Récit de la course : Ultra Boucle de la Sarra - 12 heures 2022, par Benman

L'auteur : Benman

La course : Ultra Boucle de la Sarra - 12 heures

Date : 21/5/2022

Lieu : Lyon 05 (Rhône)

Affichage : 348 vues

Distance : 65km

Objectif : Pas d'objectif

5 commentaires

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Chaud, cacao

Comment vous dire que cette édition de l'Ultra-boucle de la Sarra était géniale comme la précédente.

Nous avons fait un fail collectif de cliquage avec les comparses de la chocolateam. Le genre de truc qui te fait rappeler que pour un clic, tu peux parfois recevoir une claque.

Bon certes, Chococaro, notre maître chocolatière suisse n'avait pu faire le déplacement pour ce WE choc. Mais ses encouragements et petits mots pendant la course nous ont réchauffé (pourtant, on aurait dit au départ que son absence nous aurait refroidis, mais  le principe de cette course est de rester bien au chaud, à tourner façon hamster autour d'une boucle de 2 km). Chaud effroi que la température qui nous accompagne aujourd'hui, mais nous y reviendrons.

Nous voici au départ. Grâce à son T-Shirt, la chocolateam a fait un peu l'attraction des medias, spectateurs, bénévoles et commentateurs pendant les 6 premières heures du 12 heures.

Beaucoup nous ont demandé pourquoi nous on disait chocolateam, alors que l'orga avait ramené des pains au chocolat pour le petit dej'.
Cette envie de mettre un pain au chrono était bien présente, mais perso, je suis resté chocolat.

 

la chabobolateam - benman, ewi et xsbgv- photo @Mazouth

Le début était digne de la précision horlogère suisse si chère à notre amie.

J'avoue avoir fait un peu le malin, à passer chaque ligne d'arrivée en slowmotion, ou avoir joué l'avion dans les divers jeux de slalom proposés par les portiers de Montauban.

Que ne ferait-on pas pour amuser la super-suiveuse de Bubulle ou mon grand voisin arclusien multi-tâches, debout dans la Sarra avec sa pioche pour déterrer les vestiges d'une station de ski passée, ou juché sur son porte-voix pour enterrer les récalcitrants à l'interdiction de passer en voiture. C'est le genre de personnes qui sont capables de rester là pour raviver le feu des fois qu'il se déravive.

Quand tu as gouté au tapis rouge, tu voles - Photo @mazouth (photo faceboucle)

Cheville de Miel me prévient que je ne ferai plus le malin dans quelques heures. Je continue de butiner. L'abeille affaire que voilà: une course où on s'amuse avec des défis rigolos à tous les tours, des copains à chaque recoin et le soleil pour faire fondre nos petits ceurs en chocolat.

"Cho, kakao", chantons nous à tue-tête sur le bord du parc des hauteurs, aux jeunes femmes attendant leur homme blette : nous nous sentons encore neufs, au plat de cette boucle et faisons les coq. Le dérèglement climatique qui sévit en ce mois de mai est un vrai chauffe-plats, et dans les pentes, c'est pas mieux.

Pourtant le rapport du Giec était formel: il faut aller vite même si on a commencé lentement. Nous allons vite faire les frais de la chaleur. 
Afin de réduire mes émissions de gaz à effet de serre, je décide qu'il est temps de souffler un peu (et laisser respirer mes 2 camarades qui commencent à ne plus trop savoir quoi penser de mes blagues vaseuses).

Bref j'ai fait le show et caca plus haut que mon c... Cheville avait raison. Pourtant je savais où je posais le pied et n'avais pas fait d'entorse à mes habitudes de préparation.

Après un changement de T-shirt pour cause de serpillère tordante, 2 d'entre nous sur 3 retombons dans un relatif anonymat (seul xsbgv a gardé le maillot: lui, il ne transpire pas, c'est un sec-symbole. A vrai dire, il est tellement affuté, je pense qu'il transpire directement de la moëlle, et la moëlle, ça mouille pas beaucoup - d'ailleurs, vous en connaissez beaucoup des consonnes mouillées, vous?).

Tout ce petit jeu a duré 5 heures. La chocolateam est un peu partie ensuite en pâte feuilletée:
ce changement de paradigme vestimentaire a entrainé également une dislocation complète de l'équipe.

La grue, c'est pour monter ceux qui n'y arrivent plus dans 12 heures? -photo @lyoncapitale.fr - ©Guillaume Lamy. 


Certains ont préféré régler leurs vertiges allongés sur un banc ou un transat, et laisser masser Ferguson et ses comparses du poste osteo. D'autres ont recommencé à tourner comme des horloges à chercher la place au classement, voire une médaille en chocolat. Ewi, courir après la 7ème place, ça fait avancer sur les 3 dernières heures.

Comme d'autres, j'ai été dans le camp des vaincus par la chaleur.
J'ai eu beau boire à chaque tour mon demi (litre), la mise en bière a été prononcée à partir du 16ème tour, et j'ai vite été brassé.
De 16'64 au tour, je passe assez vite au Guiness book du tour le plus lent.

Le top était quand même le mal de cœur sur la passerelle branlante, avec le balancement des autres coureurs non coordonné à mon rythme de marche. Gerbant.

Après quelques arrêts et déconvenues, je retrouve xsbgv, qui essaye de me remettre les points sur les voyelles et me dit "Leffe toi et marche". Mais je le laisse à ses consonnes, à la recherche de ma part d'ombre. La boucle est courte mais la chaise longue.

Notre trio de choc se reconstitue pour le dernier tour. La cloche n'a pas encore sonné, nous nous ruons comme des vaches dans la prarie de la Sarra, pas rancuniers. J'ai repassé le maillot orange fétiche pour fêter ça. La dernière montée avec les lumignons et les encouragements des LURiens et bénévoles nous fait chaud frais au coeur.

Nous arrivons main dans la main. Bon OK, j'ai 4 et 5 tours de retard sur mes comparses. Mais par ailleurs, j'ai plus d'un tour dans mon sac, ma poche, et ça compte autant.

Nous finissons la journée autour du banquet pour y prendre des nouvelles de Cheville, bubulle et Raya. Ils se sont contentés chacun de la victoire dans leur catégorie de M2 à M5H. Je me dis que si ils créent une catégorie par année de naissance, j'ai peut-être mes chances l'année prochaine.

Au final, la Sarra, elle ne te laisse pas intact. Peut être que trop de hamster risque de rendre dingue, ou que j'ai manqué de potion magique. Nicolas de Lange n'a que le nom. C'est un démon ce truc.


©desbossesetdesbulles - Matthieu Forichon

 

J'ai passé plus de fois mon tour qu'espéré, mais on ne voit qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour le chrono: cette course est une belle invention (à la con)

Merci aux organisateurs, bénévoles et coureurs pour cette belle journée avec nos fées LUR.

5 commentaires

Commentaire de BouBou27 posté le 23-05-2022 à 09:14:22

Ca tourne pas très rond là haut !

Commentaire de Mazouth posté le 23-05-2022 à 14:59:47

Il essaye de nous faire tourner en barrique ! (je préfère les bourriques moi...)

Commentaire de Ewi posté le 23-05-2022 à 11:15:52

Étrange, une course où on tourne toujours a droite devrait être une course pour toi!! ;)

Super journée, merci pour l'ambiance :) Prochain départ dans 1 mois (vivement).

Commentaire de Arclusaz posté le 23-05-2022 à 15:30:26

chouette récit et avec des photos en plus ! j'en avais d'autres, j'ai oublié de te les donner.
Et c'est bien que tu finisses avec Des Bosses et des Bulles : Matthieu était là, on lui a gardé son vélo. Il envisage de refaire l'UBS l'année prochaine

Commentaire de Cheville de Miel posté le 24-05-2022 à 16:12:00

C'etait cool de voir vos bouilles toutes fraiches ou qu'on etait déjà bouillie !

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