Récit de la course : La Transpyrénéa 2016, par Bacchus

L'auteur : Bacchus

La course : La Transpyrénéa

Date : 19/7/2016

Lieu : Le Perthus (Pyrénées-Orientales)

Affichage : 1402 vues

Distance : 895km

Objectif : Pas d'objectif

22 commentaires

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5 autres récits :

Mon tiers de Transpyrénéa

J'ai fait un compte rendu vidéo de mon tiers de Transpyrénéa.

Je l'ai publié ici : https://youtu.be/2iXJ1D04lLw

J'ai entendu parler de la Transpyrénéa par hasard en fin d'année dernière en traînant sur les forums et sur Facebook. Intrigué par le format, je jette un œil sur le site internet de la course, je fais un mail à l'organisation pour demander s'il reste des places, et me voilà inscrit dans le soir même à ce truc de dingue et aussi allégé de 965 Euros, c'est cher mais on reste dans le ratio des autres courses quand on rapporte la somme au kilométrage.

Concernant l’entraînement je ne pensais pas changer grand chose. Je pensais simplement rajouter quelques sorties très longues sur plusieurs jours avec l'intégralité du matériel. Je pensais plus particulièrement à quelques randonnées dans mon pays qui me trottent dans la têtes depuis un moment : le tour de Morvan par les lacs en 5 ou 6 jours, l'aller/retour Vezelay/Abbaye de Fontenay en 3 jours, Auxerre/Vezelay en aller/retour. Malheureusement, des conditions météos pourries et un agenda chargé feront que je ne trouverais jamais les créneaux pour faire ces sorties, sauf pour le dernière que j'ai fait sur un week-end sous la flotte. J'ai aussi participé à quelques coursettes locales en guise de préparation, les Coursières par exemple.

J'arrive donc au départ de cette Transpyrénéa avec un entraînement correct mais insuffisant en terme de sorties longues.

Concernant la navigation j'ai prévu de prendre le roadbook obligatoire et mon GPS Garmin, c'est un vieux modèle (etrex Vista Hcx) mais il devrait faire l'affaire. Comme je ne voulais pas payer le fond de carte Gamin, j'ai opté pour le fond de carte OpenStreetMap. J'ai testé tout ça dans mon coin et ça me semblait tout à fait correct, j'ai même découvert quelques singles que je ne connaissais pas.

Je mes suis un peu entraîné avec l'engin, mais j'avoue que je suis totalement réfractaire à la logique Garmin, je ne comprend pas la logique de la documentation utilisateur, mais j'étais persuadé de maîtriser suffisamment l'engin pour pouvoir m'en sortir. Quelques jours avant de partir, je charge les traces de la course (bizarrement le chargement se fait très vite, et il me concatène les 4 traces en une qu'il appelle Transpyrénéa) tout va bien, je suis confiant, je range l'engin dans le sac. Je décide de ne pas emmener de PC portable avec moi car il resterait 3 semaines dans la voiture garée au Perthus. Par contre je décide quand même d'embarquer un câble USB, on ne sait jamais.

Les hasards du planning ont fait que le week-end précédant la course était particulièrement chargé pour moi, c'est le traditionnel week-end de retrouvailles d'une association d'anciens élèves et dont je suis l'un des organisateurs, autant dire un week-end loin du repos. Tout ceux qui me connaissent le savent, j'ai beaucoup de mal à refuser une coupe de champagne, surtout quand il est bon et frais et qu'il fait chaud. Le champagne a coulé à flot du jeudi au dimanche midi, pas idéal pour peaufiner une préparation. Après ce week-end sympathique, riche en festivités, je rentre vite fait chez moi, je finalise les sacs, et je prend la route lundi matin aux aurores pour le Perthus, huit heures de route tout de même. Un incendie sur l'autoroute A9 me contraindra à prendre le réseau secondaire et ses nombreux bouchons, j'arriverai juste à l'heure pour le contrôle des sacs et le retrait du dossard. Rien à dire, c'était très bien organisé. Comme il faisait très chaud (38°C) je ne voulais pas passer la dernière nuit dans une des tentes mises à disposition par l'organisation au Fort, même si c'était très bien fait. J'ai préféré opter pour un petit hôtel à Las Ilas (Hostel dels Trabucayres), petit hôtel très sympa au cœur de la montagne, pas cher (50 Euros avec le repas du soir et le petit déjeuner), par contre la route pour y aller c'est la route de Cilaos à la Réunionen pire.

Le soir au dîner, je croise un groupe de randonneurs qui fait une partie du GR10, l'un des membres à le même GPS que moi. Il est Italien mais on arrivent quand même à se comprendre. Je sort mon GPS pour qu'il me montre quelques astuces, et la misère, je me rend compte que la trace téléchargée était tronquée et qu'elle ne comportait majoritairement qu'un waypoint tous les kilomètres.

Je demande au patron de l'hôtel s'il a un moyen de se connecter, il n'y a pas de connexion internet à l'hôtel, il a une connexion chez lui mais à 13km de là.

Gros stress qui m'empêche de trouver le sommeil. J'espère pouvoir régler le problème avec l'aide de l'organisation le lendemain matin.

Je me pointe au Perthus le lendemain à 9 heures. J'explique mon problème à Cyrill Fondeville, il me prête son portable perso. Je croise un coureur (Remi Deschamps), il me donne ses traces qu'il copie sur le PC de Cyrill. Je connecte mon GPS, et je copie les traces de Rémi sur la carte interne, misère le GPS ne reconnais pas les traces. La je me souviens, il faut le logiciel Basecamp pour charger une trace dans mon modèle de GPS assez ancien, je file voir le responsable informatique pour qu'il me télécharge le logiciel (on est à deux heures du départ, ils sont très occupés mais malgré ça il me donne un coup de main), j'installe le logiciel sur le PC de Cyrill, et là merdum, Basecamp ne reconnaît pas mon Garmin, et là re-merdum je me souvient que le câble que j'ai embarqué fonctionne bien quand on utilise le Garmin comme une clé USB mais ne fonctionne pas avec Basecamp, ça fait dix fois que je me dit de jeter ce satané câble... mais jeter n'est pas dans ma nature...

Je file voir le responsable informatique pour lui demander un autre câble, j'admire le calme du type, il me trouve un câble stocké dans un camion garé à 500 mètres le là, je fais un test, le câble ne fonctionne pas non plus, en fait c'est un câble d'alimentation sans les connexions data. On est à 30 minutes du départ, je laisse tomber, je ferais comme autrefois, le roadbook et les marques du GR10.

En fait j'ai quand même le fond de carte et un waypoint tous les kilomètres, mais il s’avérera que le fond de carte OpenStreetMap est très incomplet pour les Pyrénées, il y avait d'autres fonds de carte gratuits disponibles pour la région, dommage la discussion sur le sujet est passée inaperçue sur la page Facebook de la course.

11H30 : le sas est ouvert pour un pointage en début de course

Midi : le départ est donné, instant d'émotion, je croise Cyrill à la sortie du Fort, il me demande si mon histoire de GPS est réglé, je lui dit que non, il me dit « on va essayer de t'aider à régler ce problème » et effectivement, j'ai retrouvé le responsable informatique à Arles sur Tech, il a mis à ma disposition un PC, un câble qui marche et le logiciel Basecamp, et là j'ai pu télécharger les traces. Mais j'ai encore merdé, avec la fatigue je n'ai pas vu que le GPS tronquait les traces, j'aurais du les découper en plusieurs morceaux, mais ça je ne le comprendrais que le lendemain. J'avais donc la trace des 60 premiers kilomètres des 4 tronçons. J'ai vraiment été en dessous de tout sur ce coup là. Je tiens à remercier l'organisation, car ils ont fait le maximum pour m'aider.

Le parcours jusqu'à Arles sur Tech se passe sans encombre, il fait toutefois une chaleur étouffante. Le ravitaillement à l'écogite de la Palette est excellent, j'y croise mes randonneurs de la veille.

Je décide de dormir un peu à Arles sur Tech, confort minimal avec mon matela en néoprène minimaliste.

Je repars à 4H du mat, le sentier est parfois envahi par les herbes hautes et des fougères, parfois difficile de trouver le chemin tellement les herbes sont denses.

Je fais le plein d'eau au CP3 à Batère. Il fait encore très chaud. En ce début de course j'ai décidé de ne tourner qu'à la poudre ou presque, en général ça me réussit bien surtout par temps chaud.

La montée au gîte Cortalet est éprouvante par cette chaleur, j'utilise un de mes tickets « partenaire » pour manger un sandwich. Le sentier vers le refuge Mariailles est assez difficile, la chaleur et le passage de nombreux éboulis rocheux parfois très long.

Je suis bien content d'arriver au village de PY. Là je fais une halte conséquente, je mange une assiette pays au petit restaurant du village (excellent) et je prend une nuit au gîte (10 euros), pas très utile, je n'ai pas réussi à trouver le sommeil, il faisait 40° dans le dortoir

Pause trop longue, je suis reparti vers 4H du matin.

Dans la montée au col de Mantet, je me trompe, je confonds les réflecteurs blancs et rouges avec les marque du GR, du coup je fais la montée par la route, je ne suis pas le seul à m'être trompé.

A Planes, je commets une autre erreur, je continue sur les traces du GR alors que le roadbook indiquait de prendre la N116, dommage ça m'a coûté un jardinage de deux heures au moins. Après un sérieux détour, je retrouve le CP5 à Bolquere.

 

Quelques kilomètres après Bolquere je tombe sur un lac (en fait un gros étang), je pense qu'il s'agit du Lac de Bouillouses, mais en fait non, c'est juste un étang qui ne figure pas sur le roadbook, mais ce truc m'a induit en erreur.

Quand je suis tombé sur le vrais lac des Bouillouses à la tombée de la nuit, je n'ai pas réalisé que le refuge CAF était la sous mes yeux et non pas à coté de l'étang d'avant. L'idéal aurait été de dormir un peu à ce refuge et de ne pas tenter le suivant. Beaucoup de concurrents ont fait un stop ici et ils avaient raison. A ce moment là j'étais avec un petit groupéto, ils ont choisit cette option.

 

Je décide donc de continuer seul, de nuit, sans GPS (juste le fond de carte et un waypoint tous les kilomètres) en me basant sur le roadbook et les marques du GR. Le contournement du lac se passe pas trop mal, les marques blanches et rouges sont bien présentes. Au bout du lac, premier jardinage, le sentier se perd et je peine à trouver le chemin mais finalement je retombe sur la trace. Dans la montée vers le col à coté du Puig Carlit, les choses se compliquent, le marques se font rares, c'est des cailloux donc la trace est peu marquée, il faut parfois traverser la rivière et c'est pas vraiment indiqué, bref je me perd pas mal de fois, retour arrière vers la dernière marque connue, le GPS est vraiment indispensable de nuit sur des portions comme celle là.

Arrivé près du sommet, ça se complique encore, il reste des névés, le sol est humide partout, des herbes hautes, les pieds sont complètement trempés. Il n'y a pas un endroit sec là haut. Pas bon pour les ampoules tout ça. Je peine de plus en plus à trouver mon chemin, finalement je suis rejoint par un canadien et un belge, j'essaye de les suivre, ils ont tous les deux un GPS calé sur zoom maximum, mais même avec leur aide, nous réussissons à nous perdre un nombre incroyable de fois. Le GPS ne semble pas toujours fiable à cette altitude (je ne comprend pas pourquoi). Bon an mal an on fini quand même par arriver au sommet en tirant parfois droit dans la pente. Arrivé en haut et sur quelque chose qui ressemble à une trace, je les laisse partir car trop rapide pour moi. La descente fut encore plus infernale, je perd la trace dans un énorme éboulis rocheux, je cherche la trace pendant des heures, je finis par trouver une cabane et je m'y installe en attendant le jour. Impossible de dormir, trop froid aux pieds, chaussures et chaussettes trempées.

Au petit jour, je vois d'autres coureurs descendre l'éboulis, le sentier n'était qu'à 100 mètres de la cabane. J'ai perdu des heures (et presque toute mon avance sur la BH) dans ce jardinage. Ah si ce satané GPS avait les bonnes traces !!

Arrivé au refuge de Bésines, je prend un solide petit déjeuner, je viens de perdre 10 heures et en plus je n'ai pas dormi, mais le moral reste tout de même correct.

Dans la descente qui suit vers Merens en Valls, je suis pris dans un orage, pluie forte, grêle... bref le moral en prend un coup, quand j'arrive à Merens je suis dans une logique d'abandon.

Finalement, je me ravise, je prépare mon sac, je prend une douche, je me rase, et comme j'avais repéré une auberge à 1km de la base vie, j'y retourne en faisant un détour (auberge du Nabre, à recommander). Je demande s'ils ont une chambre individuelle de disponible, c'est ok et pas cher, 48 Euros pour la chambre, le dîner et le petit déjeuner. Je demande à dîner le plus tôt possible : 18H, je me couche immédiatement après et je dors 6H d'un sommeil réparateur. Je quitte le lit à 3H30, un petit déjeuner pantagruélique et me voilà sur le sentier en direction du refuge de la Rhule.

 

Il a plu toute la nuit, à 4H la pluie a cessé mais ça ne va pas durer, rapidement elle se remet à tomber. Je sort le poncho Gucci (en fait une merdouille des chez Decathlon, j'avais le choix entre deux ponchos, un de 300gr et un de 620gr, bien entendu j'ai pris le plus léger et le moins efficace). J'arrive trempé (des pieds) au refuge de la Rhule, accueil très sympa, deuxième petit déjeuner de la journée.

Je repars rapidement en direction de Beille, rien à dire sur cette partie sauf un vent à décorner les bœufs et une pluie qui continue. Je mange une belle omelette pomme de terre au restaurant de Beille (8 Euros, ça va) puis j'entame la suite vers Siguer.

La première descente et la première remontée (1000m) après Beille se passent bien, à part que je suis tombé de tout mon long dans un ruisseau déséquilibré par mon sac de 11 kilos, me voilà trempé et les pieds encore mouillés. La deuxième descente se passe sans encombre, me voilà en fond de vallée à suivre les marques du GR. J'arrive dans une vallée, un troupeau de mouton, une bergerie, et impossible de trouver les marques du GR. Je jardine pendant une heure, j'essaye de monter droit dans la pente, en vain, je revient en arrière et je tombe sur un Portugais et Zoé une anglaise dans la même situation que moi. Zoé a un GPS avec un bon fond de carte, le GR10 apparaît devant nous à 900 feet (mais en dehors de la trace officielle du site), nous décidons de tirer droit dans le pentu et la pampa, finalement à la tombée de la nuit nous retombons sur une trace qui ressemble au GR10, nous finissons par repérer d'anciennes marques blanches et rouges. Merci Zoé de nous avoir tiré de ce mauvais pas, sans GPS, impossible.

 

Nous finissons par être rejoint sur le plateau par deux autres coureurs qui ont pris un autre chemin, je ne m'explique pas tout dans cette histoire. Nous ferons la descente ensemble tous les quatre vers Siguer de nuit. Arrivé à Siguer vers 23H, c''est une autre histoire, le gîte qui devait être partenaire est fermé, nous nous rabattons sur le gîte municipal gratuit, par chance il restait quatre lits libres. Coté confort c'était pas le top mais on a fait avec.

 

4H du matin, nous reprenons le chemin pour Goullier, rapidement le groupe se sépare. Arrivé à Goulier, je jardine un peu pour trouver le CP, pas évident sans la trace GPS.

Super ravitaillement contre un ticket partenaire, petit dej à volonté, buffet de pâtes, etc... rien à redire, de quoi se baffrer.

Je retourne prendre le GR10 là où je l'avais laissé, erreur, je me retrouve sur le GR10B (qu'il ne faut pas prendre selon le roadbook), retour à Goulier, encore deux heures à la poubelle. Je tombe sur Dimitry, un Russe, qui me mets, non sans mal, sur la bonne trace, en fait il y avait un raccourci par le village, là encore le GPS était indispensable, c'était pas simplement les marques du GR10, j'aurais du regarder précisément le roadbook car ce détail y figurait.

J'arrive rapidement à la variante qui permet d'éviter le lac d'Izourt, j'opte pour cette variante autorisée. Une longue descente raide, une longue remontée, une longue portion plane sur une canalisation en béton et me voilà au village de Marc. Je refais les pleins et je repart immédiatement vers le gîte de Bassiès. Là je me fais rattraper par Remi Deschamps, mon spécialiste GPS, je resterai avec lui jusqu'au refuge que nous atteignons vers 22H30, lui continuera encore deux heures, moi je préfère faire un stop ici. Je dîne au gîte, une excellente purée maison, sur ce arrivent Françoise et Xavier, une petite demi heure de discussion, quelques soins des pieds, là je remarque que mon tibia droit est rouge et gonflé, je mets ça sur le compte de la chute, j'ai du me cogner dans la chute, et je part me coucher, impossible de trouver le sommeil, trop froid aux pieds.

Je repars à 3H et je retombe par hasard sur Dimitry qui me remettra une fois de plus sur le bon chemin grace à son GPS, encore merci à lui.

A part un petit jardinage, la montée après le gîte de Bassiès et la descente vers Aulus les Bains se passent sans encombre. A Aulus, je fais un petit détour pour aller prendre un solide petit déjeuner au gîte du presbytère : croissant maison, brioche maison, confiture maison, j'ai largement rentabilisé mes 10 Euros, un peu cher mais ça valait le coup.

Après les épisodes pluvieux de la veille et de l'avant veille, les ampoules commencent à se faire sentir, j'ai essayé d'endiguer tout ça avec de la Nok, mais les chaussures sont toujours humides.

La montée à la cascade d'Ars est lente mais se passe sans encombre, la longue montée vers le col d'Escot puis la longue traversée vers la station de Guzet Neige pareil, et arrive enfin la longue descente raide vers le gîte d'Escolan.

La journée commence à être longue, le manque de sommeil commence à se faire sentir, je fais une pause dans la descente, je regarde mon tibia droit qui est toujours enflé et rouge, je me dis intérieurement « pourvu que ça ne soit pas une fracture » et là instantanément c'est comme si on m'avait planté une aiguille dans l'os, une douleur intense immédiate, j'ai pris plusieurs doliprane pour calmer la douleur et finir la descente.

Arrivé au gîte j'ai rendu la puce, la douleur était trop forte. Il y avait là un étudiant 6ème année ostéo qui accompagnait son père et son oncle dans la course, il s'est proposé pour m'examiner, sa conclusion, 99% de chance que ce soit une fracture de fatigue à confirmer par une radio.

 

Ma Transpy s'est donc arrêté là. De toute façon mes chances de passer les BH de la BV2 étaient minces. J'ai perdu trop de temps en jardinage divers et variés.

 

Françoise et Xavier sont arrivés quelques minutes après moi. Ils ont également arrêté au CP8. Nous avons fait chemin commun pour rentrer (une navette, un bus, trois trains), leur voiture était à Perpignan, ils m'ont ensuite amené au Perthus pour que je puisse récupérer la mienne, un grand merci à eux et à leur amie Brigitte pour cette aide précieuse.

 

Si l'édition deux se fait en 2017 ou plus tard, je serais de la partie.

 

22 commentaires

Commentaire de Jean-Phi posté le 03-08-2016 à 19:18:10

Bravo pour être arrivé jusque là. Le jardinage fait partie malheureusement du jeu alors sans les bons fonds de carte,c'est plus que difficile.
J'ai le même modèle de gps que toi, je n'ai jamais rencontré tous tes soucis. C'est curieux.
Bonne récup en espérant que tu n'aies pas de fracture !

Commentaire de Bacchus posté le 03-08-2016 à 20:58:09

J'ai vraiment négligé la partie GPS et ça c'est une grosse erreur, je sais que le Garmin est vraiment très bien, mais je n'arrive pas à comprendre la logique de celui qui a écrit la doc utilisateur, j'ai vu pas mal de Kikourou s'en servir avec beaucoup de dextérité, moi je n'y arrive pas. Quant à la fracture de fatigue, elle est confirmée, 6 semaines d'arrêt, puis on verra.

Commentaire de peky posté le 03-08-2016 à 20:51:26

Dommage de devoir renoncer mais un pb physique comme tu as eu, oblige à renoncer c'est la meilleure solution.
Mais tu sembles vouloir y retourner, donc tu prendras ta revanche.

Commentaire de Bacchus posté le 03-08-2016 à 21:02:44

Une semaine après ça va déjà mieux, mais la fracture de fatigue est confirmée, 6 semaines de repos, c'est pas au jeux des 365H que je vais scorer, mais je vais quand même me mettre au renforcement musculaire du haut, ça changera :)

Commentaire de samontetro posté le 03-08-2016 à 20:51:50

Vraiment dommage tout ce jardinage! Tu aurais sans doute du intégrer l'utilisation du GPS sur terrain inconnu dans ta prépa. Perso j'ai fait ça pour le TOE non stop (j'ai un vieil oregon) et après quelques sorties avec j'ai fini par en comprendre toute la subtilité: sur la course c'était devenu un compagnon qui me bipait quand je m'éloignait de plus de 150m du sentier enregistré... pendant plus de 120Km car une blessure m'a stoppé à 30 bornes de la fin!
Bonne récup maintenant et... bonne prépa pour la prochaine édition!

Commentaire de Bacchus posté le 03-08-2016 à 21:00:35

J'aurais du peaufiner la navigation avec le GPS, parfois on ferme les yeux sur des trucs qu'on n'aime pas. J'ai ce Garmin depuis le TOE de 2011, on ne s'est jamais vraiment entendu nous deux.

Commentaire de samontetro posté le 03-08-2016 à 21:55:36

Une balade de 900km... ça justifie pas de faire la paix avec lui ;-) ?
Tu verras (j'y étais allergique avant le TOE, accro du 1/25000 papier) après quelques déboires cela devient un sacré compagnon de jeu!

Commentaire de Byzance posté le 03-08-2016 à 21:14:02

Connaître le terrain et un bon GPS ... un gros plus très certainement. Des nouvelles de ton tibia ?

Commentaire de Bacchus posté le 04-08-2016 à 18:55:42

Le plus simple serait d'acheter un GPS plus récent, en ce qui concerne le fracture de fatigue, c'est confirmé, donc repos, juste un peu de vélo prochainement et du renforcement musculaire, ça tombe bien je voulais m'y mettre depuis longtemps :)

Commentaire de Françoise 84 posté le 03-08-2016 à 22:49:11

Sympa d'avoir pu passer un peu de temps avec toi! Dommage pour la blessure qui va te gêner encore quelques temps, mais on en était tous au même point... Soigne toi bien surtout, et à une prochaine fois! Bises!

Commentaire de Bacchus posté le 04-08-2016 à 18:59:19

Content de vous avoir croisé plusieurs fois au cours de cette aventure, un grand merci pour votre aide et votre sens de l'organisation pour le retour, sans vous ça aurait sans doute été beaucoup plus difficile pour moi, encore mes excuses pour le coup du sens interdit, à bientôt sur une autre course

Commentaire de peky posté le 03-08-2016 à 22:57:54

J'ai aussi un gps (Etrex) que je ne maîtrise pas non plus.
Mais pour ce genre de course c'est un sacré plus.

Des dizaines d'heures de jardinage..

Commentaire de Bacchus posté le 04-08-2016 à 19:05:28

Je suis refractaire au GPS Garmin, mais il va falloir que je m'y mette
Je n'aurais pas jardiné autant, mais la blessure serait arrivée quand même

Commentaire de arnauddetroyes posté le 03-08-2016 à 23:57:01

merci pour ton cr et que l on aime ou pas le systeme de l orga c est quand même une belle balade que tu as fait la .Bravo pour avoir été aussi loin sur cette "première" et bon récup.

Commentaire de Bacchus posté le 04-08-2016 à 19:10:18

Au fond je n'ai pas grand chose à dire sur l'organisation. Ils m'ont bien aidé avec mon histoire de GPS. Concernant les ravitos, c'était claire dès le départ, mais avec les gîtes partenaires, les ravitos étaient très bien selon moi (La Palette, Bolquere, Auberge du Nabre, Goulier, ... etc)

Commentaire de LtBlueb posté le 04-08-2016 à 10:20:43

merci pour ce témoignage sympa, même si l'issue de cette aventure n'a pas été ce que tu espérais...

Commentaire de LtBlueb posté le 04-08-2016 à 10:28:38

j'ai également énormément apprécié le recul que tu sais prendre sur cet "échec" et contrairement à 90% des non-finishers tu assumes (le GPS) sans pour autant transférer toute ta frustration sur l'orga...

Commentaire de Bacchus posté le 04-08-2016 à 19:20:24

Au fond je n'ai pas grand chose à dire sur l'organisation. Ils m'ont bien aidé avec mon histoire de GPS. Si j'ai abandonné c'est de ma faute, problème de pied et de navigation, et de toute façon ce problème de fracture de fatigue serait apparu tôt ou tard.
J'ai pensé à un moment proposer mes services comme bénévole après mon abandon, j'en ai même parlé à Cyrill Fondeville, mais en observant la BV2 je me suis ravisé, j'ai vu une équipe solide et déjà bien constituée et solidaire (chose que j'ai vu à presque tous les ravitos sauf Arles sur Tech), ils n'avaient probablement pas besoin d'autres personnes et puis il fallait s'occuper de mon pied, donc je suis rentré

Commentaire de laulau posté le 05-08-2016 à 08:43:35

Merci pour ce récit très intéressant, vraiment dommage de s'arrêter là...et je fais la même remarque que LtBlueb pour le reste. Dans les premiers posts sur cette Transpyrenea, je disais que le GR10 avait souvent un balisage défaillant et que sans GPS précis, c'était très compliqué quelquefois de jour...alors de nuit !! Moi aussi adepte de la carte au 25000ième et de l'altimètre, je crois que je vais faire l'effort financier de me moderniser !
remets toi bien !

Commentaire de anyah posté le 06-08-2016 à 21:42:06

soigne toi bien Bacchus, ça va passer vite et cette pause sportive te fera sans doute du bien... merci pour ton récit détaillé et très instructif

Commentaire de iherve posté le 08-08-2016 à 21:51:17

Salut Bacchus, moi c'est Rémi Deschamps, en fait Hervé Deschamps. Un plaisir de lire ton CR; je n'aurais jamais été aussi loin que toi sans le GPS + trace complète, alors bravo à toi.

Commentaire de Fonfon 64 posté le 11-08-2016 à 14:30:25

Salut Bacchus ,
dommage pour le GPS , puis l'ordi que je t'ai laissé n'avais pas map source ...
ça aurait pu aider , bref comme tu le dis a 2 heures du depart , je pouvais pas trop faire plus .
Bravo pour ton état d'esprit , comme dit LtBlueb , beaucoup n'assumes pas et faut toujours que ce soit la faute à autrui et se rendent même pas compte qu ils ont fait quelques chose d'énorme .
Fallait pas hésiter , la bV1 et la BV 2 etait bien pourvu de bénévoles et Marc gerait ça de main de maitre , mais les amplitudes horaires , le sont aussi ( 24/24 pendant 100 h ) donc on t'attend pour la prochaine , orga ou raider , avec le bon câble !

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