Récit de la course : Ultra Tour du Beaufortain 2014, par MatthieuChanv

L'auteur : MatthieuChanv

La course : Ultra Tour du Beaufortain

Date : 19/7/2014

Lieu : Queige (Savoie)

Affichage : 975 vues

Distance : 105km

Objectif : Terminer

9 commentaires

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Deux tiers de tour et puis s'en va...

Parce que c'était (ou plutôt "ça devait être" ) mon premier 100 bornes, parce que le parcours est somptueux, parce que ce sont les récits des autres qui me l'ont fait découvrir… il y a une foule de bonnes raisons que cet UTB soit mon premier récit sur kikourou.

 

 Fondamentalement je me doutais bien qu'il aurait été plus logique de passer d'abord par la case CCC. Mais en janvier St Kilian et Ste Catherine en ont décidé autrement. Recalé au tirage, ce sera donc l'UTB pour 2014 . La tête disait "même pas grave, fondamentalement tu préfères cette ambiance là", mais les jambes disaient "ouais mais quand même, là, t'es pas un peu trop ambitieux ? "

Leçon numéro 1: toujours écouter ses jambes.


 Six mois d'entraînements, de D+, et de ce délicieux cocktail impatience-appréhension (50/50, à bien mélanger, une cuillère à soupe toute les trois heures, pendant 6 mois), et nous y voilà : Queige, samedi 19 juillet 3h30 du matin.

 

 Je m'étais fait une promesse, ou plutôt une obligation : apprécier chaque sensation de cette journée unique pour moi, sommet de ma courte et fort modeste "carrière" de trailer. Promesse tenue je me concentre à fond, et première sensation à 3h35, j'ai le bas du dos trempé juste après avoir ajusté mon sac !!! Panique à bord : "put…, ma poche à eau est percée", départ dans 20mn, je cherche un coin pour poser mon bazar, sort la poche à eau, m'imagine déjà en train d'aller mendier un ou deux bidons je ne sais où..  le cauchemar ! Résultat : la poche semble intacte. Illumination : en fermant la voiture, j'ai posé le sac dans l'herbe haute, trempée de rosée… Sherlock Holmes dossard 163, peut aller se placer dans le sas, rassuré pour son hydratation, un peu benêt sur le coup, mais bon…

 Reste 10mn d'attente, dégusté en solitaire, à se dire "put… ça y est, j'y suis", et une toute dernière dose de "génial, ça va être merveilleux" vs "c'est vraiment un truc de barge". Victoire du premier nommé par KO ! 

 4h00, c'est parti. Je me suis prudemment placé en fin de peloton, histoire de faire la première grosse ascension (1500D+) à mon rythme sans me griller et sans piocher dans les réserves. On coupe régulièrement la route, avant de récupérer des sentiers étroits, pas trop raides qui se montent bien, en file indienne, au rythme du gars de devant, mais ou chacun est un peu dans sa bulle. Je suis bien, un petit coup à boire de temps en temps, deux barres avant d'arriver au sommet, toujours aux sensations, que ce soit pour la boisson, la faim, et le rythme. Le jour se lève doucement, les panoramas se dévoilent, et je regrette déjà de ne pas avoir emporté d'appareil photo (en dehors de mon portable du XXe siècle, mais ces paysages ne méritent pas une telle insulte).

Leçon numéro 2 : l'appareil photo devrait faire partie du matériel obligatoire.

 

La Roche Pourrie : 10km / 1580d+ / 2h21 de course, 356e

Passage au sommet, je verrai après coup que j'ai gratté 40 places depuis le premier pointage au 4e km, vraiment sans forcer, mais je vois aussi que passe dans un timing (2h20) qui n'est pas celui d'un finisher en puissance (mais il y a des exceptions).Leçon numéro 3 : les statistiques ne mentent pas (pas toujours en tous cas).A ce moment là je m'en fiche, je me sens bien, je suis content de ma montée, les paysages sont splendides, tout va bien !La suite est plutôt sympa, une petite alternance de petites descentes et de de remontées pas trop sévères : un beau ciel bleu couronne le tout, et j'arrive bien frais au premier ravito des Arolles. 


Les Arolles : 18km / 2050d+ / 4h10 de course, 339e

Les bénévoles font concurrence au paysage : eux aussi sont au top, et redonnent des forces : le plein vite fait (trop vite ? ) et ça repart pour une dernière bosse (le col des Bonnets rouges) avant de basculer dans la descente vers St Guérin.

Descente globalement plaisante, mais j'ai du mal à trouver mon rythme : d'habitude c'est plutôt mon fort, mais là j'ai peur de me griller, du coup j'ai un peu le frein. Je traine un peu à discuter en route avec deux gars sympas (correction, je n'ai rencontré que des gens sympas), pas mal de passages plutôt techniques dans un ruisseau-sentier avec des savonnettes déguisées en cailloux,  pour finalement arriver plutôt pas mal à la passerelle de St Guérin.

 

St Guérin : 28km / 2527d+ / 6h08 de course, 303e

Juste avant la passerelle, 300m de véritable plat, 100% certifié ! Je veux les trottiner à un bon rythme, mais curieusement je trouve les jambes pas super : premier doute (léger, mais doute quand même). Je grignotte un morceau, il y a un peu de monde, les encouragements et la musique font du bien avant d'attaquer le deuxième gros morveux de D+ : la montée jusqu'au col du Coin. Je me rassure dans le tout début de l'ascension : les jambes sont bien là, mais on va commencer à jouer à cache-cache. Et comme elles sont deux et moi tout seul, forcément, il y a des moments où ça va coincer. Jamais bien longtemps, mais pour la première fois, de la journée : il va me falloir m'arrêter plusieurs fois. Des micro-pauses genre 20 secondes, histoire de retrouver des jambes/du jus/du souffle (rayez la mention inutile). Autour de moi, c'est pas brillant-brillant non plus : quelques-uns sont à l'arrêt, d'autres me passent, mais globalement ça galère alors que la montée n'est pas spécialement terrible. Arrivée au cormet d'Areche cahin-caha, pas au mieux, mais pas dans le rouge non plus.

 

Cormet d'Areche : 32ekm / 3039d+ / 7h19 de course, 300e

Je me pose quelques minutes à ce deuxième ravito, mais je n'ai envie de rien… pas bon signe pour moi qui habituellement adore le mélange fromage/chocolat/saucisson/bananes (dans n'importe quel ordre, comme au quarté). Là, rien ne passe. Je refais le plein d'eau, et consulte mon road book (un bien grand nom pour une espèce de parchemin tout raturé) : c'est pas la forme olympique, mais j'ai connu pire et je sais aussi que ça va/peut revenir (rayez la mention, etc…). On est grosso-modo au tiers du kilométrage et du D+, en 7h, il n'y a pas encore le feu.

 

Je repars tranquillou sur un joli sentier qui mène au col du Coin, puis au passeur de la Mintaz (ou col à Tutu pour les intimes). Les écarts se sont creusés, je fais le yoyo avec deux trois coureurs(euse), dont une qui s'avérera être une kikou (Aurély42r), mais ça je ne saurai que bien plus tard. A défaut d'être toutes neuves, les  jambes sont plutôt pas mal, ça trottine, ça relance, les paysages et les premiers lacs sont à tomber par terre, expression qui a failli trouver tout son sens quand on court le nez en l'air ! L'Alsacien que je suis n'a que de forts modestes expériences en montagne, mais là vraiment on tutoie les sommets : c'est d'une beauté sauvage à couper le souffle : pas une route à l'horizon, pas une bagnole, pas une maison : rien que la montagne, des lacs et des torrents : c'est splendide ! Le passage au lac d'Amour vaut à lui seul les 6 mois d'entraînements, le voyage, et l'inscription !

C'est beau, mais c'est costaud : les montées, même courtes, sont sévères, et quand ça descend, c'est étroit et technique, courir en devient difficile, au point que je commence à me dire qu'il y a des portions ou je ne gagne rien ou pas grand chose dans des portions ou sur le papier j'espérai plutôt rattraper du temps.

Leçon numéro 4 : le temps perdu ne se rattrape jamais.

Du coup je commence à gamberger avec en point de mire le troisième ravito du refuge de Presset, mais le passage du col à Tutu (ça y est on est intime) et les panoramas maintiennent le moral dans le vert, même si le ciel vire au gris.

 

Refuge de Presset : 40e km / 3572d+ / 9h19 de course, 282e

Gros coup de vent quand j'arrive sur le ravito qui est dressé sur la terrasse du refuge, et même quelques gouttes de pluie. Je sors la veste, et met le téléphone à l'abri au fond du sac. Mauvaise idée, comme je n'ai pas de montre, je ferai la suite sans visibilité horaire, même quand on court au feeling, c'est un peu chiant.

Leçon  numéro 5 : courir old school a ses limites, penser à acheter une gourmette.

L'appétit revient et je m'enfile deux trois bols de soupe et  deux-trois bricoles, alors que les assiettes commencent à s'envoler sous les bourrasques, ça promet !

A peine reparti, la pluie s'arrête et le ciel s'ouvre à nouveau, c'était juste pour rire !

 

Moins drôle, la montée jusqu'à la brèche de Parozan. Un régal de plus pour les yeux, mais un cauchemar supplémentaire pour les jambes. Je n'ai mal nulle part : c'est juste que c'est dur et que les marches sont hautes ! Comme souvent la récompense est au sommet, avec le passage de la brèche et la découverte de la descente. Un truc de dingue, une pente à 40° dans une cascade de schiste ! Je me lance : c'est à la fois du trail et du ski, chaque pas est suivi d'une glissade qu'il faut gérer. Je rigole tout seul en descendant tellement c'est barge. Je manque plusieurs fois de me vautrer, mais au final ça passe bien et je me suis vraiment amusé ! Une fois en bas, un coup d'oeil en arrière : on a du mal à croire qu'on peut descendre ce mur ! Je fais le yoyo avec une fille qui s'inquiète pour la barrière horaire du Plan de la Laie : je ne sais pas trop ce qu'il reste en kilomètre, ni en temps, mais son inquiétude est contagieuse est sans trop me poser de question j'accélère aussi. Je le fais d'autant plus facilement que le terrain s'y prête (enfin ! ). Du joli petit sentier, pas trop raid, pas casse-gueule, pas trop humide : juste tracé là pour moi ! Les jambes vont bien, et je me dis que ça serait vraiment trop con de ma faire coincer par la BH alors que je n'ai pas eu de gros coups de mou et que je suis plutôt frais (enfin pour un citadin qui vient de faire 40 bornes et 4000+, tout est relatif, hein ! ). 

Deux vilaines bosses ou je pioche un peu, et je déroule à grandes enjambées sur le Plan de la Laie, le 4e ravito, celui de la mi-course.

Un petit groupe me rassure sur le timing : on a trois bons quarts d'heure d'avance sur la BH. 

 

Plan de la Laie : 50ekm / 4117d+ / 12h16 de course, 281e

Je décide de prendre un peu de temps, mais sans trainer. D'abord parce que je me sens pas trop mal, et histoire de garder de la marge sur la prochaine BH. Je récupère mon sac, change de tee-shirt, refait le plein de barres, de flotte en avalant deux bols de soupe, et banzaï ! J'ai dû m'arrêter un quart d'heure, impossible de dire aujourd'hui si j'aurai dû prolonger ce stop et repartir avec le serre-file en m'étant d'avantage reposé… Sur le coup je voulais surtout m'offrir du confort dans la tête pour ne pas avoir le couteau sous la gorge. 

Je repars plutôt bien, mais la montée vers le tunnel du Roc du Vent devient pénible par moment. Je me cale un temps sur gars qui monte lentement mais régulièrement alors que j'ai vraiment des passages ou je suis pas mal, suivi de moment ou je dois faire de très brèves pauses… Pas glop ! Je finis par arriver cahin-caha à l'entrée de de fameux tunnel assez incongru à cet endroit là ! Les bénévoles sont aux petits soins( "attendez je vous sors votre frontale", " attention à la tête"). Je progresse tête baissée, il y a même des bougies, le moment est limite surréaliste ! 

 

A la sortie, c'est encore le panorama qui me booste : on part sur un sentier en balcon dans la caillasse qui surplombe le lac de Roselend, c'est un régal ! Sur le plat de ce sentier je suis bien, mais il est difficile de courir : c'est étroit, instable, et je me contente d'une marche rapide avec les bâtons pour assurer le coup, ce qui permet de profiter du paysage, mais n'arrange pas vraiment mes affaires par rapport au chrono. Je double une énième et dernière fois Aurély qui est "dans le dur", avant de me retrouver scotché dans le col de la Lauze. Plus de jus, une pause tous les 50m, un calvaire, alors que sur le plat tout roule ! Le moral en prend un coup, surtout quand les bénévoles du pointage au sommet me détaillent la suite qui s'ouvre devant nous : la crête des Gittes jusqu'au refuge de la croix du Bonhomme.

 

Le temps se couvre (franchement), le vent se lève (salement), et le trailer le sent mal…

Un petit bout de descente sans soucis, mais la misérable montée de la crête des Gittes vire au cauchemar : un train d'escargot, pas de jambes, pas de jus, pas de moral, des milliers de coureurs me doublent et le vent redouble au point de menacer l'équilibre… 

J'essaie de limiter la casse jusqu'au refuge : prend une compote qui passe bien (pourquoi ne pas en avoir emmener d'autres ? )

Leçon numéro 6 : les compotes, c'est bon, mangez-en !

J'hésite à passer les gants et profite du buff offert, bien utile pour le coup. Je me traine jusqu'au refuge en plusieurs morceaux, sans pouvoir dire lequel est arrivé en premier, après un dernier faux-plat qui ferait rigoler un enfant de 7ans, mais qui me cloue sur place. 

Il faut toute la bonne humeur des trois filles du pointage pour me faire esquisser un sourire. Je me pose quelques minutes, grignotte une barre, et  commence à jeter des coups d'oeil sur la crête, m'attendant à voir surgir le serre file. Je suis un peu hagard, l'idée de ne pas aller plus loin que la Gittaz, 6km plus loin commence à poindre : sans savoir si c'est la BH qui me rattrapera ou si j'abandonnerai tout seul comme un grand.

Je repars au ralenti, priant pour que la descente soit directe, cauchemardant à chaque coin du sentier, de peur de le voir partir dans la montée… Heureusement c'est descente quasi-directe : c'est sauvage, caillouteux, humide, glissant, mais toujours aussi beaux. Je rattrape deux gars : curieusement en descente les jambes sont à nouveau là, pas au top évidemment, mais ça m'étonne ! La deuxième partie de la descente dans des sentiers herbeux est même l'occasion de quelques relances. Perdu pour perdu, je lâche un peu le frein avec l'idée d'arriver à la Gittaz avant la BH, et d'aviser sur place.

Je passe par des sentiments très étranges, avec des informations qui me mettent dans le flou : fondamentalement je n'ai mal nulle part, même si les jambes sont fatalement un peu lourdes. En descente et sur le plat ça passe, même si je manque de jus pour relancer efficacement, mais en montée je suis systématiquement à l'arrêt. Peut-être que je devrais manger plus, mais je n'ai pas de sensation de faim. Et enfin la tête aussi hésite, entre un renoncement qui se dessine et la flamme qui brûle d'envie de continuer, et d'aller attaquer la nuit. 

Au final je suis un peu perdu, d'autant que d'avoir couru la descente me met dans l'idée que je serai encore dans les clous au ravito.

 

Je profite quand même du passage du Curé avant d'arriver sur la Gittaz. Je gamberge plus que jamais, le faux-plat descendant ne me voit même pas courir, et la micro-bosse devant le ravito m'oblige à serrer les dents et à pousser sur les bâtons, inconsciemment la messe est dite…

J'ai 10 petites minutes devant moi pour faire mon choix : jeter l'éponge ou attaquer direct la montée vers le col du Joly.

Idéalement il me faudrait une petite heure histoire de me retaper, faire un petit somme et manger tranquillement… mais je ne l'ai pas. En grignottant je prend la température de la suite. Le  bénévole ne me raconte pas d'histoire : un bon 500d+, et dans sa radio l'équipe du Col du Joly qui dit qu'il y a là-haut un vent de dingue…

Je fais quand même le point : il me reste 39km et 1500d+, mais j'en suis à 17h de course : ça représente donc au bas mot 8h d'effort, et ça clairement je ne le sens pas. Dix kilomètres, je les aurai tenté à l'énergie, mais là, scotché dans la moindre pente comme je le suis depuis trois ou quatre heure, non !

Le serre-file se prépare à partir, moi je m'arrête là, vidé, presque soulagé, mais surtout terriblement déçu.

 

Une navette part dans la foulée nous ramener à Queige. A l'intérieur personne ne dit un mot : drôle d'ambiance. Arrivé… à l'arrivée je suis toujours un peu groggy, quelques coups de fil et sms, une douche, un repas pris tous seul, avec quelques arrivées en bruit fond. Le feu d'artifice et la bonne humeur autour de moi me sont un peu étranger. Je pars me coucher dans la voiture, où je dormirai non-stop pendant 6h. 

Au petit matin, nouveaux pincements au coeur en voyant les dernières arrivées, mais la déception de la veille s'est transformé en lucidité : la marche était trop haute, et j'ai fait le bon choix en m'arrêtant. Inutile de partir au casse-pipe dans la nuit. J'ai amélioré mon "record" de d+  (4994m) et mon temps passé en course (17h). J'ai probablement les 100 bornes dans les jambes, mais pas sur un terrain aussi technique.

Les chiffres le montrent : avec plus de 50% d'abadon malgré des conditions globalement clémentes : cette course est un sacré morceau !

Au final cet UTB reste quand même un formidable souvenir : les paysages sont grandioses, le parcours est superbe, technique, mais varié, ludique, je me suis régalé.

Et surtout c'est une course à taille humaine, l'ambiance est super convivial. J'en repars avec de merveilleux souvenirs, quelques doutes, mais aussi une certitude : j'y reviendrai !

 

Leçon numéro 7 : c'était une bonne leçon !

9 commentaires

Commentaire de fred_1_1 posté le 12-08-2014 à 17:22:45

bravo, t as fait la partie la plus belle du parcours , mais aussi la plus dure.

Commentaire de MatthieuChanv posté le 12-08-2014 à 22:26:36

Merci ! Mais j'aurai bien aimé réussir à faire aussi la plus moche, tant qu'à faire :-)

Commentaire de Jé74 posté le 12-08-2014 à 22:13:07

Félicitations pour ton CR!!! J'étais aussi de la partie
l'abandon n'est pas un échec, il faut s'en servir comme une expérience.Il est important de vivre ça pour progresser.
Bonne continuation.

Jérôme

Commentaire de MatthieuChanv posté le 12-08-2014 à 22:25:16

Bah disons que je le prend quand même comme un échec ET une expérience. Même si il y a des choses quii ne m'étaient jamais arivé et sur lesquelles je m'interroge encore (pourquoi ça "roulait" sur le plat et en descente, alors que j'étais scotché par les montées ? pourquoi j'ai eu zéro courbature le lendemain ? ).
Bravo à toi pour ta perf' (car finir en est une, quoi qu'il en soit) !

Commentaire de Aurely42r posté le 13-08-2014 à 23:16:05

C'est rigolo de lire un récit ou on parle de moi :) on a vécu un peu la même course, j'ai finis la descente sur Gittaz avec les même interrogations que toi... J'ai eu aussi aucune courbature...

Commentaire de MatthieuChanv posté le 14-08-2014 à 08:55:50

Oui, c'est ce que j'avais mis en commentaire de ton récit : comme janolesurfeur d'ailleurs. C'est amusant de trouver des similitudes sur des courses aussi longues !
Ce n'est qu'en voyant ton récit que je t'ai reconnu, je n'avais pas accès au forum les jours précédent la course. Du coup en parcourant ton blog, j'ai vu qu'on avait tous les deux fait le TGV l'été dernier.
Une chose est sûre : j'ai envie de refaire ces deux courses : le TGV pour le "vrai" parcours et l'UTB pour le finir.

Commentaire de Jé74 posté le 14-08-2014 à 11:15:42

Bah disons que je le prend quand même comme un échec ET une expérience. Même si il y a des choses quii ne m'étaient jamais arivé et sur lesquelles je m'interroge encore (pourquoi ça "roulait" sur le plat et en descente, alors que j'étais scotché par les montées ? pourquoi j'ai eu zéro courbature le lendemain ? ).
Bravo à toi pour ta perf' (car finir en est une, quoi qu'il en soit) !

Cette expérience te rendra plus fort mentalement!!! j'ai déjà vécu ça et je suis aussi passé par là à l'UTB...et je me suis souvenu de mon abandon au trail de Verbier St Bernard

Commentaire de Aurely42r posté le 14-08-2014 à 13:06:12

C'est rigolo de lire un récit ou on parle de moi :) on a vécu un peu la même course, j'ai finis la descente sur Gittaz avec les même interrogations que toi... J'ai eu aussi aucune courbature...

Commentaire de scrouss posté le 18-08-2014 à 23:59:00

Comme dit une alpiniste connue : le courage c'est aussi de savoir abandonner. Un bel exemple d'une bonne gestion de course. Bon courage pour la prochaine.

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