Récit de la course : Off - Trail des Naufragés 2008, par Mustang

L'auteur : Mustang

La course : Off - Trail des Naufragés

Date : 14/6/2008

Lieu : Le Palais (Morbihan)

Affichage : 1609 vues

Distance : 70km

Objectif : Pas d'objectif

10 commentaires

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L'ENTREMONDE

L’entremonde

Ce vendredi soir, c’est  l’arrivée chez Pascal, notre  hôte au Palais. Non, il  n’habite pas dans  un palais  mais au Palais, à Belle-Île-en-mer, comme chante Laurent Voulzy qui s’y connaît  en îles. Lui et sa femme  ont eu  l’idée brillante d’inviter les amis à fêter son anniversaire là-bas. Mais  le chameau n’offrait  le champagne qu’à une seule condition, celle de faire tout ou partie du tour de  l’île en courant. La  belle affaire ! Alors le presque tout Alençon traileur est descendu pour troquer  les chemins forestiers contre  le chemin des douaniers !

Le voyage a été express ! Chacun s’était  hâté de quitter  le boulot  à 16 h 30 pour démarrer d’Alençon  à 17h. Bon, moi, euh, j’avais une dispense pour recevoir une  injection d’isotopes traceurs  au Mans!  Donc, c’est tout rayonnant que  je  prends  le volant pour foncer  vers Quiberon. Le Lutin est  le co-pilote, Mireille et Josette en deuxième rang, et en troisième rang, oui, oui, les deux  petits derniers de Pascal, Thélonious et Eole. L’infâme croyait être tranquille pour le week-end et  on lui ramène sa  progéniture en Cathy mini!  Enfin, heureusement qu’ils sont  là car ce  n’est  pas sur  le Lutin qu’il faut compter  pour  indiquer  une route ! Sacrés gamins, carte en main, ils commentent  le parcours qu’ils connaissent  par cœur, mais  ce  Lutin sait  nous  parler  du  fou…heu de  la fougue  des  marins et des  marais !

Bingo, 20h35, sur  le  parking, on attrape la dernière navette  qui nous conduit au  port. Pas de chance, la  mer est calme et, si  le teint  du Lutin va  prendre  une  légère couleur verdâtre assortie à son blouson et à ses chaussures, je  ne  le verrai pas se répandre à nourrir les  poissons de  l’Atlantique. La  pêche française est vraiment dans  une mauvaise passe !

 

Le Lutin hilare en compagnie d'Eole  à la poupe du ferry

 

Bon, sur  le quai, voilà Pascal et Cathy qui arrivent. Tout heureux, ses enfants s’élancent  vers  lui, suivi du Lutin. Je ne veux  pas  la ramener sur  la taille du gnome mais  il ne doit  pas  être si petit que ça  puisque notre  hôte le voit  mais pas ses enfants ! Enfin, il condescend à baisser  le regard  pour reconnaître enfin ses  blondinets, plus vikings tu fais  pas ! Après ces effusions, on grimpe  à 8 dans  la Fiat !

C’est que  j’ai  un petit creux !!! Les gamins nous  ont parlé pendant tout le voyage des  lasagnes, j’aimerais  bien  les  voir, moi, ces  lasagnes ! Mais d’abord, gros coucou à tous  les copains qui sont arrivés dans la  journée. Enfin, on s’installe ! Les autres  ont déjà dîné ! Ils sont assis  là, en face, à nous regarder manger. Non, ils  ne nous regardent pas  manger, ils  me regardent. C’est la  première fois que  nous nous revoyons depuis la révélation. Ils sont émouvants  à me regarder ainsi. Alors, c’est vrai, j’ai franchi une frontière ? Ils  n’en diront  rien.

Gorgonzola, épinards, tomates, viande  hachée, coriandre garnissent ces  lasagnes. Je  m’y attaque sans retenue ! Un bref briefing s’ensuit pour  organiser  le départ.

La  nuit se  passe  bien, j’ai échappé  aux ronflements du Lutin, pas comme ses voisins(es) de chambrée. A ce propos, qu’en dit Wikipédia : Un ronflement moyen atteint facilement un niveau sonore de 45 dB à 60 dB (le bruit d'une voix), tandis qu'un ronflement majeur peut dépasser les 95 dB, ce qui correspond au bruit du passage d'un camion! Évidemment, cela gêne le sommeil des personnes qui partagent la vie du ronfleur, au point parfois de causer de l'insomnie chronique chez celles-ci. Inutile d’ajouter  un commentaire, tout est dit !

Réveillé  par  la ronde des chasses d’eau, je me lève afin de participer à cette joyeuse symphonie aquatique. Tout  le  monde s’attable ensuite pour se goinfrer de sucres  plus  ou moins  lents  ou rapides ! Les tenues et les équipements  sont  prêts ! Il est 7h00. Belle-Île  à nous ! Comme  ils disent  par  là-bas, par ce qu’le  le vaut ben* !

* Certains prononcent  ban.

Et sept à dix que  nous  gagnons  la Fiat 500 de Pascal qui nous conduit au port. Oh, pardon ! Et  c’est  à dix, oui oui, à dix,  que  nous  prenons  place dans  la Fiat  multipla de Cathy qui nous conduit au port- aux  dires de Cathy, la maréchaussée  locale est aussi coulante qu’un Lepetit de Briouze. Le  bougre de Pascal a  prévu des dossards pour  notre  périple ! J’écope du  numéro pur 100. Hi hi ! Le Lutin a, lui, le 69, je me demande  bien pourquoi, il n’est  pas du Rhône que  je sache ! Ah, parfois, l’humour de Pascal est  impénétrable !

Petite  photo émouvante avant de  partir vers  la citadelle sous le regard  imperturbable d’anglais. Elle me rappelle celle de Montmédy ! Ouah, ça fait déjà un an. De l’eau a coulé sous les ponts depuis ! A la vue de  l’hélico basé là, de fines allusions sont  proférées  à l’encontre de  notre Raymond. Le  pauvre, non seulement,  il a  la police  italienne  à ses trousses, mais ses copains se foutent de  lui. Raymond, on t’aime !!! Enfin, tout de suite après, on est dans  le vif du sujet. Direct, la mer  bleue, le ciel bleu,  le chemin  qui a des  hauts et des  bas entre  mer et terre. J’ai pas de  parachute doré ni de  montre Rolex, je ne me  la  pète pas sur  un yacht de Bolloré mais  je suis  plus riche qu’eux ! Ma fortune est  là, devant  mes  yeux. L’allure menée  par notre  hôte est cool. On est  9 à courir sur ce sentier qui ne fait  pas de cadeau. Il monte, il descend, il vire, il disparaît dans  la végétation. Le genêt est finissant  mais  le  chevrefeuille s’éclate. La scabieuse  ne reste pas sans raiponce. La douce-amère  joue la garce dans ce concert floral. Bon, ce n’est pas tout mais on avance. On  traverse quelques  petits  bois de pins tout décoiffés  par le vent.

 

 

On flirte avec  le 7 à  l’heure ! Bon, on a  le temps, c’est  le principe du off. Mais,  je ne sais pas pourquoi, je suis  plutôt aux avant-postes alors  que  le lutin joue  l’arrière-garde. Sans doute  pour être  le  premier à débusquer les animaux sauvages qui traînent dans  le coin ! Oh, rien de redoutable ni de terrible ici, on n’est pas  à l’Ile  Longue, juste du lapin, du faisan, de  la perdrix et du  pigeon pour  la  partie terrestre ; bien sûr, de  l’autre côté, au-dessus de  l’eau, ça donne de la voix ! Je ne sais pas s’il y a des  mouettes rieuses dans  le  lot, mais alors, quels cris ! Ils se foutent de  nous ou quoi, tous ces  goélands, ces  mouettes qui  nous survolent en lançant des  hhiiiiiihhii, des  hahhahhhaha à n’en  plus finir ! Ça donne  l’ambiance marine parce que, je ne sais pas  pourquoi, je  me surprends  à penser que je suis sur un chemin de  montagne. C’est vrai qu’il en a  l’allure, presque  le profil, enfin n’exagérons  pas. Alors,  pourquoi cette étrange idée ? Les rochers ? Le vide tant redouté autrefois ? Mon regard  porte sur la droite, non, c’est  bien la mer avec son horizon, horizontal comme  il se doit, enfin  presque- je veux éviter  un débat sur  la courbure de  l’horizon. Ca  y est, j’ai trouvé, c’est  l’espace, ce sentiment étrange que je ressens chaque fois que  je suis face  à des  espaces  infinis qu’ils soient  verticaux  ou horizontaux, j’ai l’impression de toucher du doigt l’éternité. Bon, le Lutin, quand  il va lire  ça, va encore se foutre de  ma  figure ! A  propos, sur  le chemin, on croise  un pauvr’ p’tit lapin tout  patraque. Et c’est le grand Christian qui suggère que  le Lutin fasse subir  les derniers  outrages au pauvre lagomorphe myxomatosé avec un doigt ! Y en a qui ont de  bien curieuses  idées, bon, ça fait rire la  troupe, certainement plus que  mes  montagnes dans la mer ! Il fait beau, j’ai envie d’en profiter  un peu. Je  prends  le  large. Non pas que  je  me  jette  à la  mer mais j’accélère  un peu et  prends quelques centaines de  mètres sur le groupe. Je  me sens  bien pour  l’instant. C’est avec  gourmandise que je cavale dans  le chemin particulièrement étroit et mouvementé. J’arrive en face du port de Sauzon, au bord du ria. La marée est basse. J’attends  la venue des autres  puis j’enquille  sur la grève. Pascal  avait prévu un itinéraire  plus  haut mais  je  m’élance quand  même et les autres  me suivent. Plaisir de courir à marée  basse où il faut choisir un terrain le  moins  mouvant  possible. Cela  me rappelle l’enduro d’Agon.  Je me retourne  pour voir  les copains heureux de courir, enfin y a déjà la Mimi qui ronchonne ! Le Lutin, comme quoi tout arrive, nous trouve  un passage qui nous conduit directement à Sauzon. C’est le Pascal qui est content de gagner 2 km. Bon, c’est pas trop esprit trail mais c‘était bien sympa de  le faire. Nous traversons le  port, quelques autochtones déjà attablés aux terrasses des cafés  nous saluent et nous encouragent. Un petit sentiment d’être à part. L’immobilité des  uns  et  le déplacement des autres. Ce qui ne veut  pas dire être condescendant avec eux, ils  ont  leur sagesse et  leur vision du monde. Nous aussi, nous prenons  plaisir à nous  mettre  à une terrasse seulement cette  idée de coureur d’espaces  me  plaît beaucoup.

De nouveau, nous voilà sur  la falaise. Quelquefois, on fait  un crochet pour contourner quelques villas  mais  on revient vite en bord de  mer. Les descentes et les remontées raides commencent à tirer sur la caisse. Depuis quelques temps, ça  me chauffe aux talons ! Bientôt 9h et  nous sommes en  vue de  la pointe des  Poulains ! Avec Allain, le Lutin et Pascal, on s’arrête quelques instants pendant que  le reste de l’équipe file vers du côté de  la villa des  Cinq  Parties du Monde. Hummm, joli nom !! Vraiment la Bonne Dame de Penhoët avait bien raison de venir vivre  ici, au bout de ce  monde. Pendant que  le Lutin régale quelques  goélands, je souffle un peu en me restaurant. Je commence  à être fatigué. Pascal donne le signe du départ. C’est un comble, on s’égare dans  les  parkings et on ne retrouve  pas  les copains. On part sur  la route. On sort  les  portables  pour savoir  où en sont les autres ! Eux, finauds, ont bien trouvé  la piste en bord de  mer. On a  l’air de  nazes ! Pas envie de revenir,  on continue sur  la route  pour  prendre  le  premier chemin à droite vers  la  mer. La  jonction se fera au  bord du terrain de golf, désert  à cette heure. Comment  font-ils quand  la  balle tombe au pied de  la falaise, ils descendent la jouer ?? Nous repartons. Le  parcours  n’est pas vraiment défini. Les  pistes sont  nombreuses. Parfois, le sentier est balisé  par un étroit cheminement fildeferré afin de  préserver la végétation.  Nous sommes sur  la côte sauvage. C’est un autre  monde. Ce  n’est  plus  la  luxuriance de  l’autre côté mais  une steppe rase où notre passage trouble  des  bandes d’oiseaux  marins  au repos, à terre. Et que dire de  la côte ? Une vraie côte de bord de  monde, de rivages  inhumains, étrangers. Ce  jour, la  mer bleue est parfaitement calme, la violence  ne viendra donc que des  roches aigües. Parfois, je  m’approche au  plus près du  bord non pas  pour dominer un espace mais tout simplement  pour me dire voilà, je suis au bord du vide, ce vide qui  me terrorisait tout gamin au  point qu’en  montagne,  j’étais  roulé en boule au fond de la voiture afin de  ne pas  voir les paysages. Cela fait  longtemps que j’ai dit adieu à cette enfance triste mais, parfois, elle est  là à ressurgir par bouffées, comme  pour se faire  pardonner de  ne  je sais quoi d’inavouable. Ainsi, tout  à  l’heure, sur  l’autre côte, quand j’ai revu ces  plantes gris  bleu aux feuilles épaisses et duveteuses,  aux petites inflorescences  jaunes,  je  me suis souvenu très  bien d’elles quand  j’avais pris  leurs feuilles entre mes doigts lors de cette visite unique, ici, durant l’été 1963. Cet étrange contact avec  ma  peau  m’avait troublé. L’armoise maritime en est le nom.

 


 

La piste épouse le découpage inouï de la côte. Au loin, se dresse une construction imposante. En avant-garde, Christian et Sylvie mène le groupe. Le Lutin, Joël et Pascal ferme la marche. Mireille navigue avec Eric et Allain. Mais mine de rien, Eric surveille son monde, toujours attentif à l’état des autres compagnons. Depuis quelques temps, il est sur mes arrières. Je commence  à souffrir, surtout des talons mais aussi de fatigue. Le téléphone sonne, l’intendance m’avertit qu’une reconnaissance est partie à notre rencontre. Effectivement, nous apercevons bientôt Brigitte et Marie-Laure qui courent vers  nous ! Elles vont ensuite nous accompagner. Nous serons donc 11 à courir ! Et nous arrivons sur le site de  la grotte de  l’Apothicairerie. Le site est étroitement balisé. Oui, bien sûr, il faut   protéger le sol et les  plantes, mais, alors  pourquoi avoir construit à 50 m cette horreur d’hôtel ? C’est  notre  premier ravito. 

 

 

Tout est  placé comme  pour  un vrai : fruits secs, eau, gel, Cathy, Josette, Béatrice et  ma Mireille sont aux  petits soins  pour nous. La  première chose que  je fais est de retirer  mes chaussures  pour constater  l’ampleur des dégâts : j’ai les talons à vif ! Je  prends  mon couteau suisse et avec la paire de ciseaux incorporée, je  découpe  la  peau soulevée ou déchirée par l’échauffement. Quel imbécile ! Alors que j’avais couru le semi de Crest et  les 61km du trail de Radon avec ces New Balance, sans  problème, j’ai eu cette mauvaise idée de changer la semelle d’origine  par  une semelle en sorbothane de DK. Seulement, avec  l’épaisseur de cette semelle, la  position de  mon talon dans  la chaussure  n’était plus  la  même ce qui  m’a  occasionné de sévères échauffements. Sylvie  me  passe des Compeed. J’espère que cela  va aller  mieux  mais la  position du pied dans la chaussure restera  la  même ! Pas doué  le canasson avec ses sabots comme dirait  le Lutin ! J’ai à peine  le temps de refaire  le  plein du camel-back et de commencer  à grignoter que déjà Sylvie  lève le camp ! Oh, Ricounette, du calme ! Je change de  maillot, j’abandonne mon maillot fétiche, celui du Morbihan, de  l’UTMB, de  la Translorraine, d’Ecouves pour  prendre  le  rouge kikourien comme  à regret. Je  n’ai même pas  le temps aussi de  m’approcher de  la grotte. J’aurais  pourtant voulu la revoir, de  loin comme  ça, en guise d’exorcisme sans doute.

 

 
Pascal, l'heureux quinqua 

 

La course reprend. Les vues époustouflantes se succèdent. Du haut des falaises, nous apercevons de petites criques aux  plages vierges. Le  lutin piaffe  pour aller  les déflorer, toujours aussi  lubrique, l’animal ! Parfois,  le chemin  plonge vers des anses  plus larges que  nous contournons au ras du sable. Nous traversons une  ou deux  plages.

 

 

Les remontées sont  brutales. Le groupe s’étire de  plus en plus. A un moment, nous nous enfonçons dans une végétation épaisse au fond d’une anse. Mon guide du moment m’indique qu’il y avait  là des ermites qui s’abritaient dans une grotte que j’aperçois dans la falaise et s’abreuvaient à une source qui coule toujours et qui justifie la végétation. Bernard était-il un de ces  reclus ? Nous continuons. Si la troupe n’est pas vaillante, le spectacle demeure grandiose, la plage des Donnant, Port Coton et ses aiguilles. Les  mots sont vains pour décrire ces  merveilles  ou alors  il en faudrait  mille !

 

 

 

 

 

Midi arrive. Je trouve difficilement le passage vers la  plage de Kerel. Avant d’y parvenir, nous traversons un sous-bois enchanteur. Enfin, la plage apparaît. Quelques rares vacanciers s’adonnent à leurs activités favorites. Mais notre intendance nous a installé un superbe ravito au pied de la falaise. Les quatre enfants de  nos hôtes sont là également. Je n’ai qu’à m’asseoir et à me faire servir. La  bière coule  à flot !

 

 

 

Je retire mes chaussures. Nous sommes au km38. En  principe, c’est là que  je  m’arrête. Joël aussi, il a les 100 km du Verdon dans 15 jours, Allain également, il est un peu cassé. Je m’arrête donc  là ! Certes,  j’ai  mal aux talons, je suis fatigué. Mais  s’arrêter ? A Radon, je n’en pouvais plus au 1er ravito, au km24, et finalement, j’ai couru les 61 km. Ce sera la  première fois que  j’abandonnerai donc  une course. J’en suis malade. Le Lutin mal en point a décidé de repartir cependant. Il semble que la description des  plages  naturistes  à venir l’ait  motivé fortement.

Je  les regarde partir avec une  infinie  tristesse. Il va  falloir être  patient. J’ai  une dernière course début  juillet sur  le  même terrain de  jeu, en bord d’Iroise, j’irai donc au Bout du Monde. J’ai encore  dans  les  oreilles  la chanson d’Emilie Loizeau, L’autre bout du  monde, qui m’avait accompagné tout au long du raid nocturne du Morbihan. Les symboles sont tenaces. Ensuite ? On verra !

 

Mustang

 

PS:profil des 38 premiers km, on se croirait à Auffargis!!!

 

10 commentaires

Commentaire de la panthère posté le 21-06-2008 à 16:16:00

toute intimidée d'être la première à laisser un commentaire sur une telle merveille de littérature...vain diou, c'est beau!!!!à lire et relire...ce récit plein d'émotion, d'amitié, le tout dans un cadre sublime....merci, cheval bleu....

Commentaire de Crapahut 26 posté le 21-06-2008 à 16:36:00

Merci Fier PUR 100 !
Quel CR sympa à lire. Grâce à ta prose, on vous suit à la trace et on ressent...jusqu'aux ampoules (il m'est arrivée la même mésaventure que toi la semaine dernière avec des semelles NOENE !!!). Au plaisir de te relire, en attendant de te revoir Mustang. Bises au nougat !

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 21-06-2008 à 18:27:00

Ça va plus aller si tu te mets à écrire mieux que moi et à faire des jeux de mots pires que les miens ! D'abord, ce sont des jeux de mots laids ! Aaarf !
Je t'avertis, tu ne referas pas le coup de t'arrêter au Bout du Monde car tu auras le Lutin au ras du fondement pendant toute la course !

Commentaire de BENIBENI posté le 21-06-2008 à 23:47:00

Pis si ça suffit pas , le Benos viendra du Layon pour te botter le cul et se sera pas la même puissance que le Lutin ! Alors aprés ? et bien The show must go on ! En tout cas tu a fait une magnifique visite guidée d'une partie de cette île que je ne connais pas encore...

Commentaire de _azerty posté le 22-06-2008 à 10:13:00

Merci Philippe de nous faire partager vos aventures.

Le tour de l'ile donne envie... un jour peut-être ?

A bientôt
Domi

Commentaire de taz28 posté le 22-06-2008 à 13:23:00

Merveilleux récit Philippe, cette île vous a envoûtés et enchantés !!!
Cette course est digne d'un véritable trail officiel !!
Soigne bien tes talons, bel étalon !!!

Bisous

Taz

Commentaire de Jihem posté le 22-06-2008 à 15:57:00

C'est beau un naufrage !
Merci

Commentaire de -loulou- posté le 22-06-2008 à 16:27:00

Très beau récit tout simplement BRAVO L'ARTISTE

Commentaire de L'Dingo posté le 23-06-2008 à 09:53:00

mais c'est vrai ça que le Lutin vient de se faire poutrer artistiquement par le Mustang !!!.
En plus il a pu noter des mots nouveaux comme lagomorphe ou scabieuse qu'il s'empressera de dispenser d'un air docte à ses éléves.
Mais revenons à cet emouvant retour aux sources de Phil: des lieux, des plantes, des senteurs en filigrane, la belle écriture vaut toute image.
tout cela m'a rendu impatient de savoir ce qu'il y a "Au bout du monde" :-)))


Commentaire de la mouette posté le 23-06-2008 à 15:25:00

Un récit poignant de notre Mustang , notre dream team d'écouve mérite la médaille de l'amitié , I'm happy de connaitre cette équipe!

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