Récit de la course : Trail des Aiguilles Rouges 2019, par Boutts67

L'auteur : Boutts67

La course : Trail des Aiguilles Rouges

Date : 29/9/2019

Lieu : Chamonix Mont Blanc (Haute-Savoie)

Affichage : 253 vues

Distance : 56km

Objectif : Se dépenser

3 commentaires

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Trail des Aiguilles Rouges 2019 : beau mais sauvage

Mon CR avec une petite nouveauté des images (merci les copains pour les photos).

Clairement le trail des aiguilles rouges ne faisait pas partie de mon programme de 2019 en début d’année. Mais après quelques discussions entre potes, un WE dans les Alpes avec un trail ça peut être sympa. Quelques jours plus tard ouverture des inscriptions du Tar, par chance pas de tirage au sort ce coup-ci (705 places). Le dernier week-end de septembre était bloqué.

 

Pour la petite histoire, le Tar c’est 3 parcours partant de Chamonix et une arrivé en alternance chaque année a  Vallorcine, Servoz ou les Houches. J’avais déjà fait Servoz et les Houches par le passé en 11h30 et 10h30.

Faire le dernier tracé, permettait de boucler la boucle.

Le parcours a de beaux chiffres 54km et 4000d+.

Notre analyse d avant course : une petite bute, une grosse montée, du plat, ça redescend bien et une montée/descente. C’est pas entièrement faux, ci-dessous le profil mais on avait fait l’impasse sur quelques détails. 

Concernant ce trail, j’ai pas fait de prépa particulière mise à part quelques sorties dans les Vosges pendant mes congés. J’ai d’ailleurs commencé à m’y intéresser sérieusement que début septembre. Niveau entrainement après ma pause estival de debut aout, j’ai repris le programme RunAar.

Pour le logement, mon pote avait trouvé un appart 3/4 personnes à 5 minutes du départ (au Balcon de Savoy). Ce qui est très pratique quand il faut aller chercher le dossard mais beaucoup moins le jour de la course quand 20minutes avant le départ tu penses que tu es "large". 

En terme de matériel, rien de nouveau: le matériel obligatoire (veste avec capuche, frontale, pantalon, sifflet), 1,5 litres d’eau, 3 pomme-pote et 3 barres Cliffs. 

Revenons à la course, départ à 4h30, briefing à 4h15. Nous arrivons sur les lieux à 4h14, l’idée étant de se placer relativement devant derrière les tous meilleurs. Finalement on était plutôt dans les derniers rangs. 

Le départ est donné sur la place de l’amitié à Chamonix (la même que l UTMB, le marathon...). Musique de gladiateur et c’est parti ! Avec l’un de mes potes, on carbure dans les 3 premiers kms afin de se placer dans le 1er tiers. Ça nous évitera d être coincé à la première difficulté.

Au bout de 3km on commence à monter tranquillement vers le parc du Merlet (réserve animal équivalente à St Croix), ça monte a un bon rythme à la frontale. Arrivé près du parc une 20aine de personnes nous encourage. Vu la température on peut les applaudir.

Une fois le parc passé, on continue à monter et on redescend un peu (la fameuse butte) toujours de nuit. C’est assez roulant, on peut courir. 1er ravito liquide, on mange un Tuc et on repart. (5.7 km ; 550d+)

Commence alors la montée vers le Brévent, ça monte un peu, un peu plus, un peu plus raide. Le rythme est toujours bon mais on sent que le cardio monte. C’est rigolo cette montée je l’avais fait en sens inverse en 2014 et ça m’avait semblé terriblement long, là on voit le Brévent au loin. On sait où on va et on arrive à imaginer les zig-zags qu’on va devoir faire pour l’atteindre. Le jour commence à se lever, pas un nuage à l’horizon. La journée s’annonce belle.

 

En haut du Brévent, on souffle un coup et on repart. Direction le ravito de Plan Praz, qui est juste en dessous du Brévent dans la station. J’étais passé là sur le 80 du mont blanc, après le gros cailloux à droite. Sauf que là on prend à gauche et c’est pas du tout la même histoire, on commence par des cailloux, des échelles, encore des cailloux, toujours des cailloux, des beaux paysages, des moutons, des gens qui courent (mais pas bcp), des grands rochers … Bref un sentier très sauvage, qui correspond tout à fait à ce qu’on est venu chercher. (21.7 ; 2237d+)

Arrivé à Plan praz, 1er ravito complet (liquide + solide). Fidèle à mes habitudes, je prends 2-3 quartiers d’oranges et ensuite que du salé (fromage, tuc, saucisson). De manière générale, les ravitos étaient très bien fournis en vivre et boissons. Vu la distance entre les ravitos, on repart à chaque fois avec les gourdes pleines.

D’après le mini profil qu’on a sur le dossard, une petite montée et ça redescend vers Argentière. Note pour plus tard, attention à l’échelle.

Cette partie est plus roulante que celle d’avant malgré quelques passages techniques, le soleil est maintenant bien présent ainsi qu’un petit vent, qui nous oblige à pas trop nous découvrir.

Arrivé à l’index (du nom du télésiège 29km ; 2846 d+), ravito liquide, on recharge et on attaque la descente.

La descente vers Argentière (4km et 1220 d-) chauffe bien les cuissots, il faut rester vigilant entre racines et les cailloux. A croire que dame nature s’est fait un plaisir à mettre aucun caillou dans le même sens sur ce secteur.

Contrairement à d’autre trail, on ne peut pas aller trop vite dans le descente au risque de se prendre une gamelle.

Arrivé à Argentière, 2nd/dernier ravito complet, on recharge les batteries et c’est reparti. Direction le tour (4 km pour 400/500 d+). Et là c’est le moment rigolo, je commence tranquillement à monter et là déboule un groupe de 6 Vététistes. Tout beaux, tout propres, bien équipés.

C’est juste dommage de pas réussir à monter une petite côte, de s’arrêter au bout de 10 mètres, de pousser le vtt super lourd et de se faire doubler par un coureur J Je leur ai d’ailleurs conseiller la randonnée plutôt que le vtt. Je suis arrivé en 3ième position du groupe au Tour…

Derrière difficulté de la journée, la montée à l’aiguilles des Posettes. Là y a pas trop de question à se poser, tu regardes vers le haut et c’est là-bas (4km et 700 d+). Je monte à un rythme régulier malgré quelques crampes qui commencent à faire leur apparition. Du coup on s’arrête, on tire et on repart. Une fois en haut, magnifique vue sur la vallée de Chamonix. On descend vers le col des Posette et direction Vallorcine sur un single assez sympa. Mon pote m’avait prévu, on va entendre le speakeur mais on aura encore quelques kilomètres à faire. C’est effectivement le cas, je l’entends mais en regardant vers le bas Vallorcine est encore relativement petit. On fait plusieurs lacets, et finalement on sort de la foret, on descend dans un champs et l’arrivé est à 200 mètres. Dernières mètres de course sous les applaudissements, et fin de course en 10h03, fatigué mais content.  

 

 

Bilan de la couse :

Une course très techniques, très sauvages, très belle, très exigeante qui méritent d’être fait mais qui ne s’improvise pas (166 abandons sur 706 partants).

Je m’étais fixé 2 objectifs :

- faire mieux que mes anciens temps (11h30 et 10h30) OK

- faire moins de 10h00 KO mais avec 10h03 je suis très content.

 

Bonne lecture

Mathieu



3 commentaires

Commentaire de smetairie posté le 05-10-2019 à 11:23:19

j'y étais aussi, ce trail est difficile, pas trop roulant.

J'ai trouvé la montée au posette difficile, avec un vent terrible.

Commentaire de Boutts67 posté le 06-10-2019 à 20:38:17

Je savais à quoi m'attendre, ayant déjà fait les 2 autres parcours.
Effectivement y avait du vent au posette mais surtout du soleil :)

Commentaire de NRT421 posté le 06-10-2019 à 20:57:40

Merci pour cette synthèse claire et bien illustrée de cette belle course (à mon goût). Et respect pour ton temps : en 2016 il m'avait fallu 10h57 (oops).

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