Récit de la course : Trail du Bessat 2006, par Mathias

L'auteur : Mathias

La course : Trail du Bessat

Date : 17/9/2006

Lieu : Le Bessat (Loire)

Affichage : 1756 vues

Distance : 24km

Objectif : Pas d'objectif

4 commentaires

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Le récit

Salut les kikoureurs,

3 semaines après l’UTMB (toujours pas de CR ? Rahhhh c’est dur la rentrée !), je n’ai toujours pas repris la moindre activité sportive, excepté le trail des 3 dents il y a 2 semaines. Rahhhh c’est dur la rentrée !
Suite au trail des 3 dents justement, j’ai toujours mal aux genoux et au dos.
Maiiiis bon, le trail du Bessat (24 kms) de ce matin, à une quinzaine de km de chez moi, était difficilement ratable…

Au réveil, le soleil brille, une belle journée commence !
Ca ne va pas durer… 45 min plus tard, j’arrive en avance (pour une fois !) au Bessat, avec les phares, pour essayer d’y voir quelque chose dans cette satanée purée de pois…
Et en plus il pleut ! Ou plutôt, il pleuvine, n’exagérons rien.
Cuissard court, tee shirt Kikouroù manches longues, et salomon xa pro3D utilisées une seule fois (à l’UTMB). Ca suffit. Pas de porte bidon cette fois-ci : le parcours n’est pas très long, et on annonce un ravito tous les 5 kms. Je ne regretterai pas mon choix.

Départ 9h. Le speaker nous met en garde : ça glissouille ! Chic !
C’est une course courte : je pars vite. J’ai relu la veille mon récit de 2004 : j’avais mis 1h55 (pour 1 km de moins) en étant à bloc tout le long. Je vais tenter d’améliorer ce chrono… est-ce que j’ai perdu ou gagné depuis 2004 ? Mais… ma 1ère interrogation, c’est plutôt : est-ce que mon dos et mes genoux vont tenir ? J’ai peur de la « blessure longue » (mal au bas du dos, fourmis dans les jambes => problème de disques ?).

Le parcours est agréable, roulant. Tranquille, bucolique… sauf quand le cœur est au-dessus de 180BPM ! Ca ne monte pas trop jusqu’à la séparation du 9 et du 24 kms. Puis ça devient un peu plus raide, pour monter jusqu’au crêt de l’âne (je crois), ou le bénévole me dit « courage, c’est plus doux maintenant ». Chic, j’aime bien quand c’est « doux »… sauf qu’il va bien falloir remonter au crêt de la Perdrix ;-)

Seul problème : les genoux sont douloureux… j’avais bon espoir que 2 semaines de repos complet aurait suffit à les remettre d’aplomb… mais non :-(
Ca ne m’empêche pas (encore ?) de courir, mais ma foulée est un peu plus raide, heurtée.

Depuis quelques kms, j’ai un souci qui s’accentue dans la descente du crêt de l’âne : il pleuvine de temps en temps, et ajouté à la transpiration et à la buée, cette humidité opacifie mes lunettes… j’aurais du penser aux lentilles ! Ca m’oblige à quelques séances d’essuyages peu satisfaisantes et fort dangereuses en pleine descente sur un terrain accidenté…
J’ai d’ailleurs droit à une 1ère alerte sans frais sur ma cheville droite. Attention…

Je passe à mi-parcours, à 2 pas du crêt de Botte, au bout de 1 heure de course. On m’annonce dans les 20, ça me rassure un peu sur ma forme du moment.
La descente en direction de la Jasserie est difficile. Pas trop technique, mais j’ai les cuisses dures et les genoux douloureux.
J’essaie de relancer sur les parties plates ou en faux plat montant. Ce n’est pas très concluant.

J’arrive au crêt de la Perdrix un peu déchiré. Il y a 2 ans, le parcours passait 10 mètres en dessous. J’avais suggéré à un des organisateurs de faire passer le parcours tout en haut, à la table d’orientation, histoire de faire admirer le magnifique point de vue : la vallée du rhône, les alpes, le mont-blanc…
Je suis content : avec le brouillard qui nous entoure, on ne voit toujours pas à plus de 50m, alors le paysage… ;-)

Je décide d’oublier un peu mes douleurs et d’attaquer dans la descente. Je me rappelle vaguement une longue descente vers le Bessat, et une remontée brutale dans le dernier kilomètre. C’est bien ça !

Mon « attaque » est plutôt moyenne, mais je tiens un bon rythme. Jusqu’à ce qu’un coureur rapide me rattrape. Ca me remotive, et cette fois-ci je me mets carrément à sprinter. Ca fait du bien !

Mais les genoux deviennent de plus en plus douloureux, et comme 2 semaines plus tôt, la douleur est en train de gagner la jambe entière, qui en prime s’engourdit. Je repense à la mise en garde de la kiné : mal au dos et jambes insensibles = danger ! Inquiétude.

J’arrive à tenir un rythme très rapide pendant 5 ou 6 kms. Puis, une descente particulièrement raide me fait très mal. Pour soulager les genoux, je suis obligé de « retenir » et résultat ça me flingue les quadriceps ! Je laisse filer le coureur qui m’a permis de tenir ce rythme… il s’envole…

Peu de temps après, je m’attaque au dernier km : un mur ! Je me fais doubler encore une fois, sans particulièrement chercher à accrocher le wagon. Un coup d’œil sur ma montre m’a donné un petit coup au moral : j’ai dépassé les 2 heures. Snif. Je décide de terminer tranquille. Ce qui n’est pas aisé, étant donné le profil !

Et puis, la dernière ligne droite : je débouche dans le champ d’arrivée. Un mur ! Pire que les derniers hectomètres ! Je me mets à marcher, avant de me raviser et de me remettre à trottiner. Physiquement ça va encore, je ne vais quand même pas terminer en marchant !

L’arrivée est un peu triste, sous la pluie… heureusement, les encouragements de courageux spectateurs, debouts sous la pluie, font oublier la météo !

Ouf, j’en termine en 2h08’. Le vainqueur (Gilles Guichard) a mis 1h40, soit 5min de plus qu’en 2004 (mais que fait il de toutes ses coupes ? ;-) ). Bon… 13 minutes de moins bien, mais sur parcours un peu plus long, pas de quoi se lamenter. D’autant plus que je n’ai pas fait une séance de vitesse depuis… euh… juin ?

Je me traîne jusqu’au ravito d’arrivée (à l’intérieur !), fait quelques étirements (ouille les genoux, les cuisses… j’ai terminé l’UTMB en meilleur état ! ;-) ), me goinfre un peu, boit abondamment (j’ai sauté les 2 derniers ravitos), puis je tente d’aller applaudir les prochains arrivants. Oups, il fait froid en tee shirt mouillé, sous la pluie, je rebrousse chemin.

Merci aux organisateurs, merci aux bénévoles et aux quelques spectateurs qui ont passé des heures sous la pluie. Mais, même sous la pluie, j’ai passé un très bon moment. Autant vous dire que par beau temps, il ne faut pas rater cette petite course très sympathique !

4 commentaires

Commentaire de NoNo l'esc@rgot posté le 18-09-2006 à 23:00:00

C'est une météo pour les escargots, ça ... ;-)
pas pour les coureurs à pied !
Bravo d'avoir tenu le coup malgré la pluie, la buée et la douleur.
Et merci pour le récit ... humide !
Noëlle

Commentaire de golum posté le 19-09-2006 à 00:35:00

Salut Mathias, bravo pour ta course, enchainer l'UTMB, le Trail des 3 dents et celui du Pilat en moins d'un mois.. Chapeau.. Je suis presse d'y aller l'année prochaine (avec un genou tout neuf), le parcours est vraiment sympa, sans la pluie ..;o).
A+. Christophe

Commentaire de raideur69 posté le 20-09-2006 à 07:42:00

Avé Mathias,
J'étais sur la course,avec tee-shirt kikourou,manche courte Brrrr pas froid mais humide.Je ne t'es pas vu,certainement ton salomon.
Et puis le brouillard par endroit,j'ai faillit rater le parcours.
Bravo!pour ton horaire,car vraiment pas évident et tres glissant le terrain.Je le referais,car tres sympa ce trail avec le tirage au sort,je trouve cela intéressant pour tous.
A+

Commentaire de runner14 posté le 22-09-2006 à 22:34:00

Salut Mathias!malgré tes handicaps assez douloureux par moment tu as gérer adroitement ton évolution d'épreuve ,le chrono dans ces conditions est aléatoire ,le plaisir de faire cette épreuve même pluvieuse prouve la ferveur du moment ,bravo !

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