit"

 

 

 

 "Alors pour le trail, elle s'entraîne plus que dans son escalier, ce qui est pas mal parce qu'elle habite au 5e sans ascenseur. Note que ça lui évite de se faire dégommer par un chasseur, parce que par chez nous, y a quand même eu un ou deux petits incidents avec les traileurs, comme ils se balladent sur les mêmes sentiers que les sangliers..."

 

 

 

 

 "La pauvre petite en tous cas, la saison de ski de fond, elle l'a surtout vue par la fenêtre de sa cuisine..."

 

 

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Un an plus tard, les Machine-Gones réapparaissent effectivement. Ils démentent catégoriquement le récit du berger de Cargèse : "Tout est faux !", "C'est n'importe quoi !", déclarent-ils. Mais ils reconnaissent qu'effectivement, il s'est passé quelque chose et qu'ilfaut tout recommencer comme en quarante !

 

 

 

 Les MG reprennent le chemin de l'entraînement tout en douceur...

 

 

 

 

 Les MG ont un peu perdu leur repère : Faut-il pratiquer le trail blanc en été ou pas ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Pas facile pour les MG  de reprendre pied et de savoir où aller...

 

 

 

 

 Aucune grimpette, aucune pente ne fait peur à la musaraigne grimpante

 

 

 

 

 Bien vite, la MG reprend confiance !

 

 

 

 

 

  Et lorsque la musaraigne dit : "On va là !"...

 

 

 

 

  ... elle joint le geste à la parole !

 

 

 

 

 

 

  Et le Muscardin lui, il est tellement aux anges, qu'il y va en volant par dessus les cimes !!!

 

 

 

 

 

ALORS VOUS PENSEZ....

Quand les isérois leur ont lancé un défi en octobre aux Machine-Gones... bien sûr qu'ils ont dit BANCO !

 

Avant la Montagnôle, pour effectuer une première mise en jambes de haut-niveau, il y avait le choix entre deux grandes classiques : Marseille-Cassis ou le cross de la Semine à St Germain sur Rhône ? Pour les MG, aucune hésitation possible, rien ne vaut la course au saucisson dans les sous-bois (Résultat non communiqué). On verra plus tard que cette décision a joué un rôle crucial vers le succès que nous allons narrer.

 

 

 Les MG plus que faciles pour leur course de préparation à la Montagnôle (résultat non communiqué).

 

 

 

 

 

Enfin vient le jour, l’heure, la minute fatidique. Le 13 novembre, départ de la Montagne à Gnôle sur le coup des 9 heures pétantes ! Fidèles à leurs habitudes, les MG visitent en voiture la périphérie de Chambery jusqu’à 8h50. Ils se garent à 300m du retrait des dossards à 8h55, font un petit footing de préparation, tout en enfilant leur t-shirt, leurs chaussettes et en nouant leurs lacets. A la bénévole qui n’a rien compris de leur stratégie de préparation et qui, en cherchant les inscriptions, demande avec une empathie feinte (mais en réalité pleine de reproches insidieux) si le réveil a été difficile, ils répondent par l’indifférence, puis tout en accrochant leur numéros de concurrents avec des épingles glanées ici ou là, ils prennent le départ. La stratégie malicieuse a fonctionné : personne ne les a reconnu. Les MG ne seront pas perturbés dans leur plan de course.

 

 

 Le photographe dépêché par le Dauphiné Libéré pour immortaliser le retour des Machine-Gones au premier plan en a été pour ses frais. Tic et Tac lui ont joué un des tours dont ils ont le secret.

 

 

 

D’ailleurs autour des MG, dans la cohue du départ, on observe que beaucoup de "quasiment touristes" se sont lancés dans